23/11/2009

Wallons nous ?!

Ouais je sais :
- primo : ça n'a (encore une fois) rien à voir avec le prétendu unique sujet de ce blog
- twingo : un peu étonnant de la part d'un fils d'immigré de pousser une espèce de cocorico au sujet de ... ce qui suit !
Pour le second point, j'ai des "excuses" :
- primo, mon père a travaillé dans la mine et il était, entre autre, entouré de wallons qui s'exprimaient dans ce langage que d'aucun considère comme ... mineur ;-) J'ai le souvenir que j'écoutais en boucle le sketch "Djozef a messe" de BOB DECHAMPS et sur la face B du 45 tours il y avait une version savoureuse de la fable de Lafontaine, "La cigale et la fourmi" traduite par "El coupiche eyet l'coq d'aousse" (désolé pour l'orthographe probablement erroné) racontée avec l'accent italien ...
- twingo, je vais régulièrement au théâtre wallon parce que j'ai un ex-client qui, depuis quelques années maintenant, brûle les planches au sein d'une troupe qui sévit ;-) du côté de Tamines ...
Ce (très voire trop) long préambule pour en venir à un documentaire sur lequel je suis tombé ce soir lors d'un zapping sauvage !
Intitulé "NAMUR WISCONSIN" et réalisé par Xavier ISTASSE, il nous fait partager le quotidien de wallons, partis au milieu du 19ème siècle, pour vivre le rêve américain !
Ci-dessous, je reproduis in extenso un article lu dans le Télé Moustique (pages 100 et 101), qui relate un petit bout d'histoire méconnu !
Il est titré "American Wallons : ils voulaient l'Amérique et ils l'ont eue. L'Oncle Sam avec l'accent wallon, ça en jette".
Nous sommes au milieu du 19ème siècle. Comme presque toute l'Europe, la Belgique est en proie à la pauvreté, aux maladies et à la famine. Les ressources s'épuisent et l'atmosphère devient déprimante. Une crise ? Le mot est faible. Mais un soupçon d'espoir arrive bientôt. Sur des panneaux publicitaires plantés ici et là, on peut lire ceci : "Venez donc en Amérique. Vous y serez merveilleusement accueilli, et vous y trouverez des terres fertiles à moindre prix". En un mot : l'Amérique peut vous sauver.
Il n'en faut pas plus pour remotiver les troupes. Des dizaines de paysans, principalement issus des provinces de Brabant et de Namur, placent leurs économies dans le voyage providentiel. Il prennent le bateau à Anvers. La traversée de l'Atlantique est longue et dure parfois jusqu'à 6 semaines. Un quart de ces immigrants n'atteindra jamais le saint continent. Les enfants, surtout, agonisent en cours de route. Les survivants, eux, déchantent très vite : l'eldorado ressemble à un cauchemar. Les terres sont stériles, les forêts, inexploitables et les hivers, rudes, très rudes. Beaucoup de Belges veulent faire marche arrière, mais leur portefeuille est vide. Heureusement, les Indiens vont les aider. Ils leur enseignent la chasse, la pêche, le travail du bois et la construction. Les "sauvach", comme continuent à les appeler les American Wallons, permettent enfin à nos compatriotes de toucher le rêve américain ...
Entre 1852 et 1860, on estime que plus de 8.000 wallons ont tenté l'aventure. Leurs descendants sont les héros du documentaire "Namur, Wisconsin" qui part à la rencontre de ces agriculteurs aujourd'hui aguerris. Leurs terres sont grandes et leurs exploitations se portent bien. Ils ont même largement contribué à la prospérité de la région. Mais le plus étonnant, c'est qu'ils n'ont pas perdu une miette de leur accent. Transmise de père en fils, la langue wallonne, la vraie, reste le lien indécrottable qui les attache à la Belgique. Et en plein coeur du Middle West américain, nos fiers Wallons organisent chaque année le Belgian Day, où l'on mange de la tarte "comme chez nous" et où l'on chante le Bia Bouquet , hymne de la province de Namur.

L'auteur du billet, Nicolas BALMET, précise pour conclure, qu'une poignée de Flamands s'est aussi glissée dans le tas. Mais là-bas, il n'y a aucune différence. C'est ce qu'on appelle le rêve belge...
Deux ou trois points que j'aimerais souligner :
- l'histoire se répète sans cesse (les pubs mensongères pour provoquer l'immigration, les boat-people, la solidarité entre démunis, etc)
- il est très comique d'entendre parler ce patois régional à des milliers de kilomètres de "chez soi" et de le comprendre PARFAITEMENT (bien mieux que le québécois par exemple !!)
- voilà une prochaine destination de voyage à ajouter à nos projets ;-)))
Que dire des Flamands, des Wallons, des Bruxellois, en un mot, des BELGES ????
Que ça finira mal pour le pays qui sera sans doute disloqué et donné en pâture aux fauves ...
Quand j'ai entendu comment des enfoirés au Journal de Canal+ se sont moqués de notre Herman VAN ROMPOUILLE (c'est ainsi que certains ont prononcé le nom du ... futur ex-premier ministre), allant jusqu'à le traiter de clown, en gloussant comme des dindons farcis, je me dis que la France ou certains français en tout cas, ne nous mérite(nt) pas !!!
Ils ne se seraient jamais permis un tel mépris vis-à-vis d'une QUELCONQUE autre nation, j'en suis certain !
Tant qu'on laissera la parole à de tels imbéciles condescendants, qui ne méritent que la main de Thierry HENRY dans leurs grandes gueules, on n'ira pas dans le sens de la belle entente entre les peuples !!
Bah, Leterme va en mettre un à tout ça ;-)))
Terminons en FANFARE , la musique adoucissant les moeurs parait-il !!!!!!!!!!!

PS : en cherchant après un éventuel sketch de Bob DECHAMPS, j'ai trouvé CECI !!
Voilà un truc que j'ai souvent écouté quand j'étais petit, il n'y a que quelques centimètres de cela ... C'est dire l'effort d'intégration que mes parents nous avaient imposé à ma soeur et à moi ;-)))

23:52 Écrit par Alberto | Commentaires (2)

Commentaires

très bien Le descendant d'envahisseur salue le descendant d'immigré

Écrit par : didier s | 24/11/2009

That's the question ... Les immigrés ne deviendraient-ils pas envahissants ?

Écrit par : Albertino Vé-Stromboli | 25/11/2009

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