28/04/2008

Le truc ...

... c'est que s'il me pardonne, je ne me pardonnerai jamais d'être parti s'il devait lui arriver quelque chose pendant mon absence ... Tout ça pour aller m'éclater avec les potes !
Il y a des choix à faire dans la vie et finalement, sait-on jamais si on a fait les bons ??
Aujourd'hui il n'en pouvait plus et son "si je meurs" s'est transformé en un lancinant "Je vais mourir", au point que, après avoir essayé en vain de joindre son médecin traitant, d'en appeler deux autres, recommandés par ma cousine, tous deux trop occupés pour intervenir rapidement, nous avons appelé le service "100". Une ambulance est arrivée dans le quart d'heure pour l'emmener à l'hôpital.
Le matin, vu son état, je m'étais rendu seul chez le pneumologue pour m'entendre dire qu'il avait rarement vu des poumons dans un tel état et qu'en plus du "reste", il avait une embolie. L'après-midi à l'hôpital, on nous en a remis une couche en estimant que son état était ... préoccupant.
Nous qui pensions qu'il était au bout du rouleau parce qu'il s'était occupé à 150 % de ma mère, nous n'avons rien vu venir.
Et là, alors qu'on aurait pu espérer vivre quelques années de paix et de sérénité avec un père enfin un peu plus disponible, tout est balayé ...

Pardonnez-moi si j'écris tout ça, ce n'est pas pour faire du sensationnalisme ou du misérabilisme, c'est juste pour pouvoir exorciser cette peine qui me ronge ...

21:31 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

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