15/10/2017

La route des poètes du grand prix du Japon !

Ce matin, il a fallu se lever tôt pour participer aux "100 km de Charleroi" ...
Et pendant que je me préparais, entre le petit-déjeuner et la salle de bains, j'étais accompagné par mon nouveau smartphone, à l'affût des rebondissements du Grand Prix du Japon.
Je n'ai pas été déçu, enfin, pas trop : la chute de Valentino ROSSI ne m'a certes pas laissé indifférent mais la bagarre devant était telle que je me suis vite fait une raison, comme ROSSI d'ailleurs, qui a définitivement enterré ses prétentions au titre de Champion du Monde. DOVIZIOSO a tenu tête, une fois encore, à ce diable de MARQUEZ, et s'il emporte le Sacre cette année, il ne l'aura pas volé, c'est une certitude !
DSCN1371.JPGPour ce qui est des 100 km de Charleroi, sachez que je ne les ai fait ni à pied, ni à cheval, ni en voiture, ni même en moto, mais en autocar : on arrive à un âge où l'on n'a plus honte des voyages en car qui, souvent, ont une connotation "3ème âge". Mais ici, point de réunion Tupperware ou casseroles AMC ou que sais-je encore : rien à acheter ou à vendre, juste un grand tour des 15 communes qui entourent la ville et qui forment le "Grand Charleroi". On a appris des tas de choses concernant son passé, son présent et son avenir grâce à la science de Mr et Mme Lierneux que je remercie de nouveau au passage !
Ceci ne nous rendra pas le Congo ni "la Route des poètes" me direz-vous mais j'avoue que je n'ai plus trop envie de revenir sur cette sortie qui remonte déjà à 7 jours ...
Tiens, pour bien vous gaver et vous ôter l'envie de lire le compte-rendu, je vais m'amuser (?) à énumérer tous les patelins traversés lors des 268 kilomètres qu'elle comportait : Temploux, Suarlée, Floriffoux, Floreffe, Fosses-la-Ville, Bambois, Saint-Gérard, Graux, Furnaux, Biesmerée, Stave, Corenne, Rosée, Gochenée, Doische, Vauceles, Hierges, Molhain, Le Mesnil, Oignies-en-Thiérache, Fumay, Haybes, Hargnies, Les Hauts-Buttés, Linchamps, Newet, Nohan, Naux, Thilay, Monthermé, Deville, Laifour, Anchamps, Revin, Saint-Nicolas, Rocroi, Eteignières, Beaulieu, Signy-le-Petit, La neuville-aux-Joûtes, Macquenoise, Anor, Ohain, Moreanrieux, Wellers-en-Fagne, Moustier-en-Fagne, Eppe-Sauvage, Clairfayts, Beaurieux, Hestrud, Cousolre, Bousignies-sur-Roc, Comagne, Thirimont et Ragnies !!
Il ne vous reste plus qu'à relier tous les points et vous aurez le road-book du jour !!

Allez, deux ou trois petites choses quand même pour ne pas vous laisser sur le carreau ...
Déjà, pour les plus observateurs d'entre vous, la 1ère photo montrait une Pan European à la carrosserie allégée sur l'avant. Si, si, regardez-bien, il lui manque une oreille ! (Rappel du lien ICI).
Et bien, l'explication vient du fait que, le matin même, en se rendant au rendez-vous, Paul a été agressé par un épervier ou pie, ou pie, épervier ou pas ou pas ... En fait, il s'est pris un volatile non identifié qui faisait du rase-mottes sur une bretelle d'autoroute. A en juger par les traces blanches sur la valise latérale gauche, la bestiole se serait même "fait dessus" tout en faisant sur la Pan ... et pas dans sa panne !! L'histoire se termine bien pour l'oiseau moqueur qui, après quelques minutes, a retrouvé ses esprits et est reparti vers d'autres cieux ... Pour sa part, Paul, lui, ne s'en était pas encore remis à la fin de la virée.
Autre chose : contrairement à d'autres qui ne sont pas tenus, comme moi, de faire rapport sur leurs sorties motardes, j'ai marqué l'arrêt à HIERGES (WP37) pour tirer le portrait à la petite place, la fontaine et le château. Cet arrêt m'a permis de retrouver Paul et Jean-Marc que j'avais perdu de vue à un feu passé au rouge après mon passage ...
A OIGNIES-EN-THIERACHE (WP43) on était bien plus à marquer l'arrêt cette fois, le "Café de l'Eglise" étant renseigné sur le road-book avec une invitation à y boire un café. J'ai le souvenir d'une très jeune serveuse à la robe "bleu pétant" et au "chignon banane" interpellant. (?) Conscient que ça ne veuille pas dire grand chose mais bon, on ne peut pas toujours trouver les mots justes ;-)
Dix way-points plus tard on arrivait à THILAY au "Val de Semoy", un restaurant à la déco intérieure plutôt chic où une longue table avait été dressée à notre intention. Si je ne m'abuse, nous étions 26 à nous y installer. Pour la petite histoire nous étions 12 qui venions d'Europamoto, les 14 autres étant des amis du Club B&H Moto Tour.
Les organisateurs (Bruno et Henri), avaient opté pour un plat et un dessert pour tous. Piocher dans la carte aurait constitué une énorme perte de temps et la formule convint donc à tout le monde. Au menu, un ragoût de gibier et quelques pommes de terre grenaille et un dessert, flanqué d'un physalis, aussi appelé "amour-en-cage", qui était "à tomber" et dont je me souviens encore du goût du chocolat ;-)
Ajoutez-y un(e) Orval et un café et vous en avez pour 23,10 € je crois ...
Ensuite j'ai roulé sans désemparer jusqu'à rejoindre Henri qui menait grand train et que j'ai suivi, avec d'autres, jusqu'à la distillerie de Biercée à Ragnies.
J'ai fait mine d'y entrer mais avant de m'installer à une table avec d'autres, j'ai préféré repartir pour être suffisamment tôt à la maison car on avait réservé une soirée théâtre avec ma Douce et je ne voulais pas m'attirer ses foudres ;-)

22:45 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

14/10/2017

Grand-Prix du Japon !

La saison n'est pas finie ...
Voici les résultats des essais qualificatifs de "ce matin" sur le circuit du Motegi :

1. ZARCO - 2. PETRUCCI - 3. MARQUEZ
4. A. ESPARGARO - 5. LORENZO - 6. PEDROSA
7. SMITH - 8. P. ESPARGARO - 9. DOVIZIOSO
10. RINS - 11. IANNONE - 12. ROSSI

13. BAZ - 14. VINALES - 15. CRUTCHLOW
16. BAUTISTA - 17. BARBERA - 18. RABAT
19. ABRAHAM - 20. AOYAMA - 21. LOWES
22. REDDING - 23. NAKASUGA - 24. NOZANE

Quelques éclaircissements s'imposent, non ?

Le plus important sans doute ^^ concerne les 3 japonais en lisse : sachez que AOYAMA remplaçait MILLER chez Honda Marc VDS et que NAKASUGA et NOZANE roulaient sur YAMAHA, Factory pour le 1er et Tech 3 pour le second.
Si DOVIZIOSO a dominé la première journée, il n'en a été plus rien aujourd'hui, LORENZO faisant finalement mieux que lui au moment du verdict chronométrique.
Qu'est-il arrivé à ROSSI ? se demandent les quelques fans qui lui restent ...
Tombé en FP4, les mécaniciens n'ont pas eu le temps de retaper la M1 et il a par conséquent dû prendre la seconde moto pour la qualification. Du coup, il a joué le tout pour le tout en partant en pneus slicks, terminant son run à 20 secondes du meilleur temps détenu à ce moment là par Marc MARQUEZ. Il est finalement rentré pour chausser des pneus pluie (ou intermédiaires je ne sais pas) toujours sur sa seconde moto mais il n'a pu faire qu'un seul tour "rapide". Voilà donc pour l'explication. Sa course sera toute autre mais les plus rapides auront sans doute eu le temps de prendre la poudre d'escampette pendant qu'il sera occupé à dépasser les Suzuki et les KTM ... Au passage, saluons les performances du tandem autrichien qui se place en 7ème et 8ème positions !
MARQUEZ, lui, a fait l'inverse : parti en pneus pluie, il a fait un temps canon, avec plus d'une seconde d'avance sur tout le monde, puis, par défi sans doute, il a fait monter des slicks, pour terminer finalement troisième. Il sera définitivement l'homme à battre demain tant il paraît fort.

08:03 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

13/10/2017

La route des poètes ... le retour !

Et donc, cette route des poètes, à quoi ça rime ?
Déjà, ce n'est pas le duo formé par Paul et Arthur qui ont mis cette balade en musique mais Bruno et Henri, et d'une !
Et de deux, on aurait pu l'appeler le "Spy Day" vu qu'on avait rendez-vous à Spy. Entre charentaises, on aurait pu espérer la participation de "Petit Pierre" qui est un homme de Spy.
Pour la petite (pré)histoire, on croit savoir par ailleurs que les hommes de Spy avaient la vindicte facile et le verbe haut et qu'on les aurait un temps surnommés les hommes DESPIEGELEER. Ne comprendront sans doute ici que quelques membres du Parti Socialiste de la ville de Charleroi ...
Dans la même veine, savez-vous que certaines mauvaises langues avaient surnommé notre bon Michel DAERDEN, le néant d'Herstal ?
Ouais, bon, manifestement ce n'est pas trop bien barré pour le compte-rendu de cette journée :-)
Je m'y attellerai sérieusement aujourd'hui peut-être ou alors demain ...

23:38 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

08/10/2017

La route des poètes ...

Voici les photos de cette "première automnale" organisée par Bruno & Henri (B&H) Moto Tour ...
Bref compte-rendu incessamment sous peu !

En attendant, un peu de poésie dans ce monde de brutes écervelées armées jusqu'aux dents :

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

23:09 Écrit par Alberto | Commentaires (3)

06/10/2017

Cévennes, épilogue (?)

cévennes 2017Epilogue ?? Epi ... zut !!
Il n'y a en fait rien à ajouter : le récit est tellement complet que personne n'a trouvé à ajouter quoi que ce soit.
Bon, peut-être qu'ils ne sont que deux ou trois ceux qui ont pris la peine de tout lire. Après tout ça les regarde, tous ces autres qui sont passés à côté de ce chef-d'oeuvre de narration.
Cela dit, un peu comme Paul d'Europamoto se plaint parfois que son livre d'or dort, je reste également un peu déçu par le manque de réactions suscitées par mes notes. En même temps, à part des commentaires dithyrambiques d'un côté comme de l'autre, que voulez-vous dire ? Les gens, en général, ont la parole bien plus facile pour démolir que pour encenser.
Comme disait l'autre, autant se complaire dans l'autosatisfaction ou la motosatisfaction suivant le moyen de locomotion utilisé, on n'est jamais mieux servis que par soi-même ...
Pour en revenir malgré tout au voyage dont question en objet, dire que tout était parfait équivaudrait à mentir, c'est sûr.
Rien ni personne n'est parfait en ce bas monde et ce n'est pas un voyage dans les Cévennes avec le meilleur GéO que je connaisse qui fera exception à la règle !
Et puisqu'on parle de règle, une de celles que j'essaye d'appliquer est la bienveillance, tout le contraire du manichéisme qui veut que les choses soient blanches ou noires, pour le KKK elles sont d'ailleurs blanches ou blanches ce qui va bien plus loin que le simple ostracisme dont on est parfois la victime ou l'instigateur ...
Cette phrase, comme "les disques demandés" d'une époque lointaine, est dédiée à l'ami Xavier qui en comprendra la drôlerie, pff pff
Je vais vous avouer un truc que j'ai déjà dit à quelqu'un, je ne sais plus à qui, lors du voyage. Faut dire que je bavarde avec tout le monde, mais pas avec n'importe qui, non !
Aussi loin que je sois concerné, je dirais que pas moins de 80-90% de la réussite d'un voyage est déjà acquise au départ, dès lors que je peux rouler à moto et que les routes empruntées procurent un certain plaisir. Oh, pas tout le temps car c'est impossible et ce ne serait pas tenable à moins de se gaver de Viagra (?). Le reste, ce sont les hôtels, les repas, la compagnie, toutes choses relativement secondaires à mes yeux de bigleux, sauf peut-être ... les hôtels, les repas et aussi la compagnie mais, bon, je n'épiloguerai pas là-dessus ;-)
En définitive, on est quand même là pour passer de bons moments, non ? Autant se fendre la gueule que de disserter sur l'évolution du CAC40, de la réduction des droits de succession, ou que sais-je encore de bien rigolo ... Non que je sois contre le débat, voyez, mais à un moment faut arrêter de se prendre la tête et aller de l'avant, et vite de préférence !
Ainsi donc le rideau tombe tout doucement sur une saison de plus en compagnie de la Tiger.
En ce qui concerne EUROPAMOTO, la dernière "activité" concerne le souper (un dîner tardif pour nos amis français) qui se tiendra une fois encore à la brasserie "La ville de Wavre", à Thorembais-Saint-Trond, le 18 novembre à 20 heures.
Comme il est indiqué texto sur le site, cette soirée sera dédiée à l'"Epluchage" de la saison écoulée 2017 et présentation du programme 2018.
Faut dire qu'on attend toujours ce moment avec une grande impatience. Cela dit, entre nous hein, quand je regarde en arrière, dans le rétroviseur pour éviter les torticolis, je me dis qu'on pourrait repasser les plats de 2017. Je m'explique.
Cinq voyages étaient au programme 2017 et je n'ai participé qu'à deux d'entre eux. Sachant que j'ai raté la "Forêt Noire", les "Dolomites italiennes et le Tyrol" ainsi que le "Lake District", je piocherais bien volontiers dans ce "deuxième choix" : te casse pas le fion Paul, remet le même couvert ! De toute façon combien sont ceux qui ont participé à TOUS les voyages ??
Je dis ça, je dis rien bien évidement : ça ne se fait assurément pas sous peine de se couvrir d'opprobre !!
Bon, ceci dit, la saison n'est pas définitivement enterrée, la Toussaint est en effet encore loin !
Déjà, le 8 octobre, une sortie motarde est prévue, à l'instigation d'Henri et Bruno Moto Tour, avec départ à Spy, repas à Tilhay (Fr) et arrivée à Ragnies : je m'y suis inscrit et guette depuis lors les prévisions météorologiques.
Le 22 octobre, une sortie accompagnée est prévue au départ (à 9h30) de la meilleure concession motocycliste qui soit, j'ai nommé "Performance Bike" à Dampremy.
Enfin, "courant octobre", il ne faut pas oublier l'Automnale de Cap Moto dont la date n'était pas encore arrêtée hier encore, tard le soir !
J'ai souvenance aussi de "der des der" et de "der des der des der" qui se tenaient parfois suivant les humeurs et/ou envies de certains. On ne sait jamais qu'on aurait une belle arrière saison mais on sait tous qu'il n'y a plus de saison sauf peut-être sur certaines pizza ...
Bientôt se tiendra le Salon EICMA (à Milan du 7 au 12 novembre) et certaines nouveautés n'ont pas attendu l'ouverture prochaine de ses portes pour se montrer au grand jour. On en reparle bien entendu !

17:04 Écrit par Alberto | Commentaires (4) | Tags : cévennes 2017

23/09/2017

Cévennes, 10 septembre, jour 9, le dernier !

cévennes 2017Encore une fois, je vous laisse vous imprégner par les images du jour !!

Etant donné qu'on me réclame la suite à cor et à cuivre, je vais m'exécuter ...
Sachez qu'on est au dernier épisode de la saison 17 : faudra pas venir pleurer après !
Faudra aussi attendre l'an prochain pour la saison 18 dont personne ne sait encore de quoi elle sera faite !
A ce sujet, rendez-vous le 18 novembre dans une ville du Brabant Wallon tenue secrète (ou presque) pour en savoir plus !!
Une fois encore j'ai quitté le Relais Fleuri parmi les tous derniers, non que je ne sois pas pressé de rentrer chez moi, mais ... en fait je sais pas, j'ai besoin de prendre mon temps le matin, histoire que tout se mette en place, voyez ? Ne restait plus que le camion balai qui est parti quelques secondes après moi car, 10 bornes plus tard, au détour d'un carrefour où j'ai mal interprété le picto du Tripy, je l'ai vu passer comme une balle, comme de coutume quoi !
Plus loin, au WP 11, à l'entrée de Noyers, je me suis arrêté pour la photo mais aussi pour enfiler la veste de pluie. Il ne pleuvait pas mais j'avais froid. D'ailleurs un piéton qui passait par là m'a dit : "Il commence à faire un peu frais pour faire de la moto, hein ?", ce à quoi j'ai répondu qu'il suffisait de s'équiper en conséquence !
Un peu plus tard j'ai rejoint Paul qui avait rangé la camionnette sur le bord de la route, les warnings allumés. Devant le Transit, la GS d'Henri et Josiane sur la béquille centrale. Diagnostic : crevaison ! J'ai compati puis suis reparti, que vouliez-vous que d'autre je fis ?

A suivre ...

Petite charentaise avant de poursuivre et d'en terminer.
Il n'y a pas si longtemps, je vous disais que j'étais passé par Saint-Priest-la-Prugne, si, si, relisez le passage, il n'est pas bien loin ... Et bien, vous savez quoi ? J'aurais bien fait de m'y arrêter dans son église et prier Saint Vital pour que je n'en reçoive pas ...
Deux contraventions ont atterri dans ma boîte aux lettres ce matin. La première infraction a été constatée le 2/09 à Erize-la-Petite sur la RD1916 entre Verdun et Bar-le-Duc et la seconde le 3/09 à Loddes, sur la RD994 entre Le Donjon et Lapalisse. France, terre "d'accueillette" !! Espérons que pour les 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 10 septembre, je sois passé furtivement sinon le budget vacance dans les Cévennes sera doublé !!
J'allais ranger la charentaise en fermant la boîte mais un truc m'est revenu à l'esprit. Je vous ai raconté la mésaventure de notre ami Sacha (sur Africa Twin) qui avait perdu sa plaque, n'est-ce-pas ? Et bien, à la lumière des évènements, il a très bien fait de ne pas aller déclarer la perte auprès des autorités car il aurait été très probablement interdit de circulation ! Sachez toutefois qu'il s'est fait confectionner une plaque provisoire sur place, le temps de faire le nécessaire à son retour au pays. Un tout dernier truc et puis je ferme définitivement cette parenthèse, promis : sauf erreur ou omission, le Tripy n'a rien signalé dans les 2 cas, ce qui est trop injuste ! De toute façon, il arrivera un jour où tous ces lanceurs d'alerte seront bannis comme c'est déjà le cas dans certaines dictatures comme la Suisse par exemple ... qui a besoin plus que tout autre pays de devises étrangères pour équilibrer sa balance commerciale et qui, pis encore, impose la vignette pour le traverser !


Mais revenons à nos brebis qui, pour la circonstance, semblent s'égarer !
Pour la petite histoire et pour rebondir, si tant est que cela soit possible, sur le pneu crevé de la GS d'Henri & Josiane, sachez que, si j'ai tout bien compris, la réparation n'a pas tenu et que 20 kilomètres après Suippes, il a bien fallu qu'ils se résolvent à charger la moto sur la remorque et à finir en convoyeurs ... A 17h43 j'ai reçu un SMS comme quoi ils étaient bien arrivés à Pailseul. Un autre SMS est tombé à 22h05 qui me signalait que la moto d'Henri était bien arrivée à Saint-Georges-sur-Meuse et que Paul était bien rentré au bercail. Il aura eu une sacré longue dernière journée de voyage et se sera dévoué jusqu'au bout du bout !!
cévennes 2017
Après Noyers (WP11 du R-B), j'ai continué sur Argenteuil-sur-Armançon, Ancy-le-Franc, Pimelles, Cruzy-le-Châtel, Maulnes, Arthonnay, Bragelogne-Beauvoir, Les Riceys, Gyes-sur-Seine et Essoyes, soit un peu plus de 73 kilomètres, par les D109, D12, D56, D452 (Route du Champagne) et D70.
J'ai le souvenir de routes un peu brumeuses, souvent désertes, en rase campagne, balayées parfois par des vents soutenus mais qui permettaient d'avancer à vive allure ... Un peu avant ESSOYES, j'ai rejoint ou j'ai été rejoint (je ne m'en rappelle plus) -par- le petit groupe constitué de Sacha, Muriel, Michel S. ainsi que Carina et Jean-Marc.
On a pris le café ensemble au bord de l'Ource, une rivière qui, comme chacun sait, est un des premiers affluents de la rive droite de la Seine dans son cours supérieur.
Quant à Essoyes, il est le village natal d'Aline qui deviendra la future Madame RENOIR, célèbre peintre impressionniste dont le style évoluera vers plus de réalisme sous l'influence de Raphaël, célèbre chanteur qui s'est fait connaître par le titre Caravane ... Mais nan, je m'égare à nouveau : c'est du peintre italien Raffaello Sanzio da Urbino, né en 1483 et mort en 1520 dont il s'agit, vous l'aurez rectifié par vous-même, bien entendu !!
Jean-Marc est reparti devant, suivi de Muriel, Michel et Sacha, alors que je trainais derrière ...
On est passé par Roubignoles Bertignolles, Longpré-le-Sec et Eguilly-sous-Bois, à ne pas confondre avec Eguillyguilly-sous-Aisselles, où les habitants sont, parait-il, toujours de très bonne humeur : certains d'entre nous feraient bien de s'y installer !!
A un moment, Jean-Marc s'est trompé et on s'est retrouvé Sacha et moi. C'est là que j'ai remarqué qu'il roulait à très très bon rythme. Au WP 42, un picto nous avertissait de la possibilité qu'il y avait de se restaurer "Chez Marie". Sacha a plongé à droite mais plutôt que d'emprunter le chemin qui menait à elle, il s'est enfoncé dans "la (mystérieuse) route forestière du temple".
J'ai hésité puis, oui, j'ai commis une entorse au règlement, j'ai fait demi-tour et je ne me suis pas engouffré dans le chemin qui menait à Marie : il n'était encore que 11h45 environ, un peu tôt pour manger donc ! Avant de regagner la route principale j'ai vu passer les 3 autres motos, GS, Tiger et R1200 que j'ai rattrapées ensuite jusqu'à ce qu'elles s'arrêtent, sans doute pour s'inquiéter du sort de Sacha. J'aurais dû m'arrêter pour leur signaler qu'il s'était (volontairement) égaré dans la forêt mais je me doutais bien qu'ils allaient rapidement être rejoints par lui et j'ai donc continué ma route ...

I'm a poor lonesome biker
I'm a long long way from home
And this poor lonesome biker
Has got a long long way to roam
Over mountains over prairies
From dawn till day is done
My Tiger and me keep riding
Into the setting sun


Putain, le témoin de réserve est allumé ! Depuis quand ? Ben ouais, avec le sac de réservoir je ne vois pas le tableau de bord sauf à tendre le cou, voyez ! Et dans ces bleds paumés, Dieu seul sait où est la prochaine station-service ...

A suivre ;-)

Bon, on n'est quand même pas dans le désert non plus.
Suffit aussi de voir l'autonomie restante sur l'ordinateur de bord .
Et puis, au pire, il ne reste plus qu'à faire appel à Paul qui n'est probablement pas bien loin ...
Et donc, j'ai continué en baissant légèrement le rythme et ... dans un premier temps j'ai vu, avec un certain soulagement, l'autonomie restante augmenter !
Géraud, Brévonnes, Lesmont, Dommarin-le-Coq, Dampierre, Humbauville, Coole, les patelins défilaient et j'épiais les panneaux annonçant les stations-services. Une fois je suis légèrement sorti du R-B mais c'était fermé.
J'avais parcouru près de 79 kilomètres depuis "Chez Marie", sans essence et sans manger non plus, ouinnnnnnnnnnnnnnn !
Il ne restait plus guère que quelques décilitres de carburant mais, heureusement, après Coole et Fontaine, je suis arrivé à Pogny (WP67) où se trouvait un Intermarché et des pompes à essence !!
Curieusement, sur le parking du magasin, il y avait aussi 4 ou 5 motos béquillées là, immatriculées en Belgique (mais ne faisant pas partie de notre groupe) et qui semblaient "abandonnées" car, j'ai eu beau regarder autour de moi, à première vue, il n'y avait pas âme qui vive et apparemment aucun bistrot qui aurait pu accueillir des motards assoiffés !
Je partais lorsque le groupe emmené par Sacha est arrivé.
J'ai continué sur la D79 vers Marson, Courtisols, Bussy-le-Château jusqu'à arriver à Suippes après 35.5 kilomètres de plus. Là, je me suis mis en quête de nourriture ! En arrivant en ville, il y avait un snack à droite qui paraissait fermé, plus loin une pizzeria qui était fermée, plus loin encore un bar-tabac devant lequel un vieil homme fumait.
Je m'arrête, le questionne : rien à manger là mais "Voyez à la pâtisserie juste un peu plus loin !" me dit-il entre deux bouffées ^^. Je tousse et fais les quelques hectomètres qui me séparent de la boulangerie en question, rue Buirette Gaulard n°26. Je béquille, enlève le casque, regarde à la vitrine et je vois une "formule repas à 6,50 € avec un pain garni au thon ou au poulet, une pâtisserie au choix et une boisson". Je pousse la porte et entre.
Et là, une vendeuse métisse, aussi jolie que sa tenue était colorée, s'inquiète d'où je viens et où je vais avec ma belle moto, pôpôpô, me dit que je dois être un peu maso, pôpôpôpô, m'offre une chocolatine en plus du menu, me dit qu'il y a des bancs plus loin où je pourrai m'installer pour manger et me salue chaleureusement. La vie est belle les gars et les meufs !!
J'ai donc rejoint un banc, Place Commandant Marin La Meslée, et j'ai avalé le tout en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire. Le "Paris Brest" était vachement riche en tout cas ! Pendant la petite demi-heure que je suis resté là, je n'ai vu passer personne du groupe. Je serais curieux de savoir où mes collègues de voyage se sont arrêtés pour becqueter !
cévennes 2017Plus loin, sur la D977, avant d'arriver à Sommepy-Tahure j'ai marqué une pause devant l'ossuaire de Navarin, un monument aussi imposant que plein de solennité.
D6, D306, Monthois, D241, Olizy-Primat, D946 et 947, gauche D319 vers Quatre-Champs, puis D977 à nouveau, Le Chesne, Chéméry-sous-Bois, Donchéry, N43 et 58, Menuchenet et enfin N899 vers Paliseul avec arrêt au "Pali" juste après le passage à niveau. Personne ... d'autre que moi sur le parking, j'étais donc seul à Paliseul !! Il était 15h30 environ. J'ai envoyé un SMS à Paul qui m'a répondu un peu plus tard en signalant qu'il avait une autre GS sur la remorque ;-)
Il y avait juste un client égaré et la jeune serveuse qui ne savait pas que le bistrot avait été choisi comme point de chute pour notre retour des Cévennes.
J'ai pris un café, j'ai regardé passer un ou deux trains, puis je me suis levé, me suis rééquipé et suis parti après avoir réglé ma consommation.
Tripy, s'il-te-plait, ramène-moi à la maison par les voies rapides. J'y étais après quelques nationales et 108 kilomètres d'autoroute, fin de l'histoire ...
Ouais, bon, il y aura certainement un "happy log" mais à cette heure je ne sais pas encore de quoi il sera fait !
Entretemps, soyez heureux et restez connectés ;-)

00:18 Écrit par Alberto | Commentaires (7) | Tags : cévennes 2017

22/09/2017

Cévennes, 9 septembre, jour 8

cévennes 2017Je vous laisse admirer les photos du jour.
Sachez d'ores et déjà que cette étape nous voyait continuer notre "lente" remontée vers la Belgique jusqu'à AVALLON, Sauvigny-les-Bois pour être plus précis, et qu'elle était longue de 308 km d'après le descriptif nous transmis avant le départ.
Comme à chaque fois, ou presque, j'ai besoin qu'on m'aiguille (ouille, ça pique !) pour que je retrouve mes jeunes au petit-déjeuner. Je ne trouve pas le beurre, je ne sais pas comment fonctionne la machine à café et j'oublie toujours un truc ou l'autre avant de m'installer à table, de sorte que les nombreux allers-retours participent de ma petite gym matinale !
On a vu la patronne du "Poivron Rouge" au petit-déjeuner : on lui a expliqué qu'on était passés la veille au soir et elle a trouvé fort dommage qu'on n'insiste pas car elle était bien là et elle nous aurait accueillis à bras ouverts ! Ce sera pour une autre fois ...
Je ne sais pas si on a pris la route ensemble mais j'ai une fois encore roulé avec Xavier. Il pleuvait ce matin-là et il a bien fallu enfiler les plastiques : ça sentait le retour à plein nez !
On est passés par Boën-sur-Lignon, Saint-Thuin, Champoly, Saint-Priest-la-Prugne, Saint-Nicolas-des-Biefs, toujours sur des départementales étroites qui se frayaient un chemin dans les sous-bois et la campagne française, un truc sympa certes mais lassant dans la redondance par moment. Après une centaine de kilomètres à ce régime, on est arrivés dans le village de Le Crozet dans lequel nous nous étions arrêtés pour la visite en 2015 lors du Cap Moto Tour. Cette fois il faisait toujours gris et la pluie n'avait pas fini de déverser sur nous sa bile aqueuse, la belliqueuse !
On s'est donc réfugiés dans "L'auberge du Vieux Crozet" où nous avions mangé à l'époque. La serveuse se souvenait encore du groupe de motards belges qui avaient envahi les lieux et des nombreuses courses qu'elle avait dû faire pour être partout à la fois, à satisfaire tout le monde avec ce qui restait en stock dans les frigos ...
Là, on s'est dépiautés, on a mis les gants sur le poêle et, pendant qu'on taillait une bavette avec le patron du bistrot, d'autres motards sont arrivés, trempés comme nous et au décompte final, on était pas moins d'une bonne dizaine à profiter de son hospitalité. Il y avait là Jacky et Danuta, Philippe, Virginie, Michel, les deux nouveaux Jean-Pierre et Richard, Olivier, Mathieu et d'autres encore.
Au moment de repartir, on a entendu : "Moto en panne, moto en panne !!" C'était la vénérable BMW de Mathieu qui, finalement, faisait juste un caprice dû à l'humidité ambiante et qui est repartie, comme en 40, après la xième tentative de mise en route. Il a d'ailleurs très bien roulé derrière Xavier et moi jusqu'à ce qu'on s'arrête pour faire la visite d'une espèce de château mais qui n'avait finalement aucun intérêt (?). On a été ensuite rejoints par Olivier et nous avons continué à trois.
60 kilomètres plus tard on est arrivés à Beaulon où nous aurions dû manger à "L'auberge de la vieille maison", une bâtisse typique de l'architecture de la Sologne bourbonnaise, en pans de bois en croisillons. (extrait du "Petit Fûté")
Paul y était passé lors de la reconnaissance et il avait soufflé aux tenanciers qu'il reviendrait avec le groupe. Soit ils n'y ont pas cru, soit ils ont oublié, soit ils profitaient de vacances bien méritées mais, quoi qu'il en soit, l'établissement était fermé.
Le temps s'étant remis (de ses - tristes - émotions), nous avons profité de l'arrêt sur la Place de la Mairie pour, enfin, enlever les plastiques.
cévennes 2017 On avait déjà 158 kilomètres dans les jantes et l'estomac dans les talons.
On a continué sur Gannay-sur-Loire(+15 km) et Fours (+14.5 km), on a par 2 fois demandé où trouver à manger et, par 2 fois, on nous a dit qu'on était en pleine brousse (sic !) et qu'il fallait pousser sur Vandenesse ou Cercy-La-Tour. A Vandenesse, le resto était fermé. On a donc rebroussé chemin sur + de 10 km en direction de Cercy-la-Tour où nous avons en faim enfin trouvé notre bonheur au snack "Les Anges", Quai Antoine Lacharme, au bord du canal du Nivernais !
Alors qu'on avait grand faim, la bienséance voulait qu'on fasse quelques politesses à la gérante des lieux et la voilà qui part dans une longue tirade concernant la région, le tourisme environnant, le rachat du fond de commerce, etc. Si elle avait été attentive elle se serait rapidement rendue compte qu'on essayait d'éviter son regard et qu'on tournait le nôtre vers l'intérieur et la cuisine, bon sang !! Mais, ne boudons pas notre plaisir : après une attente correcte, on a reçu chacun des omelettes faites de 5 oeufs chacune ainsi qu'un peu de fromage, une salade d'une fraîcheur rare avec une vinaigrette qui en relevait encore le croustillant et, parce que j'ai du mal à m'en passer, une portion de frites qui n'avaient pas le niveau du reste, tant pis pour ma gourmandise !
Pour le détail, il y avait là quelques sculptures sur bois qui étaient mises en vente et l'oeuvre, je crois, du compagnon de la tenancière ... On lui a souhaité des affaires florissantes, on a fait un crochet par l'Attac du coin où nous avons tanké puis on est reparti pour rattraper le road-book à Vandenesse et continuer ensuite sur Arcilly, Panneçot, Limanton(-en-Galoche) d'où proviendraient les frères Igor et Grichka Bogdanoff ainsi que les Dalton mais cela est moins sûr ...
Après Brinay, Tammay-en-Bazois et Aunay-en-Bazois, on est arrivé au petit port fluvial de "La Collancelle" où j'ai quitté le road-book pour compléter l'album photo. A noter que lorsque Olivier me suivait, il s'est appliqué à garder ses distances suite à une réflexion que j'avais faite quelques jours auparavant. Cette fois là, je roulais bon train tout seul jusqu'à ce que je sois rejoint par un groupe mené par Olivier justement. A partir de là, j'ai augmenté l'allure (allez savoir pourquoi !) et ils sont resté derrière mais Olivier me tenait à la culotte comme on dit dans un certain langage sportif. En plus de ça il avait ses phares additionnels qui étaient en mode stroboscope je crois. Et donc, après un paquet de kilomètres comme ça, j'ai rendu la main et j'ai laissé passer le groupe que j'ai d'abord essayé de suivre (allez savoir pourquoi encore), puis plus, puis de nouveau ... histoire de rester "alive et aware" ...
Très sympa l'Olivier. En plus, il est ostéopathe de profession et il m'a conseillé pour soulager les maux qui me tiraillaient dans les avants-bras. Ce sont sans doute les effets collatéraux d'une conduite active ou, ce qui me paraît plus probable, le manque d'exercice !! Après le port on a traversé Guipy, Chitry-les-Mines, Merignez-sur-Yonne, Moneau-le-Compte, Nuars, Seigland jusqu'à arriver à Saint-Père où nous avons retrouvé Georges et Paul notamment qui, comme vous l'avez certainement remarqué sur la photo, est particulièrement bien équipé mais ça, on le savait déjà, il a tout ce qu'il faut dans le camion ;-))
Un peu plus loin il y avait bien entendu la basilique de Vézelay. Comme j'avais déjà fait l'aller-retour sur la longue, pentue et étroite rue commerçante qui mène à son portail il y a deux ans à peine, j'ai fait l'impasse et me suis installé à la terrasse d'un café en compagnie d'autres à descendre une bière et à bouffer du bambou tel un koala là.
cévennes 2017On s'est encore un peu amusés sur la D957, en dépassant quelques collègues d'Europamoto, puis on a embrayé sur la Vallée du Cousin, qu'on peut comparer à notre Vallée de la Molignée, voyez, et on est arrivés à l'hôtel Le Relais Fleuri.
Particularité : 48 chambres de plain-pied, façon motel en fait, avec, du coup, la possibilité de planter les motos juste devant et la facilité de charger/décharger sans devoir trimballer tout le bazar. Impeccable !
Passage au bar où j'ai pris un vin blanc et me suis gavé de "trucs au fromage" (j'ai oublié le nom exact) qu'on a fait tourner et où j'ai notamment fait plus ample connaissance avec Michel S. sur roadster 1200 qui a tout-à-fait la même base mécanique que la RS 1200 ...
A table j'étais en compagnie d'Anne, Yvan, Michel P., Olivier, Virginie & Philippe et Georges. Ce dernier se sentait de reprendre la route le lendemain pour le dernier jour et on a dès lors déchargé la GS qui se la coulait douce sur la remorque depuis deux jours.
Au menu : en entrée, jambon persillé "maison", en plat, filet mignon de porc, jus corsé et écrasé de pommes de terre et, comme dessert, coeur de poires cuites au vin, tuile d'amande et sorbet. Encore une fois, rien à dire, le tout était de fort bonne tenue comme on dit chez "Go à Millau" !
On a passé une très agréable dernière soirée et les rires ont fusé de partout, tel un feu d'artifice, pfffffffffff !!
Comme d'hab, retour en chambre, court surf sur la toile et dodo !!

Tu fais le road-book demain ?
Sais pas, peut-être ...
Ok, bonne nuit !


Rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr
Zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz
Prout ...
Rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr
Zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

00:16 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : cévennes 2017

20/09/2017

Cévennes, 8 septembre, jour 7

cévennes 2017Puisque vous insistez, je vais commencer, une fois n'est pas coutume par les photos !!
Entre charentaises, je crois avoir compris qu'en guise d'illustration aux nouvelles notes, plutôt que de me creuser parfois la tête pour trouver un titre accrocheur ou des photos soigneusement sélectionnées dans l'album du jour, rien de tel qu'une belle paire de loches ou une croupe incendiaire pour attirer le chaland !! C'est d'ailleurs un peu la loi du genre ...
Et donc, la journée a commencé par le petit-déjeuner, ce qui jusque là, parait d'une logique imparable !
A table j'ai appris que François était parti très tôt le matin pour rentrer chez lui. L'appel téléphonique de la veille n'était donc pas anodin et un problème familial le rappelait d'urgence à la maison. Sur son site on apprend qu'il est remonté d'une traite, soit 930 bornes en 11 heures et trente minutes. Il nous a envoyé un SMS que j'ai reçu à 20h12 : "Bien arrivé, sans incident mais sous la pluie les 2 dernières heures.".
Voilà qui démontre, si besoin était, qu'il est possible de descendre ou de remonter des Cévennes d'une traite. Je ne dis pas que c'est ce qu'il faut faire mais je dis juste qu'il est possible de descendre ou de remonter des Cévennes d'une traite ...
A table toujours, après une discussion qui tournait autour de la manière d'éduquer ses enfants, j'ai appris (?) également que "Les Tranquilli, c'est des cons !".
Il y a une chanson qui dit "On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille", mais je vais finir par croire qu'on ne choisit pas non plus ses amis ou alors, à un moment, j'ai dû me gourer dans le casting, je ne comprends pas ! Du coup, en voilà un autre que je vais soigneusement éviter sur la route, au pique-nique et au petit-déjeuner !! Car même la vérité, si tant est qu'on considère cette assertion comme véridique, n'est pas toujours bonne à dire, surtout en face et en compagnie d'autres personnes ...
Et donc, après cette charmante entrée en matière, j'ai fini de charger le mulet pendant que Paul, aidé par quelques âmes charitables (il en reste, oui, oui !), chargeait la GS de Georges sur la remorque. Il n'était en effet pas en mesure de piloter à cause de son orteil luxé.
Je suis, une fois encore, parti sans demander mon reste en commençant par aller faire le plein à l'Intermarché en dehors de la ville.
Après avoir roulé +/- 62 kilomètres sur la N106, vers 10 heures par-là, au WP 5, au détour d'un rond-point, à Saint-Martin-de-Valgalgues (FR-30520), près du pole mécanique d'Alès, j'ai aperçu un "châssis à molettes" comme on en voyait dans les charbonnages d'antan.
J'allais continuer mon chemin après y avoir juste jeté un oeil lorsque j'ai vu que Xavier était là et visitait le site de Ladrecht.
Après un petit conciliabule par-dessus le grillage, j'ai été récupérer la Tiger que j'avais laissée au bord de la route un peu plus loin et je l'ai rejoint pour faire une visite approfondie des lieux. En gros, l'histoire veut qu'une poignée de mineurs, appuyés par une large mobilisation des autorités et de la population, a fait une grève au finish, grève qui a duré 13 mois, à cheval sur 1980-1981 et qui a entraîné la réouverture de la mine jusqu'en 2001, soit 20 ans plus tard. Une leçon par les temps qui courent où l'on ferme des usines pour satisfaire les actionnaires en laissant des milliers de personnes sur le carreau. Le pire c'est qu'il devient "très politiquement correct" de descendre les syndicats en flèche et la gauche en général. Triste époque !
Une charentaise pour dire qu'il faut A-B-S-O-L-U-M-E-N-T que je m'organise une virée vers le site de Blégny-Trembleur pour prendre enfin conscience de ce que mon père a vécu pendant plus de 25 ans à presque 1.000 mètres sous terre, au Puits Ste Catherine, Roton, Farciennes ...
Juste à côté du site minier se trouvait un atelier Caterham mais les voitures étaient bâchées et, malgré qu'il y avait quelqu'un sur place, le volet du garage légèrement relevé en attestant, nous n'avons pas insisté pour demander l'accès à l'intérieur.
On est donc reparti, par des routes roulantes à ce qu'il me semble jusqu'à atteindre Orgnac-l'Aven où nous avons retrouvé Paul, Georges, John et Ringo, Muriel, Sacha, Michel S., Jean-Marc et Carine avec lesquels nous avons partagé un café au Restaurant de la Grotte, aussi appelé "Le diaprisyus". Certains y ont acheté un sandwich avant de reprendre la route mais pas nous, pas nous !!

A suivre ...

cévennes 2017Nous sommes donc repartis et après avoir enjambé l'Ardèche sur le petit pont de Saint-Martin-d'Ardèche on a marqué quelques fois l'arrêt pour admirer ces gorges profondes devant la beauté desquelles on reste coi et on ne pipe mot !!
Au belvédère du Serre de Tourre on a croisé un couple qui roulait sur deux splendides Africa Twin aux couleurs tricolores "bleu blanc rouge". Elles ne se distinguaient que par leurs pare-mains, les uns blanc et rouge, les autres blanc et bleu, différents des modèles de série.
En s'approchant, nous avons vu qu'il s'agissait d'un couple de suisses et on a échangé quelques mots en anglais. Les motos étaient toutes deux équipées de la boîte DCT et le gars nous a montré le système de freinage de parking, une manette qui remplace celle d'embrayage avec un système de blocage par une manette plus petite ainsi qu'une mâchoire séparée sur le frein arrière. De bien belles machines qui m'ont conforté dans l'idée d'en essayer une, un jour, même si je trouve que le modèle est trop axé trail pour l'usage que je risque d'enfer d'en faire ! Mais bon, la porte n'est pas définitivement fermée ...
Petite charentaise que j'ouvre en passant : le dernier jour, un moment, je me suis retrouvé derrière Sacha qui possède une AT DCT et je dois dire qu'il avance du tonnerre de Brest !! J'y reviendrai sans doute ...
Et donc, un peu plus loin, au WP30, à 5 kilomètres de Vallon-Pont-d'Arc, le Tripy nous indiquait "Guinguette", avec le verre et la rondelle de citron en guise de picto où, avec Xavier, on a retrouvé Paul et Georges qui étaient là depuis peu. On a passé commande, des salades je crois (?). On était là, on devisait, on discutait encore et toujours d'organisation, de cotisation, de reconnaissance, de ... jusqu'à ce que Xavier lève le doigt et ... Paul et moi de le regarder : "Faut prendre un ticket pour en placer une ou quoi ?". C'est vrai qu'avec Paul on est intarissable mais on ne s'en rend pas compte, faut pas nous en vouloir. Georges nous a raconté un truc sympa. Alors que Paul lui faisait remarquer qu'il ne parlait pas beaucoup, Georges lui a dit que ça faisait une heure qu'il lui parlait mais qu'il ne l'entendait pas ! C'est vrai que l'ami Paul commence à avoir un petit problème de canal auditif (entre autre canal ^^) mais c'est un peu le lot de beaucoup de motards qui roulent sans bouchons dans les oreilles. Un débat ouvert et jamais fermé sur lequel je ne reviendrai pas. Même si vous insistez je ferai la sourde oreille.
Hein ? Quoi ?? Qu'est-ce-qu'il dit ???
Le Resto du Village est un endroit un peu particulier, avec une déco faite de brique et de brocante, avec une musique de fond plutôt "chébran", genre Abd Al MALIK qui a notamment repris une chanson du grand Jacques, Les autres, en la mettant à sa sauce débordante de texte , un morceau qu'on a entendu sur place d'ailleurs ...
Au moment de payer, le serveur à la chevelure ébouriffée et éparse (?) a fait le total et on a chacun payé son dû en fonction des consommations effectives, la meilleure formule même si elle complique la vie à la personne derrière sa caisse !
Georges et Paul sont remontés dans le camion, pendant que Xavier et moi reprenions nos brêles direction Vallon-Pont-D'Arc (on n'a pas vu l'arche !), Vogüé, Aubenas, Asperjoc, Laviolle, Mézilhac, Lachamp-Raphaël, Bourlatier jusqu'à arriver aux sources de la Loire avec le Mont Gerbier de Jonc qui, si j'ai bien compris et contrairement à ce qu'on pourrait croire, est le cratère d'un ancien volcan ... Voilà que je doute maintenant ... Quoi qu'il en soit, il est fait de phonolite, une roche magmatique volcanique à structure microlithique fluidale, de couleur grise à verdâtre, composée de feldspath, de feldspathoïde et d'une pâte de verre peu abondante, qui a la particularité d'émettre un son clair quand on la frappe !!
Voilà qui m'a rappelé que dans la Grotte des Demoiselles on était quelques uns à défiler pour jouer du tam-tam sur quelques stalagmitites, ben ouais, tout ce qui monte doit redescendre, and "Everything that's small has to grow" comme le chante Robert PLANT dans QUELLE CHANSON extraite de QUEL ALBUM ... à vous de trouver (!) A l'occasion, revenez sur la discographie de cet immense groupe : ça fait un bien fou !
40 bornes plus tard, on est passé à Le-Puy-en-Veux-tu-en-Velay en jetant simplement un regard en haut et en arrière. Je regrette juste de ne pas avoir pris la photo car, pour le reste, nous l'avons déjà visité du L au Y en d'autres temps immémoriaux ...
Par contre on a marqué l'arrêt à Polignac car nous commencions à avoir grand soif. Nous étions à l'Auberge du Donjon pendant que d'autres s'étaient installés en contrebas, Georges papillonnant dans un premier temps d'un groupe à l'autre.
Il nous restait alors quelque chose comme 87 kilomètres que nous avons abattus sans jamais quitter les départementales en passant par Saint-Paulien, Bellevue-la-Montagne, Sauvessanges, Saint-Roman, Ecotay-l'Olme et, enfin, Savigneux où nous avons logé à l'hôtel Les étoiles du Forez. Je n'ai pas grand souvenir de l'hôtel ce qui doit être un bon signe ;-)
Tout y était, le nécessaire comme probablement le superflu. Encore une fois, Gull ne prend pas beaucoup de place lui qui accroche ses vêtements aux rideaux à l'aide de pinces, de ficelles, d'élastiques de sorte que j'ai tout l'espace de rangement pour moi tout seul, ou presque. Au passage, je le remercie encore une fois pour sa convivialité : une fois encore ce fut un plaisir de partager la chambre avec lui.
Cette fois, il était impossible de prendre le repas du soir à l'hôtel. Nous avons dû traverser la ZAC (c'est ça ? les français sont friands d'acronymes de tous poils et ils fleurissent un peu partout sur les panneaux de signalisation) sur 300/400 mètres environ mais le restaurant "La Bruyère" était plutôt bien caché. Ce soir là j'ai longuement téléphoné à ma Douce à laquelle, n'en doutez pas, j'ai donné des nouvelles, parfois fort brèves j'en conviens, chaque soir !
On nous avait aménagé une longue table dans l'arrière salle du restaurant et je me suis retrouvé en face d'Anne et Yvan et à côté de Paul, comme souvent. On a passé une bien agréable soirée, une fois encore !
Au retour, j'étais avec Gull et Paul qui tenait absolument à boire le dernier. Lors de la reco, il avait mangé au "Poivron Rouge" et il voulait qu'on y retourne pour, entre autre, saluer la sympathique patronne. Lorsqu'on est arrivé là, les lumières étaient pratiquement toutes éteintes et le personnel était occupé à ranger. On n'a pas insisté et en rentrant, on a essayé de court-circuiter le trajet mais on s'est retrouvés face à un grillage qui est resté désespérément immobile lorsqu'on a glissé la clé magnétique dans le boîtier. Une fois à l'hôtel, on a regagné nos chambres et on s'est vite endormis !

19:32 Écrit par Alberto | Commentaires (7) | Tags : cévennes 2017

18/09/2017

Cévennes, 7 septembre 2017, jour 6

Les photos !! parlent d'elles-mêmes, non ?
On en resterait bien là, hein ??
Oui mais non !!
A suivre alors ??? Non, peut-être !!!
Sachez juste que la (dernière, déjà !) boucle dans les Cévennes était baptisée : la boucle du TARN et que, dans sa version normale, elle comportait 260 kilomètres.

cévennes 2017Au petit-déjeuner, le chat de la maison, un siamois, trainait souvent dans la salle et une des préposées au service nous fit remarquer que ce n'était pas du goût de tout le monde. Avec François, on lui a trouvé un surnom : "BeeBee" pour "Black Bullocks". Et de fait, il semblerait que les poils les plus sombres recouvrent les ... parties les plus chaudes de l'animal ! Certains l'ont vu pisser dans les plantes.
cévennes 2017Perso, je vis avec des chats depuis ma plus tendre enfance comme on dit et je suis dès lors vacciné, voyez ? Là encore, on en a trois à la maison : Bali, Kira et Maxou, ce dernier s'étant installé chez nous un peu à l'insu de notre plein gré !
Mais ceci nous écarte du sujet. Quoique ... Un détail tout de même avant d'en terminer avec cette digression féline : Philippe et Virginie (grrrrrrrrr, miaou, Hey Pussy !) étaient "tombés en amour" d'un chat abandonné qu'ils ont vu à la station-service non loin de l'hôtel et, jusqu'au dernier jour à Florac, il était question qu'ils le ramènent en Belgique, dans une cage et dans la camionnette de Paul qui, entre charentaises, ne voyait pas, mais alors là pas du tout, cela d'un bon oeil. Heureusement (?), le matin du départ, ils ne l'ont pas trouvé !
Gauche au sortir de l'hôtel et D998 puis D906 sur 70 kilomètres environ, via Bédouès, Cocurès, Le-Pont-de-Montvert, Saint-Maurice-de-Ventalon, Vialas, Genolhac, Concoules, Villefort et son lac, où on s'est arrêté pour fixer le panorama.
Septante kilomètres (soixante-dix pour ceux qui savent compter) de petites routes où j'ai rejoint Gull qui était parti avant et que j'ai suivi jusqu'à être rejoint par François et Didier qui sont sagement restés derrière. Au WP 9, l'option était proposée de visiter La Garde-Guérin, un des plus beaux villages de France. Alors que Gull continuait sa route, on a d'abord fait une halte au "Comptoir de la Régordane" où nous avons retrouvé Josiane et Henri qui nous ont raconté qu'ils étaient montés dans la tour et la difficulté à aller jusque tout en haut tant l'accès était étroit.
Après une infusion aux herbes que m'a recommandée la gérante des lieux pour ses propriétés digestives, on a donc entrepris la visite du village, sa tour (de l'extérieur), son église, son four à pain, son auberge, ses ruelles empierrées, le tout ayant gardé son caractère d'antan au point qu'on s'attend à voir débouler des cavaliers en armures à chaque intersection, ou presque, ou pas : "Je suis Godefroy Amaury De Malfète, comte de Montmirail, d’Apromont et de Papimcourt, fils d’Aldebert de Malfète et de Thibaude de Montfaucon... Je suis ton aieul."
Certes, certes ...
Et puisqu'on est sur "Les visiteurs", figurez-vous qu'au sortir du village, alors qu'on regagnait le parking pour récupérer nos fiers destriers qui piaffaient d'impatience, sur qui on tombe, je vous le donne en mille ? Sur l'ami Claude !!! ON avait une chance sur mille justement de se croiser là. Il se baladait dans le coin car, comme Olivier C., il a un pied-à-terre dans les environs. Il a d'abord cru une première fois reconnaître la camionnette de Paul, puis il l'a VRAIMENT croisée. Paul lui a dit qu'on avait déjà quitté le village mais en y arrivant il a reconnu nos motos et il nous a attendu. Je lui ai dit que je l'attendais la veille pour fêter dignement mon anniversaire mais ça lui aurait fait 400 bornes aller-retour sans compter qu'il n'aurait justement pas pu fêter "dignement", entendez par là le contraire de "sobrement" et/ou "avec modération". Voilà qui me rappelle à nouveau notre anthologique biture en Slovénie :-)))
Il a dit que le lendemain on passait derrière chez lui et qu'il essayerait de se joindre à nous pour un bout de chemin ...
On est revenu sur nos pas pour reprendre le WP9 et on a continué, via Castanet, Altier et Malecombe pour arriver à Le Bleymard où se trouvait un Carrefour Express devant lequel quelques bancs étaient installés qui avaient déjà vu quelques uns des nôtres y pique-niquer ...
Je ne vais pas épiloguer sur ce qui s'est passé à ce moment là mais sachez que pendant que certains ont acheté du pain aux céréales, du jambon de Bayonne, du Comté, une pomme granny, du pain baguette, du jambon cuit, des boissons, etc. , d'autres ont pris deux croissants (?) et un ravier de tomates-cerises, histoire d'avoir quelque chose à partager, voyez ?
Cela m'aura appris un truc supplémentaire : en plus d'éviter 'certains' motards sur la route, il faudra que j'en fasse autant à l'arrêt pique-nique ... J'ai enfin compris ce que "piquer et niquer" venaient faire dans l'expression !
Pour l'anecdote, sachez que j'avais pris mon "couteau suisse" qui m'a bien servi pour la circonstance ...
Au moment de repartir, mes acolytes (anonymes) ont fait le plein alors que, perso, j'en ai profité pour filer à l'anglaise ou à l'italienne, c'est vous qui me voyez partir : j'avais fait le plein la veille au soir en arrivant à Florac et il me restait près de 200 bornes d'autonomie.
Un ou deux arrêts panoramiques plus tard, il était dans les 15 heures lorsque je suis tombé sur Jacky et Anuta (1200 RT) et Paul (Camionnette Ford TranSPEED !) qui se demandait où tout le monde était passé tant il n'avait vu personne.
C'est là que Paul a émis l'idée d'aller ensemble jusqu'au viaduc de Millau qui n'était pas bien loin hors du tracé du jour ...
Comme j'en avais souvent entendu parler sans l'avoir jamais vu, un peu comme le monstre écossais, Ness-pas, il n'a eu aucun mal à me convaincre.
En fait de "pas loin", on a quand même fait dans les 30-35 bornes avant d'arriver au village, puis quelques kilomètres de plus pour arriver pile poil en dessous du viaduc, puis une tripotée de kilomètres encore pour atteindre l'aire panoramique d'où nous avions une vue imprenable sur cet Ouvrage avec un grand "Ooooooooohhhhhhhh !". On avait laissé la moto et la camionnette sur le parking et on a poussé une pointe jusqu'à la cafétéria pour, croyais-je, y boire un coup. Mais Paul n'avait pas eu son compte et, puisqu'on était là, pourquoi ne pas faire la visite guidée qui commençait à 17 heures ? Ah ben oui, c'est vrai, pourquoi pas.
Du coup, je suis retourné à la moto au pas de course car j'avais laissé le casque et le Tripy sur le guidon et Paul m'ayant donné la clé de la camionnette je les y ai mis à l'abri ainsi que ma veste. Retour au pas de course, au bord de l'infarctus du myocarde !
Merde ? Les tickets ! Ils sont restés dans la veste !! " Il faut absolument aller les chercher, monsieur !" , me dit la jeune fille à la réception avec un sourire entendu en direction du GéO !
Je n'y serais pas retourné, c'est sûr !
Et donc, la visite a pu commencer en compagnie de six ou huit autres personnes.
Voilà une visite qu'elle valait la peine !!
Ces sept grands voiliers qui se suivent dans le ciel c'est presque aussi beau, voire plus beau (biffer la mention inutile) qu'un départ du Vendée Globe, non ? Je ne vous ferai pas l'article sur le Viaduc de Millau et vous invite à surfer sur les divers sites qui lui sont consacrés. Vous y apprendrez tout ce que vous n'avez jamais osé demander ;-)
A la fin de la visite, on est passé par la cafétéria. La serveuse, qui n'était pas la Vénus de Millau (bien joué Paul !) ressemblait vaguement à la chanteuse des Shocking Blue qui, entre autre succès planétaire, ont justement chanté Venus !!, tout cela n'est pas une coïncidence !!
Par ailleurs, pendant qu'on s'activait vers la cafette, Paul a eu un appel de Virginie qui a expliqué que Georges avait eu un problème et que Philippe était parti à l'hôpital de Mende avec lui pour des examens ...

A suivre ...

cévennes 2017Et oui ! Georges a voulu essayer la 800 GS de Michel et, dans le demi-tour, il est tombé : le coup classique en quelque sorte. Soit telle qu'équipée, la 800 GS était plus haute que la 1200, soit il y avait un vicieux devers que l'ami Georges n'a pas vu. Ils sont tous rentrés comme ça mais, plus tard à l'hôtel, il a ressenti de sérieuses douleurs dans le pied. Il est donc monté "à cul" de Philippe et ils sont partis à l'hôpital de Mende.
Nous on était à Millau, souvenez-vous. Il était 18h45 environ. On avait de la route à tailler pour rentrer à Florac, entre 83 et 107 kilomètres (!!) suivant les options et suivant qu'on questionnait le Tom Tom, le Garmin ou le Tripy ! Je pense que Paul a choisi le plus court et que moi, j'ai demandé au Tripy de me ramener au point de départ du road-book du jour avec l'option "rapide" (soit 107 bornes !).
On est parti ensemble et, dans un premier temps, j'ai suivi le Ford TranSPEED qui maintenait une sacré foutue allure de motard habile !
A un rond-point, alors que le Tripy m'intimait d'aller tout droit, Paul a pris à droite et je l'ai suivi. J'ai bien fait car, ce faisant et après vérification, j'ai gagné plus de 20 bornes. Rassuré, j'ai profité d'un trafic plus dense pour me faufiler, mettre gros gaz et filer devant ! Après quelques kilomètres en agglomération, je me suis retrouvé sur des routes bucoliques et roulantes à la fois. Le soleil couchant derrière moi projetait mon ombre dans un décor aux couleurs dorées des plus plaisantes. Maintes fois j'ai failli m'arrêter pour prendre quelques photos mais ... je n'avais plus le temps ! L'E.T.A. (Estimated Time of Arrival) étant fixé à 20h15, je commençais à craindre pour mon estomac : aurais-je encore quelque chose à me mettre sous la dent (ouais j'en ai plus qu'une mais creuse) !!!
Pris dans mon élan, j'ai loupé une bifurcation à gauche mais le Tripy a si rapidement recalculé la nouvelle note que je ne m'en suis pas formalisé outre mesure : résultat des courses, j'ai au moins perdu 10 bonnes minutes sur le temps qui m'était imparti ;-)
Pendant ce temps-là, Paul de son côté, a rejoint l'hôpital de Mende pour aller rechercher Georges.
Arrivé à l'hôtel, je suis malgré tout passé sous la douche, et lorsque j'ai gagné la salle du restaurant, ma place et mon entrée étaient bien là, à m'attendre, ouf !! Paul est arrivé, accompagné de Georges. Diagnostic : luxation d'un orteil. Plus de peur que de mal suivant l'expression consacrée même si, en l'occurrence, il n'a pas eu peur mais plutôt mal, voyez ?
Rien de particulier sinon que pendant le repas j'ai vu François se lever, le portable collé à l'oreille, et quitter la salle pour continuer la conversation loin du brouhaha. Je n'apprendrai que le lendemain l'objet du coup de fil ...
Petit discours explicatif et briefing de la part de Paul qui nous a rappelé qu'il fallait plier bagage car le lendemain on quittait les Cévennes pour entamer la remontée vers la Belgique en 3 jours.
On n'a pas trainé ce soir-là et on a gagné nos chambres pour préparer le paquetage !

22:37 Écrit par Alberto | Commentaires (6) | Tags : cévennes 2017

17/09/2017

Cévennes, 6 septembre, jour 5

D'emblée les images du jour : la BOUCLE DU MONT AIGOUAL, 220 kms !
Pas un jour comme un autre puisqu'il marquait mon soixante-et-unième anniversaire ! Et dès le petit-déjeuner quelques unes et quelques uns sont venus à ma table pour m'en souhaiter un joyeux !! Il y a Prof, Timide, Grincheux, Dormeur, Atchoum, Simplet et ... Joyeux, c'est bien connu ;-)
On était prévenu, la mise en roues a été abrupte ce matin-là. Pas le temps de chauffer les cylindres qu'on attaquait d'emblée la falaise par la face sud-sud-est-nord-ouest !
Je confirme que je n'aime pas trop les lacets. Si j'ai un semblant de technique (je freine de l'arrière pour resserrer la courbe tout en mettant du gaz histoire de continuer à avancer), c'est souvent à la limite du calage et la mécanique en souffre ... autant que moi, voyez ? Rien de tel que les grandes et larges courbes !!
Autant dire qu'on s'est vite regroupés ici et là pour fixer sur carte SD les beaux panoramas que déployait devant nous Mère Nature.
CEVENNES PAUL 9-2017  - 0136.jpgNous sommes arrivés à Le Truel, sur la commune de Saint-Pierre-des-Tripiers, dans les gorges de la Jonte où se trouvait "La maison des vautours". Dans le parking, en passant derrière les quelques motos présentes, nous avons remarqué que l'Africa Twin de l'ami Sacha n'était plus ... immatriculée. Nous pensions qu'il était au courant mais, non, il ne le savait pas ! A ce moment-là, on s'est tous demandé ce qu'il fallait faire en reportant la décision à plus tard.
Nous étions Xavier, Paul et moi, a décider de faire la visite des lieux. Nous avons d'abord arpenté le musée sur deux étages, puis nous avons eu droit à une séance vidéo avec des séquences en direct via des caméras placées à certains endroits stratégiques et des séquences enregistrées d'évènements comme la naissance et le premier vol des bébés et jeunes vautours ... Après ça, nous avons eu accès à une terrasse panoramique d'où nous avions une vue imprenable sur les gorges environnantes et, via de puissantes longue-vues, nous avons pu observer quelques oiseaux perchés dans les falaises. Belle découverte qui, comme disait l'autre, datait le vautour valait le détour d'autant qu'elle était sur le tracé du road-book !!
On a ensuite continué la descente vers Meyrueis où Pierre nous a rejoints pour manger avec nous. Sur le conseil de Paul qui avait mangé là lors de la reconnaissance, nous nous sommes installés à la terrasse de l'Hôtel Le Sully. La serveuse/patronne Teresa était très volubile et drôlement bien faite ce qui avait sans doute suffi à notre GéO pour attribuer une excellente note à l'établissement. Si l'on regarde par contre sur Trip Advisor et le Petit Fûté par exemple, les commentaires sont plutôt catastrophiques. Mais bon, en ce qui nous concerne, nous n'étions que de passage et mon véritable tripoux aveyronnais était de facture correcte (sans plus) et là s'arrêtera mon jugement, le cadre étant ,lui, bucolique et l'accueil plutôt avenant sans compter, qu'en plus, on y a passé un agréable moment : n'est-ce pas encore là l'essentiel ?

A suivre ...
cévennes 2017
J'ai comme l'impression que je pourrais en rester là pour le C-R du jour et tirer un trait sur la suite pendant que d'autres s'occuperaient de la tirette en un éclair ...
Mais, c'est mal me connaître, car jusqu'au bout j'irai !
On a quitté Meyrueis et via les D986, D252, D15, D47, D151 et Servillères, Montjardin, Villemagne, Espinassous, Trèves, Causse-Bégon, Dourbies et Les Laupiettes nous sommes arrivés au WP 23, où il était possible de prendre un raccourci et où nous avons rejoint un "groupe à nous" auquel s'était joint Olivier CAPPELLE et sa DL650 jaune qui a un pied-à-terre dans la région. Apparemment Georges avait un problème de pression de pneu, c'est en tout cas ce que j'ai cru comprendre. Pendant qu'on bavardait là, on a assisté à une petite chute d'un couple en custom dans le lacet qui remontait vers le Mont Aigoual. Ah, ces lacets lassants sont manifestement une plaie pour les motards, débutants mais pas que !
Au moment de repartir, j'étais une fois encore le dernier et j'ai entendu Georges : "Elle démarre pas !!"
Je le vois essayer et réessayer mais en vain : le bi reste coi ! On convient qu'il se laisse aller dans la descente en mettant la 2ème vitesse et je le vois régulièrement embrayer mais sans succès jusqu'à laisser une belle trace de gomme au sol. Finalement la route se met à remonter et voilà notre ami à pied. Petit conciliabule, tripotage de boutons et là, miracle, le moteur s'ébroue enfin et nous voilà repartis enfin, jusqu'à rejoindre le groupe.
Une heure plus tard, toujours sur les mêmes petites routes, on a marqué l'arrêt pour une énième photo panoramique à un endroit où Paul avait grimpé la colline pour nous prendre d'en haut.
Après quoi on est arrivé au sommet du Mont Aigoual. Je me suis arrêté aux pieds des premières antennes rencontrées et, comme j'ai vu passer Paul comme une balle à bord de sa camionnette, je n'ai pas compris qu'on faisait un aller-retour, ce que m'affirmait Philippe qui s'était arrêté après moi. Plus loin on est arrivé à l'observatoire d'où partent, parait-il, les infos sur tout le sud de l'Hexagone.
Après avoir pris le vent de face, de derrière et de travers, je suis allé me réfugier à la buvette en compagnie du groupe où Philippe m'a offert un café qui fut le bienvenu pendant que certain(e)s optaient pour un chocolat chaud : c'est dire combien le fond de l'air était frais, là-haut, là-haut, il n'y a plus de saison, laïho, laiho ...
Il restait +/- 35 bornes à redescendre pour rejoindre Florac, ce qu'on a fait, en repassant sur la large route gravillonnée d'abord (grrrmmbbll, grrmmbbll, rondidju de gravillons de mmmm ... !), les gorges de Tapoul, Cabrillac, Massevaques, Rousses, Carnac, Le Gua, Les Vanels, Vebron, Racoules, Salgas, Ferreyrettes, Mazel, Croupillac et Belrepaire !!

Le soir, dans la salle du restaurant de l'hôtel, les lumières se sont de nouveau éteintes, Paul est arrivé avec un gâteau au chocolat planté de 2 bougies et tout le monde a entonné le traditionnel "Happy Birthday" mais, cette fois, c'était bien pour moi !
François, qui s'était installé en bout de table, près de moi m'a posé une jolie casquette aux couleurs de la maison des Vautours dans les Gorges de la Jonte, puis Paul a proposé que je fasse le briefing pour la journée du lendemain : j'ai hésité puis j'ai décliné car j'avais déjà un peu trop picolé et je n'étais pas sûr d'assumer cette tâche de première importance avec la solennité qu'elle méritait ;-))
Nouveau petit tour dans la ville puis retour à la terrasse de l'hôtel où on s'est retrouvé Gull et moi à discuter de tout et de rien, de nos femmes et de nos enfants, de nos âges, du futur de l'humanité, etc. Pendant ce temps-là, à l'intérieur, Anne, Yvan, Xavier et Paul discutaient de l'organisation du club et des choses à garder et à changer pour le meilleur et pour le pire.
A mon humble avis, vous savez quoi et vous savez ce que je lui ai écrit, texto ?
"NE CHANGE RIEN, continue comme ça et ceux à qui ça convient resteront, les autres iront voir ailleurs. Je pense que le noyau est suffisamment grand pour que tu aies chaque fois le nombre de participants pour « amortir » les frais. Le système d’acompte me semble maintenant bien rodé et cadenassé. Il te reste « juste » à trouver les destinations fédératrices."
Bon, il y a peut-être quelques petites choses, comme des étapes de liaison plus longues par exemple ce qui n'est déjà pas du goût de tous d'ailleurs, mais perso, je lui fais entièrement confiance, voilà !
J'ai terminé la soirée en descendant deux affligeantes Affligem coup sur coup et ma nuit n'a pas été des plus tranquilles car, excès de boisson NUIT !!

17:49 Écrit par Alberto | Commentaires (4) | Tags : cévennes 2017

15/09/2017

Cévennes, 5 septembre 2017, jour 4

DSCN0998.JPGPopeck dit "On va déjà commencer par la carafe d'eau"
Là, je vais commencer par les photos du jour intitulé "LA BOUCLE DU CIRQUE DE NAVACELLES" : une boucle de 249 kms dans le sud-est des Cévennes.
Les souvenirs s'étiolent ...
Une fois encore, j'ai sans doute pris la route sans trop me soucier de qui était devant et de qui suivait. Cela devient une (mauvaise ?) habitude depuis que j'ai rencontré Tripy, mon ami !!
Les premières photos ont été prises à Saint-Roman de Codières soit près de 80 bornes après le départ de Florac et, en regardant en diagonale le tracé du jour, celui-ci confirme ce qu'évoque François dans son compte-rendu, à savoir qu'on n'a fait que des petites routes tortueuses, en sous-bois sur lesquelles tenir une moyenne de 55 km/heure tient de l'exploit. Ajouter à cela des zones en pleine lumière et des zones plongées dans une ombre noire dans lesquelles, souvent, un virage à 90° vous attend au tournant, et vous avez à peu près le topo de ces dizaines de kilomètres. Je crois avoir été rejoint par Xavier que j'ai pris plaisir à laisser passer pour qu'il m'ouvre le chemin et que j'ai ensuite essayé de suivre en scrutant son feu rouge qui me servait de guide.
J'ai remarqué qu'il ne freinait pratiquement jamais, sans doute aidé par le frein moteur du flat-twin de la magnifique RS 1200 et parce qu'il adapte parfaitement sa vitesse "aux éléments". A ce niveau, la Tiger freine moins lorsqu'on coupe les gaz et son pilote n'a pas toujours la même présence d'esprit d'autant qu'en conditions changeantes soleil/ombre, il a du mal, et la visière chromatique n'aide que moyennement !!
Et donc, on a roulé ainsi jusqu'à arriver à Saint-Roman comme déjà indiqué. Je m'apprêtais à continuer la route mais Xavier est parti sur la droite, sur une petite route qui montait sèchement vers une tour carrée ...

A suivre ...

Aaaah, cette tour carrée : toute une histoire !!
Pendant que je photographiais les alentours, Xavier a emprunté l'escalier qui menait au rez-de-chaussée de la tour. Lorsque je l'ai rejoint, il était en grande conversation avec Adrienne qui était perdue dans ses comptes de fin de saison et qui lui confirma que l'établissement était en principe fermé mais ... pas vraiment en définitive puisqu'elle nous servit à boire, comme elle servit à boire ensuite à Josiane et Henry, puis à Anne et Yvan ! C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés assis, à six autour de ce qu'on aurait pu prendre pour sa table ovale de salle-à-manger, ce qui n'est pas du tout incongru sachant qu'elle "fait" chambres d'hôtes. Et de fait, nous étions ses hôtes du jour. Elle nous raconta l'histoire de la Tour qui remonte, si je ne m'abuse, au XIème siècle. Elle nous précisa qu'en saison elle était aidée par son époux qui, le reste du temps, s'occupait de restaurer les maisons en vieilles pierres de la région.
Deux détails me sont revenus à l'esprit :
1/ Anne s'est gavée de figues fraîches qui remplissaient un panier déposé sur la table, au grand dam d'Yvan qui craignait pour son transit intestinal;
2/ derrière un rideau il y avait une vieille tapisserie décolorée qui évoquait une scène de la vie de Pâris, personnage de la mythologie grecque et moi de lui dire qu'il n'était pas impossible qu'elle reçoive la visite de deux de ses descendants, Michel et Philippe PARYS, qui, soit dit en passant, ne tarderont pas à entrer un jour ou l'autre dans la "Motologie" belgo-franco-luxembourgeoise !!
Et donc, voilà encore un de ses moments à marquer d'une pierre blanche dans le grand livre des souvenirs marquants de voyage ...
Pour plus d'infos concernant cet endroit, voici l' URL : c'est ouvert tous les jours de juillet/août et les week-ends de mi-juin, septembre/octobre et sur demande !
Nous sommes repartis en laissant Josiane et Henry derrière nous. Quelque 15 bornes plus tard à peine, nous abordions les rives de Ganges, la porte sud des Cévennes, où le road-book proposait de se restaurer.
Arrivé à l'entrée de la ville, certains ont emprunté la rive gauche ^^ plutôt que de suivre l'itinéraire qui partait sur la droite, traversant une artère commerçante où les restaurants ne manquaient pas. On a hésité entre un vietnamien et un italien et c'est à ce dernier que nous nous sommes installés. "Le virage" ça s'appelait. On a fait notre choix entre calzones et pizzas et j'ai jeté mon dévolu sur une "rustique", (tomate, oignon, champignon, lardons, emmental) arrosée par un soda brun sucré ...
Là aussi, petits détails croustillants (?) : la tente solaire au dessus de nos têtes n'était pas de première fraîcheur, même si j'ai déjà vu pis qu'ça, et la serveuse avait plutôt l'air d'un serveur ou le serveur d'une serveuse avec un physique et une voix androgynes, l'essentiel étant bien entendu que la nourriture fût tout-à-fait correcte !
DSCN1025.JPGOn a ensuite quitté le road-book en direction de Saint-Bauzille-de-Putois (it smells like a flower, doesn't it ?) pour visiter la GROTTE DES DEMOISELLES, initialement appelée "Grotte aux fées". On a dû poireauter 1/2 heure avant que la visite guidée ne commence par un bout de chemin en funiculaire et un briefing donné par un vieux passionné ...
Après quoi on s'est promené dans un dédale de galeries plus ou moins grandes qui suscitaient souvent l'émerveillement tant Dame Nature s'est ingéniée à créer une féérie de stalagMites et de stalacTites au travers desquelles chacun y voit ce que son imagination lui inspire. Il y avait toutefois des convergences de vues évidentes notamment en ce qui concernait la "Vierge et l'enfant" saisissante de ressemblance. Il y avait non loin d'elle "Le Penseur" de Rodin, flanqué de son pot de chambre qui se demandait certainement "To piss or not to piss ?" La guide nous a appris que les "plafonds" de la grotte se couvraient régulièrement d'algues, la faute à nos respirations (Co2) et aux lumières installées par la main de l'homme ça et là pour qu'on puisse profiter du spectacle, et que des équipes de nettoyage s'affairaient tous les dix ans pour leur redonner leur aspect d'origine.
François, qui a visité les grottes de Dargival, s'est laissé dire que les algues provenaient plutôt des courants d'air qui y circulent. Sans doute faut-il prendre le tout en considération ...
Un petit détail croustillant pour Paul ? Dans le funiculaire, on avait remarqué un couple, lui barbu et irascible, elle, blonde avec une courte jupe en cuir noir. A l'entame de la vite qui comportait, dois-je le souligner, d'innombrables escaliers en pierre, Xavier a essayé de "la jouer fine" comme il a dit, en laissant courtoisement passer la donzelle à la jupette mais, manque de bol, l'irascible ayatollah la retint par le bras de sorte qu'ils fermèrent ensemble le cortège. Bien essayé, Xavier !! Cela dit, avec le recul, on se rend compte qu'on est bien peu de chose, nous les hommes, "face" à Dame Nature et aux jupettes ;-)
Il faisait une température constante de 14°Celsius dans la grotte. A noter ici que je ne m'aventurerai pas à convertir cela en degrés Fahrenheit et je vous renverrai à l'explication suivante :
Fahrenheit est une échelle de température thermodynamique, où le point de congélation de l'eau est à 32 degrés Fahrenheit (°F) et le point d'ébullition à 212 °F (sous une pression atmosphérique normale). Cela sépare les points d'ébullition et de congélation de l'eau d’exactement 180 degrés. Par conséquent, un degré sur l'échelle Fahrenheit représente 1/180 de l'intervalle entre le point de congélation et le point d'ébullition de l'eau. Le zéro absolu est défini comme égal à-459,67 °F.
Une différence de température d’1 °F équivaut à une différence de température de 0,556 °C.

Si vous avez un doute, demandez à Mathieu ou bien à Yvan qui a tout compris des explications du premier.
Quoi qu'il en soit, au sortir de la grotte, le différentiel de température nous a tous conduits au shop où nous avons acheté à boire.
DSCN1041.JPGYvan nous a ensuite ramenés sur le road-book, qu'on n'a donc pas raccourci contrairement à ce qui était préconisé par le GéO, et on a continué jusqu'à atteindre le cirque de Navacelles , via Gorniès, Madières et Saint-Maurice-Navacelles : une extraordinaire curiosité géologique en forme d'immense entonnoir au fond duquel le village est accessible par une petite route escarpée en spirales ou en colimaçon, c'est vous qui voyez !
Plus tard, on a regagné la route des crêtes, très très roulante, un peu façon "Île de Man" dans la partie montagne, voyez-vous, et on a dû se faire violence pour stopper nos élans aux way-points 47 et 48 afin de profiter des superbes paysages panoramiques qui s'offraient à nos yeux ébahis, écarquillés et exorbités !!
La redescente vers Florac s'est faite à une vitesse vertigineuse que je vous raconte même pas combien elle a été vertigineuse. Au bivouac, quand j'ai raconté à Paul, il m'a presque engueulé en évoquant un retrait de permis immédiat et une fin de voyage en camionnette :-)
Argh, à choisir, autant mourir dans la descente vertigineuse, pffffffffff ! Je rigooooooooooooooooole !
Cette fois-là, je pense que je suis d'abord passé au bar et que j'ai descendu une LUPULINE avant de gagner mes appartements. Je me souviens même avoir croisé Anne dans l'allée de l'hôtel qui, en même temps qu'elle dégageait ses blonds cheveux de son casque Shoei NXR Seduction m'a dit, avec un large sourire : "Vous êtes fous !!"
Apéritif en haut du double escalier, sous la terrasse couverte puis direction la salle du restaurant. Comme d'habitude 3 services, avec une excellente nourriture servie par du personnel affable, oui, comme La Fontaine, et vin à volonté.
A noter qu'on a reçu les menus un ou deux jours avant le départ mais je n'ai pas cru bon de les imprimer.
A un moment les lumières se sont éteintes et Paul est arrivé avec un gâteau. J'ai cru qu'il s'était trompé de date mais, NON, c'était l'anniversaire de Daniel ce soir-là, un sympathique gaillard de 65 ans, ancien policier, et qui roule en GS noire avec des jantes à rayons or, souvent en compagnie de Mumu, Dédé, Fifi, Riri et Loulou ;-)), Michel S. ainsi que Jean-Marc et Carina (merci François !!).
Pardonnez-moi mais je ne connais pas encore tous les prénoms, mea maxima culpa !!
Entre charentaises, voilà un gars "encore plus petit que moi", oui oui, c'est possible et qui n'a apparemment aucune difficulté à maîtriser son teuton destrier en version "Adventure" s'il-vous-plaît bien !
Je pense qu'on a encore tenté une sortie ce soir-là mais qu'on n'a rien trouvé d'ouvert ...

23:55 Écrit par Alberto | Commentaires (5) | Tags : cévennes 2017

13/09/2017

Cévennes, 4 septembre 2017, jour 3

cévennes 2017On commencerait pas par les photos du jour, hein ?
Voilà qui est fait !
Le poids des mots suivra !!
PS : vous remarquerez que j'ai pris l'option de faire une note PAR JOUR plutôt que de faire comme d'habitude où je saucissonne (encore un pique-nique ?) chaque journée de voyage en 2, 3 voire 4 notes. Cela implique toutefois qu'il faille parfois relire la même note qui est complétée petit à petit en fonction du temps que je consacre au récit.
Capito amici ?? Va bene allora !! Andiamo avanti !!!
Petit préambule avant de nous lancer sur les (petites) routes pour préciser qu'en matière de petit-déjeuner je ne me suis jamais départi du "menu" suivant : pain baguette, jambon cru et/ou cuit, beurre, café et fruit(s) frais et "Pi c'est tout" ! Pas de mignagnagnardises et autres "graisseries sucrotées" (des trucs de PD comme dirait ma tante Maurice^^), pleines d'exhausteurs de goût et de conservateurs E ceci et E cela ... Seul hic : les quantités !! Un matin Jacky a fait les yeux ronds quand il m'a vu arriver avec une assiette qui débordait de partout. Pas d'inquiétude : j'ai de la place dans le top-bide !!
Et donc, on est entré dans le vif du sujet assez rapidement ce matin-là avec des petites routes qui serpentaient au travers du Parc Naturel et Régional du Livradois-Forez. Premier panorama au WP 15, à Vinfaud avec, d'un côté, une vue imprenable sur la ville de Peslières et, de l'autre, sur un petit troupeau de jolies vaches brunes et blanches qui nous faisaient de l'oeil ...
Un peu plus loin, c'est à Lavaudieu que nous avons marqué l'arrêt. Le village vaut essentiellement pour son abbaye de Saint-André mais je n'ai pas pu la visiter à moins d'attendre la visite guidée suivante. J'ai bien essayé de me glisser dans le petit musée (la preuve avec les photos publiées) mais j'ai vite été repéré par la préposée qui m'a prié, sans ménagement, de quitter les lieux ! Il ne restait plus alors qu'à déambuler dans ses vieilles rues et s'imprégner de l'odeur des vieilles pierres ... ce que je fis pendant près d'une heure en discutant ensuite avec les uns et les autres avant de reprendre la route en passant sur le petit pont qui enjambait La Senouire ...
On a continué, toujours sur le même type de petites routes, étroites mais au bon revêtement et donc roulantes, pendant encore +/- 75 kilomètres en passant par Vieille Brioude, Saint-Just-près-Brioude, Blassac, Aubazat, Ferrussac, Besseyrolle et Saint-Privat-du-Fau jusqu'à atteindre Le Malzieu-Ville où les divers GPS se sont un peu affolés pour traverser le village. Tant mieux sans doute car sans cela peut-être que nous aurions été trop nombreux à nous arrêter au restaurant Le Margeride, au WP 39.
Au lieu de cela, je me suis retrouvé en fort bonne compagnie puisque j'ai mangé avec Paul, à tout seigneur tout honneur n'est-ce pas ^^, et puis on est un fayot ou pas, n'est-ce-pas, Daniel, Michel, Olivier, Philippe & Virginie ainsi que Xavier, alors que Anne et Yvan n'étaient pas loin, à une autre table. On nous voit sur TripAdvisor, vous avez remarqué, Philippe P. y ayant même laissé un avis ! Perso, comme d'autres aussi d'ailleurs, je me suis limité à une salade, une bière et un café. Je ne porterai dès lors aucun jugement pointu, une salade ne pouvant décemment pas décevoir ... sauf à cacher une limace, voyez ?
Deux choses à ajouter concernant le moment passé là :
1/ une des serveuses était à tomber : savant mélange entre Amy Winehouse pour la silhouette et le maquillage et Brigitte Bardot pour la blondeur et, n'ayons pas peur des mots qui n'existent pas, la "pulposité". A chaque apparition, tout le monde se taisait sauf Anne et Virginie bien entendu;
2/ à la table d'à côté, si j'ai bonne mémoire, il y avait deux motards français, originaires du sud de l'Hexagone, avè l'assent du midi peuchère, qui circulaient dans la région et avec lesquels Philippe, Virginie et Michel se sont beaucoup entretenus. Il a été question de belgicismes avec les "Oui mais non !" et les "Non, peut-être" entre autres joyaux nationaux mais également de leur périple dans la région. Ils ont brandi des catalogues dans lesquels on trouvait des tas de road-books très bien faits avec force explications et couleurs, de quoi rendre jaloux notre guide spirituel ...
Il m'est venu à l'esprit qu'en 2008, alors que je n'avais pas pu faire le voyage en Auvergne suite au décès de mon père, les copains m'avaient ramené un très beau bouquin sur la région et qui comportait justement une série de road-books. Tiens, je viens de passer sur le site de François pour vérifier ce point particulier et j'ai constaté qu'il a déjà terminé son compte-rendu, grmmbblll grmmbbll ...
Oueille, en même temps, il a écourté le voyage, donc c'était d'autant plus facile pour lui de boucler le récit. Oui, il l'a écourté, on en reparlera si vous voulez bien.
Bon, je continue dans les détails superfétatoires voire oiseux, que cela plaise ou non, quitte à broder voire inventer des petits trucs croustillants comme dit Paul qui semble apprécier tout ce qui croque sous la dent ;-)
On a quitté le resto et on est passé par Serverette que les copains connaissent bien pour y avoir séjourné avec Eric D. qui y possède un pied-à-terre, puis Marjerols, Palhers, Chanac et plongée vers Sainte-Enimie où je suis arrivé, seul, une fois encore. Je dois manifestement rouler sur un autre rythme que la plupart des participants : trop vite pour certains et trop lentement pour ... Yvan, ah ah ah !!

Temps mort et petite charentaise ici pour justifier ce que d'aucun pourrait prendre pour de la prétention ou que sais-je encore. Lorsque je roule à moto, je suis généralement "à fond dedans" : j'aime piloter, prendre les moins mauvaises trajectoires, tenir un certain rythme qui implique autant de concentration. Lorsque je "dois" suivre quelqu'un de plus ... pausé pour ne pas dire de plus lent, toute cette concentration s'envole et je commence à devenir dangereux pour moi et pour celui qui est devant. Et comme le soulignait François dans un compte-rendu récent, j'ai tendance à rouler de plus en plus vite. Je constate par contre que mes "habituels copains" auraient plutôt tendance à se laisser aller de ce côté là : les suivre m'ôte au moins 50 % de mon plaisir de conduite et l'ennui s'installe ... rapidement.
Voilà donc pourquoi, finalement, je les "évite" sur la route.
A l'inverse, lorsque je tombe sur moins ... lent que moi, je n'essaye pas à tout prix de m'accrocher et je rends rapidement la main.
Enfin, comme c'est arrivé l'une ou l'autre fois, je n'apprécie pas qu'on me colle. Si on veut rouler plus vite on dépasse et si on veut juste suivre le rythme on respecte une distance de sécurité suffisante. C'est pourtant simple me semble-t-il ?
Et donc, cette fois, j'ai pris plaisir à rouler avec aussi énervé que moi. Cela n'empêche pas que je ralentis régulièrement pour souffler un peu et flâner au gré des paysages qui s'offrent au regard.
Voilà une petite mise au point que j'estimais utile cette fois !


Je n'ai peut-être pas été assez attentif mais je n'ai vu personne aux terrasses des cafés de Sainte-Enimie avec lequel partagé le dernier avant l'arrivée au Grand Hôtel du Parc à Florac et j'ai donc continué pour les vingt-six-mille sept-cent-soixante-six mètres qui m'en séparait, en passant par Montbrun et Quézac.
cévennes 2017Et donc, une fois encore, je suis arrivé bien tôt à l'hôtel. De là à dire que les étapes sont trop courtes, il n'y a qu'un pas à franchir mais je ne le ferai pas, histoire de ne pas soulever une polémique qui ne mènera nulle part : chacun campera sur ses positions et chacun aura raison ;-)

A suivre ...

En fait, il ne restait pas grand chose à ajouter à cette note ...
Oui mais non ...
"Pas grand chose" pour un grand bavard comme moi, on ne sait pas trop ce que ça veut dire !!
Très belle impression en arrivant dans l'allée de l'hôtel : à gauche, un grand appentis pour mettre les motos à l'abri, à droite les jardins (un vieil homme était occupé à arroser les rosiers) ainsi que la belle piscine flanquée d'une bâtisse de caractère aux volets bleu ciel et en face un double escalier majestueux qui menait à la réception. On dit que c'est souvent la première impression qui compte et celle-là était bonne. J'ai gravi les quelques marches et je me suis retrouvé en compagnie d'une (très) vieille dame qui essayait de s'occuper du comptoir pendant qu'en face se trouvait un gars, plus tout jeune non plus, entre cinquante et quatre-vingts ans, son fils probablement (?) qui, lui, s'occupait de la caisse et de la gestion des chambres.
Je ne me souviens plus si Gull était déjà là. Faut dire qu'on n'a pratiquement jamais roulé ensemble d'autant qu'il a mis tous les road-books à sa sauce soit pour éviter les routes trop difficiles, soit pour aller vers un spot touristique qui se trouvait non loin des routes empruntées, soit encore pour raccourcir certaines étapes ... Il avait parfois 4 ou 5 road-books différents pour une même journée et il choisissait en fonction de ... je ne sais quoi ;-)
Lorsque j'ai vu la chambre j'avoue que j'ai été plutôt déçu : petite, avec un plancher en bois qui couinait comme une vieille BMW, avec aussi très peu de possibilités de rangement, une salle de bain avec baignoire mais sans cloison ou rideau pour éviter les éclaboussures, il n'y avait pas de quoi se pâmer, voyez ? On avait connu mieux au Terminus de Chaumont et au Pariou à Issoire et j'étais d'autant plus dépité qu'on allait y passer 4 nuits. On a même mollement essayé d'en changer mais les disponibilités étaient rares.
J'ai passé un long moment à discuter au bord de la piscine avec Virginie et Philippe notamment, on a parlé boulot, pension anticipée, vacances et c'est un peu grâce à eux que je me suis fait une raison, que j'ai positivé et me suis convaincu qu'au fond, (nan, pas de la piscine !), on était plutôt très bien installés en définitive : comme quoi, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
Une bonne nuit de sommeil a fini de nous convaincre que la literie était bonne et que c'était là l'essentiel !!
Sachez tout de même qu'on a très bien mangé, que le vin était compris dans la demi-pension et que le service était efficace et très convivial.
La journée s'est terminée par une petite marche digestive dans Florac ...

PS : à noter que François était venu me proposer d'échanger les chambres ou les cokoteurs (je sais plus) dans la mesure où Georges et lui avait hérité d'un espace avec deux grands lits ...

23:39 Écrit par Alberto | Commentaires (4) | Tags : cévennes 2017

Cévennes, 3 septembre 2017, jour 2

cévennes 2017On embraye direct, shifter ou pas, boîte auto ou pas !!
Et on affiche derechef les images de cette étape longue de 411 bornes qui nous voyait quitter CHAUMONT pour rejoindre ISSOIRE (FR-63500) sans histoire !!
Des routes roulantes et souvent rectilignes d'abord empruntées à un train de sénateur au point que je commençais à somnoler derrière ma bulle trop courte mais l'ami Gull me réveilla en sursaut car il "ouvrit" bien plus que de raison : c'est clair, la K1200 aime les grands espaces et, bien menée, elle est inaccessible ! A un moment il a d'abord mis son clignoteur à droite, puis à gauche. J'ai cru qu'il me signifiait juste que j'avais oublié de couper le mien mais, en fait, il voulait aller visiter l'Abbaye de Fontenay mais ... trop tard, on est passé trop vite ;-)
Nous aurions pu faire demi-tour me direz-vous mais c'est oublier l'une de nos devises !!
Tiens, vous vous souvenez d'un slogan qui disait "La vitesse, c'est dépassé !"
Suffit d'un "ER" au lieu du "é" et ça change complètement le sens et, perso, c'est ce dernier que je préfère !!
A ce train-là, on était à SAULIEU avant d'avoir eu le temps de dire oufti ...
On a vu Jacky et Danuta à la terrasse du "Café du Nord" et on a rangé les brêles à côté de la grosse RT.
Nous ont rejoints ensuite les frères Parys et d'autres encore, certains ayant poussé la curiosité jusqu'à aller voir les tarifs pratiqués par l'hôtel restaurant Bernard Loiseau situé en face, des tarifs prohibitifs pour certains ou justifiés pour d'autres, ce qui n'est pas dichotomique mais fonction de l'avertissement-extrait de rôle de chacun ou des valeurs ... morales ! Par ailleurs, intrinsèquement, les avis des critiques ne sont pas forcément dithyrambiques et de rappeler ici que l'homme Loiseau s'est donné la mort pour une histoire d'étoile dans un célèbre guide gastronomique ... qui d'habitude nous aide à trouver le bon chemin !!
Après ça, pendant que les autres poursuivaient sur le road-book normal, nous étions 3 à suivre l'ami Gull qui nous emmena à LA BOULAYE (FR-73120) où se trouve le Temple des Mille Bouddhas . Comment cet énorme "complexe" se trouve-t-il là ? Je vous invite à lire le contenu du lien pour tout savoir ou presque. J'ai moi-même posé beaucoup de questions à Gull, qui l'avait déjà visité auparavant et on a également dévié sur le bouddhisme en se rendant compte qu'on ne savait pas grand chose. Même la réincarnation qu'on évoque parfois, n'a pas le sens que le commun des mortels lui donne. Là aussi, je vous invite à vous pencher sérieusement sur cette religion qui est d'ailleurs tout autant une philosophie. On n'en sort pas plus bête, croyez-moi !
cévennes 2017Après cette visite aussi instructive qu'étonnante, nous avons repris la route et sommes arrivés dans le petit village de Toulon-sur-Arroux. Il y avait déjà là quelques motards du groupe qui s'étaient installés à la terrasse. Hélas il n'y avait plus de place mais nous avons eu la bonne surprise d'apprendre qu'il y avait une autre terrasse à l'arrière du restaurant "Le Méridien". C'est là que nous nous sommes installés, à l'abri des parasols.
On a passé commande et on attendu et on a attendu et on a attendu ... Un premier panier de bouts de pain, nos boissons puis on a attendu et encore attendu. On serait presque partis siffler sur la colline, zaï zaï zaï zaï, pour aller cueillir un petit bouquet d'églantines, pendant que le cuistot s'affairait (probablement) en cuisine, zine, zine, zine, zine puis, enfin, le miracle est arrivé : mon filet mignon de porc était à tomber, baignant dans une sauce comparable au meilleur nectar et le second et plus grand panier de pain qu'on nous avait apporté pour patienter ne fut pas de trop pour bien racler le fond du fond de l'assiette. Après vérification sur TripAdvisor, les divers avis confirment que voilà bien une adresse à recommander chaudement si vous êtes de passage dans le coin ! Seul regret et encore, on a raté un convoi de vieilles voitures qui ont défilé sur la place du village, mais du coup on a épargné nos poumons des rejets massifs de Co2 !
L'arrêt suivant fut marqué au bas du Château de La Palice où je suis arrivé seul alors qu'on était parti ensemble du Méridien me semble-t-il !?!
J'ai planté la béquille latérale de la Tiger bien loin, une fois encore pour tenter de trouver le meilleur angle pour tirer le portrait au château qui, d'en bas, n'est pas particulièrement visible. Il y avait, paraît-il, un point de vue plus haut sur la route mais je suis passé outre manifestement ! J'ai été rejoint plus tard par François et Pierre notamment ... et nous avons bu le coup en terrasse. Sur conseil de la blonde et avantagée tenancière, Pierre (Gull) a goûté à "La Trouille" une bière locale brassée à une cinquantaine de kilomètres de là, à Pouilly-sous-Charlieu exactement, "Trouille" dont il n'a pas dit grand chose par peur de décevoir la patronne des lieux.
Il restait plus ou moins 110 kilomètres pour rejoindre Issoire et le Géo avait prévu un bout d'autoroute, histoire de se voir avancer ! Bizarre ce choix car, après avoir pris le ticket et à peine monté dessus, 10 bornes plus tard tout au plus, on s'est retrouvé devant une très large station de péage où la plupart des aubettes étaient interdites aux motos. Avec d'autres on s'est "discrètement" intercalé dans les très longues files de voitures et tout ça pourquoi ? Pour payer 0,80 € ! Pour le moins incompréhensible, n'est-il pas !?! L'objectif était sans doute d'éviter de traverser le centre de Clermont-Ferrand, auquel cas je dis bravo ! N'empêche, les péages sont une source d'accidents et d'embouteillages en même temps qu'une source ... de revenus !! Une fois sortis de l'autoroute, il nous restait 2 kilomètres à parcourir pour atteindre l'hôtel Le Pariou où nous avions déjà séjourné, il y a deux ans, lors du Cap Moto Trophy en Auvergne.
J'ai poireauté un "certain temps" avant d'avoir droit à une boisson rafraîchissante de bienvenue ;-), le réceptionniste faisant également fonction de barman. Or, il y avait là un client, planté au comptoir de la réception pour un problème de réservation de chambre et qui ne lâchait pas le morceau. Le moment venu j'ai pris une "Fée de l'Effet", une cervoise artisanale aux céréales d'Auvergne (du miel du Cantal, non ?). Après, ce fut passage à la douche, puis l'apéro en terrasse. J'ai encore réussi à me faire remarquer en m'asseyant sur le bord d'une table qui a cédé sous mon poids pourtant plume : des photos de ce grand moment de solitude tournent certainement ... sous la table ! Je ne me suis pas trop inquiété de savoir si je devais indemniser l'hôtel pour les dégâts occasionnés mais, s'il le faut, je suis prêt à mettre la main au portefeuille. Paul ? Tu n'as qu'à faire savoir !
Après le repas du soir (terrine maison, carré de porc, pdt grenaille, etc., rondelles d'ananas caramélisées, chips de pain d'épice, bouloum bouloum !!) nous nous sommes répandus en ville et sommes allés se jeter quelques bières.
On n'a pas dû nous mettre dehors mais presque, les serveurs commençant à empiler les chaises en bout de terrasse.
Voilà bien de saines fin de journées : après le plaisir de la selle et le plaisir de la bouffe, vient celui de boire de bonnes choses, juste avant de regagner la chambre et de dormir du sommeil du juste !
Bien longues toutefois ces journées et le lendemain matin, le réveil sonne inexorablement et cruellement dès 7h30 !
Des vacances, ça ? Tu parles !!
Allez, courage, on touche au but : demain on en fait une courte (269 kms) et on atteint Florac où nous nous poserons pour 3 jours et 4 nuits. Ok, ok !

PS : petite précision apportée par l'organisateur relativement à l'épisode "autoroutier". Il a dû prolonger le road-book d'une quarantaine de kilomètres suite à un changement d'hôtel de dernière minute et n'a matériellement pas pu reconnaitre le tronçon supplémentaire. Voilà qui devait être souligné !

15:42 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : cévennes 2017

12/09/2017

Cévennes, 2 septembre 2017, jour 1

Et ouais, je m'y mets, "enfin" diront certains.
Sachez pourtant que je ne suis pas resté les bras ballants depuis dimanche 10 septembre 17 heures, date et heure auxquelles je suis revenu de ce périple d'un peu plus de 3.107 kilomètres.
Déjà, à peine arrivé, j'ai directement vidé le top-case et le sac de réservoir et j'ai remplacé le Maxia de 55 litres par le plus petit "balluchon" de 330 décilitres. A noter que, dans l'aventure, j'ai perdu 22.000 millilitres de capacité d'emport mais, s'agissant du dernier grand voyage de l'année, je n'en n'aurai (normalement) plus besoin !
En outre, j'ai passé les soirées de dimanche et de lundi à transférer les quelques 400 photos du petit Nikon sur le vieux PC Packard Bell, à les saucissonner (pour un futur pique-nique ?) en 9 jours équivalent au nombre de jours qu'a duré le périple et, last but not at all least, à les visionner en les améliorant de façon +/- automatique et en les recadrant : un taf de bénédictin, croyez-le bien ou non ! Dernière étape : transfert dans "Google+ Albums photos" pour les partager !!
Il faudra par ailleurs et autant que possible, que je trouve le temps de les légender, pour resituer chacune d'elle.
A ce stade, j'en connais déjà quelques uns qui auraient lâché l'affaire, certains se contentant par exemple de balancer le tout, en vrac, sur Picasa ou Google+ ou encore dans DropBOXON, dans l'état bien connu de l'acheteur ...
Et puisqu'on en parle, voici les photos du premier jour de ce voyage, première étape qui nous voyait quitter WANLIN en direction de CHAUMONT.
Le rendez-vous était donc fixé à la station d'essence de Wanlin entre 9h00 et 9h30, le long de la E411 en direction du Luxembourg.
J'y étais à 9h15 après environ 75 bornes d'autoroute ...
J'y ai retrouvé quelques membres du groupe, mais pas tous, certains ayant prévu d'autres points de chute, en ligne plus directe par rapport à leur domicile ...
J'ai payé le café et la mignardise à Xavier et j'ai pris la route derrière François qui étrennait cette fois la HONDA CB600F plutôt que la MOTO GUZZI V7 II, la japonaise étant plus adaptée aux longs voyages.
On a marqué le premier arrêt à Montfaucon-d'Argonne, au pied du Monument Américain érigé là pour commémorer la victoire américaine au cours de l'offensive Meuse-Argonne, durant la Première Guerre mondiale.
Impressionnant le monument, indeed ! Certains, dont la courageuse Muriel entre autres, on prit l'escalier en (large) colimaçon, qu'on pourrait décrire avec des mots en utilisant le qualificatif "hélicoïdal" plutôt que de brandir un index tournoyant vers le ciel (n'est-ce pas François et Xavier ?), escalier fort de 228 marches pardi ! Perso, je me suis contenté de tournicoter, jusqu'à franchir la barrière du cimetière qui bordait les lieux pour trouver l'angle insolite, l'angle mort en quelque sorte, s'agissant d'un cimetière, ah ah !!
On a convenu avec Paul (qui n'était jamais très loin derrière - ou devant d'ailleurs ! - avec sa camionnette) de s'arrêter pour manger à Varennes-en-Argonne et c'est ce que nous fîmes.
Nous avons planté les béquilles face à "L'hôtel-restaurant du Grand Monarque" et j'ai partagé la tablée avec Philippe et Virginie, Michel, Olivier, François, Paul et Xavier. La plupart a choisi une salade, composée par le chef avec ce qui lui restait en cuisine. Perso j'ai pris une bavette, frites, salade, une Orval et un totalement dispensable café gourmand, non qu'il n'était pas bon, mais il était ... totalement dispensable. Un effort certain est à faire côté gourmandise, c'est sûr et ... trop sucré à la fois ;-)
Certains ont préféré la formule pique-nique. C'est ainsi qu'au travers de la fenêtre du premier étage où nous mangions, j'ai vu Gull entrer dans un petit magasin sur la place et en sortir avec une baguette-sauciflard sous le bras et une bouteille de rouge dans la main et, comme il commençait à pleuvoir, je l'ai vu ensuite s'engouffrer dans l'église en face. J'ai su plus tard, qu'il avait laissé le fond de la bouteille de pinard sur l'autel de l'édifice religieux. Le sang du Christ, Amen !!

A suivre ...

On continue !!

cévennes 2017Au sortir du restaurant, la pluie s'était arrêtée de tomber et les rayons de soleil dardaient à nouveau malgré une couverture nuageuse encore bien épaisse. Tellement épaisse d'ailleurs, qu'il ne fallut pas attendre bien longtemps avant qu'une nouvelle ondée ne s'épanche sur nous. On s'est arrêté "plic ploc" sous la pluie "plic plac" et, du coup, on s'est perdu de vue dans la mesure où Pierre s'est arrêté avant moi et est reparti pareillement, alors que François et Xavier notamment s'étaient déjà "étanchéifiés" au moment de quitter Varennes. J'ai donc fait le reste de la route seul, sans plus voir personne. Comme je n'avais pas fait l'appoint à Wanlin, j'ai fait le plein à Velaines (FR-55000) qui se situe pile poil entre Tronville et Ligny-en Barrois, dans une station AVIA qui n'est manifestement pas la moins chère mais au diable l'avarice et la varicelle, qui est aussi une maladie entre charentaises !
Il restait quelque 90 bornes pour atteindre CHAMONT (FR-52000) et j'y suis arrivé autour de 17 heures. Malgré les explications du descriptif du voyage rédigé, de main de maître, par l'ami et GéO Paul, j'ai fait un tour gratuit du pâté d'immeubles avant d'emprunter le sens interdit ... mais autorisé aux riverains (?) pour trouver l'entrée du parking situé à l'arrière de l'hôtel en sous-sol. Il n'y avait encore que peu de monde, à peine 4 ou 5 motos me semble-t-il.
Arrivé pratiquement en même temps que moi, Xavier décida de chercher un "bike wash" pour que sa splendide ^^ 1200 RS retrouve ses belles couleurs ! J'avoue que j'ai préféré gagner la chambre pour passer sous la douche et retrouver mes belles couleurs !
cévennes 2017On a bu le coup en terrasse, juste à côté de l'hôtel puis, avec François et Xavier, on est parti pour faire une petite visite de la ville. Intéressante visite avec quelques remparts, quelques belles demeures ainsi que des maisons comportant une excroissance dans la façade, abritant des escaliers en colimaçon, histoire de ne pas perdre trop de surface intérieure. Serait-ce typique de la ville car nous en avons dénombré au moins une demi-douzaine ?
Au retour, j'ai croisé Gull et j'ai appris qu'on aurait chacun une chambre. En effet, la nôtre possédait certes deux lits mais ils étaient matériellement inséparables, à moins d'utiliser force outils. Après discussion avec la préposée, il a obtenu que je reste dans la 64 pendant qu'il occuperait la 73. On s'est donc retrouvé en "single" pour le même prix. Il faudrait définitivement que les hôteliers fassent bien la différence entre une chambre "twin" et une chambre double !!
La salle du restaurant était très chic et les serveuses avenantes : une blonde souriante autant que dynamique et une brune "indémontable" malgré les facéties de l'ami Gull. J'ai le souvenir d'un problème avec la bouteille de Pinot Noir qui était de 2013 et 2014 (?) et qui, au moment de la payer, oscillait entre 19,50 et 25 € ...
En fin de repas, Paul a fait l'appel (et pas Pelle a fait la pole, ce qui n'est pas pareil avouez !) afin que tout le monde voit "qui est qui", "who's who" comme on dit par-delà le Channel, tout en nous présentant quelques nouveaux venus.
Avec François toujours et Gull cette fois, on a de nouveau fait un petit tour en ville mais il n'y avait rien d'ouvert pour se jeter le dernier..
On a dès lors regagné nos chambres pour profiter d'un repos bien mérité d'autant qu'une longue étape de 411 kilomètres nous attendait le lendemain ...

22:32 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : cévennes 2017

01/09/2017

Ouane, tout, tri, fort, faïve, sixe, Cévennes !

On avance, on avance, on avance,
C'est une évidence on n'a pas assez d'essence
Pour faire la route dans l'autre sens, alors on avance ...

Rien à voir !
La TIGER est prête. Petit crochet chez mon concessionnaire préféré ce matin pour qu'il jette un oeil averti (qui en vaut deux) sur la machine qui va me transporter d'aise pour les neuf prochains jours : tension et graissage de chaîne, appoint niveaux, huile et lave-glace ;-), alles in orde, tout est en ordre.
Il y avait là un couple qui était à la recherche d'une moto de substitution à leur TRIUMPH Rocket de 2009. Pour des raisons de santé, madame n'est plus en mesure d'accompagner monsieur dans ses balades et du coup, il cherche quelque chose de plus petit. Si vous êtes intéressé par ce modèle (une version à valises et à pare-brise forte d'un 3 cylindres de 2.3 litres, dois-je le rappeler ?), n'hésitez pas à contacter la concession.
Bon, là, j'ai commencé à rassembler mes effets, peinard, tranquille, tout doucement, histoire de ne rien négliger, en espérant ne rien oublier : les godasses sont casées, les vêtements de pluie, le gilet fluo (pour la France), les couverts à pique-nique, l'antivol "vélo" pour le casque et la veste à fixer au guidon, la petite plaque à glisser sous la béquille latérale sur terrain meuble, les bonbons et les mouchoirs. Y aura plus qu'à empiler les chaussettes, slips, tee-shirts, shorts et pantalon dans le Maxia 55 ... sans compter les médocs pour le "tamalou"que je deviens, l'âge N'AIDANT pas !!

Voilà, la boucle est bouclée et les bagages aussi !
Une courte nuit suivra, puis une longue route :-)

18:12 Écrit par Alberto | Commentaires (3)

Valentino, noooooooooooo !!!

Extrait de MotoGP.com ...

Rossi a été admis à l’hôpital d’Urbino
Le nonuple Champion du Monde a été impliqué dans un accident à l’entraînement en Italie.
Valentino Rossi (Movistar Yamaha MotoGP) a été victime d’un accident en enduro au cours d’un entraînement non loin de sa ville natale le jeudi 31 août.
L’Italien a été transporté à l’hôpital d’Urbino pour y subir des examens.
Un nouveau bulletin médical sera publié dans les meilleurs délais.

J'ai lu par ailleurs qu'il s'agirait d'une fracture tibia/péroné à la jambe droite. Voilà qui rappelle la méchante blessure de 2010 ...

On croise les doigts !!!

00:12 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

31/08/2017

1, 2, 3, 4, 5 ...

Hier, ma fille m'a demandé d'un ton malicieux : "C'est où encore que tu pars cette fois ?"
"Dans les Cévennes", lui répondis-je.
"Ah" fit-elle : "C'est entre six et eight ?"
"Nein !!", lui rétorquai-je !!

On est de sacré polyglottes, don't you trouve ??

13:17 Écrit par Alberto | Commentaires (1)

27/08/2017

J'ai essayé pour vous ...

... mais surtout pour moi, il me faut bien l'avouer, la BMW R 1200 RS.
DSCN0836.JPG
Merci à Xavier pour la photo !

ON EN REPARLE BIEN ENTENDU !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!.

En fait, j'ai remercié Xavier pour la photo, mais je dois le remercier pour TOUT car c'est un peu lui qui m'a mis le pied au ..repose-pied, voyez ? C'est lui qui m'a dit qu'il y avait une RS à l'essai dans la concession bruxelloise. Lorsque j'ai appelé pour fixer le RDV, j'ai appris qu'il avait parlé de moi à l'équipe, ce qui a probablement "aidé" à ce qu'ils acceptent qu'un carolo débarque chez eux alors qu'ils savent très bien qu'il y a une concession près de chez moi ...
C'est lui enfin qui, une fois averti du jour et de l'heure, s'est proposé de m'accompagner lors du test et m'a transmis un road-book aussi varié que possible dans une région où les routes vertes, synonyme de routes touristiques et "à plaisir" sur les cartes Michelin, sont aussi rares que les éléphants roses, sauf à utiliser des substances hallucinogènes ;-)
Craignant de me perdre ou d'arriver en retard, je suis parti tôt et j'étais finalement devant le n°3 de l'Avenue L. Mommaerts, L. Mommaertslaan, (sur Internet c'était le 864 de la Chaussée de Louvain mais le bâtiment fait le coin, ceci expliquant peut-être cela) à 10h00 tout au plus, soit avec une demi-heure d'avance.
J'ai mis ce temps à profit pour faire le tour du très grand show-room, de discuter un instant avec Stefaan W., Sales Executive Motorrad, de lui remettre mes "papiers" (entre guillemets puisqu'il s'agit maintenant de cartes magnétiques) et de signer un "leen/huurovereenkomst" : c'est là, maintenant, en reprenant la feuille A4 que je me rends compte que j'ai signé "un truc komst" tout en néerlandais mais ... il aurait été en français que je ne l'aurais de toute manière pas lu, donc, pas de quoi se formaliser.
En gras, dans le dernier cadre il est question d'une "omnium" et de "franchise van 1.250 € ".
A la lecture et sans dico, j'ai compris que le véhicule loué était couvert en responsabilité civile, en défense en justice ainsi qu'en omnium avec la franchise précitée. En fonction du cas de figure, la franchise vous incombe ou pas, point à la ligne !
Normal ! Au moins n'y a-t-il pas eu de réservation de la somme sur ma carte de crédit comme ça avait été le cas chez Ducati, Ducati qui, soit dit entre charentaises, gagne un grand prix de plus avec le précieux Andrea DOVIZIOSO au guidon-bracelet (Guido Brasletti pour les transalpins) !!!
De quoi donner à réfléchir à nouveau avec une japonaise dont le moteur explose et une italienne qui ... triomphe : dans quel camp est la fiabilité en définitive ? Et de lorgner à nouveau vers la Multistrada 950 ;-)))
Une petite pause photos avant d'entrer (enfin) dans le vif du sujet !!
Et justement, c'est quoi le sujet.
Chez BMW, la base "flat-twin" 1200 cc + cardans, même si ce raccourci semble faire grincer les dents de certains ingénieurs férus en (@l)chimie motocycliste, se conjugue en plusieurs modes :
- Adventure avec la GS
- Tour avec la RT
- Roadster avec la R
- Sport avec la RS
Si les deux premières utilisent les tele et paralever (avant & arrière), la R et la RS arborent une fourche avant classique, mais inversée tout de même ^^ : une question d'esthétique semble-t-il, le système tout efficace qu'il soit, est difficile à caser/camoufler derrière une ligne fluide. Et pan dans la gueule des GS et RT ;-)
Et donc la RS n'est finalement rien d'autre qu'une R carénée. Et le "masque" lui va, selon mon humble avis, à ravir : un savant mélange de XR et de S qui vous change complétement l'allure. J'avoue que le critère esthétique balaie ici toute autre considération. En plus, cette version bicolore avec quelques touches de rouge sur le cadre, exacerbe le côté "sport" qu'on ne peut qu'applaudir. On en oublie presque les grosses gamelles qui débordent de chaque côté ;-)
A suivre ...
Xavier est arrivé. On a rediscuté un peu le coup avec Stefaan. On lui a tous les deux posé la même question de savoir si un tableau de bord TFT était à l'ordre du jour (d'après) pour la RS car, il faut bien avouer que, tel qu'il est là, s'il fourmille d'informations (encore plus dans sa version "PRO"), il n'est pas très lisible et de regretter qu'au lieu du tachymètre au graphisme étriqué, on n'ait pas un beau compte-tours comme sur la XR et qu'à côté de ça, le petit cadran rectangulaire affiche un tas d'infos plus ou moins illisibles si on n'a plus les yeux de ses 20 ans. Le rapport engagé par contre apparait plus clairement que sur la Tiger. Le TFT ne serait pas à l'ordre du jour et bénéficiera d'abord aux RT.
Tant qu'on est sur les points négatifs, j'ai trouvé que les rétroviseurs, plantés dans le carénage, nécessitent de longs bras pour être réglés et sont par ailleurs trop petits. Pour le reste, j'ai "trouvé ma place" rapidement : tout est là où on l'attend. Certes la position n'est pas celle qu'on a sur un trail, le guidon est cintré, on est légèrement basculé sur l'avant mais du coup, par la force des choses, on a une attitude plus proactive, voyez ? On n'est pas dans un fauteuil à regarder la télé, on joue le premier rôle du film, revoyez ?? Pour un habitué comme moi aux grands et larges guidons, c'est un peu déstabilisant mais après quelques ronds-points, je commençais à m'adapter ...
Xavier avait vu juste en me disant que les versions "démo" étaient full équipées. Celle-ci embarquait tous les packs :
- confort (échappement chromé, poignées chauffantes, RDC (contrôle pression pneus))
- dynamic (ABS Pro, feu de jour, Led clignotants blancs, style conduite Pro) et
- touring (cruise control, ESA dynamic, ordinateur de bord Pro, porte-bagages, prépa GPS, béquille centrale, support valises).
Ne pas oublier non plus le système d'alarme, le keyless ride et le shifter Pro : n'en jetez plus, SVP !!
Parlons-en du shifter Pro ! Pour rappel, il s'agit d'un système qui permet de changer de vitesse sans débrayer. Certains systèmes ne fonctionnent qu'à la montée des rapports mais ici il est possible de monter et de rétrograder.
Je ne devrais pas le dire mais c'est un truc qui m'a un peu perturbé lors du premier arrêt aux feux. J'ai failli caler parce que je pensais ne pas devoir débrayer !! C'est pas une boîte auto non plus, Alberto, voyons !! Après plusieurs essais, montée, descente de rapports, il faut bien avouer que ça secoue, surtout au rétrogradage. Renseignements pris lors d'un arrêt photo, Xavier m'a confirmé qu'il fallait dépasser les 5.000 tours pour que ça devienne efficace. Autant dire que ça ne sert finalement que lors de belles bourres ou sur circuit. Dès lors, qu'en penser sinon que ça serait plus utile en ville où l'on tricote plus souvent de la boîte ?
A vous de voir : l'option est à 445 €, autant savoir ...
En face, chez Honda on a développé la DCT, qui n'a rien à voir me diront les apprentis mécaniciens, une vraie boîte auto (à 1.200 € je crois) que certains ont essayé et adopté. Voilà également une moto à tester, tiens : l'Africa Twin DCT, ou pas !!
Dans tous les cas, la boîte est moins vive que celle de la Tiger avec laquelle les rapports passent à la volée. Avec l'anglaise, on peut sans problème monter les rapports sans débrayer (sauf peut-être entre 1 et 2), rétrograder demande par contre beaucoup plus de doigté (du pied) ! A en croire Stefaan, cela abîmerait toutefois la boite ...
Je n'ai évidemment pas pu juger de la qualité du châssis vu le trajet parcouru (+/- 40 bornes en périurbain) mais je fais confiance à BMW à ce niveau-là avec une partie cycle particulièrement bien réglée et modulable en fonction des envies et de la charge emportée ! Le confort est bon : la selle (à 82 cm du sol) est presque moelleuse et la suspension (en mode ROAD) n'est pas ferme, le passage sur quelques casse-vitesses et quelques taques métalliques n'engendre pas de sursaut des amortisseurs.
Le moteur ? Là aussi, difficile d'émettre un jugement ferme et définitif. Disons que les good vibrations du bicylindres sont là, mais bien contenues et que le son émis par l'échappement (de série) est très (trop ?) discret. Il semblerait que l'Akrapovic, conforme aux normes Euro4 monté sur la RS de Xavier ne soit pas beaucoup plus volubile, sauf à monter haut dans les tours.
Je n'ai eu qu'une fois l'occasion d'un peu ouvrir les gaz au moment où je dépassais une voiture et j'ai failli me faire surprendre par la réponse de la poignée. D'habitude, avec la Tiger, j'ouvre et je déboîte plus ou moins simultanément. Ici, la réponse est bien plus instantanée et il s'en est fallu de peu que je chope le coin de l'aile arrière gauche de la caisse devant moi. Pas de doute, les chevaux sont là même si ça reste assez progressif sans trop donner l'air d'y toucher. Attention aux Brembo radiaux, ils mordent bien et, comme sur la Multistrada, il faut un peu d'habitude pour bien doser ! A noter que l'ABS dans sa version "Pro" tient également compte de l'inclinaison de la machine : on pourrait donc à la limite piler en plein virage sans partir en sucette, encore un gage de sécurité non négligeable dans certaines circonstances ...
Que dire encore ? Qu'après à peine 40 bornes, je me sentais presque chez moi à nouveau et qu'au retour à la concession, on m'aurait tendu un bon de commande et un stylo que j'aurais signé des deux mains. Heureusement, le Sales Executive m'a laissé un peu de répit ;-)
Didier était là, qui avait lu les commentaires échangés entre Xavier et moi au sujet de cette matinée d'essai.
On a parlé Indian et de Scout en particulier (voir son compte-rendu plus avant), de Brixton, une marque également distribuée par l'ancienne concession Yamaha, dénommée Dynamic Ways Garage, sans grand intérêt me semble-t-il et s'inscrivant dans la mouvance des Mash pour ne citer que cette autre marque ...
Et donc, cette BMW R 1200 RS ? Qu'est-ce qu'on fait ??
Stefaan est allé faire le tour de la Tiger pour la prendre en photo et la proposer à divers marchands. Lorsqu'il est revenu, il m'a demandé qu'est-ce que c'était toutes ces taches et traces blanches sur le bas moteur, le bras oscillant, la jante arrière, le porte-plaque, etc ... Un peu confus, j'ai dit que c'était encore là les stigmates de mon voyage en Toscane et de la traversée des carrières de Carrare, ce que Xavier a confirmé tout en secouant l'index en signe de désapprobation : comment peut-on négliger ainsi sa ... seconde moitié quelque part.
Du coup, dans l'après-midi de samedi, j'ai pris mon courage à deux mains, l'éponge de l'autre et j'ai passé un sérieux savon à la Tiger qui a, du coup, rajeuni d'un an au moins, juste de quoi retomber amoureux, hé hé l
Tiens, petite charentaise au sujet du nettoyage des pots d'échappement. Claude N. a partagé une vidéo sur Fb où on voit un gars appliquer au pinceau de l'Harpic sur les tubes et, après quelques minutes de patience et un lustrage au chiffon, obtenir un ... brillant résultat. Cela semble incroyable. Faudra que j'essaye un jour après confirmation du bienfondé de cette méthode.
Bon, là j'attends l'offre de reprise de la Tiger pour prendre (ou pas) ma décision.
A noter toutefois que je me suis aussi inscrit pour l'essai d'une Tiger 800 XRT le samedi 16 septembre, histoire de voir si le modèle a suffisamment évolué pour que j'entrevoie l'hypothèse de rester dans la marque et le modèle ...
Je vous tiens au courant.
Dernière chose : on a reçu toutes les infos utiles pour le prochain voyage dans les Cévennes dont le départ sera donné ce 2 septembre. Il me tarde, il me tarde !!

PS : une chose que j'ai oublié de signaler c'est que, dans le show-room, il y avait une GS équipée d'une selle basse (à 76 cm si je ne m'abuse). Du coup, l'éléphant se transforme en Grosse Souris tant elle devient accessible ;-)
Hum, si j'osais ... je demanderais un essai !!

00:25 Écrit par Alberto | Commentaires (3)

Stone, le monde est SILVERSTONE !

Grille de départ du MotoGP de demain d'aujourd'hui :

1. MARQUEZ (1.59.941, nouveau record du tour) - 2. ROSSI (2.00.025) - 3. CRUTCHLOW (2.00.106)
Tous les 3 ont battu le record du tour détenu par MARQUEZ depuis 2015)
4. VINALES - 5. LORENZO - 6. DOVIZIOSO
7. PEDROSA (sorti de la Q1 !) - 8. ZARCO - 9. A. ESPARGARO
10. FOLGER (sorti de la Q1) - 11. P. ESPARGARO - 12. REDDING

13. RINS - 14. BAUTISTA - 15. IANNONE
16. BARBERA - 17. MILLER - 18 PETRUCCI
19. SMITH - 20. ABRAHAM - 21. BAZ
22. RABAT - 23. LOWES

ROSSI a failli créer la surprise de dernière minute, ne concédant que 84 millièmes à MARQUEZ.
Autant MARQUEZ continue de jouer les équilibristes sur la Honda avec un talent fou, autant la Yamaha semblait bien plus ... équilibrée. Espérons que les positions se resserrent à nouveau au classement général !

00:13 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : motogp 2017

24/08/2017

La selle musicale ...

Y a pas que les chaises qui jouent des partitions ...
On a des selles aussi !!
En Moto GP, on en sait déjà un peu plus sur la saison 2018.
Par exemple, cela fait un moment déjà que l'annonce a été faite de l'engagement par le team E.G. 00 Marc VDS de Franco MORBIDELLI qui fait un tabac pour le moment en Moto2. Et on vient juste d'apprendre que Thomas LUTHI, qui lui court après au classement, fera également partie du team belge.
Et que deviennent Jack MILLER et Tito RABAT me direz-vous !
Et bien, pour l'australien, l'affaire est conclue : il sera chez Pramac avec Danilo PETRUCCI.
Par contre l'avenir de Tito n'est pas encore connu. Entre charentaises, savez-vous qu'on a volé la Moto2 avec laquelle il avait été champion du monde en 2014 ? Ouais ! ça fait une semaine je crois : des malfrats se sont introduits dans les locaux du team à Gosselies et ont embarqué la machine !! Peut-être ceci explique-t-il cela, allez savoir : plus de moto, plus de contrat ;-)
L'appel est lancé : si vous voyez débouler une KALEX n°53 en wheeling dans votre rue, vous êtes invités à appeler Marc ! Non, hein, pas Marc MARQUEZ, Marc VAN DER STRATEN, évidemment !!
Chez Pramac, MILLER remplacera Scott REDDING qui débarquera chez Aprilia, en lieu et place de Sam LOWES qui n'a pas réussi grand chose jusque là. On remercie un peu vite d'après son compatriote Cal CRUTCHLOW qui estime qu'une saison ne suffit pas pour donner sa chance à un pilote, ce en quoi il n'a pas tort car, sauf à s'appeler Marc MARQUEZ ou Valentino ROSSI par exemole, il faut "un certain temps" comme dirait l'autre ...
ADDENDUM : j'ai appris aujourd'hui (27/08/2017) que Takaaki NAKAGAMI , pilote japonais actuellement officiant en Moto2, rejoindra Cal CRUTCHOW au sein du team LCR HONDA en Moto GP. C'était une volonté du constructeur nippon d'avoir un national dans un team satellite.

Tant qu'on est sur le sujet Moto GP, voici les horaires très particuliers pour les Moto GP des trois journées du grand prix de Silverstone ce week-end :

Vendredi

FP1 : 10h55 > 11h40
FP2 : 15h05 > 15h50

Samedi

FP3 : 10h55 > 11h40
FP4 : 14h30 > 15h00
Q 1 : 15h10 > 15h25
Q 2 : 15h35 > 15h50

Dimanche

WUP : 12h00 > 12h20

Course Moto3 : 13h40
Course Moto2 : 15h00
Course Moto GP : 16h30

C'est "la faute" au Grand Prix de F1 à Spa-Francorchamps. En fait, si vous ne faites pas comme moi l'autre dimanche et que vous ne rentrez pas trop tard de votre virée motarde, vous pourrez voir la course en "direk laïfe" !!!

22:57 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : motogp 2017

La balade des Aubépines CAP MOTO

aubépine.jpgJe rebondis une fois encore (mais où et à quelle hauteur cela s'arrêtera-t-il ?) sur la dernière balade CAP MOTO pour tenter de promouvoir, par le modeste biais qu'est ce blog, la prochaine sortie organisée par ce même CAP MOTO.
Voici le lien vers le site et les infos concernant cette "Balade des Aubépines".
Et même si, comme moi, vous êtes absent ce jour-là, pourquoi ne pas vous inscrire en versant les 8 €, voire les 10 €, afin de contribuer à cette bonne action, quitte à faire la balade plus tard, accompagné de vos amis ou ... seul si vous n'en avez pas ?
A noter à l'agenda, cette date du 10 septembre 2017
A noter également le "Discovery Day" by Touring, la veille ...

Tiens, suite au contenu du début de cette note, je signerais bien

Alberto TRAMPOLINO ;-)

19:40 Écrit par Alberto | Commentaires (3)

20/08/2017

La Perbaisienne 2017 avec Cap Moto, suite !

oui oui fait du velo.jpg
Attention les enfants : ne coloriez surtout pas le dessin ci-contre, ou alors pas au marqueur indélébile !!

Givet, vous aussi ?
Retour sur dimanche dernier pour terminer ce compte-rendu que tout le monde réclame.
On avait donc mangé à Givet pour pas cher et on est reparti de plus belle sans prendre de tarte à la mirabelle !
Rancennes, Flohimont, Charnois, Landrichamps puis la montée de Felenne où Xavier a fait parler la poudre ... d'escampette grâce aux 125 chevaux de feu de la RS 1200 bavaroise !!
Winenne, Houyet, Haversin, Nettinne, Porcheresse, Verlée, Fontenoy, Odet, Les Avins, Pailhet, Molu, un mix de routes roulantes, de campagne, défoncées par endroits, puis Grand-Bazar Grand-Marchain et Les Forges. A un T, on s'est retrouvé côte à côte avec Xavier avec devant nous un panneau qui indiquait HUY à huit kilomètres. On va boire un coup à Huy ? Oui, oui, et on a fait les huit kilomètres qui nous séparaient de l'ancien fief d'Anne-Marie LIZIN, paix à son âme charitable et socialiste, ceci n'étant pas un pléonasme !!
Il y avait du beau monde sur la place de Huy, oui ! Le dimanche, quand il fait beau, tous les ouin-ouin, les bobos, les zozos, les ginos, les rambos, sortent leurs plus belles autos et leurs plus belles motos pour pauser sur la place du marché ;-) Du coup, on a parfois droit à un musée à ciel - bleu - ouvert ou à un ciel bleu-vert c'est vous qui colorez car des goûts et des couleurs il ne faut point discuter.
Il y avait notamment là une rutilante FORD Mustang, une YAMAHA V-Max flamboyante et quelques HARLEY-DAVIDSON rutilantes, flamboyantes et pétaradantes sans lesquelles le tableau n'aurait pas été complet ! Une petite charentaise concernant les H-D : il y en a qui sont impossibles à suivre, dans le droit comme dans le sinueux et ce n'est pas le fait de leur châssis à l'équilibre par ailleurs remarquable mais aux décibels qu'elles envoient ...
On était là, au soleil, à la terrasse d'un café, Valérie, Virginie, Philippe, Pierre, Robert, Xavier et moi, à profiter de l'instant.
On y aurait pas cru la veille, tant le temps avait été mauvais. Et pourtant, malgré ça, il se trouvait 3 membres de notre petit groupe qui avaient suivi un stage à Andenne. CAP MOTO, et c'est là son activité principale et essentielle d'ailleurs, organise en effet toutes sortes de stages, de tous niveaux, destinés aux motards débutants comme expérimentés et, quel que soit le niveau où l'on se situe (ou croit se trouver), on en tire toujours quelque chose. C'est valable pour le freinage d'urgence comme pour les manoeuvres à très basse vitesse, l'évitement d'obstacle comme la prise d'angle "maximum" !
Les participants au stage du 12 août étaient d'ailleurs intarissables sur le sujet !
A propos d'intarissables, pour une fois j'ai été sage et j'ai bu un tonic plutôt qu'une bière forte ^^ Seul Pierre je crois, a pris une "Brugse Zot": blonde, elle reste sage et se limite à 6° ...
Ce sont Robert et Valérie qui ont payé le coup, histoire de nous remercier de les avoir acceptés au sein du groupe.
Ce n'était évidemment pas nécessaire mais pour eux c'était sans doute la moindre des choses.
On a repris la route et c'est via Wanze, Moha, (Toha, Nhous), Huccorgne, Marneffe, Oteppe, Lamontzée, Burdinne, Acosse, Meeffe, Wasseiges, Branchon, Boneffe, Francquée, Taviers, Noville-sur-Mehaigne, Mehaigne, Aische-en-Refail, Perwez, Thorembais-Saint-Trond, Orbais, Tourinne-Saint-Lambert, Nil-Saint-Vincent et Saint-Martin, Walhain-Saint-Paul et, enfin, Perbais qu'on a atteint alors qu'il était pas loin de 18h30 ! Généralement, à cette heure-là, je suis déjà de retour à la maison. Je ne savais pas prévenir ma Douce et Ferme à la fois car j'avais oublié mon GSM chez moi et quand je le signalai, on me proposa gentiment de l'appeler en me tendant un portable. Convaincu que j'en aurais terminé rapidement, j'ai décliné en remerciant. Grossière erreur ...
Parce qu'une chose en entraînant une autre, une parole en appelant une autre, une bière en demandant une autre, on a beaucoup discuté avec Pierre-Yves de ses activités, de ses opérations à répétitions sans qu'on ait encore trouvé la solution pour remettre son pied d'aplomb, puis Pierre a offert "le dernier" (signe de croix en priant qu'il y en ait beaucoup d'autres après !!!) avant de prendre la route, et blabla, et glouglou et hi hi, et ha ha ... puis le GSM de PYM a sonné !
Allo ? Oui ! C'est bien ça, je suis l'organisateur de cette sortie. Votre époux ? Il est justement à côté de moi, je vous le passe !
Je prends l'appareil, incrédule, presque certain qu'il s'agit d'une mauvaise blague. Au passage je vérifie le numéro appelant et là, pas de doute, c'est bien le 071/ ........ , le fixe, car oui, j'ai un domicile fixe, celui que je partage (pour combien de temps encore, me suis-je demandé à ce moment-là) avec ma Douce et le fiston ...
--
Une conversation brève mais intense s'ensuivit qui me fit comprendre combien négligeant j'avais été et combien j'aurais dû saisir le portable que le d'ores et déjà ami Robert m'avait tendu ! De fait, il était pratiquement 20 heures et je n'avais donné aucun signe de vie. J'aurais été inquiet à moins si ç'avait été ma Douce qui était partie plus de douze heures ainsi, en oubliant son petit mari à la maison ...
Avec un peu de recul, ça m'a rappelé la fois où mon père était venu me rechercher au café alors que j'avais dans les 15 ans et que j'avais tardé à rentrer alors que la mère m'attendait pour souper, voyez ? Un truc qui m'a ramené presque 50 balais en arrière, les gars ! Alors, de deux choses l'une, soit je suis resté un grand enfant qui n'a pas encore le discernement pour juger de la portée de ses agissements, soit la moto ça aide vachement et "définitivement" à rester jeune dans sa tête !!
Une moralité tout de même : on ne m'y reprendra plus et au moindre retard, présumé et ... assumé, il faudra prévenir !

20:36 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

14/08/2017

La Perbaisienne 2017 avec CAP MOTO

DSCN0769.JPGVoici les photos de cette très belle journée au départ de Walhain-Perbais, balade dont on doit le road-book à Pierre-Yves MERCIER de Cap Moto.
On en reparle car il y a beaucoup à dire !!!
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40 bornes entre le domicile et Walhain-Perbais : R3, E42, N98, N29, quelques claques décatis aux vitrines désespérément vides à gauche et à droite, traversée de jambes lourdes Gembloux avec radar 50km/heure, puis gauche, gauche et arrivée à Perbais. Pas de paille semée sur le parking cette fois, juste de la gadoue. J'ai sagement rangé la Tiger le long de la petite route, pas l'âme de faire du tout-terrain boueux, d'entrée, comme ça, voyez ?
Quel plaisir de retrouver "petit" Pierre, Xavier et sa splendide 1200 RS, Philippe P. et sa splendide ... femme ;-), et aussi deux nouveaux venus, Valérie et Robert (sur 1200 GSA) qui se sont "incrustés" (c'est pas moi qui le dis, c'est Robert qui nous a d'ailleurs remerciés en fin de boucle) avec lesquels nous avons roulé toute la journée. Il y avait aussi Henri, mon mentor qui s'impatientait déjà de lever les voiles alors que, comme vous savez, j'aime bien prendre mon temps, discuter le coup avec les uns et les autres, prendre le petit déjeuner (offert dans le ticket de 8 € qui comprenait aussi la boisson de fin de boucle).
J'ai aussi salué Pierre-Yves ainsi que Bob ... et les autres !!
Finalement, Henri est parti quelques minutes avant nous, qui nous éternisions autour de la 1200 RS de Xavier, sur laquelle je suis d'ailleurs monté sans être outre mesure impressionné par la soi-disant selle haute (?) : une bien belle machine, indeed, à essayer assurément !!
Philippe avait eu quelque peine à charger le road-book sur son Garmin mais une fois le problème réglé, c'est lui qui a pris la direction des opérations.
Je suis parti le dernier du groupe (on ne se refait pas) et je les ai rejoints après quelques kilomètres en direction de Chastre.
Au hasard des way-points et des erreurs des uns, puis des autres, j'étais devant au moment où nous avons atteint Flavion, tout près de Florennes (WP41). Il y avait là une église, un bistrot et quelques motards. Je demandai à Xavier, qui s'était porté à ma "hauteur", si on continuait ou pas. Il me répondit "Oui" et alors que je m'apprêtais à redémarrer, il passa devant et entra dans le petit parking devant le café : les bouchons d'oreille semblent avoir été la cause de ce malentendu ;-)
Perso, j'aurais continué mais je n'ai pas voulu faire mon asocial attardé !
Endroit ... particulier s'il en est : déjà, le tenancier, info prise un certain "Vincent Pierre", n'est plus un gamin et il a beaucoup de mérite de continuer à exploiter un petit bistrot de village comme celui-là, des établissements qui ont tous disparus les uns après les autres. Quand on voit en France par exemple, combien de villages il faut parfois traverser avant de tomber sur une terrasse accueillante, c'est vraiment dommage. Chez nous, c'est un peu pareil mais la France étant plus de vingt-et-une fois plus grande que notre plat pays qui est le vôtre aussi, le constat est moins, euh, dramatique !
Le tenancier d'abord, l'endroit ensuite : d'une part le dessus de cheminée et les étagères au dessus du bar sont tous garnis de petites motos fabriquées avec des pièces de motos, de vélos ou que sais-je encore (j'ose à peine imaginer le temps qu'on peut perdre à faire les poussières là-dessus et souligne, entre charentaises, qu'elles étaient toutes nickel, certains d'entre nous devraient en prendre de la graine, n'est-ce pas ?) et, d'autre part, la pièce qui jouxte la salle du café a été décorée essentiellement à la gloire des attributs féminins dans ce qu'ils ont de plus charnel, voyez ? Je ne sais pas s'il en est l'auteur mais cela reflète d'évidence un "single minded spirit", un SMS en quelque sorte ...
J'ai été sage et me suis contenté d'un café offert par Philippe et Virginie. On a fait un peu plus ample connaissance avec Robert et Valérie puis on est reparti en direction de Givet, quelque 20 bornes plus loin, où nous avions décidé de manger.
On a rangé les motos en biais, sur un parking réservé aux deux roues, en long de Meuse.
Ensuite on a fait le pied de grue devant les quelques restaurants de l'autre côté de la rue et, entre des cartes aux menus trop copieux et des restaurants aux tables réservées dans lesquels il était impossible de s'installer en terrasse, on s'est finalement dirigé vers "Le café du Musée" où nous avons retrouvé Henri qui terminait son repas, seul à une table et où, finalement, nous avons dû former deux groupes, les tables étant limitées à six places et la serveuse ayant refusé qu'on ajoute une table. Ainsi donc, Robert et Valérie se sont installés ailleurs pendant que Virginie, Philippe, Xavier, Pierre et moi occupions une table de 6.
Henri nous ayant vanté le plat du jour, mignon de porc et gratin de courgettes, nous avons été 4 à faire ce choix pendant que Xavier optait pour une andouillette, frites, salade. Et nous ? On a pas droit à des frites ?? Moyennant supplément ! Mettez donc deux suppléments s'il-vous-plait bien, merci !! Et comme boissons ? Quand la serveuse a parlé d'Orval, j'ai bondi sur ... la proposition.
Au moment du dessert, on s'est tous tâtés et c'est finalement Virginie "Mais-où-met-elle-donc-tout-ce-qu'elle-mange", qui a demandé s'il restait de la tarte à la mirabelle. La serveuse était convaincue que non, le serveur qu'elle questionna au passage avait la même conviction et après 2 ou 3 minutes, elle revint, non pas de Revin (!), en confirmant qu'il n'y en avait plus ...
La mort dans l'âme on s'est tous rabattus sur un café, court ou long, inversément à nos tailles respectives. On s'en est tiré pour la somme de soixante-dix-huit euros quatre-vingt-quinze (à prononcer à la façon de Pierre Bellemare dans le télé-achats).
Avant de partir, Virginie qui fut la première à faire un détour par les toilettes remarqua au passage qu'il restait bien une dizaine de portions de tarte à la mirabelle sur l'étagère d'un des frigos à la porte vitrée ... Des enculés ces serveurs, j'vous jure. C'est pas moi qui le dit, c'est le patron du café qui était particulièrement de mauvaise humeur cet après-midi là. N'empêche, ce n'est pas une manière de traiter le personnel. A savoir on aurait commandé 7 tartes et on les lui aurait foutues sur la gueule ...
Une bataille de tartes à la mirabelle ? J'y vais !!
ENTRACTE
Allez, un petit bout de télé-achats avec Laurent Gerra, Virginie Lemoine et Pierre Bellemare lors d'une émission chez Michel Druker ...

00:34 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

12/08/2017

Spielberg ... (Red Bull Ring !)

red bull ring.jpgPedrocci et Petrusa en Q2 !!
Hein ?
Ouais, ça m'est venu à l'esprit parce que le présentateur sur MotoGP.com s'est un peu pris les pieds dans les couvertures chauffantes en prononçant le nom des repêchés en Q1 des essais du grand prix d'Autriche ...
Et donc voici la grille complète de départ demain 14 heures :

1. MARQUEZ (1.23.235) - 2. DOVIZIOSO (1.23.379) - 3. LORENZO (1.23.621)
4. VINALES (1.23.754) - 5. PETRUCCI (1.23.780) - 6. ZARCO (1.23.879)
7. ROSSI (1.23.982) - 8. PEDROSA (1.23.985) - 9. CRUTCHLOW (1.24.024)

10. IANNONE - 11. ABRAHAM - 12. BAZ
13. FOLGER - 14. BARBERA - 15. REDDING
16. P. ESPARGARO - 17. BAUTISTA - 18. BAUTISTA
19. KALLIO - 20. MILLER - 21. A. ESPARGARO
22. RINS - 23. SMITH - 24. LOWES - 25. RABAT


La semaine dernière, comme un ami le soulignait sur Fb, Marc MARQUEZ a donné une leçon de stratégie en rentrant très tôt pour se chausser de pneus slicks, un peu contraint il est vrai par son choix de pneus mixtes trop tendres sur la grille de départ. A défaut de stratégie, Valentino ROSSI a donné une leçon de pilotage, ajoutait-il. C'est vrai que lui et Andrea DOVIZIOSO ont été les antépénultièmes à rentrer au stand, TROIS TOURS plus tard, ZARCO poussant même la "plaisanterie" un tour de plus (!!) : les deux italiens ont terminé respectivement 4ème et 6ème à 20,460 sec et 23,259 sec. Sachant qu'après le premier tour en slicks MARQUEZ gagnait plus de 10 secondes au tour, il est clair que Valentino et Andrea se seraient battus avec l'espagnol pour une place sur le podium !!! Mais comme disait l'autre, si ma tante en avait eu, ç'aurait été mon oncle !!!
Et donc, à Brnôôôôôôôôôôôôôôôôôôôô, Marc MARQUEZ a augmenté son avance au classement général.
Il semble bien parti pour renouveler l'expérience, ici, à Spielberg, en Autriche ...
Je n'aurai pas l'occasion de voir le grand prix en direct car je me suis inscrit à une balade organisée par CAP MOTO au départ de Walhain-Perbais dans le Brabant Wallon, la "Perbaisienne" que ça s'appelle ...
Autant il a fait dégueu aujourd'hui, autant il semblerait que ça ne soit pas beaucoup mieux demain ;-) sauf qu'il devrait malgré tout faire sec mais froid et gris mais sec !
Au plaisir de vous y retrouver !?!

PS : l'air de rien (faut dire que dehors on se croirait déjà en automne) il y en a qui ont (eu) la chance de reprendre la route pour des voyages en moto. Si la bande à Paul d'EuropaMoto partait ce matin pour prendre le ferry et visiter le Lake District, la bande à Luc du club Moto80 est partie hier pour une énième croisière RAD dans les Alpes. Bon voyage à eux !!

14:29 Écrit par Alberto | Commentaires (2)

11/08/2017

GS, RS, which is the b'S ?

BMW-R-1200-RS-2017-fiche.jpgLe vécu d'un motard qui est passé de la GS à la RS, ça vous intér... S ?
Le voici :

Puisqu’on me demande mon avis, la RS est certes moins polyvalente que la GS, mais c’est ce qui fait son charme à mes yeux. Avec la GS on peut tout faire, le pratique, le raisonnable et l’irraisonnable. La RS est un peu plus exigeante, moins pratique au quotidien et plus fun dans l’irraisonnable. La mise sur l’angle est rapide mais pas piégeuse, et elle restera imperturbable dans les courbes ou elle permettra de prendre les freins même un peu tard, ou de corriger une trajectoire par une simple petite pression sur le repose-pied. Mais elle n’offre bien sûr pas le même confort et la même agilité que la GS sur les revêtements précaires ou dans les manœuvres (Il faut changer l’annonce de son GPS « faites demi-tour dès que possible » en « faites demi-tour comme vous pourrez »). Sans doute la roue avant de 16 pouces et l’angle de chasse plus ouvert sont responsables de ces différences de comportement. Je trouve la garde au sol un peu basse, je dois régler les suspensions sur 2 personnes pour l’élever un peu, même en solo sans bagages (donc pas de problème pour les petites jambes ;-) de plus Il y a 3 hauteurs de selle possibles). L’absence de telelever permet de gagner un peu de poids par rapport à la GS. Idem pour le réservoir de 18l qui oblige à faire le plein tous les 300kms maxi. La fourche «classique» -la même que sur la S1000R quand même- génère un transfert de masse dans les freinages, assez léger car l’amortissement est assez ferme même en mode « road », ça rend la moto plus « vivante » que la GS et remonte un bon feeling de l’avant (j’adore ou je regrette alternativement selon les conditions de route..) L’arrière conserve le monobras avec paralever BMW, assez confortable malgré sa fermeté (ce qui n’était pas le cas de la XR que j’ai essayée avant de me décider pour la RS). Je ne trouve pas la position de conduite fatigante, les jambes, les bras et les poignets vont bien malgré les 12.500 kms parcourus depuis le mois mars.
Avec ma GS, j’avais parfois l’impression qu’elle se débrouillait très bien sans moi et que j’aurais pu la laisser partir en balade toute seule.. avec la RS on forme un duo pour le meilleur et pour le pire. En résumé, elle est moins parfaite que la GS et c’est très bien comme ça. (Tiens ça me fait penser au syndrome de Madame Ginette, un classique de psychologie motarde. Si tu ne connais pas je te l’expliquerai.. mais bon.. hein ?)

Merci à Xavier pour son ressenti. Plus qu'une chose à faire : les essayer, l'une et l'autre ! A priori, comme ça, au feeling, la RS m'attire d'avantage ...
Et pour les branleurs qui piaffent devant la vitrine de Dame Ginette, voici l'explication du syndrome dont question supra :

Il s’agit du puceau qui fût déniaisé dans un claque décati (non, pas Ducati) entre les bras de Madame Ginette, matrone aux seins flasques, sentant le patchouli et le dessous de bras; et qui depuis cette expérience n’obtient ses plus belles érections que si ces conditions sont réunies.
Le syndrome est transposable au jeune motard qui fit ses premiers tours de roue sur une vieille pétoire usée, vibrante et perdant huile et pièces, sentant l’essence et l’urine du chien de la concierge, mais à laquelle il continuera de comparer toutes ses motos par la suite. Ah la première expérience mystique, ça compte!
On s'y retrouve tous un peu non?

Voilà qui sent un peu le vieux cul vécu, non ??
"Un claque décati" ... j'adore !! Et bien moi j'ai eu une claque DUCATI avec le testastretta de la Multistrada Nove Cinquanta !
En même temps, je suis sûr que les 125 chevaux du "flotte-twin" de la RS déménagent grave ;-)

PS : je viens de faire un saut, non pas dans les quartiers chauds de Charleroi, mais chez LOUYET, concession BMW à un jet de clé de douze de chez moi. Pas de RS 1200 en show-room. Possibilité d'essai mais à Bornem ... Quelqu'un l'a déjà fait, de se taper Bornem pour essayer une BMW ? Comment cela se passe-t-il ?? J'ai souvenir que quelqu'un m'a raconté son expérience pas très concluante, la région n'étant faite que de zonings, échangeurs d'autoroute et ... radars, interdisant tout essai sérieux. Vrai ???

PS II : pour info, le ticket d'entrée pour une 1200 RS est à 14.300 €. Il existe des packs (confort 445 €, dynamic 745 € et touring à 1575 €) mais il est possible de piocher les options/accessoires séparément. Il y a aussi les "style 1 et style 2" packs qui concernent les coloris, le sabot moteur et la finition du réservoir d'essence. En faisant l'impasse sur les supports et la bagagerie maison, je m'en suis sorti pour 16.045 € "bruts", remise et reprise non déduites ...
J'ai pioché dans le catalogue SW-MOTECH où j'ai repéré le porte-paquets à 139.95 € qui permet de récupérer la platine universelle pour recycler les top-cases Givi.
Voilà, le catalogue des prétendantes s'allonge encore ...
N'empêche, ça fait quand même pas mal de thunes !!

12:20 Écrit par Alberto | Commentaires (13)

08/08/2017

Essais ... au tour de la Ducati !!

DSCN0752.JPGMarque mythique s'il en est ...
D'ailleurs quand je suis arrivé devant la concession, je me suis demandé un instant si j'allais oser franchir le seuil ,-)
J'ai un pote qui s'est fait snober lors d'une visite chez les italiens (d'une autre concession) : faut dire qu'il était arrivé en guenilles (en guenilles, sans pantalon !) avec une vieille brêle toute sale sur le parking et donc, on peut comprendre, si pas accepter le fait qu'il ait reçu un "accueil" plutôt réservé.
Cela dit, on peut avoir à faire à des bons vendeurs comme à des imbéciles, dans n'importe quelle marque !
Cela dit aussi, moi je m'étais lavé et parfumé au Pino Silvestre (oui, celui qu'utilise Gros Minet !) et la moto était plutôt propre même si elle conservait quelques stigmates de son passage à Carrare ... ce dont je m'excusai, en fin de visite, au moment de faire le "dossier photos" pour d'éventuels marchands acheteurs !!
pino silvestre.jpgJ'ai dû patienter quelque temps, la patronne étant occupée à des tâches importantes de préparation de livraison.
Pendant ce temps là, j'ai discuté avec deux vieux motards comme moi, qui buvaient le coup au comptoir près de la machine à café. C'est fou comme les langues se délient facilement entre motards. J'en entends déjà d'ici dire qu'on ferait bien de lier la mienne mais il faudrait également me lier les mains alors ;-)
Bon, les motards qui roulent en Ducati ne semblent pas moins sympathiques que les autres et on a plus de chance de tomber sur des italiens, ce qui était le cas en l'occurrence.
On a notamment parlé de hauteur de selle, l'un d'eux m'a même invité à m'asseoir sur sa Multistrada 1200, ce que j'ai décliné, échaudé par des expériences malheureuses en voulant grimper sur la moto de copains ... hein Claude ?!?
La patronne en ayant terminé, elle m'a gentiment demandé de la rejoindre pour remplir les formalités d'usage avant de passer aux choses sérieuses ...
Ouais bon, les choses sérieuses ont commencé dès lors qu'il a fallu lui tendre ma carte de crédit pour qu'elle "réserve" la somme de 1.000 € en forme de caution au cas où je me barrais avec la moto ou, pire, que je la couche à l'insu de mon plein gré. J'ai en outre, comme à Lodelinsart, donné mes documents à photocopier, et j'ai signé un truc que j'ai préalablement "lu et approuvé", ce qu'on se contente généralement de transcrire sans prendre connaissance des termes exacts du contenu, n'est-ce pas ?
On m'a avancé la Multistrada 950 rouge de démo. Le poisson pilote qui allait me servir de guide se présenta, m'expliqua rapidement l'essentiel à savoir pour prendre la route, puis se dirigea vers sa Monster ...
Je remonte la fermeture éclair du blouson, enfonce les bouchons dans les oreilles, enfile le casque et les gants, lance la jambe DROITE par-dessus la selle de l'italienne et pose mes fesses dessus. Alors ? J'ai pied !! Pas à plat, à plat, mais j'ai pied. Suffit de la basculer légèrement sur la droite pour être à l'aise. Comment qu'on lance le bi encore ? Ah, oui, tiens, on ne pousse pas sur le starter mais on le bascule vers le bas, sans doute une originalité Ducati ...
Le guide Michel démarre, je lâche l'embrayage et ... je cale ! Faut s'habituer à la garde et à l'attaque qui est immédiate ou presque. Un coup de basculeur et le bicylindre s'ébroue à nouveau. Je fais bien gaffe cette fois et, à cause d'une oreille interne plutôt sensible, je sens quand même qu'on est à la limite au niveau hauteur de selle. Une selle basse (-2 cm) se justifierait pleinement, histoire d'avoir l'esprit plus serein à chaque arrêt ...
Pour le reste, la position est royale : tout tombe sous les mains et les pieds et même les repose-pieds particulièrement rembourrés permettent de glisser la botte sans problème sous le sélecteur, un sélecteur onctueux qui permet de passer les vitesses rapidement avec aussi un embrayage pas dur du tout à pincer. Le guide m'a parlé d'éventuels problèmes pour passer le point mort (moto en fin de rodage ...) mais je ne l'ai jamais passé : j'aurais dû essayer !
On s'élance et on constate d'emblée qu'on est sur un bicylindre : bas dans les tours les vibrations sont bien présentes avec une sérieuse remontée dans la selle. Peut-être est-ce plus marqué sur cette version démo rabaissée de 3 centimètres, dois-je le rappeler ? Dès qu'on monte un peu plus haut dans les tours, ces vibrations s'accélèrent et disparaissent finalement.
Je me suis senti tout de suite à l'aise, "comè a casa", capito ?
L'ouvreur a emprunté un tronçon d'autoroute ce qui a permis de pousser les rapports inférieurs. Et là, les amis, dès qu'on passe un certain seuil, le pot (d'origine, pas un Termignoni) se met à chanter La Traviata et la bête pousse très très vivement, une sensation jamais connue sur la Freewind, la V-Strom et même la Tiger, bien plus linéaire même si elle pousse aussi mais plus haut dans les tours ... La TRIUMPH 1050 Sport essayée récemment, avec pourtant 12 chevaux de plus, ne m'a pas gratifié d'un tel plaisir auditif et "sensationnel" dans le sens "sensation" voyez ? Les bicylindres ont ça de bien, qu'ils envoient plus tôt la patate, avec aussi un frein moteur plus présent, ce qui apporte également son lot de "vie". Du coup, là, dès qu'on peut ouvrir, on ne s'en prive pas !!
A ce petit jeu, j'ai tapé un oeil sur le compteur et j'ai vu un chiffre qui m'aurait valu un retrait immédiat du permis, voire une confiscation du véhicule mais ... m'en foutais, c'était pas le mien. Et puis, je suivais religieusement le guide, Monsieur le Juge !
Pour ce qui est du freinage, si les Brembo radiaux sont très efficaces à allure élevée, il faut prendre garde à faible vitesse et ne pas saisir la manette trop violemment sous peine de passer au dessus de la bulle réglable manuellement ;-) C'est là aussi une question d'habitude mais peut-être pourrait-elle gagner en progressivité.
La machine était réglée en mode "Touring", sans influence sur la suspension, réglable MANUELLEMENT, devant comme derrière et, quoi qu'il en soit, je suis passé exprès sur des taques métalliques en milieu de chaussée pour constater que le confort était très bon, façon GS mais Citroën voyez, pas BMW ;-)
On n'a pas fait trop de sinueux mais un peu quand même, suffisamment pour constater que la partie cycle suit parfaitement les trajectoires imposées. A confirmer sur circuit ^^
DSCN0756.JPGJ'ai un peu joué avec le saute-vent réglable (facilement de la main gauche en roulant) mais je me suis trouvé le mieux en position basse. Faut dire que je n'aime pas avoir la bulle devant les yeux, ça fausse la vision des choses d'après moi ...
On a roulé une petite demi-heure par là et, lorsqu'on est revenu à la concession, je me suis d'abord longuement entretenu avec le guide justement. On a refait le tour du propriétaire, on a parlé des options et des différences avec la 1200, on a évoqué les possibilités qu'offrait "le monde Ducati" avec un club officiel et divers événements organisés chaque année, etc.
J'ai retrouvé mes "nouveaux amis" dans le show-room, puis j'ai rejoint à nouveau la patronne pour qu'on annule d'abord la réservation de la carte de crédit et puis qu'on parle gros sous. En gros, justement, il faut savoir qu'on part d'un prix de 13.690 €, qu'on a droit à un "chèque cadeau" de 5% à valoir sur tout accessoire/vêtement/extension de garantie ou que sais-je encore.
Ensuite viennent les packs. Ils sont au nombre de 4 : Touring, Urban, Sport et Enduro. Les deux premiers concernent essentiellement les valises latérales, béquille centrale, top-case et sac de réservoir, le Sport est totalement dispensable à mes yeux (Termignoni, cosmétique et carbone), alors que le pack Enduro comprend quelques protections qui pourraient s'avérer utile au cas où, voyez ?? On peut bien entendu dissocier chacun des accessoires de chacun des packs mais disons que, le pack est plus avantageux lorsque, par exemple, deux accessoires sur trois vous conviennent, le troisième étant généralement "offert". Au final, en prenant tout ce qui me semblait utile, le mot n'étant pas totalement approprié j'en conviens, la facture s'élèverait à 16.129,63 €, ceci en prenant les valises et le top-case Ducati ...
Entre autre économie possible, il est clair que, moyennant une platine universelle, les Givi (33 et 55 litres) que je possède actuellement, pourraient reprendre du service car j'ai su me passer de valises latérales depuis toujours !
Après ça, avec madame toujours, on a fait le tour de la Tiger qu'elle a prise en photo(s) pour constituer le dossier qu'elle a complété avec les options installées sur la machine. J'ai souligné que le kit pignons-chaîne était neuf et que les pneus n'avaient que +/- 4.000 km dans les jantes.
Jusqu'à ce midi, j'attendais une offre de leur part ...

22:44 Écrit par Alberto | Commentaires (5)

07/08/2017

Essais ... repartis mon Kiki !

DSCN0747.JPGA la demande générale de mon ami Porcinet, heureusement qu'il est là parfois celui-là, je vais vous narrer mon vendredi après-midi.
D'abord j'avais rendez-vous chez Performance Bike, pour l'essai de la TRIUMPH Scrambler 900.
Alors, c'est quoi cette machine ? Faut dire que pour s'y retrouver dans la gamme "vintage" de la marque britannique, il faut ... s'y intéresser car elle est du genre extended, see you ?
En gros, et pardonnez-moi par avance si ce n'est pas rigoureusement exact voire exhaustif, on a :
-la série des "Street" avec
-- la Twin
-- la Cup
-- la Scrambler, toutes 3 équipées du bicylindre 900 cm3 fort de 55 chevaux et 80 Nm à 3230 tr/min pour les Twin et Cup, alors que la Scrambler atteint son couple maximum à 2.850 tr/min.
Vient ensuite la série "Bonneville" avec
-- la T100 (même moteur que les "Street")
-- la T120 et T120 Black avec un bi de 1200 cm3, 79 chevaux et 105 Nm à 3.100 tr/min
-- le Bobber avec sa belle selle monoplace qui est annoncé pour ... 77 chevaux, 106 Nm à 4.000 tr/min (!?!)
Arrive enfin le duo des Thruxton avec
-- pour la version "normale" le 1200 cm3 poussé à 96 chevaux et 112 Nm à 4.950 tr/min
-- et la "R" qui s'ennoblit de suspensions Ôhlins et d'autres raffinements que ne renieraient pas les Norton d'aujourd'hui.
Cette "R" afficherait un petit cheval de plus que la version de base ...
Et donc, moi j'étais là pour essayer la Scrambler. J'avais lu plus de bien sur les Street que sur les Bonneville, au châssis moins agile ...
En arrivant, j'ai d'emblée vu une Tiger XRx bleue qui me rappelait quelque chose et quelqu'un et je ne me trompais pas : il y avait là l'ami Rudi qui s'était inscrit à la même heure que moi pour essayer une Bonneville T120. On a taillé une courte bavette puis je me suis rendu au comptoir où m'attendait la sémillante et souriante Daniela qui m'a remis la clé de la Scrambler après avoir pris copies de ma carte de séjour de ressortissant européen (!) et de mon permis de conduire. Il y avait là un jeune gars qui avait un Shoei XR1100 avec le même graphisme que le mien sauf la bande centrale rouge plutôt qu'orange. Il avait fixé une GO PRO sur le côté : il était là pour un essai également. Dominique a avancé la moto et m'a brièvement briefé quant à ses particularités : deux roues, un guidon, une poignée de gaz, etc.
Entre charentaises, ces motos n'ont de "vintage" que le look car, techniquement, outre une électronique bien présente, elles possèdent l'ABS, le traction control (tous deux déconnectables sur le Scrambler, histoire de se lâcher dans la gadoue), le ride-by-wire, le feu arrière LED, l'embrayage assisté et la clé sécurisée par transpondeur !! TRIUMPH parle d'ailleurs de ses "modern classics".
Rudi ne connaissant pas du tout la région, il m'attendait pour que nous roulions de concert. La première impression fut très favorable : j'avais les deux pieds bien à plat, la selle m'est apparue bien moelleuse et rien à dire sur l'ergonomie générale car toutes les commandes tombaient parfaitement sous la main et sous le pied !!
On avait un peu moins d'une heure devant nous ce qui a permis de faire quelques tronçons d'autoroute, de dénicher les quelques routes sinueuses du côté de Lausprelle, Acoz et de Gerpinnes et même de passer derrière chez moi sur la "route des bosses" comme l'appelait les enfants, histoire de voir les aptitudes "tout-terrain" de cette Scrambler :-)
On a fait le plein au Bultia et j'avoue que si Rudi n'avait pas été là, je n'aurais pas su tanker ! Le bouchon était à clé mais ça ne transparaissait pas, le trou de serrure étant occulté par un cache à la finition parfaite ! ll fallait en plus tourner la clé dans le sens opposé pour ensuite libérer le mouvement d'ouverture. Comme dans le temps quoi ! Avec un bouchon qu'il faut poser quelque part, ce qui n'est pas top, top, il faut bien l'avouer. Hors ce petit détail, cette Scrambler m'a bluffé, vraiment. Quand on essaye ce genre de machine, on part avec quelques à priori et on ne s'attend pas à ... grand chose, voyez ? Et bien, pas du tout : confort, gros couple, belle allonge au point que, même sur autoroute on s'oublierait en 3ème, belle sonorité, très agile dans le sinueux, elle vaut bien mieux que la balade dominicale de terrasse en terrasse où elle ne dépareillera de toute façon pas à côté d'autres belles machines à regarder ;-) Par contre, pour le voyage, il faudra gâcher sa belle ligne rétro avec des accessoires qui ne lui iront probablement pas au teint ...
Quant à la T120, Rudi a été pareillement bluffé au point qu'en fin de session, il a attendu que Dominique soit disponible pour aller à l'écart et discuter achat et reprise ! Qui sait, peut-être renchérirai-je sur l'offre qu'on lui a faite pour sa XRx bleue ;-)
Ah, oui ! J'étais parti sans permis et sans carte d'identité car dans la confusion, Daniela ne m'avait pas rendu mes papiers avant qu'on ne s'élance pour l'essai. On a encore bavardé un bon moment autour d'un café et puis, vers 15h35, j'ai repris la route, direction Sambreville et la concession Ducâââââti !

PS : A noter que François, dont la curiosité a été attisée par la Benelli TRK502, a surfé sur le Net à la recherche d'infos à son sujet et faut avouer que c'est ... disons ... décevant, jugez plutôt. C'est en english mais en gros : moteur insuffisant pour un poids éléphantesque, pas de freins et suspensions mollassonnes, un vrai tréteau en somme. Dommage, car avec de bons périphériques ça passait ...
Attention toutefois car on a aussi cet autre article beaucoup moins négatif voire même le contraire si on prend le rapport prix/prestations en compte !! Le britannique serait-il tombé sur un modèle du lundi ??

PS : voici quelques prix de la gamme "modern classics", histoire de vous faire une idée :
- Street Scrambler : 10.880 €
- Bonneville T120 : 12.480 €
- Bobber : 13.080 €
- Thruxton : 13.680 €
- Thruxton R : 15.680 €
Une Street Scrambler équipée "voyage" (porte-paquets, top case, selle double basse, obligatoire avec le porte-paquets apparemment (?), sacoche de réservoir et pare-brise long) arrive à 11.960 €.
En prenant une Tiger 800 XRx, bleue, en n'y ajoutant que les phares antibrouillard, les protections moteur et radiateur, ce qui suppose la récupération de la "bagagerie" de la 800 actuelle (support, platine et top-cases) on est à 13.123 € : sans doute la meilleure affaire ou le meilleur compromis !
Tous ces chiffres me filent le tournis ...

22:15 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

04/08/2017

Essais ... partis mon Kiki !!

Ce matin le temps était mitigé, presque maussade et il a déteint sur mon humeur ... du moins dans un premier ... temps !
En plus, comme certains attendent le Messie, j'attendais un homme de métier qui devait terminer un travail qu'il a commencé en juillet ... 2016 !! Je m'étais donc levé +/- tôt pour un vendredi alors que je suis en congé comme vous le savez.
Finalement, il m'a appelé à 11 heures (!!!) pour me dire qu'il pleuvait là où il crèche (à 25 bornes d'ici) et que par conséquent il n'était pas en mesure de venir ... Faut savoir qu'il doit juste couler les joints et il DOIT faire sec, c'est une condition sine qua non !
Y a plus qu'à prier le Messie, le Vrai cette fois, pour qu'il fasse beau demain pour qu'on en finisse avec ces travaux : quant à la facture de solde, s'il m'en adresse une, il attendra juillet ... 2018 pour que je l'honore ;-)
La matinée est vite passée malgré tout car, en l'absence de Madame, il y a de quoi faire ! On ne se rend pas bien compte de tous les gestes quotidiens que nos compagnes posent pour assurer la bonne "gouvernance" de la maisonnée. C'est quand elles ne sont pas là qu'on réalise ... Le problème c'est qu'à leur retour on se laisse de nouveau aller à la facilité !
Faut pas attendre l'An Neuf pour prendre de bonnes résolutions, n'est-il pas ??
En même temps, on fait notre part aussi dans la petite entreprise familiale et faudrait voir à pas abuser non plus, hein ;-)
Bon, et si on en revenait à nos motos, c'est pas une bonne idée ça ?
Ainsi donc, le temps se remettant plus ou moins, une fois mon repas avalé, je suis parti pour effectuer les deux essais que j'avais mis au planning de cet après-midi.
Pour rappel, il s'agissait de la
- TRIUMPH 900 Scrambler chez Performance Bike à 14 heures et de la
- DUCATI Multistrada 950 à Sambreville.
Rien à voir entre ces deux machines me direz-vous mais cela prouve juste mes goûts éclectiques !
Voici le petit album que j'ai ramené de ces escapades. Parti à 13h30 de la maison, je suis rentré à plus de 18h30 !!

On en reparle si vous voulez bien ?
Ou pas ...

23:57 Écrit par Alberto | Commentaires (2)

03/08/2017

GS 2019 !

tigrou.jpgEncore un truc sur la GS ! Il y en a qui vont penser que BMW me paie pour parler de leur modèle phare !!
C'est vrai que le nombre incalculable de lecteurs que brasse ce blog a certainement contribué, contribue encore et contribuera dans les années à venir au succès de cette machine ...
Et donc, comme je le disais à Xavier en bas de son commentaire, je comptais ... euh ... rebondir ... c'est dit ... you hou hou ... sur la note précédente, parce que, comme une coïncidence, alors que j'évoquais le prétendu "downsizing" de la GS, Moto-Station a publié un article sur l'évolution probable et prochaine du flat-twin de la maison bavaroise.
Voici le lien vers l'article dont question.
BMW travaillerait donc, sur une distribution variable pour son emblématique moteur, afin d'aller jouer dans la cour des trails survitaminés que sont la Multistrada 1200 ou la KTM 1290 Super Adventure qui atteignent les 160 chevaux, l'italienne arborant fièrement cette distribution sur son "testastretta" depuis quelque temps déjà. Alors ? Qu'est-ce que cela apporte à la Ducati multi-route ?? Pas grand chose apparemment car, j'ai lu ici et là qu'elle restait plutôt creuse en milieu de compte-tours ...
Sans doute BMW voudra-t-il prouver qu'on peut faire mieux, et puis il y a cette norme Euro 5 apparemment qu'il faudra respecter.

Voilà qui fait penser au slogan de la marque à l'étoile qui surfe au sommet de la vague technologique dans l'univers automobile : "Das Beste oder nichts !"
En attendant, espérons que la conclusion de l'article et les craintes émises sur les forums ne soient pas fondées ...

Si le "DVT" ne vous parle pas, voyez l'animation réalisée par Ducati le concernant : après ça, il n'aura plus de secret pour vous ;-)

22:57 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

01/08/2017

GS 2020 !!

TRK502_GALLERY4.jpg
Scoop mondial ou Can U Lar ?
La GS 2020 abandonnerait le flat twin ??
Pour offrir un premier prix, une version 500 cc arriverait sur le marché en passant par les émergents ???

On en reparle car il faut que je retourne au bureau :-)

Je ne sais pas si certains d'entre vous y ont cru, même une fraction de seconde ...
S'il est vrai que BMW s'est attaqué aux petites cylindrées (avec la G 310 R par exemple) et qu'il utilise la main-d'oeuvre des pays émergents pour réduire les coûts, il est en tout cas totalement faux qu'une quelconque GS arrive sur le marché avec un bi en ligne, en L ou en V avec seulement un demi-litre de cylindrée ...
En fait, "tout cela" est arrivé (près de chez vous) parce qu'un soir, l'envie m'a pris de répertorier tous les "trails" sur le marché et cela en me basant uniquement sur ce qu'on peut considérer comme la Bible de la chose motocycliste, j'ai nommé "MOTO 80".
J'ai donc pris le dernier magazine paru, le n°800, un numéro spécial avec plus de 11.000 € de cadeaux, et j'ai été voir le tarif des motos neuves en relevant, marque par marque, les motos rangées dans la catégorie ... trail bien sûr.
Première surprise, chez Aprilia, rien concernant la Caponord : bizarre, bizarre ...
Après Aprilia, une autre marque "italienne" (entre guillemets car les chinois sont passés par là mais c'est l'autre pays des nouilles n'est-il pas ?), Benelli. Un trail chez Benelli ? Si, si : le TRK 502. Et voilà : c'est lui que vous voyez là, sur la photo ci-dessus qui illustre la présente note.
Annoncé à 5.990 €, avec un bicylindre moderne de ... 502 cc qui développe pas moins de 47 chevaux (comme ma première moto, la Freewind 650), un accastillage convaincant qui singe la référence du segment, elle est lourde puisqu'annoncée à 210 kilos (à sec je crois) mais demande à être essayée, non ? Avant de juger, je veux dire !
En plus, le dealer "Hors-Piste" de Péronnes-lez-Binches (qui fait aussi Aprilia et Moto Guzzi) semble à la hauteur si on en croit les commentaires laissés par ses clients ...

S vous insistez et que vous êtes sages, je suis prêt à reproduire la liste de tous les trails repris dans le tarif avec les prix !

13:40 Écrit par Alberto | Commentaires (7)