13/07/2008

Le Mercantour, le huitième et dernier jour !!

MERCANTOUR 2008 124_640x480Demain, c'est une date importante !!
Quoi la fête nationale ? C'est la fête nationale en France demain ??
Ah oui ... On risque encore de voir la tête à Sarko sur toutes les chaînes de télé qui, paraît-il sont à sa solde et à sa botte ... Une seule chose : s'il est à l'origine de l'éviction de "PPDA", je dis merci ;-)))
Mais la date importante n'est pas là !!
DEMAIN ça fera UN MOIS tout juste que je suis revenu du MERCANTOUR et je n'ai PAS FINI le COMPTE-RENDU ! Vous vous rendez compte !!!
Finalement, voilà une intéressante façon de faire durer le plaisir ! Vu que ça risque fort d'être mon UNIQUE voyage (à moto) de l'année, autant qu'il n'en finisse pas non ??
J'ai presqu'envie de reporter le récit du dernier jour, accompagné du traditionnel épilogue, pour le 31/12/2008 et me mettre en veilleuse jusque là. Je m'économiserais enfin en agissant de la sorte et au prix où est l'énergie, ça serait compréhensible, non !?!?
Beethoven a bien une symphonie inachevée, pourquoi pas moi au fond, hein ??
Bon, bon, tout bien considéré, je vais aller au bout tout de suite, ça m'enlèvera un poids qui ravira ma balance quand je monterai dessus ...

Comme chaque jour on a réglé nos "gsm réveils" sur 7h30' et on n'a pas eu de mal à s'arracher du plumard. Je crois que je suis passé à la douche car la veille, pour ne pas réveiller mes acolytes, je m'étais couché dans l'état où j'étais, bien connu de l'acheteur ...
On déjeune, toujours avec le bon pain pétri par les douces mains de notre hôtesse, pain qu'on badigeonne avec les bonnes confitures mises en pot par les doigts de fée de la même hôtesse, pain beurré et "confituré" qu'on trempe (ouais, moi je fais trempette, comme les chtis) dans le bon café moulu à la main à l'aide du moulin à café, calé entre les cuisses de notre sympathique hôtesse ...
Y en a-t-il parmi vous qui ont connu cette époque où on moulait le café à la main ?? Avant qu'on invente les moulins électriques et plus tard, le café moulu, puis "l'instantané" et plus tard encore les infâmes "pastilles" ??? C'était le bon temps !!!
Bon temps ...
Bon, on termine le petit déj, on paie la note (en légère augmentation par rapport aux années précédentes, dure loi de la vie de plus en plus chère), on enfourche nos bécanes après en avoir graissé les chaînes et on dit adieu à la famille FAMY.

Le road-book, oeuvre d'Henri, prévoyait 535 kilomètres jusqu'à Couvin.
Il empruntait, pour plus de la moitié, la D996 puisqu'elle nous a menés jusqu'à Bar-sur-Aude, à distance de 284.5 kilomètres de Bourg-en-Bresse !!
Elle était certes entrecoupée par de courtes excursions sur les N78, N91 et D903, mais elle a fait l'essentiel de notre bonheur lors de cette remontée. La D996, c'est une de ces départementales françaises, pleine de charme pour sa variété : tantôt de longues lignes droites où l'on peut ouvrir en grand, tantôt de langoureuses courbes à perte de vue où l'on peut peaufiner ses trajectoires, tantôt des traversées de villages, souvent fleuris et coquets, où l'on peu profiter d'une vitesse réduite à 49 km/heure pour jeter un regard sur les éléments d'architecture qui les distinguent ... Un régal !!

On a réussi à se perdre sur la rocade qui contourne Dijon mais pour mieux se retrouver, après quelques coups de bigophones, aux alentours de midi et demi, à Leuglay où nous décidons de déjeuner-dîner, au restaurant "Les fumerons".
Nous avons pris le menu à 13 € et en plus de l'entrée (une salade mixte et copieuse), le plat principal fait de magret de canard/frites, nous avons également eu droit au fromage ET au dessert. Je pense que même le café était compris dans le tarif !! Quand je vous le dis qu'en France on mange bien pour 3x rien, ce n'est pas du pipeau !!
Dur, dur après ça de remonter sur les motos, au propre comme au figuré d'ailleurs, car on a plus de mal à se caler derrière le sac de réservoir et on a qu'une envie, celle de faire une petite sieste.
Après ça, on remonte sur la fameuse D996 et, sans doute pour ne pas s'endormir, Henri hausse le rythme, moi derrière ...
C'est la seule façon de rester concentrer : hausser le rythme ! Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Didier de Radiguès à propos de Casey STONER, qui attaque jusqu'au dernier virage pour ne pas commettre de fautes ;-)))
Pourtant, là, il avait fallu enfiler les plastiques à nouveau car la pluie, qui nous avait un peu lâché les bottes la veille, était revenue en pleine forme et ... débordante de gouttes !!!
François et les autres étaient largués : il dit qu'ils ont fait preuve d'un peu plus de prudence ... je me doute bien qu'il y a du second degré là-dessous ... et je lui rappelle l'épisode où il roulait devant au retour d'Ecosse sous une pluie de déluge et où nous avions dû nous accrocher à son feu rouge comme le noyer à sa bouée ;-)))

On continue sur Montigny-sur-Aude, Bar-sur-Aude, Brienne-le-Château, Rosnay L'Hopital et on atteint Vitry-le-François où on fait les pleins.
On continue ensuite sur Ste Menehould, Vouziers et Le Chesne où on fait les pleins ... Euh ... En fait, les machines étaient rassasiées mais pas nous !! Il nous fallait cet arrêt car depuis Leuglay et hormis l'arrêt carbu, on avait abattu 250 bornes sans aucune pause et ça commençait à faire long pour certains dont je faisais partie.
C'est à "La Charrue d'Or" que nous plantons les motos sur leurs béquilles et que nous nous installons en terrasse pour boire ... ce qui aurait pu être le dernier avant que chacun ne reprenne la route par des chemins détournés en fonction de la destination finale ...
C'est là que TOUS ont attiré mon attention sur la tension de ma chaîne, si on pouvait encore parler de tension car elle pendait misérablement telle une corde à linges trop chargée. Mon avis de béotien tendant à dire qu'il suffisait de la retendre n'était pas l'avis des autres qui estimaient qu'elle était foutue et qu'il fallait envisager le changement du kit pignon-chaîne !!! Mais, "bord de mer", il n'a que 13000 kilomètres m'écriai-je !! Ce n'est pas possible !!!
J'ai essayé de retendre la chaîne l'autre jour et apparemment il y a un mieux mais, pour en avoir la cornette comme disait la religieuse, je vais devoir passer chez mon cher concessionnaire !!

Finalement et comme le dit François, la bonne surprise fut que nous décidâmes de pousser TOUS ENSEMBLE, TOUS ENSEMBLE, jusqu'à Couvin pour nous régaler d'une BONNE GRASSE FRITE comme on dit chez nous.
C'est vrai que c'est la meilleure façon de terminer un voyage. Plus d'une fois, lors de voyages précédents, nous nous sommes séparés en cours de route, au détour d'un rond-point où les uns partaient vers l'ouest, les autres vers le centre et les autres encore vers l'est ...
Cette fois, rien de tout ça, on s'est retrouvé autour de deux ou trois tables rondes, on a fait le "debriefing" et on s'est régalés de frites, qui avec de l'américain (steak tartare en France), qui avec des boulettes sauce tomate, le tout arrosé par une bonne bière de chez nous, pays de la bière par excellence !!!
Finalement ça me fait penser à ce tableau final dans toutes les BD's d'Astérix et Obélix, où on voit tous les villageois réunis pour faire la fête autour de troupeaux de sangliers grillés et de cervoise :-)))

Pour prolonger le plaisir et plutôt que d'enfiler cette sempiternelle N5, j'ai suivi Henri et François, et suis revenu par la route des Barrages.

Arrivé à la maison, il n'y avait personne : madame était de sortie avec des copines et le fiston était parti faire un bowling avec sa soeur, des copines et des copains communs ...
Comme d'hab et pour faire d'une pierre deux coups, je me suis glissé dans la machine à laver avec tous mes frusques, une dernière façon d'essorer la poignée uh uh uh ...

La journée fut ponctuée par un échange d'e-mails pour signaler l'arrivée de chacun à bon port, une saine habitude depuis que nous roulons ensemble et après un aussi long voyage.

FIN

20:47 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : mercantour 2008

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