23/08/2007

La fin du voyage ...

SkynetA294D50820072227486Voilà une expression bien tristounette qui s'emploie parfois poétiquement pour évoquer la Grande Faucheuse ...
Oufti, ça part fort !!
Un brin déprimé l'Albertino ?
Ben, c'est assez dire que ... j'ai reçu des nouvelles d'outre-tombe concernant mon défunt PC.
Il va falloir attendre mercredi prochain pour étrenner une toute nouvelle machine, il faudra dès lors composer sans cette fenêtre ouverte sur le Monde pendant une semaine entière, d'où les propos funestes ;-)
Cela dit, quand on voit comment tourne ce pauvre monde ...

En attendant je continue d'alimenter le blog par le biais de la bonne vieille machine qui sommeillait presque au fond du grenier, aidé par un bon vieux WORD 2000 : c'est dans les vieilles casseroles qu'on fait les meilleures soupes paraît-il, non ?
Voilà qui devrait être de bonne augure pour la suite du compte-rendu ;-))

La fin du voyage ...
En effet, nous touchons presque au but et à propos de but, c'est justement du BALLON dont je vous entretenais dans le dernier message : c'est sûr, ce soir je le mets au fond des filets !!
On descend le BALLON (alors qu'en football, le but si je puis dire c'est de lui faire "remonter" le terrain jusqu'au but adverse, vous suivez toujours ou vous êtes sur la touche ?), BALLON qui culmine à 1250 mètres tout de même, par la D465 jusqu'à SAINT-MAURICE-SUR-MOSELLE, Moselle que l'on suit jusqu'à LE THILLOT.
On emprunte ensuite la D486 qui longe la Forêt du Géhant (Shrhehkh ne devait pas être bien loin) en direction de LA BRESSE, puis tout droit sur les D34 et D34C jusqu'au Col des Feignes, la D23 et PLAINFAING par le Col du Louchbach (don't look back !!), enfin FRAIZE où nous ramenons les nôtres !

Je viens de me rappeler que j'avais signalé le Col de la Faucille comme étant le dernier de notre voyage : j'étais une fois de plus très loin de la vérité, mais qu'est-ce donc que la vérité sinon un autre mensonge déguisé, mmmhhh ?? Je vous laisse cogiter là-dessus pendant que je vais me remplir une gnègnème tasse de café pour être sûr de ne pas bien dormir ...

Nous quittons FRAIZE par la D23 qui serpente le long de la rivière "Morte", (non, elle ne se jette pas dans la mer du même nom !) et atteignons SAALES et son col (554m).
Nous longeons ensuite la "Bruche" jusqu'à SCHIRMECK (Cheers, mecs !) par la N420 et enfilons à gauche la jaune et verte D392 qui, par WACKENBACH nous transporte d'aise jusqu'au sommet du Col du Donon situé à 718 mètres d'altitude.

Arrêt déjeuner !
On sort les pique-niques que nous avions achetés au matin.
Si je ne m'abuse nous nous étions arrêtés vers midi dans une petite boutique qui ne payait pas trop de mine mais les sandwiches qui nous furent préparés avec une tranche de jambon qui faisait bien 200 grammes étaient délicieux et nous les avons avalés à l'ombre d'un muret qui courait autour du monument érigé là pour commémorer ... euh ... un évènement qui ... euh ... devait mériter qu'on le "commémora" (non ce n'est pas un lac dans l'ouest de l'Irlande pffffff ...)

Terre brûlée au vent
Des landes de pierre,
Autour des lacs,
C'est pour les vivants
Un peu d'enfer,
Le Connemara.

Des nuages noirs
Qui viennent du nord
Colorent la terre,
Les lacs, les rivières :
C'est le décor
Du Connemara.

Une magnifique GUZZI V7 sport 1973 modifiée 1999 était béquillée sur le parking des lieux. Didier, heureux possesseur de ce modèle dans sa folle jeunesse, ne se tenait plus et attendait avec impatience que son propriétaire se réveille.
Dès qu'il ouvrit l'oeil ils bredouillèrent quelques onomatopées gutturales (Didier a travaillé et/ou étudié quelques temps en Allemagne) : j'ai retenu qu'il avait parcouru plus de 140.000 km avec cette merveilleuse machine et que le moteur était un 1000 cc et non un 750 comme le modèle originel ...
Alors que j'avais garé la DL au sommet d'un talus dans une sorte de gravier peu rassurant, j'ai réussi à m'en sortir tout seul comme un grand sans me mettre par terre et en restant assis sur la selle : un exploit en soi, croyez-moi, quand on est court sur pattes ...

On descend par les D993, 44, 44b et 41 via LORQUIN jusqu'à HEMING (on appelle ce parcours, le HEMING WAY je crois ?). Ensuite c'est la D955 désespérément droite qui traverse AZOUDANGE, BOURDONNAY, LEZEY, MORVILLE-LES-VIC et qui nous conduit pendant 42 km jusque CHATEAU-SALINS.
Elle était tellement désespérément droite et soporifique cette D955 que François, le premier, fut pris d'une soudaine envie de café ! Didier qui était passé devant pour brûler de l'huile ;-) et chauffer son Z4 fut surpris par cet arrêt "soudain" et ce ne furent pas nos nombreux coups de klaxons qui le ramenèrent sur le droit chemin : il continua imperturbablement sans même jeter un oeil à ses rétroviseurs.
Nous le perdîmes de vue à partir de là jusqu'à l'arrêt prévu pour les adieux d'usage à PONDROME.
On s'arrête et comme il n'y avait plus trop de place en terrasse, on squatte la table d'un jeune couple plutôt hospitalier pour boire un grand CAFE.
Comme je devais faire pleurer Popol, j'en profite pour aider à débarrasser la table (on l'avait squattée, rappelez-vous) ce qui fait dire à la charmante patronne : "Vous, on va vous garder !"
Et non, chère madame, le devoir et la route m'appellent ... C'est toujours ainsi pour les gens du voyage ... Jamais le temps de s'attacher que déjà il faut s'arracher !

4 km plus loin, on vire à gauche vers FRESNES-EN-SAULNOIS, LEMONCOURT, LETRICOURT, et, POUR-FAIRE-COURT, viennent ensuite NOMENY et PONT-A-MOUSSON.
Jusque CORNY-SUR-MOSELLE, par la N57, on longe la Moselle, on l'enjambe et prend la direction de NOVEANT-S/M, GORZE, MARS-LA-TOUR (pas LA-PLANETE, il ne s'agit pas, dois-je le rappeler, d'un voyage intersidéral) et ETAIN.

C'est là que j'éteins le PC et que je vais me coucher !

Mais noooooooon, c'est une blaaaaaaaaague, j'ai dit que j'irais jusqu'au bout, non ?

Gauche, droite, la D65 jusque DAMVILLERS, la D905 et JAMETZ (où nous n'irons plus jamais, comme à Capri), la D69 et STENAY où nous faisons les pleins.
C'est que ça boit ces machines, faudrait voir à ne pas l'oublier ! En matière de consommation, on a tous tourné autour de 5 L/100 grosso moto, la GS consommant particulièrement peu par rapport à sa cylindrée, sans doute faut-il y voir aussi un usage en bon ... grand-père de famille de la part de JACQUES ;-))
Au croisement avec la N43 Henri nous aurait salués (je dis "aurait" car je ne l'ai pas vu prendre une autre direction et comme je n'ai évidemment pas écouté ce qui se disait à la station, je n'étais pas au courant qu'il avait choisi un autre itinéraire pour rentrer à la maison) et aurait pris la direction de SEDAN, CHARLEVILLE et COUVIN tandis que nous continuions sur les N43, 58 et 95 pour regagner la Belgique et BEAURAING.

Vers 18 heures nous recevions un "texto" de Didier qui nous disait se trouver au Relais du Motard et qu'il nous attendait jusqu'à 18H15'.
Nous l'avons rejoint, on a bu le dernier pot et repris la route vers HASTIERES et ST GERARD. A hauteur de ERMETON j'ai pris à gauche vers BIESME et j'ai regagné mon cher logis où j'ai fait la dernière photo, celle de la belle DL bleue, pour la remercier de m'avoir accompagné tout au long du voyage sans jamais protester ni me désarçonner !

12:09 Écrit par Alberto | Commentaires (1)

Commentaires

guzzi Il s'agit d'une Guzzi 1000S de 1999 transformée pour ressembler à une V7 Sport (en fait repeinte avec un vert Alfa Romeo). Elle a 140.000 km, mais le moteur a été resegmenté à 100.000km.

Écrit par : ds | 23/08/2007

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