26/09/2009

Compostelle, Jour 5, St Jacques !!

C'est la suite et la fin du compte-rendu relatif au cinquième jour de notre périple qui, dois-je vous le rappeler, avait pour but final de rejoindre Santiago de Compostela, au nord ouest de l'Espagne ...
Et justement, nous quittions St Jacques alors qu'il était déjà 18h00 et que nous avions normalement 275 kilomètres à parcourir pour regagner l'hôtel Palacio de Arias à Navia où nous avions prévu de passer une seconde nuitée ...
Vu l'heure, vu le kilométrage à parcourir et attendu que, suite à la proposition de Didier, nous nous étions entendus pour écourter le trajet du retour en restant sur la N634 plutôt que de la quitter et d'enfiler des "LU" (dont je ne connais pas la signification ...), nous avons pris la route du retour, bien fatigués après cette visite de 2 heures sous un soleil ... pas de plomb mais presque !
Et à propos de plomb justement, le ciel se plombait petit à petit et les nuages, qui essayaient pourtant de se retenir, on le voyait bien à leur forme boursoufflée ;-)), n'en purent plus et ... il plut !!
C'était une pluie qui allait crescendo et l'horizon qui s'était maintenant complètement bouché n'augurait rien de bon. A la première station service, Didier qui roulait devant, mit son cligno et nous nous mîmes (pffff, oui, comme le mime (Sophie) MARCEAU, nous mîmes Sophie MARCEAU !!! On peut continuer oui ???), nous nous mîmes, disais-je, à l'abri !!!
Nous allions !!! enfin !!! pouvoir utiliser les plastiques : il aurait en effet été dommage de s'encombrer de ces combinaisons sans jamais avoir à les utiliser, non ??
Et là, si certains furent rapide à "se plastiquer", d'autres, pourtant aidés par leur patiente et sainte épouse, n'en menaient pas large et tardaient à s'équiper ...
Didier qui sait se montrer patient quand c'est nous qui devons l'attendre, démarra !!
J'hésitai un instant qui ne dura pas et je lui emboîtai la roue suivi par Jacques & Solange alors qu'Henri et François restaient apparemment sur place.
En plus de cette pluie qui, d'après François, tombait à l'horizontale (j'ai pas fait gaffe mais il devait y avoir une légère diagonale quand même savez-vous !), un brouillard à couper à la machette nous tomba dessus.
Je m'accrochai au feu arrière de la TDM comme un naufragé à sa bouée mais malgré ça, le feu avait tendance à s'éloigner. J'envisageai même à un moment de m'arrêter tellement je n'y voyais plus rien mais où s'arrêter, là était la question !
Je pris mon courage à deux mains, me cramponnai au guidon avec les deux autres et fis un signe de croix avec la cinquième tout en me faisant violence pour me rapprocher de ce feu arrière de TDM de survie ;-))))
Finalement, et je crois l'avoir déjà souligné, ce genre de conditions "extrêmes", tout étant relatif bien évidemment je ne le vous fais pas dire donc taisez vous ;-)), ne sont pas pour me déplaire et je dois quelque part être un peu maso ou suicidaire ou les deux ...
Le brouillard s'est levé progressivement, sans se presser, ce qui nous a permis de hausser le rythme. A un moment, nous avons vu une paire de motards au loin et en revenant dessus, nous avons reconnu Henri/Bernadette et François ... qui reprirent la poudre d'escampette ! Nous nous croyions loin devant et en fait nous étions derrière eux. Peut-être est-ce dû au fait qu'ils empruntèrent l'autoroute alors qu'en ce qui nous concerne, et sauf erreur, nous ne l'avons pas fait.
J'ose espérer par ailleurs qu'ils ne nous avaient pas vu arriver plutôt que de croire qu'ils voulaient à tout prix atteindre l'hôtel avec tous les honneurs dus aux premiers arrivants ;-))
Nous sommes arrivés tous ensemble finalement et, comme d'habitude, certains se sont dépêchés pour gagner le restaurant alors que d'autres se sont complus dans leur bain !!
Au menu ce soir là, entre autre choix, il y avait du " lenguado et pour le prix pratiqué (11 € le menu je crois, entrée, plat et dessert) Didier n'en démordait pas, ça ne pouvait pas être de la sole, ni même de la sous-sole, de la "fa" en quelque sorte (ce fabuleux jeu de mot n'est à la "portée" que de quelques mélomanes avertis, hi hi hi) et à l'arrivée c'en était de la SOLE, une solette certes mais de la vraie !
Moi j'm'en foutais car je ne suis pas très poisson en général sauf les fish-sticks voyez ? et j'ai pris ... euh ... autre chose, accompagné d'un vin qui était bouchonné et que nous avons demandé à changer !
On était trop fatigués pour envisager une quelconque marche digestive et on est tous allés au pieu après la petite prière et chacun dans son lit et pas tous dans le même comme l'aurait rêvé François le partouseur ...

18:53 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : compostelle 2009

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