01/06/2012

Sardaigne, jour 3, troisième !!!

SARDAIGNE 2012 048.jpgTitre suivi du "Clap" comme dans les tournages de films au cinéma !!!
Et donc, alors que le ferry avait juste ouvert sa grande gueule pour vomir tout son contenu (belle image n'est-il pas ?), pas besoin de se poser la question de savoir s'il fallait rouler à gauche ou à droite, ce qui jusque là, avait toujours été le cas étant entendu qu'à chaque sortie de bateau nous "allions à" ou "revenions" du Pays de Galles (2005), d'Ecosse (2007), du Lake District (2009) ou d'Irlande (2011) !!
Entre charentaises, vous aurez sans doute remarqué avec quelle régularité nous nous rendons dans les îles anglo-saxonnes !!
Donc, là, pas d'autocollant sur la bulle pour nous rappeler de serrer à gauche plutôt qu'à droite, l'attention étant seulement focalisée sur la diversité des virages à négocier !!
Et croyez-moi, des virages on en a négocié jusqu'à en avoir le tournis tout au long de ce périple et ce qui m'avait été dit sur la qualité du réseau routier en Sardaigne s'est confirmé au fil des milliers de kilomètres parcourus !!
Nous avons donc quitté SAN TERESA GALLURA et avons longé la côte jusqu'à atteindre LE SALINE, notre premier arrêt après une trentaine de kilomètres.
LE SALINE est situé à quelques encablures de PALAU que l'on prononce PALAOU et qui, contrairement à ce qu'on pourrait penser, se trouve exactement là où il est indiqué sur la carte ;-)))
Arrêt à LE SALINE donc, avec déjà de belles photos d'une mer aux teintes paradisiaques et ... une route barrée par une barrière de bois. Nos guides ont bien essayé, ce ne sera pas la dernière fois d'ailleurs, vous le verrez plus tard, de nous faire emprunter un chemin ensablé mais ils ont essuyé un refus poli, d'autant que l'endroit ressemblait plus à une réserve naturelle dont il fallait respecter la quiétude.
Demi-tour gauche donc et retour sur la terre ferme pour continuer à zigzaguer jusqu'à PORTISCO .
Le groupe s'était déjà éclaté (au propre comme au figuré) suivant affinités, certains préférant déjà user le flanc des pneus pendant que d'autres flânaient à la recherche du plus beau cliché à saisir ...
Dans tous les cas, un guide ouvrait le (ou les) groupe(s) pendant que l'autre fermait la marche.
Nous sommes tous repartis vers OLBIA ensuite SAN TEODORO et BUDONI puis POSADA toujours en serrant au plus près la côte est et la Mer Tyrrhénienne, à ne pas confondre avec les Montagnes Pyrénéennes n'est-ce pas ;-))
Je ne sais plus trop pourquoi ni comment mais à un moment, je me suis retrouvé tout seul devant, le Tripy II me donnant sans doute des ailes à l'instar d'une boisson énergisante bien connue qui fait le bonheur de certains bolides de Formule I ... En tout cas j'étais seul lorsque je suis arrivé à LA CALETTA puis à SANTA LUCIA , deux endroits que nous avions fréquentés et parcourus à bicyclette lorsque ma Douce et moi avions séjourné dans le pays en 2008 !
J'ai donc continué seul, sans désemparer, fidèlement guidé par mon nouvel ami, muet autant qu'efficace, jusque OROSEI et DORGALI où nous attendait "la surprise du chef", une toute petite route, tout en lacets, qui plongeait avec une pente d'au moins 20% sur CALA GONONE et, cerises sur le gâteau, des chèvres curieuses et paisibles : ni une, ni deux, j'ai planté la Tiger, dégainé le Canon et tiré les dernières photos du jour, sans doute les plus pittoresques du séjour ...
J'ai donc atteint l'hôtel "Il Nuovo Gabbiano" le premier et j'ai planté mon drapeau ;-))
Didier suivait de peu, sans doute aussi impatient que moi de retrouver sa Dulcinée car, dois-je vous le rappeler, elles étaient arrivées la veille à bord de leur FIAT Punto de location, au départ d'ALGHERO.
Mais elles n'étaient pas là. Oh, elles étaient bien arrivées, rassurez-vous, mais elles étaient parties à la découverte de la région.
J'ai donc investi la chambre en son absence, squatté la salle-de-bain le temps de donner une petite claque aux mauvaises odeurs et en ressortir comme un sou neuf pour rejoindre ensuite les autres, arrivés sur l'entre-fait et déjà installés en terrasse, à siroter la bière locale, de marque ICHNUSA, à fortes doses, certains étrennant des flacons de 66 centilitres ...
J'ai servi d'interprète pour ce qui était du choix du menu : je me souviens du terme "moscardini" que la charmante réceptionniste a été incapable de traduire dans un français qu'elle maîtrisait par ailleurs plutôt bien. On a traduit ça par "baby octopus" soit des "bébés pieuvres" et ... dans l'assiette, c'était vraiment ça : accommodés avec une sauce "al diavolo", ils étaient délicieux !
Le moment où je retrouvai ma Josée fut tout aussi délicieux et c'est vrai que ... l'absence ... rapproche ;-))
Nos belles n'avaient pas perdu leur temps, jugez plutôt : le matin, elles avaient été voir la "Grotta del Bue Marino" et l'après-midi, visité la ville de DORGALI, ses boutiques où elles ont rencontré des artisans dont un qui leur a expliqué la fabrication d'une liqueur locale à base de myrte !
Ce jour là nous avons donc parcouru une soixantaine de kilomètres en Corse et près de 200 en Sardaigne, de quoi être pleinement satisfaits et d'envisager un sommeil réparateur sans remords ni regrets ;-)
Au programme du lendemain, une sorte d'espèce de boucle de 182 kilomètres était prévue qui nous voyait quitter la côte pour rejoindre TORTOLI plus au sud pour remonter ensuite, à travers les montagnes dont le "Monte Pipinari" culminant à 1.398 mètres, jusqu'à GAVOI, sur les bords du "Lago di Gusana".
Mais cela, c'est le jour 4, et c'est pour ... plus tard !!!

18:42 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : sardaigne 2012

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