03/07/2007

Wednesday, all my troubles seem so far away ...

Now I need a place to hide away ...

En fait, c'est vrai ! Ce matin là il pleuvait des chats et des chiens en plus de cordes et de hallebardes ... et l'envie de se "hider away" était forte : un parfum de retour et de fin de vacances planait en plus dans l'air humide !
La veille j'étais passé à la réception pour payer la note d'hôtel. Plusieurs personnes s'étant plaintes d'erreur de facturation, notamment Bernadette qui avait relevé le prix d'une bouteille de vin à 45,45 £ au lieu de 15,45 £ ... j'ai pu constater qu'en ce qui me concernait, tout était correct, ce qui fait que je me suis acquitté de la somme demandée sans marchander ;-)
Nous nous sommes levés plus tôt encore qu'à l'accoutumée pour prendre la route dès 8H00' après avoir enfilé les scaphandres, nous derrière et François toujours devant ...
Malgre le temps à ne pas mettre un motard dehors et une visibilité des plus réduite, le train était plutôt rapide. L'explication viendra plus tard : François avait remarqué qu'il devait se tenir à 120 km/h pour que l'eau s'évacue au mieux ... Moi, parti troisième du cortège pour ne pas être l'éternel second, je n'en menais pas large, d'une part à cause de tous ces animaux domestiques qui tombaient du ciel et d'autre part et surtout, parce que j'avais remarqué que j'avais oublié d'attacher mon casque ... (deuxième erreur de débutant et deuxième médaille en chocolat !)
Dans ces cas-là on voudrait bien s'arrêter mais comme entre temps Didier m'avait dépassé et que j'étais par conséquent le dernier de cordée, j'avais peur qu'on m'oublie sous ce déluge ... et en plus de ma vue troublée par la pluie, j'imaginais une "bête chute" et voyais déjà le beau casque SHOEI rouler devant moi en même temps que passait une image que j'ai eu le malheur d'apercevoir sur le sordide site "roten" d'un gars, tombé à mobylette et dont le cerveau était répandu sur l'asphalte ...
Ooh, j'ai bien essayé de le sangler lors d'arrêts aux feux rouges mais sous cette pluie, avec les gants trempés, s'était mission impossible.
Alors, quand François se décida enfin à faire une première halte, après une centaine de kilomètres, je fus grandement soulagé.
Dès cet instant j'ai retrouvé du poil de la bête, merci la brebis :-), et j'ai roulé beaucoup plus sereinement au point de dépasser Didier et, chose que je n'aurais apparemment pas dû faire, Henri et Bernadette, que je trouvais tout d'un coup beaucoup trop ... prudents ;-))
Plus tard, une petite mise au point à la station service me fit comprendre que ma place était en "fond de grille" parce qu'en dépassant ainsi je poussais le premier au crime ... Rien n'est moins vrai en fait et Didier comme François sont là pour me donner raison, il n'y a qu'à lire leurs commentaires à ce sujet !
En plus je trouve que ça met un peu d'animation !!
ECOSSE 2007 334_640x480Bon bon, on ne va pas épiloguer là-dessus mais ... je trouve que l'ami Henri a déjà été de bien meilleure humeur lors d'autres voyages !
Quelques dizaines de kilomètres avant la frontière écossaise, alors que j'effectuais un de ces dépassements d'anthologie sur une route en toboggan qui permettait de voir à perte de vue (drôle d'expression, non ?) j'ouvris en tout grand pour rattraper les copains, coincé que j'avais été trop longtemps derrière un bahut qui encombrait les joyeux lacets dessinés par la belle A68. Je devais être au moins à du nonante, voire quatre-vingt-dix, rien de grave si ce n'étaient des miles, et clic-clac, je vis parfaitement un radar me faire de l'oeil !
Porridge !! Ce n'est pas possible !!! Je vais me faire gauler, je suis bon pour la prison à ce rythme là, vivement la frontière, peut-être pourrais-je demander un droit d'asile de l'autre côté ? Qui sait ??
ECOSSE 2007 328_640x480Justement, nous sommes arrivés à la frontière quelques minutes plus tard, après 157 km de road-book sans histoire, enfin, façon de voir ...
J'ai appris avec grand soulagement qu'en fait nous nous étions TOUS faits tirer le portrait par le même radar.
Renseignements pris auprès d'un riche autochtone, nous n'avions pas de soucis à nous faire car nous avons été pris de face, et de face, pour un motard ... vous m'avez compris !
Vous aurez noté que j'ai parlé d'un riche autochtone ...ECOSSE 2007 331_640x480 Il en avait les signes extérieurs en tous cas : sa monture, une BENTLEY CONTINENTAL GTC, pesait au moins deux tonnes et demi et 150.000 £ !! A vos calculettes !! Sachez que ça fait quand même plus de 86 € du kilo ...
Nous avons avalé nos pique-nique, pas chers pour un sou, et après un air de cornemuse et une mise à zéro des compteurs (et des casiers judiciaires), sommes repartis par l'A68, l'A696 et l'A1 jusque NEWCASTLE, TINEMOUTH et le ferry "Princess of Norway" sur les royal quays que nous avons atteints à 15H30 comme le recommandait le planning du jour ...
Après une longue attente sous un ciel clément cette fois, nous avons été autorisés à embarquer. A l'aller, nos motos étaient garées le long des flancs du bateau, à la queue leu leu, mais cette fois, nous étions dans le ventre de la baleine et les motos étaient si proches les unes des autres qu'il fut très pénible de se frayer un chemin, avec armes, casques et bagages, pour gagner nos cabines (la 9013 pour les mêmes 4 qu'à l'aller) : un vrai foutoir !!
Le dîner étant prévu à 18H30' (heure continentale) cela ne nous laissa même pas le temps de nous doucher : un petit coup de pchit par ci et de pchit par là pour ne pas puer le fauve, un jeans et une chemise passables et le tour était joué.
Restait à nous rendre au buffet du Seven Seas (deck 7 cette fois) pour nous goinfrer d'autant de bonnes choses que nos ventres purent se remplir.
Alors que mes amis regagnaient la cabine après un court tour sur le pont, je me suis installé sur un siège à la poupe du navire, à bâbord pour être précis, alors que le soleil s'apprêtait à prendre son bain, et j'ai entrepris de téléphoner longuement à ma Dulcinée.
ECOSSE 2007 338_640x480Il a été très difficile de choper du réseau mais à force d'insistance et de persévérance nous avons réussi à communiquer, (et je rappelle que dans "communiquer" il y a "commu"), trois fois de suite (quel exploit !) du fait de coupures intempestives : un bon moment, plein de sérénité, à mettre au crédit de ce beau voyage ...
Ensuite, cabine et dodo, rrr zzzz rrr zzzz

L'album du jour et du jour d'après ICI

22:31 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

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