26/04/2010

La télévie continue ...

Ouais, je n'ai jamais terminé le compte-rendu de ma sortie du 18 avril, celle du Télévie !
Evidemment, ça n'intéresse plus personne et même le four à micro-ondes n'en veut plus de cette histoire ...
Mais, comme c'est moi qui tiens les lettres du clavier, comme d'autres tiennent les rennes du carrosse, je vais faire diligence !!
Entre charentaises, l'opération du Télévie a rapporté 7.816.573 € .
Je serais curieux de comparer ce fabuleux (!!!!) chiffre aux sommes consacrées quotidiennement par mes concitoyens aux jeux de hasard, tous les jours que Dieu fait et défait ...
Evidemment, toutes les mises ne sont heureusement pas distribuées et viennent ainsi gonfler l'escarcelle de notre Etat Providence mais quand on voit justement dans quel état il est notre Etat, et dans quel état il met toutes nos institutions, on est en droit de se demander si les bons d'état sont un si bon placement !!!
Je m'écarte une fois de plus du sujet mais pas autant qu'il pourrait y paraître à priori ...
COEUR DE DLEn effet, si vous vous rappelez, je suis allé m'éclater sur le d'ores-et-déja-mythique-nouveau-circuit-de-Mettet, juste quelques minutes et 2 ou 3 tours, le temps de graver ces instants à jamais dans ma mémoire, et j'ai ensuite directement embrayé sur la suite du parcours qui nous conduisait via Biesmerée, Maredret et Sossoye jusqu'à Anhée puis Dinant.
Et justement, je n'ai pu que constater l'état de délabrement avancé de cette belle route qui, jadis, glissait le long de la Molignée.
J'avais rejoint un petit groupe de motards, conduit par un gars en chopper placide, et le type devant moi n'arrêtait pas de lever le pied droit, la main gauche, de dodeliner du chef pour m'avertir des dangers de la piste, car on peut presque appeler cette route une piste !!
Et on se trainait en esquivant graviers, ornières, nids-de-poule, j'en évite et des pires !!!
A croire que certains riverains, excédés par le comportement de quelques uns de mes "alter ego" qui abusaient jusque là des belles courbes dessinées par cette route bucolique pour limer leurs repose-pieds, ont décidé d'achever l'oeuvre entamée par cet hiver rigoureux, en s'acharnant d'avantage encore sur cette pauvre chaussée, à coup de pioches, en semant, à dessein, des graviers en abondance ...
C'est là que le "trail" a parlé : je t'ai doublé tout ce beau monde en lui faisant mordre la poussière ;-)))
Il n'était pas loin de midi et déjà, les terrasses des bistrots se remplissaient de nuées de motards. Je n'avais pas trop faim et pas trop envie de devoir attendre des plombes pour être servi d'un repas que je savais maigre par avance, car j'avais décidé de manger maigre, pas de menu à rallonge, dans la mesure où je ne partagerais la table avec personne. J'ai d'ailleurs regretté de ne pas m'être confectionné 2 ou 3 sandwiches au matin, avant de prendre la route, sandwiches que j'aurais mangés dans un petit coin sympa, au bord d'une petite rivière ou le clapotis du courant aurait rythmé le chant des petits zoziaux ...
Pffff ...
J'ai donc continué à rouler sereinement, le long de la Meuse où j'ai pu donner un peu de gaz riche, puis ce fut Hastière Lavaux, Waulsort, Mesnil-Saint-Blaise, Celles de cheval, cheval de course , Sorinnes, Lisogne, Dorine, Crupet ...
Au fil des kilomètres j'ai rejoint d'autres groupes, des gars, des filles, en moto, en scooter, parfois je restais sagement derrière, parfois je participais à la conduite du convoi. C'est ainsi qu'à un moment, après une butte franchie à allure ... soutenue, j'ai loupé une bifurcation sur la droite. Juste le temps de faire demi-tour et je me postais au milieu de la chaussée pour indiquer qu'il fallait prendre à droite ... Une façon de se sentir utile ;-)))
La faim commençait aussi à se faire sentir, ainsi que la soif, surtout la soif d'ailleurs ...
Au détour d'un virage, une baraque à frites se jette sous mes roues, je freine des 3 disques, cherche un endroit sûr pour béquiller la DL.
Entre charentaises, voilà une opération qui n'est pas toujours facile. A la réflexion, je me dis que le fait d'avoir abaissé l'assiette (miam miam) de la V-Strom a rendu la béquille un peu trop longue et que, du coup, il est plus malaisé de la mettre sur la latérale dès lors que le terrain présente une certaine déclivité.
En réfléchissant encore, attention je frise l'ébullition là, je me rappelle tout à coup, que j'avais changé la béquille latérale de la FREEWIND en même temps que je faisais abaisser sa hauteur !!
Ceci explique cela !
Donc, après 2 ou 3 tentatives je trouve le terrain propice, je descends de mon cheval de fer et j'entre (par la sortie !) dans le saloon la friterie . J'avais au préalable posé mon Shoei sur une table en bois, à côté d'un autre motard à l'allure patibulaire mais presque ;-)
Je rapplique avec mes frites, mes pilons et ma bouteille de coca et m'installe en quinconce comme le font tous les motards !
J'engage la conversation (faut vraiment tout faire hein !), j'apprends qu'il est comptable, qu'il partage une société avec un associé, qu'il y a 2 engins à 2 roues dans la société, une 1100 (je n'ai pas cherché à en savoir d'avantage) et un scooter 400 Peugeot, sur lequel le gars roule aujourd'hui.
J'apprends qu'il a pas mal de clients sur Charleroi, ce qui m'étonne car je pensais les tarifs bruxellois hors de portée ;-))
On termine nos barquettes, on se salue, je repasse par la baraque pour une serviette en papier et une clé pour ouvrir les toilettes ...
Je repars direction Trieu, Jausse, Mozet, Loyers, Lives-sur-Meuse et la caserne de Flawinne-win.
Là, on nous guide et on nous "parque" en rangs serrés, la main sur l'épaule, droite !!
Je me questionne et questionne un jeune militaire qui tentait de se camoufler derrière sa tenue bariolée ...
Quid ? dis-je, pas au courant de la suite des évènements.
On vous rassemble et puis on vous lâche avec les voitures pour la prochaine ronde ! qu'il me dit.
Ah ? Fais-je ? Et ... on nous lâche quand ??
A 15 heures
, qu'il me répond !
Je tape un oeil au cadran de la DL et je vois qu'il est à peine 14 heures ...
Je lui dis que j'ai mes patates sur le feu, qu'elles ne peuvent plus attendre et lui demande l'autorisation de rebrousser chemin alors que, manifestement, c'est "sens interdit". Il me donne sa bénédiction et je repars comme en 40 !!
Là j'abrège parce sinon on va y passer la nuit : je refais un crochet par le d'ores-et-déjà-blabla-Mettet, mais je constate qu'il est effectivement squatté par des machins sans nom à 4 roues ;-)))
Je rentre la queue entre les jambes, à sa place en somme, et je fais la dernière photo de la DL vêtue de la chasuble au grand coeur.
Fin de l'histoire, enfin !!
Belle sortie, mémorable et différente de la routine. J'aurais aimé rencontrer "DDR" sur la piste de Mettet mais y était-il réellement ???

21:32 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

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