13/08/2007

Italia nous revoici !

ALPES 2007 057_640x480C'est la suite ...
Je vous ai laissés sur un air de Toto Cutugno ... Chaque fois que je passe la frontière italienne, cela me fait quelque chose. Oh, pas grand chose en fait car l'Italie est pour moi un pays de vacances où je ne me suis pas plus rendu qu'en Espagne ou ailleurs. Pourtant j'y ai de la famille : ma mère et mon père sont de deux régions différentes, respectivement la Lombardie et les "Marche" (à prononcer "marquait") et se sont rencontrés en Belgique où ils se sont mariés et ont conçu deux merveilleux enfants ;-)). J'ai donc des "zii", des "zie" (oncles et tantes), des cousines et des cousins en pagaille, certains que je n'ai plus vu depuis 1987 et ... quelque part, quand je franchi cette frontière, je pense à eux et je culpabilise un peu de ne pas faire plus d'efforts pour les voir, vous comprenez ça ?
Cela dit, des vacances "dans la famille d'Italie" telles que j'en ai faites quelques fois malgré tout, se résument souvent à honorer toutes les invitations qu'on vous lance et à des tablées mémorables mais interminables dont on sort un peu ... gonflé : et oui, à force ça gonfle !!

Bon bon, revenons-en à nos motos, ça nous changera !!
BOURG-ST-MAURICE, LA ROSIERE, le Col du Petit St-Bernard où je ne prends même pas la peine de m'arrêter pour prendre en photo la statue du dit Saint, la S26 qui longe la DORA DI VERNEY, PRE-ST-DIDIER, LA S26D, COURMAYEUR et ENTREVES.
A gauche le VAL VENY, à droite le VAL FERRET.
On prend à gauche, en direction du VAL VENY, vous suivez ?. Une belle route marquée de blanc et de vert par l'ami Chelin nous conduit jusqu'au refuge et au restaurant où nous déjeunons. Trois "spaghetti ai funghi" (aux champignons) et deux "polenta concia con salsiccia" (polenta gratinée au fromage avec saucisse en sauce), le tout savouré devant un décor grandiose.ALPES 2007 062_640x480 Le garçon se débrouillait un peu en français et son accent m'a irrésistiblement fait penser à Roberto Benigni, d'où l'effet comique involontaire ... Alors que Jacques s'est laissé tenter par le dessert "castagne con miele è panna", je me suis satisfait du fruit du jour, une pèche miraculeuse.
Jusqu'au-boutiste jusqu'au bout, Jacques nous a entraînés dans une montée genre "Colle delle Finestre" (bon Dieu de caillasse et autres gravillons !!) pour faire une photo de sa bon Dieu de GS ;-) devant le M B et le demi-tour ne fut pas des plus aisés, n'est-ce pas François ?

On rebrousse chemin jusqu'à ENTREVES et on embraye sur l'autre val, le VAL FERRET.
On y est vers 15H30, l'endroit est bondé et malgré nos engins peu encombrants, nous avons du mal à trouver une place pour nous garer, surtout moi d'ailleurs : j'ai toujours tendance à hésiter dans ces cas-là et pendant que mes amis se faufilent, je tourne un peu en rond. Finalement, aidé par François pour faire une marche arrière, je m'immisce entre une caisse, une moto et un arbre ...
Je m'inquiète auprès d'un "agent" en gilet fluo de la présence de barrières nadar, qui m'explique qu'il n'y a plus de places de stationnement en amont jusqu'à ... 16 heures. Point d'interrogation : et après ? Après ?? Moi j'ai fini ma journée qu'il me dit avec un large sourire :-)))
Après quelques photos du torrent, certains vont s'offrir une sieste (Henri et Jacques), pendant que d'autres devisent allègrement (Didier et moi) et que François nous tire le portrait, parfois à l'insu de notre plein gré !
Arrive 16H00, l'interdiction est levée et les barrières enlevées. Jacques et Didier, éternels curieux dans l'âme, vont voir plus haut ce qui se passe alors que je décide de suivre François et Henri sur la route du retour. Didier en profitera pour payer un pot qui lui coûtera moins cher ;-)))

Dès lors, nous ne les retrouverons qu'à l'hôtel et nous roulerons à trois ...
On se perd de vue à un rond-point et après une course poursuite où ceux que l'on croit poursuivre sont en réalité derrière (?) on se retrouve au sommet du Col du Petit-St-Bernard. Là, nous décidons de nous arrêter une fois encore.
Me sentant d'humeur généreuse, j'ai offert le "gelato" ET la boisson à mes amis qui n'en sont pas encore revenus ... enfin ... façon de parler quoi !
Je ne peux m'empêcher de recopier ici le dialogue irrésistible et tellement vrai que François a glissé dans son c-r :
Alberto : C'est moi qui offre
Henri : Dans ce cas je prendrai trois boules et un coca
François : Slurp ... (hé oui ! Je mange trop vite, c'est bien connu)

Pour la forme nous avons fait mine d'attendre nos deux compères et sommes partis ... sans attendre ;-)
Descente sur une BOURG-ST-MAURICE très encombrée. Si j'ai bonne mémoire j'étais devant, je me débrouillais bien dans le trafic et quelque cent mètres avant un rond-point j'ai bêtement décidé d'enfin respecter la ligne blanche continue infranchissable par définition. C'est ce moment qu'ont choisi mes compagnons pour ... me fausser compagnie et filer à la française ;-)
Outré, j'ai passé mon temps à essayer de recoller au peloton de tête sur une N90 assez chargée en trafic.
A la moindre ouverture j'essorais la poignée de gaz et sautais de caisse en caisse, mais c'est qu'ils ne filaient pas doux les deux compères, ils restaient à bonne distance loin devant ... Et, à force de regarder loin devant, j'en oubliai de regarder plus près et c'est là que je m'offris ma deuxième grosse frayeur du voyage ... Car il y en eut une première sur laquelle je reviendrai si vous me le rappelez !
Je regardais donc loin devant et je déboîtai une gnègnème chicane à 4 roues lorsque je me rendis compte qu'arrivait en face une VW Jetta tout ce qu'il y a de plus gris et d'invisible. Je me mis debout sur les freins (comme le Col du même nom !) et je sentis ma roue arrière se bloquer et la moto commencer à tortiller légèrement du cul. Heureusement j'étais parfaitement en ligne et elle s'est stabilisée d'elle-même sinon je ne serais plus là pour vous raconter la chose !! Inutile de vous dire que ça m'a calmé pour ... 1 ou 2 kilomètres, le temps que mon rythme cardiaque retrouve sa vitesse de croisière ;-))) et que je rejoigne les deux gaillards devant.

Nous sommes arrivés à l'hôtel un quart d'heure avant Jacques et Didier et avons tous ensemble siroté notre bière en terrasse en parcourant le journal local en quête de nouvelles relatives à la météo du lendemain, seule préoccupation réelle en matière de nouvelles !!!

Cela ne s'annonçait pas trop bien avec des orages sur les reliefs et comme nous n'étions pas exactement en bord de mer, il fallait craindre d'être un peu, beaucoup, passionnément rincés ...

Le repas du soir, une tartiflette roborative et non péjorative fut unanimement appréciée et le plat léché par tous et à tour de rôle !!!
Passe-moi le plat ! Slurp ...
A mon tour : Slurp !
Eeehh, à moi : Slurp ...
Faut savoir Monsieur, que chez ces gens là ...

Le road-book du lendemain était l'oeuvre de Didier et était surnommé "Alpesso". Enfin, c'est comme ça que François l'avait rebaptisé car en réalité nous apprîmes que cela signifiait "Alpes SO - Sud Ouest" ...
Entre charentaises lorsque Henri s'est rendu compte que son road-book ne serait pas utilisé il m'a dit, très amicalement comme toujours de sa part : Si j'avais su, j'aurais fait comme toi, je n'aurais rien préparé !!
Pfffffff ... ouais !

Retour dans la chambre : étude de l'itinéraire un peu plus difficile à repérer que celui du jour, lecture du roman que je suis certain maintenant de ne pas terminer avant la fin du séjour vu le temps que je lui consacre ...

20:50 Écrit par Alberto | Commentaires (2)

Commentaires

chouette Alberto, François a bien eut raison d'insister pour que tu achèves le c-r de ce voyage. Je me régale à sa lecture. Pour l'Alpesso, je trouve que François a bien trouvé tout comme le col Deubout et le col d'Efrains.

Écrit par : Obelix | 14/08/2007

Voici les clés pour le cas où tu changerais d'avis, la la lalala Arrête, tu vas me faire rougir :-))
Demain normalement Jacques vient me déposer les clés du Tigre. Je te tiendrai au courant sitôt que je rencontre Bailleux !! Croisons-les doigts et espérons que ça soit la solution !!!

Écrit par : Al | 15/08/2007

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