09/08/2007

Il colle delle Finestre ...

ALPES 2007 045_640x480Deux choses avant d'aller plus loin :

- à la fin du "20 heures" sur TF1 ce soir, un reportage était consacré à la ville de SAMOENS en Savoie, ville que nous avons traversée ... pas plus tard que dans le texte qui précède !
Et bien, il faut savoir qu'elle abrite un "jardin remarquable" baptisé La Jaysinia en mémoire à son instigatrice, une native du pays, Mme Marie-Louise JAY qui, pour la petite histoire, épousa Mr Ernest COGNACQ pour fonder une famille et accessoirement la chaîne de magasins "La Samaritaine". Une rue du 7ème arrondissement porte leurs noms.
Ce jardin botanique abrite d'innombrables espèces de plantes de montagnes qui nécessiteraient un tour du monde pour être toutes observées. Didier soupçonnait-il l'existence de ce Paradis à portée de nos roues ?

- le compte-rendu d'Henri est en ligne sur son site depuis hier déjà. Si vous en avez marre de mes longueurs, je comprendrais très bien, d'ailleurs ... je me fatigue moi-même parfois, je vous invite à lire sa version façon "reader's digest" qui résume parfaitement l'évènement et qui sent toujours bon la passion. L'adresse ? Y a qu'à demander !

Voilà qui est dit. Je continue le compte-rendu, je m'y colle !
Hé hé ... de fait, le road-book du jour (mardi 31 juillet) s'intitule "Que des cols", normal dès lors que je m'y colle, n'est-ce pas Nicole ?!
Quoi de plus sympa que de commencer par le Col de la Madeleine ? Ses 26 kilomètres d'ascension, variés, faits de lacets serrés, de grandes courbes et de quelques longues lignes droites représentent une excellente entrée en matière et vous mènent à 2.000 mètres d'altitude avec, par temps clair, une vue imprenable sur le Mont Blanc : arrêt obligé par conséquent !
La descente est tout aussi intéressante (dois-je vous rappeler que je préfère de loin les descentes aux montées ?) et nous mène droit à La Chambre (et d'emmener Madeleine dans la chambre ...) où nous nous arrêtons pour acheter le pique-nique dans un "Casino" : des pommes, des tomates, quelques tranches de jambon normal et savoyard, une épaisse tranche de fromage, une tablette de chocolat, deux bouteilles d'eau et, chez le boulanger, 3 baguettes bien croustillantes ... Mmmhhh, on a déjà envie d'y être !
François de son côté a préféré les sandwiches "tous faits" pour des raisons ... qui le regarde !
Par la N6, ennuyeuse jusqu'à ST-MICHEL-DE-MAURIENNE et nettement plus agréable, entendez sinueuse, par delà, nous arrivons à LANSLEBOURG et au pied du Col du Mont-Cenis et son lac dans le parc naturel de La Vanoise.
Nous franchissons la frontière italienne et arrivons à SUSA par la S25, ensuite la S24 jusqu'à MEANA DI SUSA et puis ... PLUS RIEN si on s'en réfère à ma carte Michelin N°523 "Rhône-Alpes" au 1/300.000ème !!!
Il faut l'ancienne, au 1/200.000ème pour s'apercevoir qu'il y a bien une "route" après la route ;-), comme il y a une vie après la vie, paraît-il mais je demande à voir, "route" que l'ami Chelin a pris la précaution de peindre en rouge et blanc ce qui, et ce n'est pas une légende, signifie qu'elle est susceptible d'être difficile ou dangereuse, l'un n'excluant pas l'autre suivant une savante explication mathématique de François.
Et en effet, après une route très étroite mais qui avait le mérite d'être asphaltée, nous sommes arrivés sur du "sterrato" comme on dit en Italie. Un couple et leur Varadero s'était arrêté pile au changement de revêtement, couple qui nous rejoindra plus tard au sommet du "Colle delle Finestre" et qui nous signalera que d'après les panneaux au bas du col, il était interdit de le gravir !!
Jacques nous avait annoncé 600 mètres de chemin de terre ... Si on regarde et fait un zoom sur la carte, ce sont 8 kilomètres de bon Dieu de caillasse et autres gravillons qu'on s'est tapés ! Et vous savez quoi ? ça m'a semblé 80 kilomètres !!
ALPES 2007 047_640x480Jacques est parti devant, debout sur les repose-pieds, les doigts dans le nez et les mains dans les poches, suivi par Didier qui tenait les jambes pendantes, les bouts des orteils à 5 cm du sol (il est vraiment court sur pattes), paré à toute dérobade de la TDM, moi je le suivais de bien trop près, accroché à mon guidon comme le naufragé à une providentielle bouée, avec derrière moi, à distance réglementaire François et Henri. La vitesse de croisière devait tourner autour de 15/20 à l'heure et chaque lacet à franchir était une torture. L'attention complètement absorbée par le revêtement, il était facile d'oublier de regarder plus loin que le bout de son nez et Didier, comme moi d'ailleurs qui roulais à gauche dans sa trace, nous fûmes surpris de voir arriver en face et au détour d'un gnègnème maudit lacet, deux "furieux" en KTM. Didier s'écarta et dû s'arrêter alors que je zigzaguai comme je pus pour continuer l'ascension.
Je compris :
- qu'il fallait garder ses distances (pas de souci de ce côté là car Jacques était loin devant)
- qu'il fallait hausser le rythme jusqu'à atteindre un fabuleux 30/35 à l'heure pour trouver une meilleure stabilité. A partir de là, le reste fut une formalité ;-))))))))))))))))
PLUS JAMAIS, OUI !!!!!!!! Faut être malade pour faire ce genre de truc avec les bécanes que nous avons. Je ne dis pas avec 20 ans de moins, 15 kgs de graisse en moins et des bécanes à 130 kgs au lieu de 200 ... et encore ...
On est arrivé au sommet (2.176 m), on a discuté le coup et on a ... formé deux groupes : les mecs intelligents (Didier, François et moi) et ... les autres, Jacques et Henri ;-))
Les uns décidèrent de rejoindre SESTRIERE par la voie "normale", des belles routes asphaltées, viroleuses à souhait, procurant au motard lambda le plaisir qu'il est en droit d'attendre de sa machine, les autres, après un bref passage asphalté, préférèrent se taper 35 bornes à 20 à l'heure en passant par les cols de l'Assietta (2.472 m), Lauson (2.447 m), Blegier (2.381 m) et du Bourget (2.299 m). François le Facétieux avait ajouté au road-book le Col d'Eboux Sur L'Efrain et en piégea plus d'un ;-))
Les uns et les autres convinrent de se retrouver à SESTRIERES pour le "gelato".
Nous avions pris la précaution de répartir le pique-nique au sommet du Col des Fenêtres et avons déjeuné au bord d'un petit lac à l'ombre d'un arbre vers 13H30', Didier, François et moi.

C'est par USSEAUX, FRAISSE et PRAGELATO, une partie du trajet effectué sur une route non indiquée sur la carte (!), que nous rejoindrons SESTRIERE.
En attendant nos amis, nous avons léché un "cono due gusti", bu un café et doré au soleil ...

Je vous invite à en faire de même ;-), vous souhaite la bonne nuitée et vous dis probablement à demain pour la suite ...

21:14 Écrit par Alberto | Commentaires (2)

Commentaires

L'explication du sandwich tout fait au lieu de parager le pique-nique, la voila! Comme tu l'avais d'ailleurs bien compris, je me doutais bien que deux groupes allaient se former au sommet du col de la Finestre. De plus, je risquais fort de me retrouver dans un groupe de 1 et j'avais donc décidé d'assurer mon indépendence côté bouffe. J'aurais pu aussi aller au resto mais tout seul, ce n'est pas la même chose.
Bon, il s'est avéré que les groupes étaient aussi équilibré que faire se peut mais il faut avouer (même sans torture) que le partage du pique-nique ne s'est pas vraiment fait en frères.
Pas de problème pour moi... J'avais tout ce qu'il me fallait !

Écrit par : Francois | 10/08/2007

On ne va pas en faire un fromage ... Tu n'avais pas besoin de te justifier ! Ton explication est claire et je comprends tout à fait ta position. C'est vrai qu'au moment du partage du pique-nique le fromage a été oublié dans le top-case d'Henri ou de Jacques et que cela en a fait râler certains ...

Écrit par : Alberto | 10/08/2007

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