31/05/2005

Out of order ...

Pour ceux qui viennent juste de rentrer du Pays de Galles ... petit exercice de diction :

Trois sorcières suisses regardent trois montres suisses "Swatch".
Quelle sorcière suisse regarde quelle montre suisse "Swatch" ?


Facile à prononcer n'est-ce pas ?????

Maintenant on essaie la même chose en anglais !!!!!

Three swiss witches watch three swiss "Swatch" watches.
Which swiss witch watches which swiss "Swatch" watch?


Et encore, pour ceux qui se préparent déjà psychologiquement à un départ pour les Dolomites italiennes au mois de septembre :

Trois morceaux de pain sec sont dans trois poches étroites

Dans la langue de Dante maintenant, mais non pas Brogno, l'autre Dante, Alighieri !!

Tre tozzi di pan'secco in tre strette tasche stanno.

Attention : examen oral lors de notre prochaine virée dominicale ...

12:51 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

30/05/2005

La panne ...

Quelle panne ?
Il ne s'agit pas de la ville balnéaire du nord du pays, proche de la France, peuplée de panaméens et de panaméennes, aux panards couverts de panaris, friands de poisson pané.

Il ne s'agit pas non plus de faire le panégyrique du joyau de la technologie nippone qu'est la Pan European, vaisseau amiral (si on oublie "L'aile d'Or" ... à dos ... ou Goldwing) et admirable de la flotte HONDA.

Il ne s'agit pas plus, et là j'ai été consulter La Rousse qui squatte ma bibliothèque, toujours prête à s'occuper ... des finitions, d'une étoffe comparable au velours, ni de la graisse qui entoure les rognons du porc, ni de la partie étroite de la tête d'un marteau, ni de la partie plate et tranchante d'un piolet, ni de la pièce horizontale de la charpente d'un toit, posée sur les arbalétriers et portant les chevrons ...

Entre charentaises, on apprend des choses en parcourant les pages du dictionnaire. Par exemple : savez vous ce qu'est un "PANDANUS" ?? Si vous êtes un peu tordu, la première chose qui vous est venue à l'esprit c'est le mot "fesse" ... car un derrière est composé de deux pans d'anus ... Mais vous avez tout faux et si vous voulez devenir un peu plus érudit et obtenir le titre de pandit, ouvrez la bible des mots qu'est le dico.

La panne dont il s'agit n'est autre que la mienne, une panne d'inspiration qui me mine, je l'ai d'ailleurs mauvaise ...

23:53 Écrit par Alberto | Commentaires (1)

26/05/2005

2002 : Aaaaaaaaaaaaaaah, enfin !!!

Commençons par ce qui, "somme toute" fait le plus mal : les coûts !

Le 4-05 : 17,10 €
Achat, chez RAD de "protecteurs de l'ouïe" ... ça me fait irrésistiblement penser à un sketch de Raymond Devos que je ne peux m'empêcher de reproduire ici avec son consentement mutuel (Merci Raym):

Il y a des verbes qui se conjuguent très irrégulièrement. Par exemple le verbe OUÏR. Le verbe OUÏR, au présent, ça fait : J'ois ... j'ois ...
Si au lieu de dire "j'entends", je dis "j'ois", les gens vont penser que ce que j'entends est joyeux alors que ce que j'entends peut être particulièrement triste.
Il faudrait préciser : "Dieu, que ce que j'ois est triste !".
J'ois ...
Tu ois ...
Tu ois mon chien qui aboie le soir au fond des bois ?
Il oit ...
Oyons-nous ?
Vous oyez ...
Ils oient.
C'est bête !
L'oie oit. Elle oit, l'oie !
Ce que nous oyons, l'oie l'oit-elle ?
Si au lieu de dire "l'oreille", ont dit "l'ouïe", alors :
l'ouïe de l'oie a ouï. Pour peu que l'oie appartienne à Louis :
- L'ouïe de l'oie de Louis a ouï.
Ah oui ?
Et qu'a ouï l'ouïe de l'oie de Louis ?
- Elle a ouï ce que toute oie oit ...
Et qu'oit toute oie ?
- Toute oie oit, quand mon chien aboie le soir au fond des bois,
toute oie oit : ouah ! ouah !
Qu'elle oit, l'oie ! ...
Au passé ça fait :
J'ouïs ...
J'ouïs !
Il n'y a vraiment pas de quoi !!

Ouais, j'vous ois d'ici vous plaindre de m'être encore écarté du sujet ... mais j'y reviens, j'y reviens ... au prix de revient !
J'étais resté au 4 mai avec mes bouchons pour oreilles...
Le 10 mai : 16,40 €
Ecran antibuée "Fog City"
Le 11 mai : 23,80 €
Petit check avant départ pour L'Ardèche
Le 12 juin : 270,22 €
Entretien des 30.000 km avec changement du pneu arrière (130/17) et des plaquettes avants.
Le 14 août : 180,06 €
Pneu avant (110/19) et plaquettes arrières.
Le 19 septembre : 341,27 €
Gros entretien des 36.000 kms ainsi que kit pignon chaîne.

Voilà, le plus "duur" est fait (et oui, faut être un peu polyglotte pour comprendre ce glob ... euh ce blog) : reste à passer aux choses plaisantes, les comptes-rendus de balades et voyages avec appel à l'équipe pour pallier les carences de ma "RAM".

22:26 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

23/05/2005

Aisne et Oise ...

Oui, je sais, vous attendez toujours que j'embraye sur 2002 mais ... encore un peu de patience !
Dois-je répéter qu'il faut s'attacher au présent avant qu'il ne devienne le passé et revenir sur le passé une fois que le présent ... est absent d'événements intéressants, mmmhhhh ?

Ainsi donc ... pas plus tard qu'hier, ont répondu à l'invitation d'Henri, dans l'ordre d'arrivée, Philippe, moi, Didier et Jacques : François était cloué chez lui parce que le pneu avant qu'il avait commandé n'était pas arrivé, bonjour tristesse !!

Après un bon café nous avons commencé à enfiler les habituelles petites routes de campagne et avons, à l'occasion, dû suivre le "train" d'enfer imposé par une ... vache qu'un gamin du village ramenait au pré, où le bonheur l'attendait ! De vraies routes pour faux trails en quelque sorte ;-)) ... mais ce sont celles que nous aimons, comme les quatre fils ... (Quoi ?)

Le road-book concocté une fois de plus par Henri nous a conduits jusque COUCY LE CHATEAU. Comment qu'il est le château ? me demanderez-vous ? "Couci-couça" vous répondrai-je !! mais c'est juste pour le jeu de mot (dû à Henri cette fois !) car l'endroit est superbe. Nous avons pique-niqué au pied d'un de ses murs d'enceinte avec une vue imprenable sur la vallée en contrebas. Au cours de ce dîner sur l'herbe il a été question, en vrac, de vélo d'appartement, d'ex-patron, de San Pellegrino, de tripes à la mode de Rhodes, d'IBM, de travail en chambre ... et probablement de motos !

Après ça, nous avons été boire un café au Bar de l'Amitié, Didier est intervenu pour un peu moins de 10 % dans mes frais de consommation (merci Didier) et au retour nous avons dû nous écarter du road-book pour trouver de l'essence pour la Kawa KLE de Jacques qui ingurgite autour de 7 litres au cent (la Kawa pas l'ami Jacques !) avec une autonomie atteignant péniblement 200 km, la faute à un réservoir de 15 litres.

Ensuite, arrêt classique à Couvin pour une descente de la Leffe et de 'l'eau" Blanche pour certains et un five o'clock ice tea pour notre vénéré chef, avant de revenir par les barrages de l'Eau d'Heure pour les hennuyers.

Le compte-rendu d'Henri (encore lui !!!) et les belles photos vous en diront d'avantage encore ...

Pour ma part, j'ai trouvé la Déelle très joueuse hier, toujours prête à grimper dans les tours, à vouloir prendre de l'angle, à piaffer à chaque arrêt, à ... me faire des clins d'oeil quand je la regardais à la terrasse du café, ... ce "mariage de raison" deviendrait-il tout doucement ...
Cela dit il y en a pour la trouver jolie, la Déelle, notamment une certaine Sylvie qui est secrétaire chez Moto 80 (voir le n°617 du 20 mai) et que je salue tout particulièrement ce soir !!
Au passage, il me plaît à souligner que la Déelle, comparée à la Ducati Multistrada 620, la Honda Transalp 650 et la Kawasaki KLE 500, prouve si besoin était, qu'elle est, et là je cite, "la plus aboutie, entre parcours sans faute et réussite totale".

19:17 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

22/05/2005

Gumball Race 3000 ...

Oui, je sais, vous attendez que j'embraye sur 2002 ... un peu de patience !
Il faut s'attacher au présent avant qu'il ne devienne le passé, n'est-il pas ?

Ainsi donc, averti par le grand ami Philippe j'ai appris que la Gumball Race 3000 faisait escale au château d'Acoz dans la nuit du 14 au 15 mai. Pour ceux qui ne connaissent pas, il y a évidemment un site dédié à cette course qui fait un peu penser à "ces merveilleux fous du volant dans leurs drôles de machines".

Dimanche dernier, sous prétexte d'être sur l'évènement, j'ai sorti la Déelle et m'y suis rendu. Je me doutais bien un peu qu'en arrivant à 11H00' au Châââââteau, les concurrents se seraient déjà envolés (ils devaient être à Prague le soir même !!) mais j'avais un mince espoir ne fusse que d'en croiser un. De fait, le château était vide, seuls quelques chasseurs attablés autour d'un semblant de pique-nique, me voyant arriver sur mon bleu destrier, me firent signe de quitter céant séance tenante, ce que je fis, sans demander mon reste du reste, avant qu'ils ne me mettent en joue.

De dépit, et pour ne pas rentrer bredouille, j'entrepris un petit "long de Meuse" toujours plaisant quand la météo est de la partie. Retour à la maison après 139,2 km de virages enroulés sur le couple (la DL a cela de bien qu'elle reprend sans cogner dès 2000 tr/min sur le dernier rapport et pousse jusque pffffffffff ... bien assez !) et quelques belles photos narcissiques, dont un exemple illustre, en y réfléchissant bien, ce message.

23:48 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

20/05/2005

Embrayons ...

Pour souffler (boursouflé toi même !) un peu, avant d'embrayer sur un retour sur l'année 2002, et pour prolonger le "PS2" du message précédent (veuillez vous y référer pour faire le joint avec ce qui suit - j'ai pas dis de le fumer, j'ai dis de le faire !), un petit poème que Philippe avait imaginé pour m'aider à convaincre "Mon Tout" d'accepter que j'accompagne les copains en virée motarde ... le voici, le voilà :

Allons, Dame Josée, laissez donc
Votre fidèle petit mari,
En notre aimable compagnie
Ce dimanche s'esbaudir
Sur son fringant destrier,
Les chemins de France et de Navarre
Parcourir

Nous promettons, Dame Josée,
Le soir de vous le rendre
Tout courbaturé mais heureux
Et nous en sommes sûrs,
Ce bonheur, en preux chevalier,
A peine rentré, il vous le fera partager !

Nous le voyons déjà, hurlant sa joie,
Sur la route qui poudroie
En direction de Charleroi ...
Dame Josée me revoilà !

Ici il y a une partie censurée ... où il était normalement question d'un changement de monture, mais la bienséance m'interdisant de l'évoquer, je le laisse aux bons soins de vos imaginations individuelles.

Sieur Philippe de La Pan European

Superbe non ?
Voilà, j'espère, cher Philippe, que tu ne m'en voudras pas d'avoir révéler au monde entier ton côté poète, ça n'est pas un "coming out" mais presque :-)))))))))
Mes respects à ta charmante épouse et dans la foulée, à toutes les épouses de motards, qui ont fort à faire pour les tenir à la maison !!!

21:15 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

19/05/2005

E P I L O G U E ...

Je ne vais pas épiloguer sur ce voyage ...
Je suis allé voir la définition exacte de ce verbe, "épiloguer sur" et il est écrit : "faire des commentaires sans fin sur" ...
Je vais donc essayer d'être bref en supprimant déjà cette longue intro inutile : veuillez ne pas la lire, ça m'évitera de la biffer, merci !

N'en déplaise à certains, non seulement je me suis ( pour la première fois en 5 ans il est vrai ) occupé de la réservation de l'hôtel de transit, mais aussi et surtout, je crois pouvoir dire que j'ai été quelque part le "moteur" de ce voyage. Il y a 2 ou 3 ou 4 ans de cela il avait déjà été question d'un voyage outre Manche entre nous, membres du club ABDFH(J)P, projet qui n'avait pas abouti parce qu'il n'avait pas soulevé l'enthousiasme général et parce que la tâche de l'organisation avait été reportée sur les seules et frêles épaules de François : personnellement j'étais resté sur ma faim, une mauvaise faim, de celle qui provoque des gargouillis et autres borborygmes.
Quand j'ai vu, deux, trois ou quatre ans plus tard, que Moto & Loisirs organisait un voyage au Pays de Galles à un tarif qui me semblait très attractif, j'ai tout de suite fait fonctionner le tam-tam pour ameuter la trrrrribu là dis donc et le projet a été mis au vote lors de l'assemblée générale annuelle avec le résultat que vous voyez à l'écran.

Alors cette conduite à gauche ? Et bien, on s'y fait. Je crois qu'il est plus facile pour un motard de rouler à gauche que pour un automobiliste :
- parce qu'une moto a une "conduite centrale", ce qui n'est pas le cas d'une voiture "continentale" qui possède une conduite à gauche alors qu'une conduite à droite est recommandée pour rouler à gauche, notamment lors de dépassements (vous suivez ? ou je fais un schéma ?)
- le moindre encombrement et cette position centrale évite de commettre des erreurs de jugement sur la place qu'on occupe dans le trafic
- la vision de la route est meilleure sur une moto de par la hauteur plus conséquente de l'assise , qui nous permet de voir plus loin que l'automobiliste lambda (bien qu'avec tous ces quadruroues de plus en plus inutilement hauts la donne est en train de changer)
- la conduite le pilotage d'une moto nécessite d'office, pour des questions évidentes de survie, une bien plus grande concentration, ce qui limite d'autant la tendance naturelle à rouler à droite.

De belles phrases indeed ... n'empêche que je me suis surpris 2 fois (le même jour et en fin de balade) à redémarrer sur la droite de la chaussée, alors que j'ai parfois surpris mes collègues en train de regarder du mauvais côté avant de s'engager dans des ronds-points ... tout cela sans conséquence grâce notamment à la vivacité des accélérations de nos montures, plus aptes à se dépêtrer d'une situation inextricable ... d'accélérateur, pfffffffffff

Au final, tout compris 2.528,7 km du 3 mai 13H30 au 9 mai 00H35' à la découverte du Pays de Galles, une région pleine de charme, de verdure, de moutons, de personnages hauts en couleur (notamment des mangeurs de champignons crus aux cheveux bleus ...), toujours accueillants et prêts à rendre service. Le dépaysement est évidemment plus grand que lorsqu'on voyage en France, la langue et la conduite à gauche sont les deux mamelles de ce dépaysement.

Merci à tous de continuer, rester, durer sur l'album de photos souvenirs dont je ne me lasse jamais de feuilleter les innombrables pages.

Pour vous prouver mon altruisme classieux, voilà pour satisfaire Alain ;-), je vous invite à en compulser les pages consacrées à ce voyage au PAYS DE GALLES.
Allez aussi voir les photos et comptes-rendus de mes acolytes, anonymes si je ne les nommais pas, FRANCOIS et HENRI !!!!!!!

PS1 : si je ne m'abuse, Didier a aussi tiré quelques photos ... notamment une "by night" de l'abbaye de Tintern, qui lui a coûté (aïe) une très, très longue mise au point. S'il me les fait parvenir, je promets de les ajouter à l'album.

PS2 : un seul regret, mais de taille ;-), l'absence de Philippe.

PS3 : la photo du blog m'a inspiré quelques vers qui devraient passer à la "postériorité"

Des bateaux j'en ai pris beaucoup
Mais le seul qu'ait tenu le coup
Qui n'ai jamais viré de bord
Mais viré de bord
Naviguait en père peinard
Sur la grand mare des canards
Et s'app'lait les Copains d'abord ...
Les Copains d'abord

(Merci Georges)

00:34 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

DOUVRES - HOME SWEET HOME !!

En fait de repas frugal, pour déjà avoir un avant goût du pays, j'ai pris des carbonnades accompagnées de pâtes et suite à un deal génial avec Didier un demi bout de gâteau au chocolat et un demi bout de cheeze cake !

Nous sommes arrivés à CALAIS vers 22H30. Nous avions convenu de nous saluer à la descente du bateau, certains (Didier et François) passant la nuit à GRAVELINES, alors que d'autres, qui travaillaient le lundi (Bernadette et Henri ainsi que Alain et moi) prenant directement la route du retour vers TOURNAI, BEAUMONT et CHARLEROI !

Au lieu de ça c'est dans une certaine confusion que nous nous sommes séparés : Didier ne s'arrêta pas car il n'a pas trouvé d'endroit propice pour ce faire, Alain s'immobilisa quelques instants sur la bande d'urgence, tous feux éteints, alors que je l'attendais, plus loin François nous dépassa en nous saluant (alors que nous le pensions devant ...), ensuite je vis Didier arrêté sur le bas côté qui nous attendait, ensuite Alain qui plafonnait à 120/130 se laissa distancer, (on n'a plus de nouvelles de lui depuis d'ailleurs, s'il pouvait faire un petit signe ... ça serait la moindre des choses !), ensuite je fis la route avec Henri jusqu'à la frontière belge. Là, je m'arrêtai, nous nous saluâmes, le Tigre d'Henri détala, j'enfilai la tenue de pluie et changeai de gants (pour me parer du froid), enfonçai les bouchons dans les oreilles (pour me parer du bruit) et repris la route à vive allure (pour me parer du sommeil) jusqu'à la maison que j'atteignis à 00H35'.

00:26 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

18/05/2005

TINTERN - DOVER : +/- 360 km via OXFORD

Dernière étape qui allait définir la couleur des maillots : le maillot jaune pour François (qui a roulé presque sans arrêt devant) et le maillot à ... pois ... pour tous les autres car ils en ont abusé ! ... Peas and love !!!

Et oui, les meilleures choses ont une fin (et ... quand on a faim autant profiter des meilleures choses), il fallait déjà embrayer sur les routes du retour. Les B4228, 4226, et les A4151, 48. 40, 417 et 420 nous ont conduits à OXFORD.
Nous y avons laissé les motos dans un parking ad hoc et ensuite nous avons flâné au long des rues et ruelles pour admirer des édifices qui semblent avoir été construits avec des aiguilles à tricoter tant les détails sont fins et les font ressembler à des travaux de dentellières ... aidées sans doute par quelques costauds maçons.

Nous nous sommes arrêtés un peu plus loin, à AYLESBURY pour dîner. Je n'ai pas pris le plat national "fish and chips" parce que j'ai vu sur la carte que le "fish" était susceptible de contenir quelques "bones", j'ai donc pris un "marinated chicken" (sans arêtes) accompagné de, je vous le donne en mille, petits pois et de chips, le tout arrosé par un demi-litre de bière. Cet entracte nous a permis de voir quelques tours du Grand Prix de F1 de Barcelone et, 3 tours avant son dénouement, nous repartions, direction DOUVRES par les A4165, 418, 41 et les autoroutes M25 et 2.

Alors que nous avions convenu d'une halte à CANTERBURY, dans un premier temps François passa outre la sortie vers la ville. Il nous expliquera plus tard que la pluie l'avait un peu démotivé et qu'il voulait gagner les docks au plus tôt. Mais il se ravisa et, prenant une des sorties suivantes il nous amena finalement à bon port ... ? ... pas le port de DOUVRES ... en l'occurrence "le port" désigne CANTERBURY ... qui n'est pas un port, mais ça vous le saviez sûrement déjà.

Superbe édifice que nous n'avons pas pu voir de l'intérieur, les dernières visites guidées étant déjà commencées.

Nous en avons donc fait le tour (à pied) et sommes ensuite allés boire un excellent capuccino dans un coffee-shop non loin de là. Les toilettes valaient le détour : posé au dessus du mécanisme de chasse d'eau, un miroir nous a tous ... fait réfléchir : j'ai déjà vu cette tête là quelque part, non ??

Encore environ 100 km à abattre en territoire britannique pour rejoindre DOUVRES : nous y étions vers 18H30', il ne restait plus qu'à attendre le ferry sur lequel nous devions embarquer à 20H30'.
Finalement nous avons eu le feu vert pour monter à bord d'un ferry qui était en retard par rapport à l'horaire prévu mais qui nous a permis de quitter l'Angleterre plus tôt, soit à 19H45' heure locale.

A nous la Manche, Sancho, attache fermement nos fiers destriers et allons voir là-haut si quelque repas frugal ne pourrait nous être offert par le tenancier de cette étrange embarcation !!

00:23 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

16/05/2005

FROM HARLECH, back to TINTERN

Une petite réflexion avant de prendre la route. Il y a quand même un truc que je me demande : est-ce que le "B & B" signifie toujours "Bed and Breakfast" ou bien est-ce qu'à l'occasion il ne veut pas aussi dire "Beer and Beans" ???

La journée nous voyait quitter St David's Hotel pour revenir à l'Abbey Hotel de TINTERN séparés par +/- 286 km de routes de type A et de type B, pas de "troisième type" au programme, les rencontres de ce genre n'étaient pas prévues ...

Le programme du jour justement, qu'en était-il ???

Entre nous, ne le répétez pas, mais ... heureusement qu'il y a le compte-rendu de François pour me rafraîchir la mémoire sur cette journée du 7 mai ...

C'est vrai : nous avons perdu Didier deux fois, une fois par derrière et une fois par devant si je puis me permettre l'expression, et bien que nous ayons cherché à le retrouver, nous ne nous inquiétions pas trop, certains qu'il ne s'égarerait pas, armé qu'il était du road-book, d'une carte de la région et d'un sens de l'orientation hors du commun ... enfin, par rapport au mieux qui est encore au stade embryonnaire. Et de fait, quand nous sommes arrivés à Moumoutte ou Monmouth, sais plus, il était là, il nous attendait. Je ne vous raconterai pas les cris de joie, les larmes, les embrassades, François s'en étant chargé par ailleurs ;-)))

Nous avons eu droit à un "panaché" de routes ce jour là : des "chemins de chèvres", "sheep roads" en gallois (?) sur lesquels nous faisions littéralement du saute-mouton, apparaissant et disparaissant au gré des dénivellations, aux yeux du pote motard qui suivait. Des routes très étroites souvent bordées de hautes haies coupant toute visibilité. La circulation n'y était toutefois pas très dense, c'est le moins que l'on puisse écrire et les quelques autochtones croisés, cédaient très civilement le passage.

Petite remarque concernant les marquages au sol et la signalisation en général : les marquages sont très abondants, en plus des "SLOW" et autres "ARAF", on peut y lire les vitesses maximum autorisées, parfois en blanc sur fond rouge, on voit des zones "KEEP CLEAR" qui permettent de ne pas bloquer des carrefours lors d'embouteillages par exemple, des lignes jaunes en zigzag marquent des endroits où il est interdit de stationner; lorsqu'il est interdit de dépasser, la route est divisée par 2 bandes blanches continues séparées par de tous petits plots métalliques pas très rassurants, des fois qu'on serait obligés de ... passer dessus.

Et alors, le fin du fin c'est le panneau représentant un appareil photo, non pas pour marquer un beau point de vue, mais pour signaler qu'il y a un risque potentiel de se faire tirer le portrait si vous voyez ce que je veux dire ... A certains endroits on en compte plus que des moutons, c'est vous dire, au point qu'après en avoir justement compté deux douzaines, on n'y prête plus attention ... et c'est là l'erreur car ... c'est à ce moment là qu'apparaissent les vrais boîtes à malices ! Vigilance donc, à tous les étages !!! Reste que voilà des "casse-vitesse" moins dangereux que ceux qui pavent nos routes de mauvaises intentions !!!

Nous avons visité le château de GOODRICH (relativement délabré et faisant penser à une vieille usine de pneus), c'est là que François m'a offert un cornetto pendant qu'il engouffrait un "typical cake". C'est peut-être un détail pour vous (comme le chanterait France Gall), mais il a mangé son cake debout, ... en fait c'est juste pour qu'il sache qu'il peut déduire le prix du cornetto des 5,25 € qu'il me doit pour le petit déjeuner à bord du ferry ... : les bons gongs font les bonzes amis (dixit Gotlib).

Nous avons tous fait le plein, si ma mémoire est bonne l'essence était au prix de 0.879 £ et nous avons regagné notre hôtel de l'abbaye.

Le repas du soir a été émaillé par au moins deux détails qui me reviennent en mémoire :
- François a dû attendre son "starter" (1er plat !) pendant de longues minutes ... ce qui n'a fait qu'aiguiser son appétit;
- Didier nous a gratifiés de récits croustillants relatifs à un vécu lors de séjours sur des plates-formes pétrolières ... dont je ne dévoilerai pas le fond pour des raisons de bienséance ;-))))))))) et c'est dans la joie et l'allégresse que nous avons regagné nos chambres, les mêmes d'ailleurs qu'à l'aller.

Avant de dormir, nous avons regardé les résumés des matches de foot, préparé le paquetage et François a survolé le road-book du dimanche : il a vraiment pris son rôle de "guide officiel" très à coeur et très au sérieux et je crois que nous devons TOUS le remercier pour ça !!!

13:13 Écrit par Alberto | Commentaires (1)

15/05/2005

From HARLECH to ... HARLECH

D'abord une phrase de Philippe Geluck à méditer : "Le chemin le plus court d'un point à un autre, c'est de ne pas y aller".

Sachant que la balade du jour nous voyait quitter HARLECH pour y revenir, je pose la question : si le point de départ et le point d'arrivée sont les mêmes, quid du chemin le plus court ? Et aussi : comment ne pas y aller au point d'arrivée puisqu'on y est déjà au départ ?? Enfin ... méditons, méditons ...

Que dit le résumé de M & L ?

Le lendemain (le vendredi 6 mai pour préciser les choses) nous y laisserons (y = l'Hôtel St David's, faut suivre hein les mecs) nos bagages pour visiter Caernarfon-Castle - où le Prince Charles a été couronné "Prince of Wales" - et le village de Llanfairpwllgwyngyll, impossible à prononcer mais il faut y être allé. Puis nous continuons notre route via Snowdonia vers Llandudno sur la côte nord afin de revenir dans un large demi-cercle vers notre hôtel avec vue sur mer.

Voilà qui plante le décor.

Dans l'ordre et exhaustivement, nous avons suivi les A496, B4410, A4085, A487, A5, A55, A5 encore, A55 de nouveau et A470 jusque LLANDUDNO. Puis l'A55 op nieuw, B5105. B4501, A5 à CERRIGYDRUDION (si, si ça existe), A470 à BETS-Y-COED (Sheila aussi avait des COED mais ça ne nous rajeunit pas et ça n'a rien à voir ...) puis la A470, la A496 à BLAENAU FFESTINIOG et enfin HARLECH.

Voilà pour suivre sur la carte !

Quelques anecdotess ??

A 09:37 heure locale je prenais mon "Adult Ticket" , "Tocyn Oedolyn" en gallois, 6.00 £ tout de même !, pour entrer dans le village de PORTMEIRION. Didier a fait du charme à la caissière pour avoir un 'rab' en trichant sur son âge, pas encore canonique mais presque ...
PORTMEIRION ? c'est le village dans lequel la série culte LE PRISONNIER a été tournée (Attention, il vaut mieux avoir un écran d'au moins 30" pour surfer sur le site).
Vous vous souvenez ? Patrick Mc GOOHAN, "N°6", "Bonjour chez vous" ... Je croyais naïvement que ce village avait été créé de toute pièce pour la série, et bien je me trompais, il existait bien avant : site à voir absolument si vous passez dans le corner !

Bien plus tard dans la journée nous avons visité BEAUMARIS où nous avons tous eu une pensée pour nos BELLES EPOUSES (je devais le faire ce bête jeu de mot là, désolé) : un beau château, une des plus vieilles maisons des îles construite en 1400, un bon "ploughman" au pub ...

Avant BEAUMARIS, c'est à CAERNARFON que nous nous arrêterons pour faire le tour du château. Nous nous sommes sagement alignés face à notre "prof" Didier, qui nous a déclamé, le doigt levé, les quelques lignes extraites de son Petit Livre Vert (la Bible du Touriste Ecolo) sous le regard amusé des badauds qui commençaient à se rassembler autour de ce groupe insolite.

Un petit aperçu du gallois ? J'ai le ticket d'entrée à PORTMEIRION sous les yeux ... voici quelques morceaux choisis :
"Sales conditions over" devient
Telerau Drossod
"This ticket is valid on day of issue only. Valid tickets can be used at face value as part payment for Season Tickets", ça donne
Dilys y diwrnod prymwyd yn unig. Derbynir gwerth tocynnau dilys yn rhan-daliad am Docynnau Tymor.
Ca me rappelle un truc d'ailleurs : à l'entrée des villages il y avait toujours une double inscription peinte au sol "SLOW" et "ARAF". Je me demandais ce que signifiaient les initiales ARAF ... Area Round, ... pffffff ... Interpellé à chaque fois et n'y tenant plus j'ai demandé à François ce que ça voulait dire : j'ai encore raté une occasion de me taire, vous aurez compris pourquoi !!!

00:28 Écrit par Alberto | Commentaires (3)

13/05/2005

From TINTERN to HARLECH ...

... another 388 km road-book through Elan Valley and Sheep Mount !

En français dans le texte : "un autre route-livre de 388 km à travers la vallée de l'Elan et le Mont du Mouton".

Si Elan Valley existe bel et bien (L'Elan étant le nom de la rivière qui traversait la vallée - merci François), le Mont du Mouton est pure fiction, mais avouez que pour faire un parallèle entre l'élan et le mouton, omniprésent dans les monts bordant la dite vallée, il n'y avait qu'un pas, n'est-ce pas, à franchir ...

Le petit résumé du voyage, trouvé sur le site de Moto et Loisirs dit ceci :

Le deuxième jour nous verra au fin fond du Pays de Galles sauvage des Black Mountains à l'Elan Valley (quand je vous le disais !!) où plusieurs barrages fournissent l'électricité et permettent de stocker de l'eau douce. Et croyez-le ou non, vous verrez des panoramas tellement magnifiques que vous devrez mettre pied à terre pour vous en imprégner.

Croyez-le ou non ;-) ce n'est pas là de la publicité mensongère !!!

On a bien dû, en effet, mettre pied à terre, autant par la beauté paralysante des panoramas que par l'indiscipline effrontée des agneaux et autres moutons gambadant en toute liberté dans des pâturages s'étendant à perte de vue. Ouais, fallait surtout pas perdre de vue qu'à tout moment un de ces doux et sages bipèdes quadrupèdes pouvait surgir de nulle part, tel l'aigle noir ... mais là je m'égare ... je m'égare. Rarement, dans mes désormais innombrables périples, les panoramas ont atteint une telle beauté sauvage ...

L'hôtel où nous devions passer les 2 nuits suivantes, situé à HARLECH, au bord de la Mer d'Irlande, le Sint-Davids (Tél. : 0044 (0) 1766 780 366) était, comment dire ..., pittoresque et surtout vieillot mais avec un sacré caractère et une vue imprenable sur la baie. Il semblait bien connu de François car une des serveuses n'arrêtait pas de l'appeler "my love" ... Est-ce pour cela que la nourriture fût tout à fait convenable ?

Quoi qu'il en soit, cette réputation de "mal-bouffe" que se coltine la perfide Albion a, au cours de ce trip, était balayée d'un revers de l'Henin ! Attention je ne suis pas un fin gourmet, je ne blatère pas interminablement pour goûter un vin et mes critères sont probablement à mille miles, trois cents yards, vingt-quatre pieds et huit pouces de ceux de Guault et Millau ... mais ... quand c'est bon, c'est bon, non ?! Et en plus de ça, dans les "pubs" c'est frais et pas cher, que demande le people ?!?!?!

Et bien voilà, encore une de faite comme on dit ! Restait à dormir du sommeil du juste, pas nécessaire de compter les moutons car on était bien fatigués !

Bonne nuit à tous et à toi aussi Bernadette, à demain même heure même endroit !
Et ... qu'est-ce qu'on fait demain ?
Ben ... devine ! une boucle HARLECH - HARLECH, +/- 247 km je crois ...
Seulement ????
Ben oui ... seulement
Ah bon ...
Bah, on f'ra des p'tites rallonges ...
Ouais, ... faut circuler, y a tant à voir
Ouais, air connu !!

21:53 Écrit par Alberto | Commentaires (3)

Road to the abbey ...

Les road-books que Gaëtan nous avait remis avant l'embarquement étaient résistants à l'eau (rassurant en cas de naufrage) et ne se déchiraient pas.

Le premier jour, l'itinéraire prévoyait d'accumuler +/- 415 km pour atteindre "The Abbey Hotel" à TINTERN, de l'autre côté de la rivière Severn qui sépare le Pays de Galles de l'Angleterre. Pour y arriver, nous avons emprunté (à un taux très intéressant) 200 km d'autoroute, ce qui pour un premier contact avec la conduite à gauche était une excellente chose. En effet, sur l'autoroute, là-bas comme ici, dès qu'il y a 3 bandes, tout le monde néglige la première, et dépasser par la gauche ou par la droite n'est pas vraiment un souci ;-))). Reste que déjà, on est étonné de voir les accès (entrées, sorties) sur la gauche, de devoir dépasser sur la droite, de voir le flux du trafic venant en sens inverse ... sur la droite, etc ... l'oeil s'y habitue relativement vite mais ... ça ne paraît définitivement pas "naturel" à nous, continentaux !!

Les limitations de vitesse aussi sont assez particulières puisque indiquées en miles ... on a toujours l'impression de rouler 1,609 fois trop vite par rapport aux indications, ce qui, entre charentaises, ne nous change pas trop de l'habitude ;-).

Ainsi donc, les M20, M25 et M26 (M=Motorway), suivies des A303 et A344 nous conduisirent à STONEHENGE, site mondialement connu autour duquel nous ne nous sommes pas attardés "Espérant un rayon de là-haut, mais les pierres de Stonehenge n'ont rien dit du tout" (P'tit test : d'où vient cette phrase entre guillemets ?). Nous avons repris la route par les A344, A361 vers DEVIZES et les A365 et A4 jusque BATH (bien mettre la langue entre les dents d'en haut et celles d'en bas pour prononcer le "th", c'est au pied du "th" qu'on voit le vrai britannique !!).

BATH : voilà une preuve évidente du pragmatisme anglais. Alors que les français aurait probablement appelé ce patelin "Trifouillis-Les-Bains", les anglais ont baptisé cette ville BATH tout simplement. Pourquoi ? parce qu'il y a des thermes, dont les romains jouirent déjà "over 2000 years ago" les gars !!

Très belle ville indeed, que nous avons visitée en long et en large. Grâce au Guide Vert que s'était procuré Didier, qui comme d'habitude n'a pas regardé à la dépense, aucune curiosité touristique n'a été oubliée, que ce soit à pied pour les plus vaillants ou à dos de moto pour les moins valides, voire les deux pour les cumulards.

Nous avons bu une "pint of lager" dans un pub, dont le nom m'échoppe, euh .. m'échappe, qui traitait ses clients de cochons et ses clientes de truies : la classe quoi !

56,2 km nous séparaient de l'hôtel de Tintern, via les A46, M4, M48 et A466, 56,2 km qui ont paru trop peu à notre "guide officiel et néanmoins ami" François car, arrivé à hauteur de notre demeure d'une nuit, il passa outre, continuant à flâner à allure sénatoriale le long d'une route au demeurant très bucolique ...

Au début, j'ai cru qu'il l'avait fait exprès, qu'il voulait faire durer le plaisir, ce que nous comprenions tous d'ailleurs, car jusque là les routes n'avaient pas été d'un très grand intérêt en matière de "pilotage" ... Mais au bout de quelques minutes, je me suis porté à sa hauteur et lui ai fait signe de se ranger sur le bas côté, injonction à laquelle il obéit de bonne grâce ;-) ...

Nous avons donc fait demi-tour (tout à fait exceptionnellement, les circonstances nous y obligeant) et rejoint l'Abbey Hôtel, qui comme son nom le laisse finement entendre, se situe pile poil en face de l'abbaye de TINTERN, totalement en ruine d'ailleurs, ce qui a fait dire à certains : ouf, heureusement qu'on a pas été logés là !!.

Une bonne douche, un bon repas et quelques franches rigolades plus tard, nous nous mettions au pieu, le réveil naturel de François, réglé sur 7H30', petit déjeuner convenu à 8H00'.

18:30 Écrit par Alberto | Commentaires (2)

11/05/2005

A ... ferry tale !

Sea France to see Wales ...

Nous avons d'abord, par tribord, franchi les douanes française et anglaise (attention, les cartes de séjour de ressortissants de membres de la C.E.E. ne sont pas tolérées, se munir absolument d'un passeport international !! Notez au passage que j'ai eu affaire à une charmante "elderly lady" qui s'excusa presque de me demander mon passeport, car elle n'imaginait pas que l'on puisse vouloir entrer en fraude aux Iles Britanniques sur une aussi belle et chère moto, une vrai connaisseuse indeed !)... et, ensuite, le ferry nous avala.

Il était équipé de parkings spéciaux pour moto, composés d'emplacements rainurés : c'est ainsi que ma Déelle fut intercalée entre 2 autres motos appartenant à de sympathiques motards néerlandophones qui tendirent les sangles pour l'immobiliser pendant que je restais assis dessus pour compresser les suspensions.

Petite charentaise : le trip, dû à l'organisation de Moto & Loisirs, par le truchement de "A' Top Travel & Incentives", réunissait, sauf erreur 23 participants pour 18 motos, conduits par Gaëtan, sur sa BMW 1150 R : il y avait des motos de tous styles sauf des hypersportives, 2 customs japonais, deux BMW 1150 et une 1200 GS ainsi qu'une K1200 S, une TRIUMPH Sprint RS, une YAMAHA 1000 Fazer, une HONDA Paneuropean, une HONDA Transapl (celle d'Alain qui nous accompagna tout au long du séjour) ...

Mais revenons sur le bateau : sans attendre je rejoignis les copains sur le deck 7 pour prendre le petit déjeuner. Heureusement, Didier s'était posté à l'entrée du self, faisant le gendarme, ce qui nous permis de passer avant une meute de jeunes étudiants affamés. Au menu pour tous : un croissant, un petit pain, un petit pot de confiture, une briquette de beurre et un café ... et plus loin l'addition en euros ou en livres au choix.

Le ferry m'a semblé luxueux même si les coloris du mobilier était plutôt kitch, genre rose bonbon ou vert pomme, mais il y avait de la moquette partout. Je dois avouer que j'ai un peu peur des bateaux, plus d'ailleurs que des avions. Sans doute cela est-il dû au fait que je ne sache pas nager ... bien que ... quelque part ... je ne sache pas non plus voler. Enfin, là n'est pas l'important ... mais au fait ... quelle importance tout ça ???

Reste que la traversée s'est passée sans encombres, que j'ai trouvé que le bateau vibrait beaucoup (au self, on entendait bien le tintinnabulement de toute la vaisselle), sans doute du fait d'un moteur monocylindre aux soupapes mal réglées ;-), et qu'après une grosse heure, nous vîmes les "white cliffs of Dover" !


21:20 Écrit par Alberto | Commentaires (1)

10/05/2005

La Côte d'Opale ...

Ainsi donc, j'ai atteint LE TOUQUET vers 16H45, j'en ai fait le tour (le tour du TOUQUET, ça fait le TOURNIQUET ?) puis j'ai pris la D 940 avec étape à BOULOGNE-SUR-MER, WIMEREUX, AMBLETEUSE, WISSANT et le CAP BLANC-NEZ pour la pause photos obligatoire.

Tiens ? Et le CAP GRIS-NEZ alors ? Oukèti ? Plus loin ? Je scrute la carte avec mon oeil de lynx pour me rendre compte que je suis passé outre le CAP GRIS-NEZ !!! Purée, comment ai-je pu passer outre le CAP GRIS-NEZ ? L'était si mal indiqué que ça ? L'aurait dû être aussi évident à trouver qu'un ... nez au milieu d'une figure, non ?
Je scrute ma montre avec l'autre oeil (provoquant de la sorte un douloureux strabisme), constate que j'ai largement le temps d'y retourner et le fait avec d'autant plus de plaisir qu'une bonne partie de ce tronçon de la D 940 est un régal pour le motard.

J'ai regardé le phare, j'ai regardé tourner le radar et suis parti dare-dare jusque CALAIS pour faire la reconnaissance de l'endroit où se ferait l'embarquement sur le ferry. J'ai enfin atteint GRAVELINES et son Hôtel du Beffroi vers 19H45' : Bernadette, Henri et Didier m'y attendaient alors que François ne tarda pas à nous rejoindre, ce qui nous permis de dîner tous ensemble, un menu du terroir à 15,09 €, de faire une petite visite "by night" de la place pour enfin, aller tous nous coucher, réveil réglé sur 6H30' pour un départ prévu à 7H15' direction les docks et le ferry de Sea France.

22:33 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

Back from Wales ... sans h ...

... non, ça ne veut pas dire "Le retour des baleines !"
Pour ceux qui ne sont pas familiers avec la langue de SHAKESPEARE (Secoué de la poire ?) cela signifie "De retour du Pays de Galles" ... dans lequel j'ai séjourné du 4 au 8 mai 2005 et duquel je suis revenu sain et sauf le 9 mai à 00H30 heure locale.

Commençons comme il se doit par le commencement, la fin viendra au final.

Le 3 mai, je me suis levé tôt pour saluer amoureusement ma femme et paternellement mon fils. J'ai pris mon petit déjeuner (2 tartines beurre/confiture et 2 cafés), suis directement allé sur des sites météo pour m'inquiéter du temps qu'il allait faire, ai rédigé le texte du blog "Bon ... les gars ...", ai arrimé les bagages, ai imprimé quelques détails zoomés de l'itinéraire vers Le Touquet, ai envoyé un mail enflammé à ma tendre à laquelle je me suis encordé depuis 25 ans jour pour jour et nuit pour nuit ;-) pour une escalade amoureuse sans fin, comme une vis, ai pris un bain cool, ai déjeuné de bons restes de la veille, ai vérifié mes e-mails, ai revérifié la météo ... une matinée à glander en quelque sorte ... en attendant l'heure du départ.
J'étais pratiquement prêt quand un vent assez violent s'est levé et des hallebardes ont commencé à tomber : allais-je me résigner à attendre 18H00' pour me rendre chez Henri et le suivre sagement jusque Calais ?

C'était sans compter sur mon irrésistible envie de voyage ... La pluie à peine cessée, un timide rayon de soleil vint me conforter dans mon dessein : je descendis au garage, l'ouvris, sortis la Déelle, composai le code 1-2-3-4 du système d'alarme et, sans me retourner, pris la route vers 13H30'.

Autoroute jusque LILLE, sortie 11 Hazebrouck, N42 direction ST OMER, D 928 vers LONGUENESSE, D126 - D343 - D126 encore jusque NEUVILLE-SOUS-MONTREUIL, D901 pour rejoindre MONTREUIL où j'ai fait le plein de Normale quatre-vingt-quinze (comme diraient nos politiques flamands), mangé une barre chocolatée et bu un soda caféiné, ensuite les N1 et N39 pour atteindre LE TOUQUET-PARIS-PLAGE, en tout un peu plus de 250 km avant de commencer la remontée vers GRAVELINES près de CALAIS par cette côte d'Opale tant désirée ...


21:01 Écrit par Alberto | Commentaires (2)

03/05/2005

Bon ... les gars ...

... c'est pas tout ça mais ... faut qu'j'y aille, la perfide Albion m'attend ! C'est bien joli tous ces bavardages, mais il y a un moment où il s'agit d'agir (je crois entendre ma douce moitié là ... quand elle me dit "Au lieu de faire aller ta langue, hein !..." ;-)))))

Ben voilà, samedi j'ai préparé la moto, hier soir j'ai rassemblé mes p'tites affaires, aujourd'hui j'en fais l'inventaire et le check-list et je fourre tout ça dans le top-case et le "double deck tank bag" derrière lequel on ne me voit presque plus (va falloir prévoir un coussin) ... je réétudie un peu mon itinéraire en direction de "Le Touquet", Côte d'Opale et ensuite Calais ... en espérant ne pas me paumer, comme me l'a recommandé mon ami Henri, sans qui je serais (et peut-être je serai) perdu !

Voilà, ne vous morfondez pas trop en m'attendant, trouvez autre chose à lire car la lecture ça alimente la culture, moi je pars pour me ressourcer, pour me refaire une santé, me recharger en ions positifs, pour vivre de nouvelles aventuuuuuures que je vous raconterai à mon retour.

PS : non ce ne sont pas les habituelles initiales de post-scriptum, ça n'est pas non plus politique, ça ne serait pas correct, ça veut dire "Pensées Spéciales" à ma femme (25 ans de mariage aujourd'hui, pardon Josse) et mes enfants (39 ans à eux deux, ils vont vite me rattraper, ... au fait, dans combien de temps ? allez les enfants, un petit devoir de vacances, pffffffff !), ma soeur, ma mère et mon père sans qui je n'existerais pas (certains diront "ça ne serait pas une grande perte", à ceux-là je répondrais ... "un de perdu ..." ). Voilà, juste un petit salut ému à toutes et tous ... avant de prendre la route ... Oufti, il est grand temps que j'me casse moi, ça pue la déprime pré-partum !!!

09:21 Écrit par Alberto | Commentaires (0)