03/06/2012

Sardaigne, jour 4 !!

SARDAIGNE 2012 065.jpgJe soupçonne François d’avoir pirater le site des blogs de Skynet. Depuis hier soir en effet, plus moyen d’y accéder et par conséquent, plus moyen d’avancer dans le récit du trip sarde ! Entre-temps, lui, il a bouclé son compte-rendu, aller, retour et séjour complet compris, primo, secondo è contorni , comme on dit là-bas !! Il a probablement déjà fait son rot également et peut-être même son popot !! Bien grand lui fasse !!! Il peut ranger tout ça dans sa boîte à souvenirs et passer d’ores et déjà à autre chose, la fourchette dans la main gauche et le couteau dans la droite, en attendant le prochain voyage au menu …
Perso je « déguste », un peu comme on mange un homard, en prenant son temps et en s’en mettant partout ;-)
En même temps, j’avoue que je suis un peu dégoûté de voir avec quelle facilité, certains arrivent à accoucher d’un aussi gros bébé alors qu’en ce qui me concerne, le forceps est parfois nécessaire et la césarienne guette à chaque contraction ;-)))
Ok, vous me direz qu’il suffit d’aller droit au but sans tourner autour du pot et de la cuillère qui va avec, mais vous aurez remarqué, depuis les années que vous me connaissez, que ce n’est pas vraiment le genre de la maison !!
Cela étant dit, il vous est tout-à-fait loisible de vous rendre sur le site de François, que je vous recommande par ailleurs chaudement, et vous aussi vous pourrez passer à autre chose : vous saurez tout et le reste sur ce voyage et vous saurez que nous en sommes tous revenus, certains plus tôt que d’autres et par d’autres moyens de locomotion …
Bon, bon …
J’attaque donc le récit du 4ème jour de ce périple avec les pieds de plomb mais c’est sans doute pour mieux rebondir, voilà encore une phrase antagoniste n’est-il pas ;-))
CALA GONONE, six heures du matin, je me lève, je vais aux toilettes, je remarque une lumière rose au travers du fenestron de la salle-de-bain, je retourne dans la chambre, cherche l’appareil photo, grimpe sur le W-C et mets le premier cliché du jour en boîte. Je retourne me coucher auprès de ma blonde parce qu’il y fait bon, fait bon, fait bon !
Quelque chose comme quatre-vingt dix minutes plus tard, (90 pour les autres), le réveil sonne, donnant le départ d’une nouvelle journée.
On se retrouve tous à table pour un petit déjeuner classique et on regagne nos chambres pour boucler les bagages.
En maris prévenants, nous faisons le point avec les guides sur la route à suivre aujourd’hui et aidons nos belles à charger les valises dans la Punto. Trop long pour nos amis qui s’impatientent et partent sans nous : nous ne les reverrons qu’au soir, à l’hôtel.
Restent donc Henri et Dimitri, flanqués du grand Philippe ainsi que Jacques et Solange et c’est avec eux que nous passerons l’essentiel de la journée.
C’était une journée dédiée à la montagne, le road-book nous emmenant à l’intérieur du pays à la découverte de la Sardaigne profonde, comme quoi, il faut parfois savoir prendre de la hauteur pour aller au plus profond des choses …
En plus d’une fraîcheur qui n’était pas de saison, la pluie s’invita très vite et n’allait malheureusement pas nous lâcher jusqu’à GAVOI .
Nos guides décidèrent rapidement d’un premier arrêt dans un bistrot perdu dans la montagne où s’étaient abrités deux autres motards italiens. Jacques et Solange arrivèrent quelques minutes plus tard et décidèrent de continuer sans nous, Solange, transie de froid, préférant sans doute … en finir au plus vite ( ?).
Nous n’étions dès lors plus que 5 à continuer sur ARBATAX où Henri nous mena jusqu’aux « ROCCE ROSSE » dont il faut connaître l’existence pour les dénicher tant elles sont cachées , un petit passage presque secret s’ouvrant sur un vaste espace revêtu de sable, espace au bout duquel émergent les fameuses roches rouges, une curiosité géologique dont je ne me suis honnêtement pas inquiété de connaître les origines.
Il était plus de midi et nous n'avons pas tardé à trouver un restaurant sur les hauteurs de la ville, toujours copieusement arrosée par une pluie ... irlandaise !
Au moment de passer la commande des boissons, Philippe qui a fait l'effort d'apprendre des bribes d'italien commande "quattro" litres de vin au lieu d'un "quarto", une dyslexie qui a fait rire et tous de lui demander d'éviter de s'épancher dans la langue de Dante ;-))
J'ai mangé mes premiers "calamari fritti" et ils étaient prequ'aussi bons que ceux que mes regrettés parents faisaient parfois, lors des veillées de Noël ...
Nous sommes repartis sous une pluie toujours plus drue et passé TORTOLI puis VILLAGRANDE STRISAILI , plutôt que de continuer à se torturer sur des petites routes trop détrempées qui, dans ces conditions, ne procuraient aucun plaisir, il fut décidé de monter sur la "S198" et de filer doux jusque PRATOBELLO . Quand je dis "filer doux", il faut entendre par là que Dimitri ouvrait la route à un bon 130 km/heure et que les nombreux joints métalliques qui font l'attrait des non moins nombreux ponts et viaducs que nous avons franchis, ne lui faisaient même pas peur, même s'ils coupaient parfois les longs virages en tranches ...
Moi je m'accrochais derrière, à distance respectable, par sécurité et surtout par respect, tandis que Didier avoua plus tard, qu'il avait trouvé tout cela "un peu dangereux" !
Arrivé à l'hôtel TALORO, je garai ma Tiger à côté de celle d'Henri et ne tardai pas à remarquer un "truc" bizarre posé sur la selle passager ... Je m'approchai et vis qu'il s'agissait d'un repose-pied, celui sur lequel repose le pied qui donne le mouvement au sélecteur de boîte de vitesses : à sa place, du tape et un bout de métal ...
Aïe, que s'est-il passé ?
Je rejoins les autres dans le hall d'entrée de l'hôtel et j'apprends qu'Henri et Bernadette ont fait une petite chute, presqu'à l'arrêt, en faisait demi-tour, que vu la douleur que Bernadette ressentait à son pied gauche, ils ont emprunté la voiture gentiment prêtée par la patronne de l'hôtel pour se rendre à l'hôpital à FONNI non loin de là et qu'on attend des nouvelles ...
J'apprendrai également que Valentino ROSSI avait terminé brillant deuxième du Moto GP du Mans couru sous la pluie, prouvant à ceux qui avaient eu l'outrecuidance d'en douter, que sa volonté de vaincre était toujours intacte, comme aux premiers jours !! Comment peut-on douter du talent de ce gars, je n'arrive vraiment pas à comprendre mais la question n'est pas là. La question est de savoir ... ce qu'on va manger !!!!
Et bien, sachez que les plats ont défilé comme lors des plus grands banquets, je n'ai pas compté le nombre de services tant j'étais trop occupé à savourer chacun des plats présentés. De mémoire et au grand dam de François, ils étaient pratiquement tous à base de fruits de mer et autres produits de la marée et en bon breton qu'il est, il ne supporte ni les coquillages ni les crustacés, même chantés par la délicieuse Brigitte BARDOT.
Gabrielle, assise à côté de lui, me fit des grands signes pour me demander de signaler le fait aux jolies serveuses, ce que je m'empressai de faire. Malgré ses protestations, on lui amena un plateau de fromage et, si j'en crois son site, il l'apprécia goulument. Le dessert, des "sevadas", galettes fourrées au fromage et nappées de miel, finit de nous rassasié ou presque puisque certains, dont votre serviteur, troubadour trouvèrent encore une petite place pour les fruits !!
Plus tard, vers 22 heures, ce fut le retour d'Henri et Bernadette. Alors qu'on espérait juste une foulure ou une entorse, c'est la jambe gauche plâtrée du pied jusqu'au bas du genou qu'elle fit son entrée ...
Henri nous a réexpliqué les circonstances de "l'incident" et Bernadette nous a raconté, en long et en large l'accueil à l'hôpital et le déroulement des opérations.
Les hôteliers avaient mis de côté une assiette de charcuterie pour eux dans la mesure où ils n'avaient rien mangé depuis le matin.
Nous avons ensuite aidé Bernadette a gagner sa chambre, elle a dû monter sur les fesses les quatre marches qui séparaient le hall d'entrée du hall de nuit et les spéculations allaient bon train sur la suite de leur voyage ...
Pour ce qui concernaient NOS belles, alors que j'avais pris le soin d'ajouter dans le GPS TOM TOM toutes les adresses des hôtels dans la rubrique "favoris", je n'avais par contre pas l'adresse précise de l'hôtel suivant, le SANT'ANGELO de BURCEI et je demandai à Dimitri d'en ajouter les points latitude/longitude pour être sûr qu'elles arrivent à bon port ...
Tranquillisés sur ce point, mais inquiets du sort de Bernadette et des conséquences de cette bête chute, nous avons regagné nos chambres. J'ai tardé à trouver le sommeil notamment parce que, comme d'habitude, j'ai trop forcé sur la bouffe et sur le vin, on ne se refait définitivement pas !
Dans le même ordre d'idées, la grappa sarde n'a probablement plus eu aucun secret pour nos amis guides à partir de cette soirée là ;-)))

22:13 Écrit par Alberto | Commentaires (2) | Tags : sardaigne 2012

Commentaires

C'est gentil de faire de la pub pour mon site. Je vais m'empresser de rajouter des liens sur les entrées dans ton blog... dès qu'elles seront prêtes.
Et ne t'inquiète pas, je n'ai pas tout à fait terminé: il me reste 20 heures de vidéo à regarder, trier, et classer pour en extraire 10 ou 15 minutes de bon.

Écrit par : Francois | 04/06/2012

Dis-moi, ça sert à quoi d'acheter une "nouvelle" moto si après, on n'a plus d'argent pour envisager des voyages dans les Alpes ? Il semblerait pourtant que la NAVIGATOR soit taillée pour les lacets de montagne ...
On attend les vidéos avec impatience. Je reproduirai quelques conseils lus dans le dernier Moto80 concernant l'emploi d'une caméra embarquée !
A+

Écrit par : Alberto | 04/06/2012

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