06/05/2007

Balade du 1er mai ... Troisième !!!

Trois hommes de l'ombre ...Ouais, désolé, cette balade n'a duré que quelques heures et non pas trois jours comme on pourrait le croire et le compte-rendu, je m'en rends compte, distillé de cette façon, n'a finalement d'intérêt que pour celui qui le rédige ... et encore ;-)))
Bon, je relis les 2 premiers épisodes et j'embraye (faites-en de même pour vous remémorer les faits saillants des épisodes précédents, à moins que vous vouliez un résumé, hé hé !).

Donc, départ Beaumont, arrêt à Momignies après avoir parcouru 53 kilomètres et traversé Eppe-Sauvage, Moustier-en-Fagne, Bailièvre et Macon avec, en plus des petites routes tor"thureuses", quelques tronçons très très roulants qui permettent de "faire des trajectoires" et d'un peu se déhancher sur la machine ;-)) .
On quitte la belle belle-soeur d'Henri et comme on avait pris du retard sur le planning, au lieu d'aller jusqu'à Tournes comme initialement envisagé, on a fait un arrêt à Signy-l'Abbaye et vu qu'il était midi, les cloches de l'église étaient là pour nous le rappeler de façon intempestive d'ailleurs, nous avons décidé d'y déjeuner. Voilà une adresse à retenir : l'hôtel-restaurant "Le Gibergeon" qui pour 11,50 € offre, le mot est choisi, un menu "entrée, plat et dessert" des plus convenables. Une salade mixte (dont vous pouvez faire un gros plan de la photo sur mon album), suivie par un boeuf bourguigon-frites, suivi lui-même par un dessert au choix (j'ai pris une salade de fruits exotiques) : la patronne qu'Henri avait prise pour la soubrette nous a accueuillis chaleureusement et nous a autorisés à manger en terrasse, le temps étant en effet estival, ce qui devient un lieu commun sur cette chaude planète !
Plus tard, nous avons été rejoints par quelques autres motards mais nous n'avons pas trop "causé avec", comme on dit à Bruxelles parce qu'ils parlaient "l'autre belge" si vous voyez ce que je veux dire ...
Entre charentaises, deux de nos membres des plus éminents, sont "perfect tweetalig" inderdaad !!

Nous sommes repartus repis ... euh ... repartis repus voulais-je écrire, le "u" et le "i" sont très proches l'un de l'autre sur le clavier vous l'aurez remarqué, il devait être 13H45 par là, et 11 kilomètres plus tard nous nous arrêtions à Launois-sur-Vence où nous avons fait découvrir à Jacques, l'ancien relais de poste.
Nous l'avons visité comme jamais auparavant il nous avait été donné de le faire : un gars qui était dans la cour intérieure nous a appelés et nous a guidés dans pratiquement toutes les salles de l'édifice en nous révélant l'un ou l'autre détail de la vie quotidienne des hommes et des chevaux qui y vivaient et travaillaient ...

Nous avons à nouveau enfourché les nôtres et, par les D27 et D3 sommes arrivés à l'abbaye des Sept Fontaines, dont il ne reste que quelques vestiges mais sur le site de laquelle une belle bâtisse a été construite en 1698 qui sert actuellement de restaurant et d'hôtel, un endroit idéal, d'après Didier, pour y amener sa maîtresse ... Je laisse toute la responsabilité de ces et ses propos à son auteur, mais peut-être sont-ils fondés sur une vérité historique qui m'échappe au moment d'écrire ces quelques lignes, pour peu en outre que Didier fasse d'ores et déjà partie de l'histoire ;-)))
Le site est entouré par un parcours de golf qui lui donne un air propret et impeccablement entretenu.

Après quelques photos, et quelque 14 kilomètres via Fagnon, Clavy-Warby, St Marcel, Tournes et Arreux (Aga aga ...) nous avons atteint Montcornet et son château.
Je ne le connaissais qu'extérieurement avec à l'entrée du site une potence crânement garnie par trois têtes squelettiques. Cette fois nous avons mis la main au portefeuille, sorti chacun 4 €, déposé nos casques et la monnaie au guichet à l'entrée. Une des préposées, sans doute troublée par la venue de 5 superbes chevaliers a enfermé, par mégarde (A moi, les gardes !!!) l'autre dans la guérite qui servait d'accueil et c'est Didier le preux (nan pas le lépreux, pffffffff) qui est allé délivrer la donzelle. Pour le remercier elle lui a tendu un parchemin parfumé (sans doute son numéro de portable devait-il se trouver quelque part dans la marge), parchemin qui livrait tous les secrets des lieux : la visite pouvait dès lors commencer ...
Si vous n'avez jamais fait cette visite, et si vous aimez les vieilles pierres chargées d'histoire, voilà assurément un site à voir !!
Etrangement, il semble toujours vivant et on se surprend à penser qu'on pourrait croiser, au fond d'un escalier ou au détour d'un couloir, dans la pénombre, un soldat d'époque en armure ou, mieux, une princesse à la coiffe voilée ...
D'ailleurs, des jeux de rôles sont parfois organisés dans son enceinte, ceci expliquant peut-être cela ...
Enfin, détail qui avait son importance par cette chaleur estivale, il y règne une très agréable fraîcheur et l'endroit est balayé par des courants d'air (qui a dit des spectres ? le compte-rendu de François appuierait même cette hypoténuse !) qui circulent dans le dédale de pierres ...

Nous avons pris congé des lieux vers 16H30 et c'est par Revin et Rocroi que nous avons regagné notre plat pays qui n'est pas forcément le vôtre si vous ne faites pas partie des 88,4 % de "compatriotes" qui me font le plaisir de lire ces âneries !

A Couvin nous avons eu la surprise d'y trouver une place "sens dessus dessous", au point que nous sommes passés à côté sans la reconnaître !!! D'importants travaux sont en effet en cours d'exécution et ne seraient terminés, d'après la tenancière du café où nous nous sommes attablés, qu'au mois de juillet : un manque à gagner certain pour tous les commerçants du coin d'autant que les places de parking y sont devenues aussi rares que la pluie en Belgique, c'est dire !!!!!
Mis à part Jacques, nous nous sommes tous laissés séduire par une bonne glace (3 boules présentées dans une assiette étroite et rectangulaire) et, la mort dans l'âme ;-)))), j'ai offert le dernier verre, comme je l'avais annoncé.

Didier et Jacques sont repartis ensemble sur Bruxelles et, en ce qui me concerne, pour éviter le retour sur la N5 et encore un peu "taquiner les repose-pieds" je suis rentré avec Henri et François par la route des barrages jusqu'au rond-point à Silenrieux où nous nous sommes quittés.

Encore une belle journée en moto et entre amis à marquer d'une pierre blanche : depuis le temps qu'on accumule les pierres blanches, on va bientôt pouvoir construire une cathédrale dédiée à la sainte moto et à l'amitié !!!!!!!!!

17:38 Écrit par Alberto | Commentaires (2)

Commentaires

Pierre blanche Maintenant j'ai compris pourquoi lorsqu'on parle de l'autre Albert (ton "Frère"), on parle de la "Blanche Borne", c'est lui qui nous pique toutes ces pierres blanches.

Écrit par : ds | 07/05/2007

Guêpière ... Excellente analyse !
Pierre qui roule n'amasse pas mousse mais
Albert qui "roule" amasse les pierres blanches !!

Écrit par : Omino bianco | 10/05/2007

Les commentaires sont fermés.