24/09/2009

Compostelle, Jour 4, Hôtel Palacio Arias

COMPOSTELLE 2009 093_640x480Henri a terminé son compte-rendu qu'il a mis en ligne hier ou aujourd'hui (bravo pour la police de caractères, très très lisible !!) et François l'avait fait bien avant lui.
Je vous invite à parcourir leurs sites et vous aurez déjà les mots de la fin !!
Quant à moi, je commence à me tâter sur l'intérêt d'aller plus loin dans le récit car d'une part tout est déjà dit et écrit et, d'autre part, que reste-t-il de tout cela sinon de vagues souvenirs qui risquent d'être évoqués dans le désordre et par conséquent d'être soumis à l'opprobre du lecteur attentif ;-)))
Je vais aller de l'avant mais juste :
-parce qu'en matière d'actualité motocycliste, c'est un peu le calme plat;
-parce que le moto GP est dans une nouvelle phase d'attente avant la reprise au Portugal;
et aussi, indépendamment de ce qui précède, parce que j'en ai envie, trois points d'exclamation

Donc, nous avons quitté la Casa de Frama ... Je pensais suivre le road-book pour me rappeler quelques trucs mais apparemment on ne l'a pas trop suivi. On a fait un crochet pour se retrouver au coeur de Los Picos de Europa, prononcé Loche Picoche de Europache par Jacques qui ne se sentait plus en le disant ;-)))
Bien avant d'entamer l'ascension, nous avons dépassé un petit groupe de motards qui semblaient reculer tellement on les a laissé sur place !
Arrivés à l'endroit où il était indispensable de marquer l'arrêt pour photographier la belle biche aux abois, ils nous ont rejoints.
Un groupe assez hétéroclite composé de choppers de petite cylindrée, de gros trails (Varadero) et de GT, des suisses si j'ai bonne mémoire, qui étaient accompagnés par un gars en Mini. Un détail amusant : ils avaient pratiquement tous une espèce de coussin en peau de bête sur la selle de leurs bécanes, en signe de ralliement, le club des culs velus sans doute...
On a mangé des "bocadillos" (sandwiches) dans un établissement appelé "El Balcon de Redes" : avec l'aide de Bernadette j'ai réussi à faire comprendre qu'on était 7, qu'on voulait des sandwiches et qu'on laissait au cuistot le soin de nous mitonner des trucs variés avec du jamon (jambon), du queso (fromage), des huevos (oeufs), etc ...
Purée, c'était bon et trop copieux, on a dû en laisser malgré qu'on a tout payé !!!!
On a quitté l'endroit vers 14h30' et, à l'approche d'Oviedo, le tripy à Henri a perdu la boule et la boussole ...
On s'est arrêté et après décision unanime et unilatérale, on a désigné Didier pour "nous sortir de là" !
Avec ses yeux de lynx, malgré son âge respectable et respecté d'ailleurs, il est le seul à encore pouvoir lire une carte en roulant, le tout sans l'aide d'une paire de lunettes !! Il me semble pourtant qu'il a un souci car, il y a quelque temps déjà, il a consulté un ophtalmologue ... Enfin, là n'est pas le problème !
Il nous a guidé dans le contournement mais, car il y a un mais, le road-book a de nouveau été bafoué honteusement !!
Et là, j'étais sur le point de m'insurger car il était déjà particulièrement court à l'origine (314.5 km pour rappel) mais cette "nouvelle orientation" pour ne pas parler "d'erreur" nous a privés d'une boucle de 55 km qui s'annonçaient très intéressants car bordés de vert sur toute la ligne et sur la carte Michelin !
Si j'avais eu le droit de citer - mais personne ne m'écoute c'est trop injuste n'est-ce pas Calimero ? - j'aurais proposé de revenir sur nos pas et de la faire cette boucle !!
Mais non, continuons à aller de l'avant car qui n'avance pas recule, c'est connu et reconnu !!
A 16 heures on a fait les pleins dans une station REPSOL ... La Super 95 est en dessous de l'euro en Espagne, au même prix que le gasoil routier, ce qui est économiquement justifié d'après ce que j'en sais. Après, c'est le jeu des accises et des besoins de nos gouvernements plus ou moins gloutons qui influencent les prix des carburants !
La Belgique est certainement en première ligne comme souvent quand il faut se distinguer !!!
On est arrivé à NAVIA à 17h30, bien trop tôt pour se doucher et passer à table, surtout en Espagne où les locaux prennent le repas du soir vers 22 heures !!!
Le gars de la réception parlait français et l'on n'a dès lors pas eu besoin de mes services de traducteur ad interim. Il a insisté pour qu'on gare nos motos "en épi" afin de libérer le passage pour les éventuels piétons et on s'est exécuté non sans râler pour certains ...
On a ensuite gagné nos appartements en se donnant rendez-vous vers 19 heure en bas ...
Pour une fois, nous avions du temps devant nous car, jusque là, on était arrivé tard le soir et on avait juste eu le temps de ... ne rien faire que manger et aller au pieu !
Ici, rien de tout ça : on a fait une longue marche pour atteindre les bords de l'océan, d'abord sur une jetée qui se terminait à la manière d'une proue de bateau et au bout de laquelle Bernadette et moi avons joué les "Rose et Jack" du film dont je ne vous ferai pas l'injure de vous rappeler le titre et surtout comment il se termine ;-)))
Plus loin, nous sommes "tombés" sur un bar entouré de tables et de parasol.
Au moment de commander, je ne sais pas lequel d'entre nous, s'est rappelé qu'on devait être dans une région où le cidre était "la boisson locale" qu'il fallait absolument goûter !
Le garçon est revenu avec 2 bouteilles, non étiquetées, remplies d'une boisson qui paraissait trouble, les 2 pour la somme ridicule de 6 € ...
Et de fait, après l'avoir servi avec une drôle de "pompe à cidre" dont il nous avait expliqué le fonctionnement (voir photo sur le site de François), ce cidre était vraiment ... troublant et très très acide !!
Comme souvent, après le 3 ou 4ème verre que je me suis dévoué à boire, le trouble était passé ;-)))
Le retour à l'hôtel sembla interminable à certains, peu habitués à marcher et après un détour par les pissotières pour les vessies d'oiseaux-mouches, nous avons gagné le restaurant.
Ce soir là il y avait une très longue tablée d'allemands et ... un type, seul, qui s'était planté devant la télé pour regarder le programme qu'il avait choisi de regarder sans se soucier de l'intérêt des autres !
Le menu était fait de 3 services, entrée, plat et dessert et alors que j'étais un peu éméché par "l'acidre", avec mon espagnol très approximatif à la "un, dos, tres" et pas à la "6, 4, 2" comme on dit chez nous, j'ai réussi à faire sourire et même "pouffer" une gentille serveuse qui n'en demandait pas tant car elle n'en avait pas trop eu l'occasion jusque là assurément ...
Une remarque : quand vous partez à l'étranger, faites un MINIMUM d'efforts en apprenant quelques mots usuels de la langue du pays, ça met tout de suite de meilleure humeur !!!
Sur ce conseil digne du carnet du bourlingueur, je vous salue, Marie, Joseph et tous les autres.
Allez, plus qu'un et c'est le week-end !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ah oui, pour conclure, voici le lien vers les photos du cinquième jour ...

22:37 Écrit par Alberto | Commentaires (3) | Tags : compostelle 2009

Commentaires

ne pas perdre le fil Ce sont déjà les photos du jour suivant.
Et by the way les motards suisses etaient hollandais

Écrit par : didier s | 25/09/2009

le fil rouge avec le bouton rouge ... Depuis le début du récit j'ai pris cette habitude d'anticiper les photos du jour suivant : un peu d'attention palsenbleu !!
Quand aux "suisses hollandais", ok, c'est certainement vrai, je les ai pris pour des suisses allemands ...

Écrit par : Albertino Vé-Stromboli | 25/09/2009

logique C'est d'une logique albertinesque pour ne pas dire abracadabrantesque : on mets les photos du jour suivant avec le commentaire du jour ...Je suppose que lors d'un contrôle fiscal tu donnes la compta de l'année d'avant avec les frais de l'année d'après.

Écrit par : didier s | 25/09/2009

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