05/07/2011

L'Irlande, 6ème étape : Oughterard ...

IRLANDE 2011 418_640x480.jpgJe vous ai déjà livré (sur un plateau), les grandes lignes de l'étape du jour : je serai donc bref, enfin, aussi bref que possible, enfin, je promets de faire un effort et d'être aussi concis ;-) que peut l'être le fruit qu'on trouve dans un gâteau sec, en circonscrivant au plus près les évènements (bien grand mot s'il en est, n'est-il pas ?) qui ont marqué la journée d'autant de pierres blanches, enfin de petits cailloux blancs ...
On a bien évidemment commencé par faire nos pleins en prenant le "petit déj" vers 8h30 comme d'habitude, puis on a fait ceux des motos. La Tiger a avalé l'équivalent de 24.06 € de SP95 et j'ai remarqué que son regard, un peu torve jusque là, s'est illuminé ;-))
Le ciel s'était aussi illuminé et les nuages étaient rares : le crachin de la veille au matin n'était plus qu'un vague souvenir ! Nous étions repartis pour une belle journée ensoleillée ...
Et de fait, lorsque nous nous sommes arrêtés 10 km plus loin sur le parking de la fabrique de textile, il faisait déjà presque trop chaud !!
Il y avait là un couple de motards, des français sur une YAMAHA FJR 1300 avec lesquels nous avons engagé la conversation. A la question de savoir si le site était intéressant, la moue que fit le gars nous en apprit beaucoup ;-))
Dans ces cas là, rien de tel, comme disait Guillaume, de se faire sa propre opinion, Monsieur Pignon !!
Finalement nous n'avons pas du tout été déçus. Renseignements pris, il y avait un "parcours" à suivre, dans plusieurs salles, parcours qui retraçait l'histoire d'Irlande depuis la Grande Famine (An Gorta Mór en irlandais) de 1845-1849 jusqu'à la reconversion de la région ... Grosso modo, il faut savoir que toute l'économie de l'époque reposait sur la pomme de terre TOUTE PUISSANTE jusqu'au jour où elle fut atteinte par le mildiou qui ravagea (la mouquère) les cultures, provoquant une débâcle épouvantable et une famine qui emporta plus d'un million de personnes !!!
De là, la volonté de diversifier les cultures et les activités et, dans la foulée, la naissance de cette usine de textile !
Ok, ça peut paraître un peu "short" comme ... raccourci, mais je n'ai pas la prétention d'être un historien et je n'ai pas non plus envie de me plonger dans d'épais manuels : si vous voulez TOUT SAVOIR et LE RESTE sur cet horrible épisode de l'histoire irlandaise, je vous invite à le faire "all by yourself" comme le chanterait Céline !!!
Reste que la reconstitution d'une salle de classe avec des orateurs qui remuent la tête et les lèvres, d'un bureau où une bonne soeur plus vraie que nature, au visage expressif, explique, à qui veut bien l'entendre, un tas de trucs que je n'ai pas pris la peine de comprendre (shocking, i know !!), d'une salle de théâtre où on projette un film avec des extraits d'époque mélangés aux images plus contemporaines, TOUT CELA participait à rendre la visite extrêmement intéressante !
Après ça, petit tour dans la boutique, très bien achalandée, où l'on trouvait tous les articles fabriqués par la maison ainsi que divers bibelots plus ou moins du cru : tout le monde a acheté quelque chose, aussi bien Didier que François, ainsi qu'Henri et Bernadette, sauf moi ... qui avait décidé de ne rien ramener de superflu ;-)))
Je sais par expérience que les brols qu'on ramène de voyage, terminent généralement leurs vies dans le fond d'un tiroir ... à brols ramenés d'autres voyages !!

Petit coup d'oeil dans les rétros pour constater qu'au niveau des comptes-rendus, mes amis sont loin loin loin derrière moi, tout le contraire sur la route me rétorqueront-ils bien évidemment : François traîne encore à ENNIS pendant qu'Henri fait la sieste à GALWAY !!! Méfiance toutefois car ces 2 là sont prompts à vous faire l'intérieur à l'insu de votre plein gré !!! C'est pourquoi je replonge la tête dans le guidon !!!!!!!

On quitte le "Foxford Woollen Mills", on regagne le parking, récupère les motos aux selles chauffées par les rayons du soleil, on lève nos roues avant de concert ;-) et on fonce jusqu'au Musée de la Vie Rurale, à CASTELBAR, devant lequel on exécute de ... plantureux "stoppies" que nous envierait le Roi du stunt himself ;-)))
Que dire de ce musée ? Qu'il est intéressant à plus d'un titre ... Qu'il vaut le détour pour qui a le temps de prendre le temps de visionner les nombreuses vidéos qui retracent la vie dans les campagnes ... Qu'il me parait toutefois relativement pauvre en "matière" alors que l'espace occupé est énorme. On dirait, comment dire, qu'il a reçu trop de subsides à n'en savoir qu'en faire, voyez ?? Il y a plein d'ouvrages d'art comme ça, relativement inutiles, qui sont financés par la collectivité dans l'intérêt de quelques uns seulement ...
Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit car, dans le cas présent, ce musée a le mérite de rassembler un tas de témoignages d'un passé récent qui sans cela, seraient sans doute disparus à jamais au fil du temps ! Il remplit un devoir de mémoire indispensable pour savoir d'où l'on vient et peut-être où l'on va ...
Là, dans l'immédiat, notre petit groupe savait où il allait : on allait MANGER et vu qu'il était tard, comme dirait Kermit la grenouille, on s'est dirigé fort justement vers la cafétéria du musée. Jusque là copieusement rassasiés de culture, on s'est tout naturellement contentés d'une petite soupe et de quelques tranches de pain ...
Il nous tardait d'ENFIN faire un peu de moto car, à y regarder de plus près, il était pratiquement 14 heures et on avait royalement parcouru quelque 25 kilomètres. Il en restait donc plus de 115 à parcourir avant d'atteindre notre but, c'est dire s'il allait falloir OUVRIR en tout grand ;-)))
On a commencé par traverser WESTPORT fissa, on a dévalé plein sud et pleins pots sur la N59 en direction de LEENANE. Petite respiration pour admirer la jolie cascade de AASLEAGH, encore un très bel endroit où n'importe quel peintre trouverait matière à exprimer son talent !! Un panneau nous indique un pub à un jet de pierre qui roule : on y va, on s'installe en terrasse, à l'abri d'un parasol et on consomme.
Au moment de repartir, l'endroit était tellement en pente que Didier et moi, avons préféré y aller à reculons pour éviter toute mauvaise surprise. Quand on est ... hum ... pas grand, c'est le genre de "topographie" où il faut se montrer très circonspect pour manoeuvrer nos pur-sang au risque de se faire désarçonner, voyez ?
L'asphalte était idéal sur la route R336-L100 (?) qui longeait la rivière Joyce et on a pu se lâcher un peu : dois-je souligner qu'on fait de la moto pour ces moments-là aussi ? Quel "fun" en effet de se dandiner sur la selle pour accompagner les trajectoires ... Pfff, j'y retournerais bien là, tout de suite !!!
On passe par TEERNAKILL, puis MAAM où l'on rejoint la N59 à nouveau jusque OUGHTERARD qu'on atteint vers 18h30 si je ne m'abuse.
Le "B&B" du jour, le "Nonaim Lodge" (le logis qui n'a pas de nom ??) n'est pas au centre-ville mais bien au bout du bout du bout d'une toute petite route très étroite, dans un hameau appelé SHANNAWAGH sur la Glann Road pour être précis..
On béquille nos machines dans les graviers et on entend un gars qui, du haut du Velux de sa salle de bain, nous demande de patienter quelques secondes, le temps qu'il finisse de se doucher.
Il arrive, nous ouvre, nous accueille et nous installe, nous prépare thé et café et nous explique qu'au bout du bout du bout du bout du chemin, il y a un point de vue à ne pas rater avant de retourner au centre ville où il nous indique également un bon pub !
Vu que c'est tout droit et qu'on ne peut pas se tromper, les amis me laisse l'initiative de passer devant pour rejoindre le Faherty's bar.
IRLANDE 2011 426_640x480.jpgCertains d'entre nous y ont enfin goûté la fameuse "stout", cette bière d'un brun profond et quasi sans collier qui, ma foi, se laisse boire agréablement. Personnellement je n'ai pas pu résister à un excellent "stew of lamb" ... J'ai appris à aimer l'agneau et le mouton grâce à mon regretté beau-père qui avait un petit troupeau qu'il nourrissait amoureusement et qui lui rendait cet amour une fois dans l'assiette tellement c'était "goûtu" et tendre.
Nous sommes rentrés alors qu'il faisait presque nuit noire : j'en ai profité pour allumer les feux additionnels montés en accessoires sur la Tiger et je dois dire que j'y voyais pratiquement comme en plein jour ;-))))
Evidemment, du fait que la route remontait vers SHANNAWAGH, ils ont un peu perturbé la vision d'Henri qui roulait devant.
Moralité : la Tiger ainsi équipée est une moto d'autant plus éblouissante !!
Bon, sur ces bonnes paroles, je vous laisse à vos occupations et vous donne rendez-vous jeudi pour la suite des évènements car demain je vais saluer ma mère-en-loi ;-))
Bye bye comme dit DDR !

21:03 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : irlande2011

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