12/07/2008

Le Mercantour, le septième jour ...

MERCANTOUR 2008 104_640x480J'ai tellement envie d'être quitte avec ce compte-rendu que, malgré une heure très avancée et un esprit qui commence tout doucement à décliner toute responsabilité, je me mets sur la grille de départ de cette septième étape.
Je vous préviens, je vais m'inspirer fortement du c-r de François, merci d'avance à lui, qui profite actuellement d'un repos bien mérité en Bretagne avec sa douce compagne.
Le road-book du retour, confectionné par les bons soins d'Henri, prévoyait 380 kilomètres et nous ramenait à Viriat, au Moulin de Champagne.
Comme le dit François, il empruntait le "chemin des écoliers" et dans "écoliers" il y a le mot"col" et de fait, après un passage à la pompe de Chorges (29,25 € de super nectar), une N94 jusqu'à Briançon et une D1091, nous sommes arrivés au pied du col du Lautaret (2058m), suivi comme son ombre, via la D902, par le col mythique du Galibier (2646m).
Contrairement à François je n'ai pas pu enfiler les gants d'hiver car je les avais oubliés, à l'aller, au Moulin de Champagne !!
Là haut il faisait un froid de canard laqué, la température devait osciller entre 2 et 2.5°C et les panneaux routiers étaient givrés : vu qu'on était sept, j'aurais pu titrer "Blanche neige (éternelle) et les 7 nains" même si, quand on fait les comptes, il n'y a que deux nains dans le groupe ;-)))
Comme d'hab, François est reparti aussi vite qu'il était venu pendant que nous profitions de cette douce fraîcheur estivale, ah ah ah !!
Nous sommes redescendus (aaaahhhh, ces descentes, le pied !) jusque Valloire et nous sommes arrêtés pour boire un petit ... remontant à la terrasse d'un café : 1000 mètres plus bas, les températures étaient mille fois plus supportables !
J'ai acheté deux paquets de clopes pour la route (pââââââs bien !) et, si je ne m'abuse, j'ai également fait "le plein de liquide" dans un guichet bancaire pour payer la chambre d'hôte à Viriat, seul modalité de paiement possible : en quelque sorte ... un ... "à valoir" à Valloire, pfffff
Après le petit remontant on a continué sur la D902 et franchi le col du Télégraphe avant de plonger, tête baissée, vers Saint-Michel et Saint-Jean-de-Maurienne.
Huit bornes plus tard nous arrivions à La Chambre où nous avons nos habitudes. En effet, nous transitons souvent par là lorsque nous redescendons du Col de la Madeleine, ce col que nous avons fait maintes et maintes fois lorsque nous séjournons à N-D de Briançon à l'Hôtel du Capricorne.
Si le gérant du petit "Casino" était prêt à ouvrir son magasin juste pour nous, il n'en était pas de même de la boulangerie toute proche, fermée à cette heure avancée du début d'après-midi.
Telles des sauterelles nous nous sommes rabattus sur une sandwicherie mais le type nous refoula (gentiment) parce qu'il ne lui restait pas assez de pain et de charcuterie pour assouvir notre faim grandissante.
La mort dans l'âme et l'estomac dans les talons, nous avons continué notre route jusque Aiguebelle (24 kilomètres plus loin) où nous avons jeté nos bécanes sur le bas côté pour nous précipiter à l'Hôtel Restaurant de la Poste où quelques tables étaient libres en terrasse !!
Henri a commandé un sandwich, tous les autres une "salade".
Comme le dit François, à juste titre, elle était bien maigre cette salade, on cherchait le jambon, le fromage, les tomates et les croutons sous ... son unique feuille ;-))
On est tellement resté sur notre faim que nous avons mendié (Didier s'en est chargé en digne chef de tribu) quelques frites à une table voisine : la demoiselle - grande, brune, élancée, avec d'immenses anneaux aux oreilles qu'on aurait dit des perchoirs pour perroquets - accompagnée par 2 ou 3 types hilares s'est levée et nous a carrément déposé un saladier rempli de ces précieuses patates croustillantes à l'extérieur et fondantes à l'intérieur, qui sont venues bien à point pour remplir le petit creux qui n'avait pas quitté certains estomacs ...
Jacques leur a raconté une bonne blague belge, bien grasse au sujet de cette soi-disant inclinaison qu'auraient "vos voisins du noooooooord" pour cette pomme-de-terre trempée dans de l'huile bouillante ... Je vous la raconterai peut-être plus tard : elle commence par "Il était une fois, un belge, une fois, qui ..."

00:56 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : mercantour 2008

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