17/03/2012

Le blues de la Semois, qui n'en finit pas !

20120311 Le Blues de la Semois 015_640x480.jpgUne chose à laquelle j'ai pensé, c'est qu'avant de tomber sur les traces du road-book 335 autour de Givet, nous avions fait une halte devant les rochers de Freyr.
Je vous avais cité 3 des cinq rochers (Mérinos, Tête de lion et 5 ânes), il faut savoir qu'il y a aussi "Le Pape" et "Les Pucelles", les deux allant de paire bien évidemment ...
Pour la petite histoire sachez que ces rochers sont très réputés et fréquentés par les amoureux de la grimpe : le Mérinos comporte 106 voies, le Pape, 74 voies, la Tête de lion, 50, les 5 ânes 57 et les Pucelles, moins fréquentées manifestement, seulement 13 : imaginez que toutes ces voies s'élèvent en même temps et ... le boucan d'enfer derrière !!!

En fait, le road-book faisait la part belle à la Meuse plutôt qu'à la Semois et que, l'une dans l'autre, ces 2 rivières nous ont accompagnés pratiquement tout du long, au point que les paysages se confondaient parfois ...
Nous avons traversé Hierges, Haybes, Fumay, Revin, Deville et Monthermé. C'est à ce way-point N°19, sur un road-book qui en comportait 58, que nous avons marqué le premier arrêt.
Nous avons planté les motos au bas de la colline et l'avons escaladée, tous les 4, pour atteindre le point de vue, que nous avons partagé : un beau méandre dessiné par la Meuse et qui embrasse la ville d'est en ouest ... Je dis ça mais en fait je n'en sais rien, c'est peut-être de nord en sud, mais ça sonne moins bien à l'oreille.
On s'est étendu sur le passé industriel de la région et Henri nous a indiqué du doigt l'endroit où se trouve le musée de la Boulonnerie qu'il a visité avec François dans le passé.
Il y aurait également un "chaos" de rochers à voir dans les parages mais je n'ai pas trop suivi la conversation à ce moment là ...
Il suffit dans ces cas-là de taper 2 ou 3 mots clés et on y arrive les doigts dans le nez, je sais c'est dégueulasse et après, ça colle sur le clavier : voici donc Roc la Tour pour tout savoir sur ce grand chaos !

Je vais me laver les mains et je reviens ;-))

On est ensuite descendu au bas de la colline, on a récupéré nos montures et on a pris la direction de Vresse-Sur-Semois où nous avions décidé de nous arrêter pour le repas de midi. Juste avant de passer la frontière, on a fait un "pit stop" dans une station service française car il faut savoir que la tendance s'est inversée depuis quelque temps, l'essence est en effet devenue moins chère en France que chez nous. Une seule pompe fonctionnait et pour gagner du temps, Henri a fait le plein des 2 tigres avec sa carte bancaire sans raccrocher le pistolet. Je lui devais quelque chose comme 11 € et j'ai remboursé ma dette en lui "offrant" son repas : boulettes/frites pour mes acolytes, brochette ardennaise/frites pour moi, 42,90 € pour 4, boissons comprises. Bientôt il faudra choisir, boire et manger ... ou ... conduire, tellement le carburant devient impayable !!
Pour l'anecdote, il faut savoir que nous avons mangé en terrasse tellement il faisait agréable. On a juste déplacé la table pour qu'elle soit au soleil. Nous avions planté les machines juste devant l'estaminet pour avoir un oeil dessus : on aime bien avoir un oeil sur nos machines, ça nous permet en outre de ne pas trimbaler nos casques, nos gants et nos Tripy I et II.
Il y a bien un antivol (34,50 €) qui empêche de dévisser le bras de support du Tripy mais je doute qu'un "vrai vandale" s'attarde à ce détail et arrache le tout sans ménagement ...
Repus et tout bronzés ;-) nous avons repris la route et avons traversé, par ordre d'apparition devant nos visières, Monzaive, Rochehaut, Poupehan, Corbion, Bouillon et sa culture, Menuchenet, Paliseul, Porcheresse, Haut-Fays, Gedinne, Willerzie et enfin, Felenne : la boucle était bouclée.
Il ne restait plus qu'à rentrer chez soi en faisant le choix de l'itinéraire : Henri trancha le premier et, après nous avoir chaleureusement salués, partît de son côté.
Didier se pencha sur le Tripy, encoda la destination, choisit l'option "rapide mais sans autoroutes" si je ne m'abuse, et démarra, Jacques et moi lui emboîtant la roue ...
Après quelques tergiversations, il s'arrêta et se proposa d'encoder une "ville étape", en l'occurrence FOSSES-LA-VILLE, pour aider le Tripy à couper un peu au court. C'est à ce moment là que je me suis mis à sa hauteur et, décidé à suivre le Tripy auquel j'avais préalablement demandé poliment de me ramener à la maison (via un P.O.I. encodé en son temps !), je saluai Didier et Jacques à mon tour.

17:15 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

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