22/12/2007

Dur dur d'être motard ...

20071216 Le roulé de Noël 008_640x480Et oui, je terminais le billet d'hier en disant que nous étions des purs, des durs et des "tatovés", mais c'est parfois plus dur dur que pur pur n'est-ce pas n'est-ce pas !!
Nous nous sommes donc arrachés de chez Henri (rappelez-vous, il tapa des mains sur la table vers 11H45' pour nous exhorter à quitter son hospitalier autant que chaleureux logis), nous sommes ensuite dirigés vers nos fidèles compagnes à deux roues qui, je l'ai bien remarqué en arrivant sur elles, se turent instantanément, sans doute cassaient-elles du sucre sur le dos sclérosé de leurs ... hum ... fringants cavaliers ! (Alors ? c'est pas de la qualité dans le récit ça ? on croirait une "chanson de geste" pour ceux qui connaissent Roland et son orchestre ! )

Nous avons pris la route d'assaut et de Beaumont en évitant les trop petits axes, sans doute de crainte de trouver des routes trop piégeuses, Henri devant, son pot dégageant un panache blanc, Didier en seconde position, moi en troisième et, fermant la marche, François.
Et là, en un mot comme en cent, tout est revenu : le plaisir de rouler, de se pencher discrètement dans les virages, d'ouvrir la poignée de gaz, de tirer sur la manette de freins, de mettre le cligno à droite ou à gauche suivant la direction choisie par Henri, de mettre la main gauche en visière pour ne pas être ébloui par un soleil éclatant mais ... situé extrêmement bas (plus bas encore que le centre de gravité d'un flat-twin BMW), de savoir qu'à l'étape on se retrouvera ENSEMBLE autour d'un bon repas chaud ...
Nous avons roulé ainsi, oh, pas plus de 70 kilomètres, distance qui nous séparait du point de chute fixé au restaurant "L'Eau Blanche" à Lompret ... Alors que mes amis investissaient les lieux, je suis resté dehors à faire quelques photos : la lumière était belle, le froid et le soleil exacerbant les couleurs ...
Un pipi plus tard je les rejoignais pour m'entendre dire que Henri offrait l'apéro, encore une bonne idée, de celles que je n'ai malheureusement pas souvent ... C'est tout simplement parce que je n'y pense pas spontanément et non pas parce que je suis ... économe : ma générosité est ailleurs ;-))
Comme François j'ai commandé une omelette "mixte", faite d'oeufs coque et de poule sans doute ;-), en réalité "jambon/fromage", Henri prenait un steak au poivre et Didier une truite meunière, un saladier de frites posé au centre de la table faisant office d'accompagnement. Les mets étaient bons, le service chaleureux, la belle Nora nous accueillant avec son large sourire et ses formes sculpturales.
Certains nous auront considérés comme courageux, d'autres comme totalement fous de courir les routes par ce temps là : sans doute y avait-il un peu des deux ...
Mes acolytes se sont encore laissés tenter par de plantureux desserts, jugez plutôt : une dame blanche pour Henri et un "banana split" pour Didier et François (chacun bien entendu !). On se serait cru à la terrasse d'un bistrot en plein mois d'août : c'est finalement vrai qu'ils sont fous ces belges !! Moi je me suis contenté d'un café serré qui venait bien plus à propos avant d'affronter à nouveau les rigueurs d'un hiver précoce !
L'étape suivante consistait à aller faire un petit coucou à Bernadette qui tenait un stand au marché de Noël du château de Leers et Fosteau.
Cette fois c'est moi qui fermais la marche (en roulant bien sûr, on n'était pas à l'ADEPS) et j'ai vu François se jeter quelques fois dans les virages avec un plaisir que je devinais sous son casque : et oui, c'est ça la moto, on se fait plaisir avant tout !!
On est arrivé au château, on s'est frayé un chemin parmi les innombrables voitures qui piaffaient dans les embouteillages pour trouver quelques mètres carrés de parking. C'est ça aussi la moto, on se gare dans un mouchoir de poche , et une fois qu'on est garé ... on peut encore se moucher dedans. C'est bien pratique quand on a la goutte au nez, snurfffffff.
Nous sommes allés jusqu'au stand et, déguisés en Pères Noël, nous avons volé la caisse qui contenait les modestes recettes engrangées jusque là pour des bonnes oeuvres sociales et, regagnant nos diaboliques machines, avons quitté les lieux dans un boucan d'enfer, ah ah ah aaaahhhh !! Quand on vous le disait que les pères Noël étaient des ordures !!
Mais non, rien de tout cela bien entendu !
Nous avons circulé, il y avait tant à voir, dans les allées bondées : la magie de Noël était bien présente avec son cortège de décorations de plus ou moins bon goût, de couleurs plus ou moins flashy, de senteurs plus ou moins gastronomiques, de lumières plus ou moins clignotantes, la totale quoi ! Après un bisou à Bernadette qui se gelait les ... hum ... miches depuis 9H00 du matin, je me suis offert un chocolat chaud et j'ai craqué pour un petit Père Noël attaché à une ventouse par un bout de ficelle. En fait, on va dire que c'était pour ne pas revenir les mains vides et faire un petit geste humanitaire ...
Je l'ai collé sur la vitre latérale arrière de ma Testa Corsa en fête !
Bon, il fallait envisager le retour pour ne pas se faire surprendre par la tombée de la nuit.
Henri nous salua en disant qu'il connaissait un petit chemin de terre qui le ramènerait plus rapidement à la maison et il partit.
François nous quitta également mais je n'ai pas vu par quel chemin.
Restaient Didier et moi : nous sommes toujours les derniers à être prêts, je ne sais pas trop pourquoi, sans doute aimons-nous prendre notre temps pour bien assurer notre tenue, vérifier que tous les boutons soient bien fermés, que les tours de cou soient bien relevés pour garantir une parfaite étanchéité, que les gants soient bien ajustés pour éviter des bourrelets dans les doigts. Tiens, à propos de gants, mon seul souci lors de cette virée fut le froid aux mains. Apparemment, les gants "Lobsters" (qui signifie "homards" en français) seraient tip top pour parer le froid : Didier l'a confirmé sachant toutefois qu'il avait une fine paire de gants en laine par dessous. Le fait de rassembler les doigts ... euh ... deux par trois ... fait en sorte qu'ils se réchauffent mutuellement, comprenez ?
Nous pensions revenir par le chemin que nous avions fait à l'aller mais il était en sens interdit.
Nous nous sommes dès lors risqués vers un chemin de terre,
ce qui donna un petit goût d'aventure supplémentaire
à cette plus que probable der des der !
Arrivés sur le R3 nous nous saluèrent ;-)
Et chacun de son côté partèrent ;-))

22:32 Écrit par Alberto | Commentaires (2)

Commentaires

compléments Bon rapport de balade . On aurait pu s'attendre à "terrain gelé, match remis", mais on en a pour son argent. Nez en moins :
- equipez vous convenablement pour le froid (4 couches, sous-gants en soie, gants lobster, cagoule) et vous pourrez faire 250 km comme moi sans problème.
- accrochez vous à Henri, vous aurez l'occasion de voir des sangliers : il y en a un qui a traversé 20 m. devant Obélix le bien nommé.
Joyeux Noël (c'est moi qui fait le dîner)

Écrit par : didier s | 23/12/2007

Popote intérieure ... Je suppose que tu fais du "lobster", mon gant à couper ;-)
Depuis le temps qu'on en entend parler, tu pourrais nous en envoyer une belle photo, de quoi nous faire saliver !

Écrit par : Albertino ROSSI | 24/12/2007

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