21/09/2009

Compostelle, Jour 3, La Casa de Frama (suite et probablement fin !)

COMPOSTELLE 2009 068_640x480Purée comme c'est pénible !!
Je n'ai vraiment pas l'impression d'avancer !!!
Et à propos de purée, petite charentaise très courte, pas de souci !!
Samedi j'ai amené femme, soeur et bagages à l'aéroport de Zaventem pour qu'elles prennent l'avion, direction la Sicile, dont elles ne reviendront que le 30 à minuit, cachet de la poste faisant foi.
Me voilà seul, avec le gamin certes mais seul malgré tout, face aux choses de la vie !!
Déjà samedi il a fallu faire les courses et maintenant, tous les soirs, il faut penser à remplir nos estomacs autrement qu'en s'asseyant à table en remerciant le Seigneur et Josée pour ce bon repas, amen !!
Et aujourd'hui je me suis rappelé que Dame Josée m'avait dit qu'il y avait des patates dessous l'évier qui, si on n'y prenait pas garde, allaient prendre racine ...
D'où l'idée d'une bonne purée, faite maison, qui nous a bien régalés, en même temps que des aiguillettes de poulet et des petits pois que j'ai fait revenir de là-bas avec un demi oignon ! Franchement je m'épate parfois ;-)))
Bon, fermons cette courte (!!) charentaise, rassemblons nos brebis égarées et revenons-en à nos moutons ibères en tâchant de les mener à bon port !!
Nous arrivions sur Logrono et je roulais devant.
Fin d'autoroute, j'arrive sur un rond-point et 3 possibilités au moins s'offrent à moi. Je vois l'indication Logrono sur un panneau, je remets du gaz, je prends à gauche tout en tapant un oeil dans mon rétro. Evidemment, au loin, je vois arriver François qui continue tout droit. Merde, j'ai encore foiré !!
Je suis sur une espèce de bretelle ou une ceinture, c'est vous qui voyez, et je ne peux absolument pas faire demi-tour à cause d'une berne centrale.
Je prends la première sortie qui me tombe sous les roues et c'est "Logrono Este". Je me perds dans la ville : des feux tous les 50 mètres, qui durent une éternité et une marée humaine qui traverse à chaque fois ... Une chaleur pesante, un énervement qui va croissant ...
J'envisage de sortir le GPS de sa boîte au fond du top-case ... Je vois un panneau "Logrono Oeste", je me dis que si je suis entré par "l'este" je finirai par en sortir si je prends "oeste" et c'est vrai que les feux commencent à s'espacer et la marée humaine recule ;-))
Reste que si je ne m'arrête pas pour demander, je n'en sortirai pas.
Je repère un jeune couple avec une poussette, je fais un signe, coupe le moteur et baragouine quelques mots en montrant le road-book et en disant "ASSA", prochain patelin à figurer sur la liste !!
Et là j'ai droit à un flot de paroles, le mari se sentant obligé d'en rajouter après les explications de sa belle épouse et c'est tout juste si le bébé dans la poussette ne sort pas les bras pour m'indiquer les directions ;-))). Dans son explication la belle péninsulaire lâche également "Laguardia " et c'est là que je dis que j'ai des "amigos" qui m'attendent là "para comer" !!
Fort de ces informations que j'ai bien comprises, j'emprunte un joli pont qui enjambe l'Ebre et j'embraye sur la N232 direction Laguardia.
Je roule en ayant retrouvé ma sérénité habituelle et j'y arrive après une vingtaine de kilomètres.
Laguardia est un petit village médiéval perché sur un promontoire. Il faut quitter la route principale pour y accéder. Arrivé au sommet, je vois les motos des copains, rangées en épi ;-) sous le soleil. Plus de place pour la mienne, je la glisse sous un arbre et je demande à un "caballero" s'il pense que je peux la laisser là sans crainte de représailles de la part de la "guardia civil". "No problemo" qu'il me dit ou un truc du genre. Je prends mon GSM et constate que François y a laissé un message.
Ben voilà, c'est François et le reste du groupe qui a suivi. Nous sommes à Lagardia ou Laguardia je ne sais pas comment on prononce ... en haut, donc il faut aller le plus haut possible. On a garé les motos devant un très joli bâtiment et on ne sait pas trop où on va aller manger.
Là on entend Bernadette en fond sonore et François qui précise Ah oui, il est 13h20.
A ma montre il est 13h29 et je le rappelle. Bernadette vient à ma rencontre et nous arrivons ensemble au restaurant, dans une des nombreuses petites ruelles que recèle le village ...
Là encore, pour 10 € on a eu droit à un menu de très bonne facture et au moment de choisir les plats, j'ai sorti ma botte secrète, pas celle de Nevers ni celle de Lagardère mais celle de Laguardia ah ah ah : UN DICTIONNAIRE que j'avais acheté spécialement pour l'occasion !!! Il faut savoir se rendre sinon indispensable du moins utile dans ce genre de voyage et apporter son grain de sel à l'édifice comme on dit ;-)))
Didier avoua au cours du repas qu'il savait juste dire "Vamos a la playa" et ce grâce à un tube des années 80 que je vous invite à écouter en guise de digestif !!
Veuillez excuser la mauvaise qualité du son et la traduction dans la langue de Vondel !!

On est reparti repus et repartu repis vers LABASTIDA, BRINAS, SAMBRANA, MIRANDA, FONTECHA, TRESPADERNE et VALDENOCEDA ...
On s'est arrêté un peu avant 16 heures pour étancher notre soif et, je vous le donne en mille, le bistrot s'appelait "La Playa" !!
On a profité longuement de l'ombre et des "bebidas" et j'ai été interpelé par un autochtone à la voie rocailleuse du vieux fumeur invertébré, haut comme DEUX pommes, qui m'a questionné sur nos machines. J'ai fait comme j'ai pu, j'ai constaté qu'il était profondément imbibé et n'ai dès lors pas essayé d'en rajouter ;-))
J'ai compris qu'il avait compris (hein ?) que ces monstres d'aciers n'étaient pas fait pour les nains comme lui hi hi hi !!!
On a encore fait un arrêt vers 17h10 pour faire le point, un autre à 19h00 pour faire à nouveau le point et un autre encore vers 20h15 parce qu'on avait perdu Henri et Bernadette. Le tripy mérite des cours particuliers car il n'est pas toujours facile à comprendre et à appréhender apparemment : il lui faudrait sans doute un interprète à lui aussi et je pourrais me rendre sinon indispensable du mois utile ;-)))))))))))
C'est François qui, si je ne me trompe, avait joué les poissons pilotes ce jour là et j'ai autant que possible essayé de me coller à sa roue tout en gardant les distances indispensables de sécurité, car il sait exploiter au mieux les plaisirs qu'offrent les routes que nous empruntons. C'est ainsi que lorsque les belles courbes se pointent, il s'y jette avec un plaisir qui ... fait plaisir à voir !!
J'ai été un peu surpris par sa manière "d'angler" avec la Breva mais c'est apparemment dû au profil des pneus qui nécessitent d'être un peu brusqués, façon tout ou rien en quelque sorte ...
A l'approche du but, alors qu'il faisait presque nuit noire, Didier est parti devant et est passé outre le petit panneau qui indiquait La Casa de Frama. Un demi tour plus tard, nous pénétrions tous dans le parking de cette nouvelle escale.
Nous avons été accueillis par un gars hyperactif, qui ne s'exprimait qu'en espagnol et c'est là que je me suis à nouveau senti sinon indispensable du moins réellement utile ah ah ah !!!
L'endroit ne faisant pas table d'hôtes (hormis le petit-déjeuner), le "caballero" nous a indiqué un restaurant : il est passé devant avec sa voiture et nous, derrière, avec les motos. François, épuisé, a préféré sauter le repas et filer au pieu.
S'il y avait beaucoup de monde dans la partie "bar", nous étions les seuls dans la salle mais pas de souci là derrière : la "merluzza a la plancha" était succulente et le vin rioja très gouleyant. Seul le serveur semblait quelque peu tirer la tête. Ici une petite parenthèse qui vaut ce qu'elle vaut et qu'il faut prendre pour ce qu'elle est : il m'a semblé que l'espagnol du nord ne souriait qu'à bon escient si vous voyez ce que je veux dire, il ne faut pas s'attendre à ce sourire bêtement commercial qu'on peut rencontrer ... presque partout ailleurs.
Evidemment, nous avons croisé plein d'exceptions à ce qui n'est en soi déjà pas du tout une règle n'est-ce pas !!!
Bon, il me semble que je deviens de moins en moins clair non ?? La faute au "rioja" sans doute ...
Je vous donne le lien vers les photos du quatrième jour, un menu "light" cette fois comportant 314,5 kilomètres pour rejoindre NAVIA et l'hôtel PALACIO ARIAS, 11 Avenida de los Emigrantes !!

A plouche !!

20:49 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : compostelle 2009

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