30/06/2008

MERCANTOUR : le Queyras, cinquième jour ...

MERCANTOUR 2008 058_640x480Tiens, on prononce le "S" final de Queyras ou passe ??
Ouaisse, détail me direz-vous !
En tout casse, pour ce qui est de "Laus", on a appriss qu'il ne se prononçait passe ...
C'est comme le "T" du viaduc de Garabit en Auvergne, il ne se prononçait pas non plus, hein les gars ? Pas de "Gare à bite !" qui tienne même si vous en avez remis une couche semble-t-il d'après le compte-rendu de François :-))

Bon, bon ... ça part fort, on n'est pas au bout d'nos peines !
Donc, je disais ... pas plus tard qu'hier que le r-b confectionné par Jacques nous menait, ce jour là, dans le Queyras, le Queyras "seul" et pas le Queyras "nord" finalement.
Jacques avait prévenu que le tracé était "en arêtes de poissons", et comme je le regardais avec des yeux de merlan frit ;-), il expliqua que certains "spots" à voir faisaient l'objet d'un aller/retour dans la mesure où les routes qui y menaient se terminaient en ... queue de poisson, obligeant à revenir sur nos roues. Voilà un langage imagé qui a le mérite d'être clair, donc, cette fois, nous allions devoir rompre avec une de nos devises "jamais demi-tour !".
Après les pleins à Chorges, on continue sur la N94 pendant 10 bornes, on prend à gauche la D64(14) jusque Puy Sanière, puis la D9 blanche et Embrun, puis la D994d qui longe la Durance jusqu'à St-Clément-sur-Durance, un nouveau bout de N94 jusque Mont Dauphin. On emboîte ensuite à droite la D902a, poursuit jusqu'à Guillestre et on s'arrête quelque part pour tirer les premières photos ...
Comme d'hab, Didier et moi sommes un peu à la traîne pour redémarrer : que voulez-vous, on aime rouler mais quand on s'arrête, on aime ... euh ... s'arrêter et prendre son temps, c'est pas compliqué à comprendre ça, non ??
"Les autres" repartent, Didier repart un peu plus tard et moi j'écrase mon mégot, enfile le casque et les gants élégants et quitte les lieux à mon tour ...
La D902 est une de ces "D" qui mérite qu'on lui fasse honneur, elle vous prie "d'angler" si vous voyez ce que je veux dire et ... je ne m'en prive pas, en accélérant même de plus en plus le rythme car ... je n'arrive pas à rejoindre ce diable de Didier.
Dans ces cas là on se pose vite, très vite d'ailleurs, des questions : mais où est-il passé et ... où sont passés les autres ?? Je relâche la poignée d'amour ;-) et je m'arrête.
Je me rappelle avoir hésité car quelques bornes plus tôt, il y avait bien une bifurcation vers "Ceillac" et, avec le bol que j'ai, tu vas voir qu'il fallait suivre ce "Ceillac" là !
Je fais demi-tour (ouais, pâââââs bien, je sais), j'arrive à l'embranchement mais ... comment dire ... je ne suis pas convaincu qu'ils aient pris par là, Didier et/ou les autres m'y auraient attendu ...
Je refais demi-tour (passionnant n'est-il pas) et j'ouvre encore plus grand pour honorer la D902 jusqu'au moment où je ... tombe sur Didier, arrêté au bord de la route et en plein décryptage de carte !!
Bon, bon ... tout n'est pas perdou Albertino !
Je tape un oeil au dessus de son épaule ;-) et nous convenons, comme l'indiquait d'ailleurs le road--book, de revenir sur Ceillac pour monter sur la D60 (pas la D440 Jacques, la D440 n'existe plus depuis belle burette semble-t-il !) et nous diriger vers La Raille, pour voir la cascade de la Pisse (ça ne s'invente pas) , le Pied-du-Mélezet et la cime du même nom.
Didier questionne un autochtone et ... on ne voit personne !
Voilà ce qui arrive quand on ne suit pas religieusement les road-books qu'on distribue et qu'on n'attend pas les copains.
Quelques coups croisés de bigophones plus tard, on décide de se retrouver à Château Queyras.
Tiens, il fait beau ! On décide à l'unanimité de pique-niquer. On dévalise l'épicerie du coin : des sandwiches au jambon, au fromage, au saucisson, des fruits, des cannettes, du chocolat et ... une tarte aux myrtilles, très importante la tarte aux myrtilles pour la suite de l'histoire, demandez à François ce qu'il en pense !!!
L'objectif était d'aller se faire voir au Grand Belvédère. On poursuit donc sur la D947 jusqu'à Aiguilles puis Abries, on pique à droite, on nique à gauche toujours sur la D947, Ménélas, tragédie, elle est barrée !
Et un demi-tour de plus, un !
On revient aux "Abries" et on prend la D441, Ménélas, elle est barrée également et là, le "PPDA" dont je vous parlais l'autre jour, prend le dessus : Jacques & Solange, Didier et moi, faisons fi de cette gnègnème interdiction et, d'un geste souple du guidon, contourneau le pannon et vice-versa.
La route est praticable, même si bien couverte de gravillons et d'ornières formées par des pelleteuses en action ...
Didier Le Bon, fait demi-tour (encore !!!!!!!!) pour avertir les compagnons, tombés dans le panneau, qu'il serait de bon ton de nous rejoindre de l'autre côté : RIEN A FAIRE, les lurons tiennent bon et ne changent pas d'opinion (le kit opinion-chaîne est en promo chez Aldi en ce moment, profitez-en !)
Didier revient bredouille et nous continuons à grimper ... Ménélas, encore lui, un nouveau panneau vient nous barrer la route. Là, on s'arrête, on tergiverse, on regarde en contrebas et on repère une ancienne chapelle entourée d'une belle verdure : voilà ce qu'il nous faut. Nous redescendons, déballons les victuailles, nous asseyons à même le gazon et ... bouffons !!
C'est vraiment le pied ces piques-niques ! En plus je n'aurai pas amené mes "outils" pour rien : un concentré de couverts, façon couteau suisse, que j'avais acheté au Relais du Motard il y a quelques années ...
On profite un peu du soleil, allongés dans l'herbe, mais toutes les bonnes choses ayant une fin, on fait son petit rot et on repart pour retrouver nos acolytes ...
Le truc c'est que pendant qu'on se prélassait, la DDE, elle, n'avait pas chômé. Les pelleteuses avaient repris leur travail de sape et au moment de croiser nos fers, une énorme machine était en train de niveler le terrain, laissant sur ses flancs d'importantes ornières. Didier et moi, sur nos trop hautes machines, n'en menions pas large. Bon, en ce qui me concerne, pas trop de souci : petit tronc, idées courtes mais longues jambes, je faisais des pointes et j'avançais, péniblement mais j'avançais ... Didier lui, un peu plus court sur pattes et pour éviter de se faire ensevelir par les remblais que formait la Machine, a dû dare dare descendre de moto et terminer à pied, obligeant même Solange à courir devant lui ... Aaaahhh, PPDA !!

On arrive finalement à Abries où l'on retrouve les autres et on s'abrite à la terrasse d'un café, la pluie ayant refait son apparition, ben tiens, j'vais m'gêner !!
Je suis assis entre deux chaises, une partie au sec et l'autre sous eau. J'en profite pour un peu allonger mon café, (j'en voulais un grand !), les gouttes qui tombent dans la tasse provoquant des "spits" comme on dit chez nous, salopant la table et mon pantalon goretex ... Ouais, je sais, c'est dégueulasse mais ça en a fait rire l'un ou l'autre, de quoi remplir mon contrat de "clown de service" :-)

Le groupe repart donc au complet, revient sur Château Queyras, remonte sur la D902 dans le but de s'offrir le scalp de l'Izoard ...

Mais voilà une autre histoard que je vous raconterai plus toard, le texte du jour étant déjà bien trop long, je dois le concevoard !!!
Au revoard !!

21:36 Écrit par Alberto | Commentaires (5) | Tags : mercantour 2008

Commentaires

bonjour j'ai pris plaisir à (un peu) parcourir ce blog. Ce doit certainement être à cause de mes vieux yeux, mais j'érouve quelques difficultés avec la police, non pas ceux là :)

Écrit par : philippe | 01/07/2008

Cairas En occitan Cairas et les occitans prononcent les "s" finaux. Mais : "Noter que le mot Queyras se prononce localement bien "à la française", c'est à dire avec le "s" final muet, contrairement à l'habitude de nombreux visiteurs méridionaux de la plaine qui souvent prononcent le "s" final "

Écrit par : didier s | 01/07/2008

Elle pisse et fait caca ... Cher Philippe, n'hésitez pas à parcourir plus "qu'un peu" ce blog : il en vaut le détour ;-) Quant à la police, j'ai remarqué que sur certains autres PC's et avec Internet Explorer plutôt que FIREFOX, les caractères étaient différents : mystères de l'informatique ??
Cher Didier "S", tu m'étonneras toujours : je vais t'appeler Mr Cyclopède, comme dans les gags de Pierre Desproges !
Pour ce qui est du titre, tu sais me rappeler la phrase en grec et sa traduction ??

Écrit par : Albertino ROSSI | 02/07/2008

Chez les Grecs je viens de trouver ceci :
« Où qu’est la bonne Pauline ? A la gare, elle pisse et fait caca » tout ça pour dire : « Ils ne prirent pas la ville, car ils n’avaient pas l’espoir de la prendre »
En alphabet grec, ça donne ??

Écrit par : Albertino ROSSI | 02/07/2008

en grec Je n'ai pas de clavier grec, mais en majuscules grecques cela donne ceci :
OUK ELABON POLIN; ALLA GAR ELPIS EFH KAKA
(F pour PHI, H pour êta, le P pour Pi, le G pour Gamma)

Écrit par : didier s | 02/07/2008

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