27/09/2009

Compostelle, Jour 6, Deba !

Sixième jour, déjà !!
Vous êtes au courant de l'essentiel car j'ai un peu court-circuité la chronologie du récit et vous savez déjà que, à l'instar de NAVIA , DEBA est également une ville balnéaire, qu'elle est distante de 458 kilomètres de notre point de départ ...
S'agissant d'une étape de liaison nous permettant de nous rapprocher de la France, nous allions emprunter des routes peu intéressantes ...
Et de fait, comme pour confirmer la chose par écrit, le road-book se résumait à une douzaine de lignes et j'avais dès lors pu grossir énormément les caractères pour m'en faciliter la lecture ... Non que je devienne myope ou presbyte ou astigmate ou borgne ou aveugle, mais il est clair que plus la police est grande et plus elle est lisible, c'est incontestable ça !!
Avant de prendre la route, petit déjeuner buffet, la même serveuse en tendant la cafetière de café me demande : Solo ?(ce qui veut dire "noir" ou sans lait comprenez ?)
Je réponds : "Solo ! Soy solo !!"
Elle d'ajouter : Io tan bien !
Je ne sais pas trop si ça veut dire "Je t'aime bien" ;-)) ou "Moi aussi" (sous-entendu je suis seule) mais ça sentait l'ouverture, c'est sûr !!
Mais il faut savoir raison garder et moto enfourcher pour repartir du bon pied vers d'autres contrées tout aussi enchantées ...et puis bon sang mais c'est bien sûr, je suis un homme marié !!!
La route sera un long fleuve chiant, essentiellement de la grosse route pas marrante, des travaux partout avec des mannequins affublés de vêtements fluorescents qui agitent des drapeaux rouges en guise d'avertissement ... On s'est pris une sorte de délire avec Bernadette lorsqu'il a été question dans la conversation de mannequins équivalents pour avertir qu'on arrive dans une zone de "plaisir payant" si vous voyez ce que je veux dire ...
COMPOSTELLE 2009 139_640x480François qui roulait devant est sorti plusieurs fois intempestivement de l'autoroute, la faute au Tripy et au road-book qu'il avait et qui n'était pas la dernière mouture.
Il en a eu tellement mare, qu'à un moment, entre deux tronçons d'autoroute reliés par une nationale en travaux, il a pris une sortie juste pour "voir la mer" de plus près : une brillante idée et 2 ou 3 belles photos à la clé.
Tiens, à ce propos, voici le lien vers les IMAGES du jour dont les photos en question.
Le road-book mentionnait VILLAVICIOSA et Solange ne se sentait plus de voir cette ville ... Sans doute pensait-elle qu'elle recelait une innombrable série de sex-shops, ou un musée tout entier dédié à "La Chose et son Eternel Mystère" mais ... Didier avait mieux à proposer apparemment : SANTILLANA DEL MAR , un patelin marqué de deux étoiles au Guide Vert ...
La ville vicieuse, ça sera pour une autre fois et Solange ne sera sans doute pas la seule à le regretter ;-)))

On arrive à Santillana Del Mar et évidemment au lieu de se diriger sagement vers le parking "de dissuasion" qui se trouve juste à l'extérieur de la petite ville, Didier, que nous suivons comme on suit son chef, défie les lois du stationnement et entre dans la ville. On range les motos à l'ombre et en épi (ça devient une saine habitude) et un gars dans une Mercedes blanche, qui connait manifestement le français, nous baragouine qu'il vaudrait mieux quitter l'endroit car la "guardia civil" veille !!
Bon, on remonte sur nos destriers et on se dirige vers le parking ...
On visite encore une fois chacun à son rythme et chacun, avec son numérique full automatique, y va de son cadrage unique de la Collégiale "Santa Juliana" du XIIème et des ruelles qui quadrillent la ville faite de vieilles pierres qui lui donnent un caractère aussi unique que les cadrages précités ;-)))
COMPOSTELLE 2009 157_640x480Je croise François qui décide d'aller visiter le "Musée de la Torture". Je me tâte mais lorsque j'apprends que les photos sont interdites, je renonce. C'est de la rétention d'information qui ne devrait plus avoir cours de nos jours, non ?
Je me suis contenté de prendre en photos le squelette de "No Tocar" qui n'avait pas son sceptre pour l'occasion (bonjour les tintinophiles !!) et quelques images représentant l'époque de l'Inquisition ... Je ne ferai pas de commentaires là-dessus si ce n'est que la "Religion" avec un grand "R" a eu, a et aura toujours bon dos pour justifier des actes criminels des hommes avec une petite bite !
On a bien fait de changer les motos de place car au moment du rassemblement pour trouver un resto, il y avait un véhicule de la Guardia Civil pile à l'endroit où nous pensions les laisser ... Elle (la Guardia) était en train d'appeler le QG pour un "colis suspect" qui trainait là, à savoir mon blouson et mon sac de réservoir que j'avais laissés trainer le temps de lire la carte du resto d'en face !! Bernadette a failli paumer son casque aussi ...
Le resto : un truc sympa et vide avec à la carte de la petite restauration pas chère !
J'ai par exemple pris une omelette au thon, un coca et un café ...
On est reparti toujours sur des routes sans intérêt, LAREDO, CASTRO-URDIALES, MUNGIA, et on s'est englués dans GERNIKA ...
Ce nom me disait quelque chose et au moment où on m'a posé la question j'ai parlé de Napoléon et d'une raclée qu'il y aurait prise ... La Bérézina sur toute la ligne !!
Prof Didier m'a fait la leçon et peut-être a-t-il appris quelque chose aux autres également. Pour ne pas faire d'à peu près, voici ce qu'en dit "Wikipédia" la nouvelle encyclopédie mondiale et par delà : GUERNICA : Capitale religieuse historique du pays Basque espagnol, elle est particulièrement célèbre pour sa destruction, le 26 avril 1937, par les aviateurs de la légion Condor, envoyée par Hitler au secours du général Franco.
Voilà, ce fut un terrain d'essai pour que l'aviation allemande se fasse la main en quelque sorte ... No comment !
Comme je m'étais montré patient jusque là, suivant religieusement le rythme imposé sur des routes à chier, et alors qu'elles commençaient enfin à devenir intéressantes, je n'y tenais plus et me suis évadé direction LEKEITIO, ONDARROA et ... DEBA
J'y étais donc le premier : je me suis rangé, j'ai coupé le moteur et j'ai commencé à surveiller mes rétroviseurs.
Après un interminable temps d'attente ;-) j'ai regardé les panneaux et j'en ai vu un où il était indiqué "Hôtels". Il fallait prendre à gauche, passer sous une barre métallique rouge et blanche placée à 2mètres de hauteur et là on avait accès à un très grand parking : les hôtels devaient se trouver quelque part. J'ai tourné mais je n'ai pas trouvé celui qu'Henri avait réservé, le AISA KRESALA, Markiegi Kalea 6 !
COMPOSTELLE 2009 164_640x480Au moment de ressortir de là, qui je vois ? Non mais qui je vois ?? Henri suivi des autres qui entrent également dans le parking et qui me demande si j'ai trouvé !
Je dodeline dans le sens horizontal en signe de négation ...
Ils font demi-tour, ressortent et moi je reste bloqué au feu avec François. Là je demande à une charmante ibère (j'ai le don pour choisir hein ?) qui me dit que c'est bien là, un hôtel "azul ".
On rattrape les autres qui étaient déjà loin et on rapplique tous.
On range les motos en épi et on se dirige vers la réception : on nous demande nos pièces d'identité (ça doit être la seule fois qu'on nous a demandé nos pièces d'identité, vive l'Europe et les séjours non déclarés au fisc !) et on nous remet nos clés.
Je ne sais pas les autres mais perso, avec François, on n'a pas eu de chambre avec vue sur la mer mais par contre on avait une "baignoire à bulles". François l'a testée, pas moi car j'ai préféré me doucher vite fait pour rejoindre les autres au plus vite.
On a d'abord pris quelques photos extérieures puis on a pris l'apéro. J'ai été au bar et j'ai demandé s'il y avait du cidre DOUX, ce que le gars a d'abord eu du mal à comprendre et puis il m'a répondu non, seulement acide !!
On est allé au resto de l'hôtel et, si je ne me souviens plus trop ce que j'ai mangé c'est peut-être parce que j'étais trop occupé à admirer une magnifique serveuse, "toute en jambe" qui déambulait avec les plats comme si elle participait à un défilé de mode, tout en claquant des talons comme le font les danseuses de flamenco : superbe vraiment !!
On peut être sensible à la beauté sans se prendre le rouleau à tarte sur la tronche, hein Josée ??
Je me rappelle que Solange et Didier avaient pris le même plat et qu'au moment d'être servis, si le poisson était conforme, les contours étaient différents : des patates au lieu des légumes annoncés sur la carte (aubergines, poivrons, etc ...). Didier l'a fait remarquer et notre serveuse (une autre, pas fière, qui se débrouillait parfaitement en français) s'excusa, repris les assiettes et ramena les bons plats quelques secondes plus tard ...
Voilà, un petit détour par la digue pour une courte balade digestive (il faisait relativement froid me semble-t-il) et au pieu !! Encore une de faite !!
Allez, ça diminue, bientôt de retour au bercail !!

Bonne semaine !!!

17:47 Écrit par Alberto | Commentaires (2) | Tags : compostelle 2009

Commentaires

Io tan bien... Ca ne veut pas dire "Ca ne m'étonne pas" ?

Écrit par : Francois | 28/09/2009

Palabras, palabras, palabras ... Non, ça ne veut pas dire que je ne sais pas nager la brasse et que je préfère le crawl !!
Au fond si je devais un jour me retrouver seul, je n'aurais que ce que je mérite !!

Écrit par : Albertino Vé-Stromboli | 28/09/2009

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