08/07/2008

Mercantour, sixième jour ! (Iere partie)

MERCANTOUR 2008 091_640x480Avant d'entamer le compte-rendu du sixième jour, une petite charentaise ...
Ben oui, une charentaise de plus car ... au fond ... ce voyage n'est-il pas ... lui même ... une parenthèse dans la vie d'un motard ? La Vie ... n'est-elle pas elle même, entre guillemets, une parenthèse ?? Car enfin, qu'est-on sur cette terre ??? Que reste-t-il de notre passage APRES qu'on l'ait vécue ????
Hein ?????
Hein ??????
Ouais, bon, je constate que cela ne vous intéresse pas !
Alors, cette parenthèse que j'ouvrais en début de paragraphe ? Oui, c'était juste pour dire qu'entre les jours, il y avait les nuits. Et bien, il faut savoir que je n'ai jamais véritablement BIEN dormi. Etait-ce le fait d'aller au lit bien trop tôt par rapport à mes habitudes ?
Etait-ce le fait que les petits et froids sabots petons de ma gazelle me manquaient ??
Etait-ce le fait qu'on buvait du vin le soir, juste avant d'aller au lit ??? Je ne supporte pas trop bien le vin, ça me file des aigreurs ... j'ai d'ailleurs bu quelques Alka Seltzer le soir.
En général, je me levais vers 5heures du matin pour un petit tour dans la salle-de-bain et puis, vers 7 heures j'étais systématiquement réveillé par des bêlements et des beuglements qui n'en finissaient pas : sans doute y avait-il des troupeaux qui attendaient la traite à "2 pis air carré" de l'hôtellerie ...
Bon, le sixième jour disions-nous ...
Déjeuner à huit heures et départ vers 9 heures comme d'hab.
Nous avions rendez-vous avec Henri & Bernadette à la station de Chorges : un plein plus tard (à 23.80 €) et nous prenions la N94 vers Savines-le-Lac ... Droite sur la D7, Pontis, "Les Demoiselles coiffées", le col de Pontis, descente tout en lacets vers Ubaye, la D954 puis la D900, Le Lauzet-Ubaye, Chaudon, Les Thuiles, Barcelonette et Jausiers.
Là on est à +/- 1402 mètres d'altitude, ensuite tribord toute, direction La Bonette, la Bonette, la Bonette qui culmine, pour rappel, à 2.800 mètres et des poussières, des gravillons et des neiges éternelles ...
Je suivais Jacques (et Solange par la force des choses) qui occupait toute la route. Ouais, petite parenthèse encore !
Je constate qu'au sortir de lacets serrés, mes amis (sauf François je crois) ont tendance à trop élargir leur virage et se retrouvent souvent ainsi à gauche de la route ... ce qui en soi n'est pas dangereux si rien n'arrive dans l'autre sens ...
Moi, je n'aime pas du tout les montées et les lacets serrés - je mets le plus souvent possible des mocassins, ça contourne le problème - mais j'ai ma petite technique qui vaut ce qu'elle vaut et qui n'est probablement pas très bonne pour la Mécanique avec un grand "M" : je freine de l'arrière pour resserrer la trajectoire tout en donnant du gaaaaazzzzz pour me relancer, et ça fonctionne !!
Dès que je trouve l'ouverture, je dépasse Jacques et me lance à l'assaut de la Bonette, la Bonette, la Bonette.
Et là, après quelques virages négociés "à peu près", je ne sais pas ce qui se passe mais j'ai, comment dire, UN COUP DE MOU !
RAS LE BOL de tous ces lacets ! Ras le bol de ces bruits mécaniques !!
Je vois François qui fond sur moi tel Buzz l'Eclair, d'un geste large je lui fais comprendre qu'il peut passer et il disparait comme il est apparu !
Je roule au pas, j'écoute le cri des marmottes, je voudrais être à pied au milieu de cette nature sans l'agresser avec mes pétarades ...
Je me fais doubler par tout le monde et les laisse filer ...
Qu'est-ce qui m'arrive ? C'est grave doc ??
Bon, c'est aussi le sixième jour de moto et probablement que mon pauvre petit organisme commence à fatiguer ...

Le sommet atteint (comme la tarte du même nom ?), on retrouve la neige, on se lance à nouveau des boules et on entame la descente, chacun à son rythme, François étant disparu depuis longtemps ;-)))
Je retrouve la forme, c'est tellement plus "fluide" de descendre, tellement plus naturel, suffit de se laisser aller ...
Arrivé en bas, je ne sais pas trop où je dois aller. Pour certains c'est toujours évident, pour moi, RIEN n'est évident ... Je rebrousse chemin et, ce faisant, je croise Henri & Bernadette. Je fais demi-tour et leur emboîte sagement la roue.
On arrive à Isola où François nous attend sur un banc. Il avait tellement d'avance qu'il a eu le temps de tester tous les restos de l'endroit pour finalement nous choisir le meilleur ;-). Arrivent ensuite Didier, Jacques et Solange, nous investissons le village, garons nos brêles sur ce qui devait être la terrasse du restaurant (non installée pour cause de mauvais temps) et entrons dans la pizzeria.
Première question : avez-vous des pizzas ? Le garçon, interloqué, nous questionne des yeux. On lui explique l'épisode de St-Sauveur 3 jours plus tôt (voir compte-rendu du troisième jour n'est-ce pas !!).
Rassurés, nous passons notre commande et commençons déjà à nous frotter les mains !!!
Petit détail aussi : les "filles", entendez Bernadette et Solange, prenaient quasi systématiquement du pinard alors que nous devions nous contenter de coca, bières non alcoolisées, voire de l'eau de cruche "Château La Pompe" ... De vraies jouisseuses ces gonzesses :-)))
Il y avait là un ancien routier, sympa, qui connaissait bien la Belgique pour l'avoir traversée de part en part, et qui nous a confirmé tout le bien que ... nous pensions de nous-mêmes ;-))
Ca discutait ferme aussi question Euro 2008, chacun ayant la solution pour que l'équipe de France devienne championne ...
Nous avons attendu que les éléments se calment (je ne parle pas des gusses dans le restaurant-bar mais du déluge qu'il y avait à l'extérieur) et on est reparti par la D2205 et par les Gorges de Valabres jusqu'à Saint-Sauveur-sur-Tinée ...
Voilà qui termine la première partie de ce compte-rendu du jour, la suite sur votre petit écran incessamment ...

21:30 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : mercantour 2008

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