06/06/2012

Sardaigne, jour 6 point 1 !!

SARDAIGNE 2012 079.jpgJ'ai essayé de retrouver le nom du resto où nous avons mangé dans la périphérie de Cagliari mais en vain ... "Torre" de quelque chose mais rien n'est moins sûr et finalement, est-ce bien important ? C'est parfois le détail qui fait la vérité d'une histoire ...
On est reparti vers le site de NORA , au sud de Pula où nous sommes arrivés vers 15 heures.
Malheureusement pour nous, une ribambelle de gamins indisciplinés et sans doute à mille lieux de s'intéresser à ce site punique, accompagnés par des instituteurs devaient entamer la visite à 15h30 pour une durée de 45 minutes ... Nous ne pouvions décemment attendre sous peine d'arriver à l'hôtel beaucoup trop tard. On a pourtant essayé de "forcer" le passage en criant au scandale, pensez, on vient de Belgique, on a fait tout ce chemin uniquement pour voir Nora et personne d'autre !! Je me suis même accroupi (légèrement) pour montrer qu'on pouvait se mêler aux autres gamins mais rien n'y fit, m'fi !!
Nous avons dû baisser les bras et, la mort dans l'âme, avons continué notre chemin.
Au loin, les nuages se faisaient de plus en plus menaçants et c'est pourtant dans leur direction que nous devions nous rendre ...
François crut bon de couper par les montagnes plutôt que de poursuivre par la côte comme le road-book l'intimait et au premier croisement il nous faussa compagnie.
Nous roulions dès lors à 3 (motos), puis à 2, Jacques et Solange continuant à flâner derrière, ralentissant à chaque point de vue, pour graver tous ces beaux paysages sur leurs rétines éblouies, alors que Didier et moi, tenions un rythme un peu moins touristique ...
Evidemment, nous avons atteint les nuages aperçus auparavant, au paratonnerre devrais-je dire, qui attendaient patiemment notre arrivée pour lâcher les grandes eaux !
Je me range sur le côté, Didier arrive à ma hauteur, je lui demande si on enfile les plastiques, il me dit non et quand le chef dit non, c'est non !
On fait encore 2 ou trois litres kilomètres sous la flotte et au croisement suivant, Didier revient à ma hauteur et dit : "On va mettre les plastiques, on va !"
On roule au ralenti, à la recherche d'un abri, on tombe sur une cabane faite de bric et de broc qui, par beau temps, sert à un maraîcher pour écouler sa petite production, dont il reste d'ailleurs quelques vestiges, cabane providentielle où nous prenons notre temps pour nous équiper de pied en cap.
J'entends arriver Jacques et Solange et leur fait des grands signes : ils s'arrêtent mais comme ils ont pris leur précaution avant nous, ils reprennent la route presque aussitôt.
Nous le ferons également, un peu plus tard, moi devant, Didier derrière, quand je vous le dis que le Tripy me donne des ailes ;-))
Plus tard encore, au détour d'un virage, on voit la 800 GS d'Henri T. béquillée à contresens, entourée par 2 gars en Ducati et on apprend qu'il a fait une légère chute, sans conséquence aucune, ni pour l'homme ni pour la machine.
Il n'aurait plus manqué que ça, qu'il intègre à son tour le fourgon !!
Au carrefour suivant, on rejoint tout le groupe, qui attendait Henri et ses coéquipiers.
On repart tous ensemble, sous une pluie qui n'a de cesse de tomber, Dimitri devant, Giovanna, une copine en Ducati Monster juste derrière moi et le reste de la troupe.
Dimitri donne le rythme et l'augmente petit à petit, je m'accroche, Giovanna décramponne avec les autres, Philippe revient sur le duo de tête, et nous voguons, par-delà les violons comme le dit la chanson, sur la route détrempée.
A l'arrivée, ces deux-là diront que "je roule bien sous la pluie", ce que je prendrai pour un beau compliment venant d'eux deux ... Hein ? Deux ! Un rouge et un bleu .
Plus loin, le groupe se reforme et s'arrête à une station service. Je n'avais pas besoin de faire le plein mais je me suis arrêté pareil.
Didier arrive, se range encore une fois à ma hauteur et ... repart ! Il n'avait sans doute pas non plus besoin de faire l'appoint ... J'hésite et plutôt que d'attendre que tous passent par la pompe, je redémarre à mon tour ...
La route tournicote, grimpe et, plus elle grimpe, plus elle se perd dans le brouillard, les repères commencent à manquer et l'allure se réduit, de manière directement proportionnelle par rapport à la visibilité !
Heureusement, lors de la préparation du voyage, j'avais lu quelque part que l'Agriturismo "Le Rocce Bianche" se trouvait sur la S.S. 126 au kilomètre 74.5 et je l'avais noté sur la liste des hôtels pour les accompagnantes. Cette information m'a bien été utile "au vu" des circonstances et je l'ai trouvé les doigts dans le nez, sans trop me préoccuper des indications du Tripy qui pédalait un peu dans la semoule à ce moment là, il faut bien l'avouer.
La preuve c'est que j'y suis arrivé avant Didier qui était pourtant parti devant !
En plus, j'y suis arrivé juste quelques secondes avant "les filles en Punto", de quoi me rasséréner définitivement !!
Une fois nos chambres désignées, je me suis employé à mettre mes frusques à sécher au vent avec force pinces à linge avant de passer, comme chaque soir, sous la douche, une douche bienfaisante celle-là ;-)
Ce soir là nous étions 4 de plus à table, Giovanna et les trois gars déjà mentionnés dont je ne connais pas les prénoms ...
Ce soir là, encore une fois, on a mangé des tas de trucs, primo, secondo, terzo, quarto, quinto, sesto, malloreddus, contorni è mirto fatto in casa !!
Il ne restait plus qu'à cuver tout ça en dormant du sommeil du juste en espérant des jours plus cléments car ce soir là on se serait cru en automne, au fin fond de l'Irlande ou ... de l'Ecosse, c'est vous qui voyez !!

21:28 Écrit par Alberto | Commentaires (4) | Tags : sardaigne 2012

Commentaires

Ca fait plaisir de savoir enfin la vérité, c'est-à-dire comment s'est passé la fin de la journée pour vous qui avez terminé le road-book sans tricher.
Car je l'avoue, couper court à cause de la pluie, c'est tricher un peu.
Cependant, quand j'apprends que vous avez aussi été trempé et que vous avez dû enfiler les plastiques, je me dis que je n'ai peut-être pas eu tout à fait tort.
D'un certain côté, ça me réconforte.

Écrit par : Francois | 06/06/2012

On n'a pas du tout été trempé, c'est pour que tu n'aies pas de remords ni regrets ...
En fait, arrivé à l'hôtel le soir, il faisait tellement beau que, du balcon, en clignant un peu des yeux, on pouvait voir la grande mosquée Zitouna de Tunis !!!

Écrit par : Alberto | 07/06/2012

Roadbook Tripy tellement bien fait qu'il s’arrêtait devant l'entrée d'une autre ferme 1km plus loin, ceci explique mon retard...Capmoto a du progrès à faire pour ses roadbooks, on le verra lors de la traversée d'Alghero, où le roadbook ignore les sens interdits.

Écrit par : ds | 07/06/2012

Les guides n'ont pas été en reconnaissance d'où le coût "étudié" du voyage ...
Reste que sauf erreur Henri T. est allé 14 fois en Sardaigne d'après ce que j'ai entendu, alors ??

Écrit par : Al | 07/06/2012

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