11/10/2009

Compostelle, Jour 9, le der des ders !!

COMPOSTELLE 2009 250_640x480Quad 9 aujourd'hui ? Le jour !! Le jour 9 du dernier voyage de l'an "09" ...
Dernier jour du dernier voyage ...
Les derniers seront les derniers, faut pas se leurrer, contrairement à l'expression biblique qui dit le contraire : les temps ont bien changé depuis lors, je n'ai pas besoin de vous faire un dessin !!
A propos de dessin, le road-book du jour traçait une verticale sud-nord entre Digoin et Couvin, bonjour la rime riche pour les amis de la poésie !
503,5 kilomètres à parcourir, on a déjà fait beaucoup plus et, aussi loin que je sois concerné, je démarre sans trop appréhender la journée d'autant
- que j'ai dormi comme un loir (sans doute grâce à la proximité de la rivière du même nom, pffffff)
- qu'elle a commencé par un copieux petit déjeuner "à la française" à l'Hôtel des Diligences où chacun y a trouvé son bonheur, même si certains se sont jetés sur les croissants sans se rendre compte qu'ils étaient comptés ... mais bon, on ne se refait pas !!
Sauf erreur ou omission ;-) on est tous passé à la caisse pour régler notre note, on a arrimé pour la dernière fois (!) nos bagages aux motos qui avaient passé la nuit dehors dans la cour intérieure de l'hôtel, et on a pris la route vers 9h12, heure locale !
Notre locomotive, la Tiger pilotée par Henri secondé par Bernadette, a marqué toute la journée par un rythme élevé, souvent loin devant Jacques qui avait de la peine à suivre, moi qui restait gentiment à distance respectable de la GS et, en queue de peloton, le sage François sur la belle Breva !
On a fait un arrêt vidange vers 10h30 au bord de la route. Pour nous les gars, pas de souci, on cherche un arbre centenaire, au tronc bien large, on sort le matos, le trépied ;-) et on se soulage. Pour les "filles", un champ de maïs fait parfaitement l'affaire. D'ailleurs, ce jour là, elles en sont sorties ravies : il faudra qu'on m'explique ...
On est reparti quelques ... gouttes plus tard et on ne s'est plus arrêté avant Vitry-le-François que nous avons atteint vers 13h, après 304.5 km de départementales qui nous ont vu traverser Gueugnon, Toulou-sur-Arroux, Etang-sur-Arroux, Autun, Saulieu, Semur-en-Auxois, Montbard, Coulomier-le-Sec, Châtillon-sur-Seine, Bar-sur-Seine, Vendeuvre-sur-Barse et Brienne-le-Château ...
J'ai fait une petite escapade en tête de la course avant Brienne pour montrer qu'il était possible d'aller ENCORE PLUS VITE et, à la limite, de savourer nos grasses frites à Couvin à MIDI mais, arrivé à Brienne, j'ai attendu mes acolytes, craignant qu'ils aient décidé de manger quelque part avant Vitry ...

A suivre : j'ai promis que je m'occupais du dîner (de midi !!!) ce dimanche et j'ai pas mal de choses à préparer ...

Foies de volaille (au vinaigre de vin blanc), compote et purée maison, voilà le menu que j'ai concocté avec amour, oignons, pommes (de l'air) et pommes de terre !
C'était bien bon ma foi !!

Pour revenir à la fin du voyage et rester dans la volaille, sachez que :
-d'une part, et de manière générale et entre charentaises, nous n'avons que très rarement croisé la maréchaussée tout au long de ce périple;
-d'autre part, alors que nous avions choisi le restaurant habituel "Chez Maxime", mon menu de ce midi là fut constitué d'une excellente salade de gésiers, idem pour Solange et Jacques me semble-t-il ...
Il ne faut pas négliger les "abats" en cuisine : ils sont souvent "économiques" et, bien agrémentés, plus goûtus que bien des viandes !
Au moment de repartir, Henri, nous a sondés : désirions-nous nous arrêter sur le site près de Ste Menehould ou allions-nous rentrer "direk thuis binnen" comme on dit dans la partie plate de notre beau petit pays ?
On a voté pour un arrêt culturel de plus : on est comme ça nous, assoiffés de culture !!
Cinquante bornes plus loin, au détour de la D982, on a béquillé les mobylettes sur le parking aménagé du site de "Côte à Vignes".
Voici ce que j'ai trouvé sur le net concernant ce site :
Le pèlerinage de Côte à Vignes.
La source coule toujours à Côte à Vignes et a toujours été l'objet de dévotions. L'endroit a été christianisé : une petite chapelle a été édifiée et une croix érigée sur un monticule de terre apportée de la vallée dans les hottes par les femmes du village. Un escalier dont les 119 marches et les contremarches sont gravées de litanies permettaient d'accéder en prières de la vallée de l'Aisne à la source. Quelques plaques remercient la Sainte de ses bienfaits.
« Le pèlerinage à Côte-à-Vignes partait de l'église après les vêpres, pour monter en procession jusqu'à Côte-à-Vignes, croix en tête, enfants de chœur, communiants, prêtres, fidèles, tous chantant des cantiques. Au début des années 60, il fut remplacé par une messe célébrée le matin au pied de la croix de Côte-à-Vignes.
En 1987, une Association s'est créée pour reprendre la tradition et depuis cette date la montée en procession à Côte-à-Vignes a de nouveau lieu tous les lundis de Pentecôte ».

C'est le moment de sortir L'ALBUM du jour car "toutes" les photos, sauf la dernière, y ont été prises !
Vous remarquerez que j'ai fait l'effort de dévaler toutes les marches et, forcément, de les remonter une à une, sans toutefois lire toutes les inscriptions en latin qui étaient gravées dans les contremarches. Sauf erreur, j'ai compté en tout 142 marches, 23 de plus que le nombre annoncé, mais celles-là étaient "vierges" de graffitis ;-) et faisaient le joint entre les divers paliers du site.
Vous aurez aussi remarqué dans la foulée que, malgré les 4500 bornes dans les "jambes" et les 9 jours de galopade motocycliste, j'avais encore des ressources : un vrai miracle ;-)))) même si au final, les jambes étaient ... Lourdes !!!
Ouais, bon, c'est Dimanche, tout est permis ...
On est remonté en selle et on est reparti de plus belle, le Tigre sentant sans doute l'écurie ou l'antre, c'est vous qui voyez !
Sur la fin, petite entorse au road-book : Couvin impliquant N5 et traversée de Charleroi, rien que le nom de cette ville semble en faire fuir certains sans qu'ils se soucient d'aucune façon de la susceptibilité de ses habitants !!
Après Rocroi , on a donc enfilé la D22 pour atteindre Régniowez , puis la N589, L'Escaillère, Baileux et Lompret .
COMPOSTELLE 2009 253_640x480On y était vers 17h00 soit bien trop tôt pour que le cuistot se mette aux fourneaux et, la mort dans l'âme, on a dû dire adieu aux grasses frites : "Adieu, grasses frites !!".
En guise de compensation, et pour laisser une bonne impression, Henri nous a offert le "quatre heures" : un beau morceau de tarte accompagné d'un café bien chaud, une chaleur qui fut la bienvenue car lors de notre remontée nous avons perdu quelque chose comme une quinzaine de degrés dans l'aventure !!
On s'est salué, on a fait encore quelques kilomètres ensemble pour arriver au rond-point de Silenrieux où nous nous sommes définitivement séparés !!
FIN DE L'HISTOIRE !!
Pour une fois, sauf si je change d'avis ce qui n'est pas impossible, seuls les imbéciles n'en changeant pas (suivez mon regard !), je ne terminerai pas par un épilogue ou des conclusions, car je suis bien trop content d'en avoir fini avec ce compte-rendu sorti par césarienne et au forceps après de longues douleurs ;-)))
J'insisterai sur le "prologue" de François et les "conclusions et remarques" d'Henri, le tout à lire sur leurs sites que je vous invite encore une fois à visiter car, comme dans les guides verts de Michelin, ils méritent trois étoiles, c'est-à-dire, qu'ils "valent le voyage" !!

11:21 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : compostelle 2009

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