13/11/2017

Moto G Plié ...

marquez 6x champions.jpgClassement final PILOTES

1. Marc MARQUEZ - 298
2. Andrea DOVIZIOSO - 261
3. Maverick VINALES - 230
4. Dani PEDROSA - 210
5. Valentino ROSSI - 208
6. Johann ZARCO - 174
7. Jorge LORENZO - 137
8. Danilo PETRUCCI - 124
9. Cal CRUTCHLOW - 112
10. Jonas FOLGER - 84
11. Jack MILLER - 82
12. Alvaro BAUTISTA - 75
13. Andrea IANNONE - 70
14. Scott REDDING - 64
15. Aleix ESPARGARO - 62
16. Alex RINS - 59
17. Pol ESPARGARO - 55
18. Loris BAZ - 45
19. Tito RABAT - 35
20. Karel ABRAHAM - 32
21. Bradley SMITH - 29
22. Hector BARBERA - 28
23. Michele PIRRO - 25 (4 courses - Wild Card chez Ducati Team)
24. Mika KALLIO -11 (4 courses - Wild Card chez KTM)
25. Sam LOWES - 5
26. Katsuyuki NAKASUGA - 4 (1 course - Wild Card chez Yamaha Factory)
27. Sylvain GUINTOLI -1 (3 courses - remplacement de RINS chez Suzuki)
Non classés
Michael VAN DER MARK (2 courses - remplacement de FOLGER chez Tech3)
Takuya TSUDA (1 course - remplacement de RINS chez Suzuki)
Hiroshi AOYAMA (1 course - remplacement de MILLER chez Marc VDS)
Broc PARKES (1 course - remplacement de FOLGER chez Tech3)

Classement final CONSTRUCTEURS

1. HONDA - 357
2. YAMAHA - 321
3. DUCATI - 310
4. SUZUKI - 100
5. KTM - 69
6. APRILIA - 64
La deuxième place s'est jouée à presque rien. Yamaha peut dire merci à Johann ZARCO car si Ducati avait fait un peu mieux que les 7 points engrangés par son pilote essayeur Michele PIRRO à Valence, elle aurait fini derrière la marque italienne ...
A noter également que, pour sa première année, KTM fait mieux qu'APRILIA qui, il faut bien l'avouer n'a pas été aidée par le pilote britannique Sam LOWES qui n'a mis que 5 points pendant qu'Aleix ESPARGARO en totalisait 62 !

Et justement venons-en au classement par TEAMS

1. REPSOL HONDA TEAM - 508
2. MOVISTAR YAMAHA RACING - 438
3. DUCATI TEAM - 398
4. MONSTER YAMAHA TECH3 - 258
5. OCTO PRAMAC RACING - 188
6. SUZUKI MOTOGP ECSTAR - 130
7. ESTRELLA GALICIA Marc VDS - 117
8. LCR HONDA - 112
9. PULL & BEAR ASPAR TEAM - 107
10. RED BULL KTM FACTORY - 84
11. REALE AVINTIA RACING - 73
12 APRILIA RACING TEAM GRESINI - 67

Quant au "semblant" de polémique qui enfle autour de la prestation du team DUCATI et du comportement de LORENZO qui est resté devant son équipier tout au long de la course malgré les nombreux "Mapping 8" et autres "DOVI + 0" à Valence, voici ce que disent :
- Andrea DOVIZIOSO :
"Je n’ai pas trop compris, mais je pense que tout le monde était à la limite. Et puis au final c’était bien de l’avoir devant moi car il me permettait de rester au contact du groupe de tête, tout en pilotant avec plus de douceur, ce qui était vraiment un de mes points faibles ce week-end. "
- Gigi DALL'IGNA (traduction de ce qu'il a répondu en anglais à un(e) journaliste) :
"On lui a suggéré quelque chose mais, au final, c'est lui qui est sur la machine donc c'est à lui de prendre la décision finale et ... pas de problème avec ça. Il m'a dit qu'il a essayé de pousser très fort pour ramener DOVIZIOSO à l'avant sur les autres pilotes et je le crois !!"
Point barre les gars ! Perso je ne mettrai pas d'huile sur le feu même si, dans mon fors intérieur, j'ai quand même comme un petit doute, voyez ? Il a quand même superbement ignoré une "suggestion" répétée 8x sur son tableau de bord ainsi que des panneautages plus qu'explicites, venant de toute l'équipe Ducati, comme pour dire : "Je suis mieux à même que vous tous de savoir ce qu'il y a lieu de faire ... ou pas !", un peu comme le capitaine d'un navire si je puis me permettre cette image. Le problème c'est que le Capitaine, ce n'est pas lui ! Gageons qu'en interne, il y aura quelques mises au point ...

Demain et mercredi les premiers essais "2018" sont au programme sur ce même circuit. Apporteront-ils déjà quelques informations pour la saison prochaine, j'en doute fort !
En attendant, félicitations au Champion du Monde 2017, Marc MARQUEZ !!
C'est une évidence, ce pilote est surdoué : 24 ans et déjà 6 fois champion du monde, c'est la preuve par neuf !! (Hein ?)

18:29 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

11/11/2017

Valence, dernier acte ...

La grille de départ :
1. MARQUEZ - 2. ZARCO - 3. IANNONE
4. LORENZO - 5. PEDROSA - 6. PIRRO
7. ROSSI - 8. A. ESPARGARO - 9. DOVIZIOSO
10. RINS - 11. P. ESPARGARO - 12. MILLER
13. VINALES -14. RABAT -15. PETRUCCI
16. CRUTCHLOW - 17. SMITH -18. ABRAHAM
19. KALLIO - 20. BARBERA - 21. BAUTISTA
22. REDDING - 23. BAZ - 24. LOWES
25. VAN DER MARK

Autant dire que ça se présente par le siège pour DOVIZIOSO qui, pour rappel, doit absolument GAGNER la course en espérant que MARQUEZ termine au mieux DOUZIEME !
A noter quand même que MARQUEZ a chuté une fois encore lors des essais, même qu'il l'a fait dans le virage qui avait coûté le championnat en 2006 à Valentino ROSSI au profit du regretté Nicky HAYDEN ... Comme on dit souvent que l'histoire se répète, il y en a pour y croire encore ...

21:08 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

EICMA, le mot de la fin !

vespa-elettrica-profil_hd.jpgLe passé et le futur dans une icône sans âge : c'est la Vespa Elettrica et Elettrica X.
adiva ad1.jpgQu'on installe des parkings de dissuasion autour des grandes villes et qu'on mette ses guêpes silencieuses à disposition et on aura presque la solution. Et en hiver, pour les plus frileux et les moins adroits un Adiva AD1 qu'on équipe de batteries !!

Et pour les grands espaces, bon sang, qu'on nous laisse nos bonnes vieilles thermiques à explosion !!

00:34 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : eicma 2017

10/11/2017

EICMA, épilogue ...

Je pensais être arrivé au bout "de mes peines" avec la lettre "Y" de Yamaha mais c'était sans compter sur la lettre "Z" de Zero !!
C'est le nom qu'a choisi une marque qui distribue des motos électriques depuis quelques années déjà.
Je ne vais pas détailler la nouvelle gamme du catalogue 2018 et vous renverrez sur cet article plutôt complet paru sur le site "Le Repaire des Motards".
Pour jouer le mec branché (^^), j'ai parcouru en diagonale les spécifications de ces machines.
On est face à 2 "familles" et quatres modèles : FXS, FX, S/SR et DS/DSR.
Les "F" pèsent dans les 133 kg, elles affichent une puissance de 44 chevaux et, en matière d'autonomie on est à 161/64-92 km pour la FXS (typée trail) et 146/63-87 km pour la FX (plutôt supermotard), les 3 chiffres concernant respectivement l'autonomie en ville, sur autoroute et la moyenne en usage mixte ...
Les "D" sont plus lourdes (de 185 à 205 kg suivant les batteries) avec une puissance de 60 chevaux à 5.300 tr/mn et un couple de 110 Nm, qui peut apparemment aller jusqu'à 146 Nm, soit plus que toute moto thermique de 1000 cc (lu sur le site).
Les modèles de base affichent 132/693-85 km et 143/72-97 km, les modèles équipés de plus grosses batteries se baladent entre 262/126-169, 288/145-193, 328/156-212 et 359/180-241 km suivant qu'ils se prénomment S, SR, DS ou DSR.
Pour les prix on se situe entre 12.290 € et 16.120 €. Au niveau des options il est question de :
-chargeur rapide : 828 €
-power tank : 2.710 € et
-charger tank : 3.520 € sachant que c'est soit "power" soit "charger", l'un n'étant pas compatible avec l'autre.
21994066_10214116942140289_305765236764202631_o.jpgA ce niveau, je vous laisse chercher les éclaircissements par vous-mêmes et vous invite à vous rendre sur le site du constructeur pour tout savoir pour peu que le sujet vous intéresse.
J'ai le souvenir que certains d'entre nous avaient essayé quelques modèles lors d'un "Touring Day" à Bruxelles et qu'ils en étaient descendus plutôt estomaqués : une accélération d'enfer et un silence d'outre-tombe !! Décoiffant apparemment, malgré le casque !!!
Perso, lors d'une balade pédestre à la découverte de Charleroi, ne vous gaussez pas les Bruxellois, la ville regorge de trésors bien cachés ^^, c'était le 24 septembre de cette année, j'ai discuté longuement avec un gars qui possédait une Zero, tellement longuement que je ne m'étais pas rendu compte que le groupe était parti sans moi !!
Et bien, s'il ne m'a pas convaincu de passer tout de go du thermique à l'électrique, il m'a malgré tout transmis son enthousiasme à "rouler propre". Evidemment, c'est une toute autre conception de la route dès lors qu'on sort de la ville et de sa périphérie. Si on s'y cantonne par contre, ça se défend parfaitement. Il suffit de quelques prises de courant et d'un peu de compréhension de la part des fournisseurs d'énergie auprès desquels s'approvisionner. Il m'a affirmé qu'il n'a jamais rencontré que bienveillance de ce côté-là et qu'il a toujours pu brancher sa machine à l'endroit où il posait ses roues.
Pour les "voyages" il faut évidemment s'armer de patience et bien les planifier en comptant toujours sur l'hôte pour refaire le plein d'énergie. Sa moto étant déjà vieille de 4 ans, il m'a avoué que l'autonomie était particulièrement faible mais il avait installé dans chacune des valises latérales des extensions lui permettant de la prolonger correctement.
Le jour où les bornes de charge rapide fleuriront sur nos routes, peut-être verrons-nous la demande de ce genre d'engins augmenter ...
Reste la polémique concernant l'empreinte écologique qui, si elle est parfaite au sortir du pot d'échappement (?), semble bien plus discutable concernant la fabrication et le recyclage des batteries ... Je n'ai vraiment pas envie d'entrer dans ce débat-là, c'est sûr !

22:52 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : eicma 2017

EICMA, Yamaha et ... les autres !

yamaha mt07 gris-jaune.jpgLes dés étant jetés pour la Niken, Yamaha a aussi présenté quelques évolutions intéressantes des modèles existants.
C'est ainsi qu'en ce qui concerne la MT-07 (bicylindre 689 cc, 74,8 chevaux), le face-lift, comme le back-lift d'ailleurs, la fait se rapprocher d'avantage de la MT-09 en lui donnant un air plus grosse moto qu'auparavant. La selle, plus confortable, convient mieux à tous les Garabit gabarits de pilotes et les suspensions ont été revues et corrigées avec un débattement maximum de 130 mm pour l'avant comme pour l'arrière qui rendent le caractère de la petite bête plus sportif. Une suspension trop molle était en effet un des défauts de la précédente génération ...
La MT-09 et plus particulièrement sa version SP présente un nouvel amortisseur arrière Ôhlins entièrement réglable par molette, une nouvelle fourche inversée réglable en compression et détente, une nouvelle instrumentation avec écran LCD plus lisible de jour et quelques retouches esthétiques mineures.
yamaha-tracer-900-gt-gris_hd.jpgQuant à la TRACER 900, elle nous revient cette année avec une selle et une bulle (agrandie) réglables, un guidon moins large avec des pare-mains plus petits ainsi qu'un bras oscillant allongé pour gagner en stabilité et une suspension arrière modifiée pour permettre l'installation de valises latérales. Les lignes sont un peu plus tendues avec des entrées d'air revues.
Une version GT fait son apparition. Elle bénéficie de suspensions réglables, d'un Shifter (juste pour monter les rapports), d'un cruise control (4ème>6ème entre 50 et 180 km/h sur autoroute allemande), de poignées chauffantes et de valises latérales (2 x 22 litres). Autant dire que ce modèle et cette version en particulier, me botte, mon pote, que j'te raconte pas comme elle me botte !! Prix et accessoire top-case à voir ...
yamaha-tenere-700-world-raid-statique.jpgIl y a aussi la Tenere 700 World Raid qui pointe à nouveau son museau. Ce n'est en effet pas la première fois qu'elle est exposée lors d'un salon. Gageons que la version définitive est imminente et qu'elle fera frissonner de bonheur des amateurs de ... raids un peu partout dans le monde, si toutefois elle tourne autour de 75 chevaux et qu'elle ne dépasse pas les 165 kilos !
"Weight" and see too !!
Ensuite, déjà citée précédemment, une version spéciale de la XT 1200 ZE Super Tenere"Raid Edition". Elle se dote d'une bulle haute et de déflecteurs, de valises de 2 x 37 litres, de feux anti-brouillard, de protections et d'une déco spécifique, sans compter la panoplie électronique d'aide à la ... bonne conduite !
Enfin, les R1 et R1M (4 cylindres Crossplane, 998 cc, 200 ch à 13.500 tr/min, 180 kg à sec) voient leur électronique encore peaufinée ...
Un jour, le pilote pourra garder les gaz ouverts en grand en permanence, l'électronique fera le reste : faudra juste "angler", quoi !

18:33 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : eicma 2017

09/11/2017

EICyaMAha !!

La marque aux trois diapasons, la la la, vaut bien une note pour elle toute seule.
A la limite UN SEUL modèle présenté par l'autre maison de Hamamatsu (?) vaut bien une note à lui tout seul, non ?
yamaha-niken-2018-10-1024x800.jpg
Je vous avoue qu'au début j'ai cru à une blague. Puis j'ai regardé le calendrier et j'ai vu que le 1er avril était passé depuis belle burette. Ensuite j'ai cru à un proto, un de ces protos issus du génie débridé d'ingénieurs en manque de reconnaissance, des protos qui restent dans les cartons en attendant des jours meilleurs ... ou pas !
Et bien là, non ! L'engin n'est pas une maquette en plâtre ou en plasticine, et même qu'il roule vraiment, avec le même 3 cylindres de 847 cc et 115 chevaux qui équipe la gamme des MT-09 ... Et même qu'il porte un nom bien à lui : Niken qu'ils l'ont baptisé chez les bleus. "Niken" se traduirait semble-t-il par "Deux lames" ou "Deux sabres" et de faire un parallèle avec un skieur bien calé sur ces deux ... skis, traçant parfaitement sa voie dans la poudreuse ... En fait de poudreuse, on se demande quand même s'ils n'en ont pas sniffé une ligne ou deux avant de lancer le projet mais ... que soit !!
Alors nous voilà devant cet engin d'un autre temps, probablement en avance sur son temps d'ailleurs, bien que des 3 roues motorisés ça n'a, dans l'absolu, rien de révolutionnaire en soi, à la base, voyez ?
Quelques marques distribuant des scooters y sont venues depuis un certain temps déjà, Yamaha n'étant d'ailleurs pas en reste avec son Tricity. Et donc, pourquoi ne pas transposer ce principe à des motos, des vraies pour qu'elles acquièrent une stabilité équivalente à celle d'une voiture, ou presque, le plaisir de pouvoir encore incliner l'engin dans les virages restant toujours d'actualité : le meilleur des deux mondes en quelque sorte. Les acheteurs potentiels de motos "évoluent", la moto est de plus en plus vue comme un moyen de locomotion, un facteur de Mobilité avec un grand "M" plutôt que comme un jouet destiné au seul plaisir ...
Et dans cette vague là, pas encore déferlante heureusement (ou pas), un tel engin se justifie probablement.
Voyez comme je pèse mes mots ? Je ne veux pas passer pour un vieux réac, comprenez ça ?
Et donc, on à affaire à quoi en définitive ? Base mécanique de MT-09, 115 chevaux et 3 roues, ça on sait déjà.
Quelques chiffres : longueur 2150 mm, largeur 885 mm, hauteur 1250 mm, hauteur de selle 820 mm, empattement 1510 mm, poids tous pleins faits 263 kg, capacité essence 18 litres, pneus 2x 120/70 R15 + 1x 190/55 R17, écartement roues Av 410 mm, prise d'angle maximum 45° !
On voit déjà mieux où l'on se situe. Quelques réflexions : on reste dans une largeur normale et donc on pourra continuer à se faufiler, on se fout ENFIN de la hauteur de selle, elle prend 50 kilos par rapport à la Tracer 900 mais on nous annonce une répartition 50/50 une fois le pilote installé, de par la configuration on aurait pu soupçonner un réservoir plus volumineux mais la préhension de l'engin aurait sans doute été différente.
Elle sera disponible au cours du second semestre 2018 et son prix, annoncé comme "abordable" n'est pas encore connu.
Voilà, voilà : si cet engin "marche" on criera au génie, si ça fait un flop tout le monde se targuera de l'avoir prédit ;-)

Certains "mauvais esprits" pourraient voir dans cet engin, la préfiguration de ce qu'il pourrait devenir si on poussait le concept un peu plus loin, voyez plutôt :
Messerschmitt_Kabinenroller_blue.jpeg

Pfffff, paaaaaaaaaaaaaaas bien !!

A suivre ...

23:21 Écrit par Alberto | Commentaires (4) | Tags : eicma 2017

Retraite ...

Nick HARRIS, vous connaissez ?
Le Moto GP fête son départ à la retraite, voyez le sujet ici !.
Comme j'aurais aimé être à sa place ...

23:17 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

EICMAmma mia !!

triumph-tiger-1200-xc-xr7.jpgComme annoncé, de façon arbitraire mais je souligne que je me suis concerté avant de décider, je reviens donc sur les marques TRIUMPH et YAMAHA qui ont fait honneur à ce salon milanais en y amenant quelques nouveautés d'importance ... (je vous ai prévenu, c'est A-R-B-I-T-R-A-I-R-E)
A Hinckley, outre la présentation de la "nouvelle" Tiger 800, on s'est également amené avec une mise à niveau importante du maxi-trail de la maison, la Tiger 1200. Là aussi, les évolutions se voient moins à l'oeil qu'à la lecture de la fiche technique et c'est tant mieux, le modèle ne prend pas ainsi un fatal coup de vieux !
La bête perd 10 kilos dans l'aventure : ce régime est réparti équitablement sur le moteur, le cadre et le système d'échappement, de sorte qu'elle maigrit de partout et par conséquent de façon harmonieuse ;-)
Plus de 100 composants ont été revus pour en arriver là ! Le 1200 affiche 141 chevaux maintenant, il est plus réactif à bas régimes et le son qu'il émet est "accentué", il s'exprime donc avec l'accent, my Dear !
Les feux sont devenus adaptatifs pour mieux éclairer les virages, l'instrumentation se fait sur un display TFT tout en couleur, l'éclairage est full LED, les comodos plus ergonomiques sont rétro-éclairés, les poignées sont chauffantes, un système Shift Assist permet de monter/descendre les rapports sans débrayer, un système Keyless est disponible sur les hauts de gamme, un Off-Road Pro est également disponible sur les XC. D'origine, elle est équipée d'un système de gestion complètement intégré et contrôlé par une unité de mesure inertielle (IMU) avec système de freinage intégral, ABS et contrôle de traction efficaces même en virage, d'une aide au démarrage en côte, d'un accélérateur ride-by-wire et de 6 modes de conduite !!!!!!
Sachez qu'elle est disponible en XR, XRx et XRT pour la version routière et en XC, XCx et XCA pour la version axée sur le "tout-terrain", chaque version voyant son équipement s'enrichir pendant que l'acheteur, lui, s'appauvrit.
La GS n'a plus qu'à bien se tenir, ah ah ah ... Euh ...
triumph-bonneville-speedmaster-avant.jpgPour être tout-à-fait complet ou presque, signalons l'arrivée d'un Bobber Black. C'est le Bobber si vous voulez mais tout de noir vêtu, voyez ? Le Bobber c'est cet engin atypique, mono-selle, pour le motard célibataire donc (ou le veuf dans ce cas particulier, un peu d'humour noir n'est-il pas ?) animé par le même 1200 que celui de la Bonneville T120 avec 76 chevaux et un peu plus de couple. Bobber à ne pas confondre avec la Speedmaster qui est pareille sauf que pas vraiment. Les différences sont subtiles mais sachez que, sur cette dernière, il est possible d'ajouter une selle pour la passagère ou le passager, ne soyons pas sexiste ! Bien que le modèle adopte un style vintage, il n'oublie pas de faire le plein de technologies à commencer par sa commande de gaz électronique et ses deux modes de conduite Road et Rain. On retrouve également un régulateur de vitesse, un ABS de dernière génération, un antipatinage déconnectable, des phares à LED ainsi qu'un embrayage assisté sans oublier un antidémarrage à clef avec transpondeur intégré dans la clef. Et parce le néo-rétro rime souvent avec personnalisation, Triumph a également développé une large gamme de plus de 130 accessoires permettant d'ajuster le style de sa machine, du double échappement Vance & Hines aux sacoches latérales en passant par le grand pare-brise. Le pilote aussi en aura pour son compte avec une collection de vêtements siglée Speedmaster. (§ en bleu extrait du "Repaire des motards")
Si Gull voit ça, il va troquer sa vieille Speedmaster contre une toute neuve ...
On prend l'avion et on s'envole à nouveau pour le Japon chez YAMAHA !

16:48 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : eicma 2017

Merci Jacques et merci Moto Guzzi aussi !!

Allez, on chante et on ne décline pas l'invitation !!
Rosa ...

Rosa rosa rosam
Rosae rosae rosa
Rosae rosae rosas
Rosarum rosis rosis

C'est le plus vieux tango du monde
Celui que les têtes blondes
Ânonnent comme une ronde
En apprenant leur latin
C'est le tango du collège
Qui prend les rêves au piège
Et dont il est sacrilège
De ne pas sortir malin
C'est le tango des bons pères
Qui surveillent l'oeil sévère
Les Jules et les Prosper
Qui seront la France de demain

Rosa rosa rosam
Rosae rosae rosa
Rosae rosae rosas
Rosarum rosis rosis

C'est le tango des forts en thème
Boutonneux jusqu'à l'extrême
Et qui recouvrent de laine
Leur cœur qui est déjà froid
C'est le tango des forts en rien
Qui déclinent de chagrin
Et qui seront pharmaciens
Parce que papa ne l'était pas
C'est le temps où j'étais dernier
Car ce tango rosa rosae
J'inclinais à lui préférer
Déjà ma cousine Rosa

Rosa rosa rosam
Rosae rosae rosa
Rosae rosae rosas
Rosarum rosis rosis

C'est le tango des promenades
Deux par seul sous les arcades
Cernés de corbeaux et d'alcades
Qui nous protégeaient des pourquoi
C'est le tango de la pluie sur la cour
Le miroir d'une flaque sans amour
Qui m'a fait comprendre un beau jour
Que je ne serais pas Vasco de Gama
Mais c'est le tango du temps béni
Où pour un baiser trop petit
Dans la clairière d'un jeudi
A rosi cousine Rosa

Rosa rosa rosam
Rosae rosae rosa
Rosae rosae rosas
Rosarum rosis rosis

C'est le tango du temps des zéros
J'en avais tant des minces des gros
Que j'en faisais des tunnels pour Charlot
Des auréoles pour Saint François
C'est le tango des récompenses
Qui allaient à ceux qui ont de la chance
D'apprendre dès leur enfance
Tout ce qui ne leur servira pas
Mais c'est le tango que l'on regrette
Une fois que le temps s'achète
Et que l'on s'aperçoit tout bête
Qu'il y a des épines aux Rosa

Rosa rosa rosam
Rosae rosae rosa
Rosae rosae rosas
Rosarum rosis rosis

00:19 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

08/11/2017

EICMA. le tour des marques, III

Et donc après cette "parenthèse" concernant les marques Benelli, Harley Davidson et Indian, j'en reviens à celles que j'avais annoncées dans la note "le tour des marques I" ... Vous suivez toujours, hein ?
moto guzzi v85 concept.jpgOn revient donc aux fondamentaux avec "LA" marque italienne par excellence et qui fêtera ses 100 ans dans ... pas bien longtemps. Chez MOTO GUZZI on est devenu les rois de la déclinaison : rosa rosa rosam, rosae rosae rosa, rosae rosae rosas, rosarum rosis rosis, V7 III Carbon, Rough et ... Milano. Et oui, non moins de trois nouvelles interprétations de la V7 que personne ne prend pour une vessie, ni pour une lanterne d'ailleurs :
- la Carbon : du ... carbone et des touches rouges de ci de là;
- la Rough : pneus "galets" et jantes à rayons pour lui donner un air ... rude;
- la Milano : une peinture brillante, du chrome et des gardes-boue et des flancs en alu !!
Je suppose que les variantes précédentes (?) restent au catalogue.
Les V9 Roamer et Bobber évoluent très gentiment : la Roamer dispose désormais d'une nouvelle paire d'amortisseurs arrière et d'une nouvelle petite bulle censée dévier la légère brise autour du pilote. Quant au Bobber, de son côté, récupère une peinture matte et trois nouveaux coloris : gris, noir et bleu qui lui vont bien au teint.
A propos de "teint", que penser des couleurs pour le moins tranchées ^^ de ce V85 Concept (voir photo) présenté par MOTO GUZZI. Manifestement, à Mandello del Lario, on réfléchit à la relève pour le Stelvio, avec ce proto équipé du futur nouveau moteur 850 cc, en V transversal à 90°, refroidi par air et "fort" de 80 chevaux. A l'horizon 2021 (100 ans de la marque), apparaîtra une nouvelle gamme de motos, construites sur la base de ce concept V85. Je ne voudrais pas médire mais c'est, en tout cas, tout sauf révolutionnaire. Mais ce n'est pas ce qu'on attend de la marque à l'Aquila, n'est-il pas ? Et la reine d'Angleterre ne s'habille-t-elle pas elle aussi de couleurs flashy ?
On reste en Italie avec MOTO MORINI, une autre marque confidentielle dans nos contrées. Juste une parenthèse avant de parler des nouveautés : je suis allé voir leur site et j'ai eu la confirmation que le gros trail Gran Passo (ainsi que sa version "R") semble toujours au catalogue. Si je ne me trompe pas, à une époque, on ne pouvait plus acheter leurs modèles que via Internet. Je n'ai pas vérifié si c'était toujours le cas.
moto morini scrambler 1200.jpgEt donc, MOTO MORINI nous présente, non pas une, mais DEUX nouveautés : la Scrambler moto morini milano.jpget la Milano. Je n'en dirai pas grand chose, juste qu'elles sont animées par le bicylindre 1187 cc de 110 chevaux et qu'elles ne sont pas là que pour faire joli avec un châssis et un freinage qui devraient le faire. On a aussi une Corsaro TI22. Je vous invite à voir, si c'est possible, le diaporama (le second avec 18 photos) qui est consacré à ce modèle. Inspiré par les motos qui courraient en Endurance dans les années 70, la dernière création de Moto Morini est réalisée sur la base de la Corsaro 1200 ZZ (moteur de 139 chevaux et 139 Nm de couple). Le "TI" c'est pour Titane, matériau dont est fait le système d'échappement. L'engin est un petit chef-d'oeuvre d'artisanat !
mv-agusta-brutale-800-rr-pirelli71.jpgChez MV AGUSTA on fait aussi dans le chef-d'oeuvre et les machines présentées, Dragster 800 RR, Brutale 800 RC (pour RaCing), F3 675 et 800 RC (nées de la course), Brutale 800 RR Pirelli et Dragster 800 RC, si elles ont toutes subi une kyrielle d'améliorations de détail, techniques comme esthétiques, et passent haut la main à l'Euro4, elles sont surtout là pour être admirées dans le détail. Allez sur le site "Dueruote.it", "special EICMA", par marques ("marche"), choisissez "MV Agusta" et rincez-vous l'oeil.
Quand je pense qu'il y en a qui vont aux salons juste pour saliver sur les hôtesses, j'vous jure !!!
Dans un tout autre genre, plutôt pragmatique et terre à terre, mais avec une nostalgie évidente, on a ROYAL ENFIELD qui nous gratifie cette année d'un tout nouveau moteur bicylindre de 647 cc : 47 chevaux à 7.100 tr/min, 52 Nm de couple à 4.000 tr/min. Il meut (?) deux modèles : l'Interceptor, version classique par excellence et la Continental GT, version destinée au circuit, cui cui avec un réservoir plus petit (?), un guidon plus près du té de fourche et des repose-pieds positionnés plus haut pour "angler" un max !! N'empêche, dans leur genre, se sont de bien belles machines qui, au moment du choix, auront des arguments solides à faire valoir ...
Suzuki-SV-650-X-2018-tokyo-motor-show.jpgAprès ça, la SUZUKI SV650 X fait presque pâle figure avec une tête de fourche pas vraiment inspirée, si ce n'est des anglaises des années 50 avec leur "nez de cochon", un guidon-bracelets, une selle spécifique et une déco idoine. Rien d'autre à se mettre sous la dent à Hamamatsu cette année. La suite des suites de Fukushima ??

Et bien voilà, il ne reste "plus qu'à" revenir sur le cas de TRIUMPH et YAMAHA et sur l'une ou l'autre nouveauté de façon plus approfondie. On verra cela demain si vous voulez bien. En attendant, portez-vous bien !!

20:59 Écrit par Alberto | Commentaires (3) | Tags : eicma 2017

EICMA. le tour des marques, II

Dans la précipitation, ben oui, il a plu aujourd'hui, j'ai sauté l'une ou l'autre marque présente au salon de Milan.
C'est ainsi que j'ai zappé Benelli, Harley-Davidson et Indian par exemple, excusez du peu !!
Voici ce qu'il faut savoir concernant ces trois marques.
benelli-752-s_hd.jpgChez BENELLI, on souffle le chaud et le froid, les capitaux chinois y étant pleinement pour quelque chose ...
On a par exemple un joli roadster, le 752 S(voir photo) au design plutôt "inspiré" sans mauvais jeu de mot, équipé d'un bicylindre de 81,6 chevaux qui pourrait en remontrer à certains roadster japonais ou européens pour peu que le prix soit bien placé.
benelli leoncino 500 sport.jpgOn a aussi un fort sympathique Leoncino (bicylindre 500 cc et 48 chevaux) dont je vous ai déjà parlé, ici présenté en version "Sport" (voir photo) qui vient de se voir épaulé par une version monocylindre de 250 cc. Enfin, une Imperiale 400 apparaît également, une moto qui fait référence au glorieux passé de la marque et qui se place dans le créneau de la Yamaha SR 400 par exemple avec à peine moins de chevaux : avis aux nostalgiques.
Malheureusement, la marque présente également une 402 S qui n'est autre qu'une copie scandaleusement conforme à une certaine Diavel de DUCATI autrement plus prestigieuse. Ici, toutefois, on est sur un bi de 39 chevaux et 35 Nm : avis aux amateurs du genre qui "voudraient bien" mais qui "peuvent point" pour des raisons économiques évidentes ;-)
harley-davidson-street-glide-statique.jpgChez HARLEY DAVIDSON on a déjà présenté toute le gamme "Softail" 2018 (avec 8 modèles) et donc, à Milan, Milwaukee proposait juste une nouvelle Sport Glide 107(voir photo) : équipée d'un V2 de 1745 cc, fort de 86 chevaux et de 145 Nm de couple maxi, elle pèse 317 kilos et s'affiche à + de 18.250 €. Equipée de valises et d'un petit saute-vent qui se démontent en un tour de main sans laisser de traces, on a deux motos pour le prix d'une semble-t-il ... Par ailleurs, l'abandon total des "Dyna" qui ont été remplacées par des modèles au châssis 75% plus rigide, a rendu toutes ses machines bien plus précises à guider et facile "sur l'angle", le circuit n'étant toujours pas leur terrain de jeu favori bien entendu !
indian-scout-ftr-1200-custom_hd.jpgL'autre marque américaine, qui donne apparemment de plus en plus de fil à retordre, c'est Indian bien entendu. RAS pour ce salon sauf que, sauf que, le moteur "Thunder Stroke 111" voit sa puissance et son couple augmentés de + de 20 pourcents, le bicylindre de 1811 cc affichant maintenant 84 chevaux et 150 Nm, de quoi donner une nouvelle vie aux modèles qui en sont équipés. Un proto est également présenté, le Scout FRT 1200 Custom(voir photo), qui préfigurerait un futur engin de 100 chevaux et moins de 200 kilos au look "dirt track" affirmé : pour sûr, on n'est là absolument plus dans les customs traditionnels comme on a coutume de les croiser ...

19:56 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : eicma 2017

07/11/2017

EICMA. le tour des marques, I

Et oui, on est parti pour faire le tour des marques, par ordre alphabétique, sachant toutefois que je vais zapper les scooters, Adiva, Bmw (!), Kymco, Peugeot, Piaggio et autres Quadro ...
Sauf erreur ou grosse omission, rien à l'horizon chez APRILIA sauf à se rappeler qu'à Noale, on a sorti une Shiver 900 il y a quelques mois à peine.
Chez BMW, outre la très importante (r)évolution des trails d'entrée de gamme (si on occulte la 310) que sont les nouvelles GS 750 et 850 , signalons l'arrivée d'une K1600 Grand America, une navette spéciale pour voyager en 1ère classe. Dérivée de la Bagger, elle choie tout particulièrement son passager, avec une assise royale située à une hauteur plus basse de 7 cm par rapport à la ... berline classique. Est-il utile de rappeler que cela fait quelques mois que la marque bavaroise a présenté ses "unstoppable" GS 2018 ?
On a déjà fait le tour chez DUCATI. Sachez en sus que la Panigale est aussi exposée avec un V4 poussé à 226 chevaux en version anorexique puisqu'elle flirterait avec les 160 kilos ...
Sachez aussi que la petite Panigale (959 cc) s'offre une version "Corse", non qu'elle fasse de l'oeil à l'île de beauté comme certains pourraient le croire, mais "Corse" prononcé "Corset" pour "Course", voyez ? 150 chevaux, du Öhlins à tous les étages et de l'électronique à gogo sont au menu. Il y a aussi et, enfin, le retour d'une Monster 821 pour fêter les 25 ans du modèle : super-équipée, allègrement motorisée (bi de 109 chevaux), elle revient aux fondamentaux du Monster en matière de design.
On revient chez HONDA qui n'a pas ménagé sa peine pour le salon italien.
On peut rappeler l'arrivée d'une CB125R (13,3 chevaux, 125,8 kg et 480 bornes avec un plein) parce qu'il y a un début à tout. On a aussi la CB300R (31,4 chevaux, permis A2), parce qu'il n'y a que le second pas qui coûte.
La CB1000R joue, quant à elle, dans une toute autre catégorie : d'inspiration néo-rétro, elle affiche 145 chevaux et un couple maxi de 104 Nm. Comme si cela ne suffisait pas, une version "+" apporte le quickshifter et des détails cosmétiques qui peaufinent un peu plus encore le style.
Je reviens sur l'Africa Twin parce qu'elle le vaut bien.
Elle est sérieusement remise sur le métier avec un throttle-by-wire, 4 modes de conduite, 7 niveaux de contrôle de traction dont un entièrement personnalisable, une instrumentation toute neuve, toujours typée rallye, un arbre d'équilibrage plus léger, une boîte à air redessinée, un échappement revu et, du coup, la machine devient plus vivante et laisse ... échapper un son plus plaisant !
Mmmmhhhh, ça sent l'essai ça ;-)
A la version "normale" s'ajoute une version "Adventure Sports" qui se voit équipée d'un réservoir de 24,2 litres, une suspension au débattement majoré, une garde au sol plus conséquente, des barres de protection un peu partout, de quoi traverser tous les déserts, toundras et autres steppes du monde les doigts dans le nez : "a small steppe for man, a big steppe with the Africa Twin"!!
Au passage, pour être exhaustif ou presque, signalons que le contrôle de traction débarque sur les modèles NC750X et sur le "scooter" Integra. Le nouveau X-ADV (scooter tout-terrain) se voit lui aussi peaufiné mais cela ne nous regarde pas.
Enfin, last but not at all least, le vaisseau amiral de la marque de Tokyo se voit profondément modernisé cette année : voyez le long article consacré par Moto-Sation à la nouvelle Goldwing 1800 2018 !!
husqvarna 701.jpgAprès ce long chapitre consacré à la 1ère marque japonaise, on file chez les suédois d'HUSQVARNA. Les Vitpilen et Svartpilen 401 ne vous sont certainement pas inconnues puisqu'on en a déjà parlé lors d'un précédent salon mais là, elles vont enfin être disponibles à la vente. Dans l'article italien on parle de 5.550 € pour les 2 modèles mais aussi de 6.550 € : prix à confirmer donc. Pour rappel, et si j'en crois ma mémoire défaillante, la base mécanique vient des KTM 390, la Svart se distinguant de la Vit par ... la couleur et par une implantation différente du guidon, positionné plus haut. A côté des 401, les scandinaves proposent une Vitpilen 701 (voir photo) forte de 75 chevaux avec un poids à sec limité à 157 kg : une machine à plaisir assurément !!
kawa 900 rs.jpgOn retourne au Japon et on débarque chez KAWASAKI qui n'amuse pas le terrain avec par exemple une H2 SX, un TTTTTTGV, un train à très très très très très grande vitesse puisque le moteur affiche 210 chevaux. On connaissait la H2, le SX qui se greffe à l'appellation lui donne son côté "tourisme" avec les valises, la boucle arrière renforcée pour supporter le ou la passagère : de quoi descendre à la côte d'Azur en 4 heures 30 chrono si on ne se fait pas boucler avant !!
Plus dans "l'air du temps" si on peut dire, la maison de Kobe nous fait l'honneur de deux déclinaisons de la Z900 avec la RS (voir photo) et la RS Café. Leur style délicieusement rétro, inspiré pour la RS par la Z1 de 1972, reposent sur le 4 cylindres de la Z900 moderne, mais dégonflé à 111 chevaux. Signalons également l'arrivée d'une Ninja 400, forte de 45 chevaux et s'inspirant à la fois de la H2 pour le "museau" et de la ZX-10 RR pour le look général. Cette dernière n'évolue par contre pratiquement pas en 2018.
ktm 790 duke.jpgOn termine cette première partie des marques si vous le voulez bien avec KTM. Voici l'extrait traduit, par mes soins, de ce que j'ai lu sur "Due Ruote".
Après le prototype vu l'an dernier, KTM dévoile la version définitive de la Duke 790 (voir photo).
Outre l'esthétique toujours très anguleuse et agressive, caractéristique commune à toutes les KTM de route, la principale nouveauté de la KTM 790 Duke est son moteur, un bicylindre en ligne de 799 cc doté d'une puissance de 105 CV à 9.000 tours et 86 Nm de couple maximum. Parmi ses caractéristiques on épingle sa distribution à 8 soupapes actionnées par des balanciers à doigt (?), deux contre-arbres d'équilibrage et une lubrification par carter semi-sec. (pardonnez la traduction littérale et ... venez à mon secours les mécaniciens/ingénieurs !!)
Le moteur est logé dans un cadre en tubes d'acier, avec un arrière cadre en aluminium : les cotes affichent un angle et une châsse de 24° et 98 mm et un empattement de 1.475 mm.
Sur cette 790 Duke les suspensions (avec un débattement de 140 et 150 mm) sont toutes deux réglables, alors que l'électronique est au top : à signaler, trois modes de conduite ainsi qu'un 4ème personnalisable "Track", le contrôle de traction MTC, l'ABS avec "cornering", le quick-shift, le launch control et le tableau de bord multifonctions TFT, déjà installé sur le reste de la famille Duke. Les groupes optiques avant et arrière utilisent des éléments à LED, ainsi que les clignoteurs.
Le prix de vente est annoncé en Italie à 9.450 €, départ concession.
Une version "Adventure", toute maculée de boue, était déjà sur le stand. Ce bicylindre sera assurément à l'origine d'une série de déclinaisons. A quand, par exemple, une 790 SMT, (j'ai pas dit MST, hein !) à l'image de la regrettée 990 ???
Allez lire l'article consacré par Moto-Net à cette autre nouveauté alléchante !!! .

Demain ou ... plus tard, on ira sonner chez Moto Guzzi, Moto Morini, MV Agusta, Royal Enfield, Suzuki et on repassera faire un coucou chez Triumph et Yamaha car il reste des choses à dire concernant ces derniers constructeurs, ok ?

20:36 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : eicma 2017

EICMA, nous revoilà !!

tiger 800 xr 2018.jpgBon, difficile de le cacher, les deux nouveautés que j'attendais de pied bien à plat ^^ étaient bien entendu les TRIUMPH Tiger 800 et les "petites" GS, ex 700 et 800, nouvelles 750 et 850 !
Voici d'abord tout ce qu'il faut savoir sur les nouvelles Tiger 800. "Mine de rien" ou de "pas grand chose" elles évoluent sur 200 points et, manifestement, tout va dans le bon sens. Hinckley n'a heureusement que légèrement touché au design (que je craignais voir rejoindre celui de la 1200 ^^) tout en améliorant tout le reste. Meilleure suspension, meilleur freinage, maniabilité revue et corrigée, accastillage plus moderne et (encore) mieux fini. Que demander de plus ?
Ok, ok, j'attendais quelques canassons supplémentaires mais bon, faut se faire une raison, ça ne sert à rien ou presque, sauf en ligne droite sur circuit, voyez ? Ou encore dans les courbes rapides ...
En même temps, ils annoncent plus de réactivité et une meilleure accélération, ça devrait donc le faire ;-)
J'aurais aussi apprécié une meilleure intégration des valises latérales avec des supports intégrés dans l'arrière cadre plutôt que ces barres métalliques à rajouter et très peu gracieuses mais, là. Rien de neuf hélas...

bmw 750 & 850 gs.jpgEn face de la britannique, les petites teutonnes évoluent de façon beaucoup plus significative apparemment, jugez plutôt avec cet article que leur consacre Moto-Mag.
Nouveau moteur (!) avec plus de centimètres cubes, plus de chevaux (2 pour la 750, 9 pour la 850 qui rejoint la Tiger à ce niveau !), plus de kilos (+12), un nouveau cadre, un réservoir en position classique (plus sur l'arrière, sous la selle) : le comportement de l'engin sera probablement transfiguré en espérant qu'il ait conservé cette grande agilité qu'on lui reconnaissait ...
Un second article, l'oeuvre cette fois de Moto-Station, traitant du même sujet avec quelques photos plus démonstratives. A noter qu'elles prennent de l'embonpoint et ça ce n'est pas un bon point ... même si c'est un signe de maturité ;-)

Bon, à plus tard pour un tour d'horizon complet : là je vais un peu jardiner !!

13:47 Écrit par Alberto | Commentaires (9) | Tags : eicma 2017

06/11/2017

EICMA, nous voilà !!

Yamha-Tracer-900-GT-2018.jpgUne petite charentaise anecdotique pour commencer : ce blog a tout juste 13 ans aujourd'hui.
Joyeux anniversaire gamin !! Si tu pouvais m'éviter la crise de la puberté, ça m'arrangerait bien !!
Soigne bien ton acné et ça se passera sans trop de problèmes ...
Bon, et donc, là, c'est le salon de Milan qui ouvre ses portes : d'abord pour les journalistes et les "opérateurs" (7 & 8 novembre) et ensuite pour le grand public, du 9 au 12 novembre.
Mais, bien entendu, des "fuites organisées" se sont répandues et se répandent encore sur divers sites plus ou moins spécialisés.
Ne voulant pas être en reste et poussé par l'un ou l'autre fervent lecteur anonyme (?), je me sens un peu contraint et forcé de lâcher quelques pseudos infos de seconde main car, je n'en doute pas, passionnés comme vous êtes, vous en savez déjà bien plus que moi à l'heure qu'il est, soit 23 heures 55 à ce moment précis !
Et puisque ça se passe en Italie et que Ducati est en train de montrer les dents en Moto GP avec, tout récemment, un doublé en Malaisie, pourquoi ne pas commencer par cette marque emblématique ?
Au sommet de la gamme, la PANIGALE nous revient avec un V4 fort de 213 chevaux pour un poids de 198 kg.
Certains hurleront peut-être au loup car une PANIGALE ne peut s'imaginer qu'en bicylindre mais, sans être aucunement un connaisseur, loin de moi cette prétention, et sans même avoir lu quoique ce soit à son sujet, je suppose que le passage au V4 était le passage obligé pour venir tenter de contrer les Kawasaki en SuperBike qui, avec Jonathan REA, ont outrageusement dominé le championnat 2017, même si Chaz DAVIES est venu s'intercaler entre les deux nippones, en prenant la deuxième position devant Tom SYKES. Cela dit, peut-être n'est-ce pas du tout là la raison, peut-être est-ce juste le fait que le bicylindre avait atteint sa limite "physique" et qu'il fallait passer à autre chose pour afficher les meilleurs chiffres de la catégorie hyper-sport ....
Dans la série "vaisseaux amiraux", chez les rouges, il y a aussi une certaine MULTISTRADA.
Si, à ce stade, je ne sais pas si la "petite" 950 offrira certaines évolutions, sachez que la "maman" voit sa cylindrée grimper à 1260 cc.
Pas d'augmentation de puissance (158 chevaux) mais sans doute des mi-régimes plus pleins et on annonce une électronique plus évoluée (c'était donc possible !) et un châssis retravaillé pour plus de maniabilité ...
Un autre best-seller de la marque c'est la SCRAMBLER. Elle existait jusqu'ici en 800 cc avec 75 chevaux, la voilà qui débarque avec un 1100 cc, le même qui officie sur la MONSTER 1100 Evo, mais dégonflé à 86 chevaux. Dommage car ainsi bridée, elle ne viendra pas titiller la Nine-T teutonne mais elle n'avait de toute manière pas les dessous pour ;-)

Tiens, avant d'aller plus avant je tenais à vous faire partager une "info" dont je n'étais pas conscient. Il y a quelque temps déjà, sur base de la liste des prix disponible dans Moto80, j'avais répertorié (sur papier) tous les trails ou assimilés en indiquant à chaque fois leurs prix, histoire de remplir les colonnes de ce blog, un jour que je serais en panne d'inspiration, voyez ?
Et bien quel ne fut pas mon étonnement de constater que :
1/ l'APRILIA Caponord n'était plus au catalogue de la maison de Noale : faute de ventes suffisantes, la marque n'a pas investit dans la mise aux normes Euro4. . Plutôt étonnant quand on se rappelle combien le gros trail était sophistiqué avec notamment une suspension partiellement électronique qui n'avait été récemment développée que pour ce modèle. Une plastique ingrate et une certaine GS auront eu raison des velléités d'APRILIA et de PIAGGIO qui se "cache" derrière;
2/ et que MOTO GUZZI a fait pareil avec son gros trail Stelvio qui est passé à la trappe dès janvier 2017 sans que personne ne s'en émeuve. Une excellente machine pourtant mais, là aussi, une diffusion presque confidentielle aura eu raison du modèle.

Cette parenthèse refermée, il reste à guetter les médias car les nouveautés vont encombrer les ondes dès potron-minet ce 7 novembre !!
Outre ces inconnues (chez BMW et TRIUMPH notamment), sachez d'ores et déjà que :
-chez HONDA on présente une Africa Twin revisitée ainsi qu'une version Adventure Sports du modèle, une CBR125R, nouveau petit raodster sympathique, une CB300R (roadster A2), une CB1000R légèrement inspirée me semble-t-il par la Diavel mais ça n'engage que moi, ainsi qu'un X-ADV (scooter tout terrain !) actualisé;
-chez YAMAHA, la MT07 évolue (look MT09 + suspensions corrigées), une Super Ténéré "Raid Edition" fait son apparition et la Tracer 900 est peaufinée avec, à la clé, une version GT plutôt alléchante ...

On en reste là pour le moment !

A demain !!

23:53 Écrit par Alberto | Commentaires (10) | Tags : eicma 2017

04/11/2017

A l'agenda 2018 ...

A défaut de déjà savoir quelles dates il y aura lieu de bloquer pour les voyages de l'an prochain, voici d'ores déjà d'autres dates importantes à retenir.
Vous l'aurez deviné, il s'agit du calendrier des courses de Moto GP :

DATE - PAYS - CIRCUIT

18/03 - QATAR - Losail International
08/04 - ARGENTINE - Termas de Rio Hondo
22/04 - AMERIQUES - Circuit of Americas
06/05 - ESPAGNE - Jerez
20/05 - FRANCE - Le Mans
03/06 - ITALIE - Mugello
17/06 - CATALOGNE - Barcelona-Catalunya
01/07 - PAYS-BAS - TT Assen
15/07 - ALLEMAGNE - Sachsenring
05/08 - REPUBLIQUE TCHEQUE - Brnôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôô
12/08 - AUTRICHE - Spielberg
26/08 - GRANDE-BRETAGNE - A confirmer
09/09 - SAINT-MARIN - Marco Simoncelli
23/09 - ARAGON - MotorLand
07/10 - THAILANDE - Chang International
21/10 - JAPON - Motegi
28/10 - AUSTRALIE - Phillip Island (il se pourrait que le départ soit avancé d'une heure pour limiter les écarts de températures ...)
04/11 - MALAISIE - Sepang
18/11 - VALENCE - Ricardo Tormo

19 dates donc, soit une de plus, avec l'arrivée de la Thaïlande dans le ... circuit de la Moto GP,, Moto 2 et Moto 3.
19 rendez-vous incontournables pour les amateurs du genre, 19 rendez-vous concentrés sur 8 mois à peine, soit un rythme de plus en plus infernal et "effréné" mais ... qui c'est qui freine, hein ? T'attaquais toi ??

Pour ce qui est du nouveau venu, voici un article qui lui est consacré. A ce moment-là, tout n'était pas acquis mais la concrétisation n'a pas tardé.
Vous remarquerez au passage que la DORNA vise 21 grands prix annuels, ce qui fait déjà grincer quelques dents dans les rangs des (moins jeunes ?) pilotes ...

18:38 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

30/10/2017

What's new Pussy Cat ?

Une importante mise à jour des Tiger, 800 et 1200, est en vue.
Voir cet article les concernant.
Il s'agit d'un "teaser" qui ne lève que quelques petits coins du voile. Wait and see mais il semble bien que les évolutions soient nombreuses, en espérant qu'elles seront toutes judicieuses : perso, quelques kilos et centimètres en moins ainsi que quelques chevaux en plus et le tour serait joué ;-)
Elles touchent le moteur, les suspensions, le cockpit (écran TFT) et le design qui devrait être pratiquement le même sur les deux versions.

Un petit "chiri chichi" pour Ducati et DOVIZIOSO qui en s'imposant en Malaisie ont repoussé le sacre de Marc MARQUEZ au tout dernier grand prix de la saison, à Valence, le 12 novembre : avec 21 points d'avance, l'espagnol peut terminer 12ème en supposant que l'italien s'y impose. Ce n'est pas mission impossible mais on n'en est pas loin !!!
Je regardais les résultats des dernières années à Valence concernant les 2 prétendants au Titre et voici ce que ça donne :
2016 : MARQUEZ 2ème, DOVIZIOSO 7ème
2015 : MARQUEZ 2ème, DOVIZIOSO 7ème (si, si, vous pouvez vérifier, ce n'est pas pour rien qu'on dit que l'histoire se répète !)
2014 : MARQUEZ 1er, DOVIZIOSO 4ème
2013 : MARQUEZ 3ème, DOVIZIOSO 9ème
2012 : MARQUEZ (en Moto2 !), DOVIZIOSO 6ème (sur Yamaha Tech3)
Autant dire que, statistiquement, là non plus il n'y a pas photo. Mais, mais, mais, la Ducati n'est plus ce qu'elle était et DOVIZIOSO a gagné en tout.

23:05 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

23/10/2017

Vodka, bulles, air ...

Hein ?
Dans ma soif (vodka !) de savoir et "interpellé" par la musique (air !) du mot, je suis allé voir ce que signifiait "concupiscence".
Je pensais que c'était un synonyme de "condescendance" ou quelque chose du genre, voyez ?
Et bien non ...
Un peu surpris par la définition, cela m'a vite inspiré une question, après avoir pensé à la chanson "Amsterdam" de Jacques Brel qui dit, en substance (licite !) : "Et ils pissent comme je pleure sur les femmes infidèles" !
Ainsi donc
il y a des femmes concupiscentes
Et des cocus pissant !!


Et ouais, 8 jours de silence et puis ça : "bulle" comme on disait dans le temps, ce qui signifiait "rien, zéro" !
Bon, je vais essayer d'embrayer sur le sujet qui nous passionne tous en épinglant quelques news. Encore faut-il que je les collationne , comme on dit au petit-déjeuner en Italie ...

19:53 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

15/10/2017

La route des poètes du grand prix du Japon !

Ce matin, il a fallu se lever tôt pour participer aux "100 km de Charleroi" ...
Et pendant que je me préparais, entre le petit-déjeuner et la salle de bains, j'étais accompagné par mon nouveau smartphone, à l'affût des rebondissements du Grand Prix du Japon.
Je n'ai pas été déçu, enfin, pas trop : la chute de Valentino ROSSI ne m'a certes pas laissé indifférent mais la bagarre devant était telle que je me suis vite fait une raison, comme ROSSI d'ailleurs, qui a définitivement enterré ses prétentions au titre de Champion du Monde. DOVIZIOSO a tenu tête, une fois encore, à ce diable de MARQUEZ, et s'il emporte le Sacre cette année, il ne l'aura pas volé, c'est une certitude !
DSCN1371.JPGPour ce qui est des 100 km de Charleroi, sachez que je ne les ai fait ni à pied, ni à cheval, ni en voiture, ni même en moto, mais en autocar : on arrive à un âge où l'on n'a plus honte des voyages en car qui, souvent, ont une connotation "3ème âge". Mais ici, point de réunion Tupperware ou casseroles AMC ou que sais-je encore : rien à acheter ou à vendre, juste un grand tour des 15 communes qui entourent la ville et qui forment le "Grand Charleroi". On a appris des tas de choses concernant son passé, son présent et son avenir grâce à la science de Mr et Mme Lierneux que je remercie de nouveau au passage !
Ceci ne nous rendra pas le Congo ni "la Route des poètes" me direz-vous mais j'avoue que je n'ai plus trop envie de revenir sur cette sortie qui remonte déjà à 7 jours ...
Tiens, pour bien vous gaver et vous ôter l'envie de lire le compte-rendu, je vais m'amuser (?) à énumérer tous les patelins traversés lors des 268 kilomètres qu'elle comportait : Temploux, Suarlée, Floriffoux, Floreffe, Fosses-la-Ville, Bambois, Saint-Gérard, Graux, Furnaux, Biesmerée, Stave, Corenne, Rosée, Gochenée, Doische, Vauceles, Hierges, Molhain, Le Mesnil, Oignies-en-Thiérache, Fumay, Haybes, Hargnies, Les Hauts-Buttés, Linchamps, Newet, Nohan, Naux, Thilay, Monthermé, Deville, Laifour, Anchamps, Revin, Saint-Nicolas, Rocroi, Eteignières, Beaulieu, Signy-le-Petit, La neuville-aux-Joûtes, Macquenoise, Anor, Ohain, Moreanrieux, Wellers-en-Fagne, Moustier-en-Fagne, Eppe-Sauvage, Clairfayts, Beaurieux, Hestrud, Cousolre, Bousignies-sur-Roc, Comagne, Thirimont et Ragnies !!
Il ne vous reste plus qu'à relier tous les points et vous aurez le road-book du jour !!

Allez, deux ou trois petites choses quand même pour ne pas vous laisser sur le carreau ...
Déjà, pour les plus observateurs d'entre vous, la 1ère photo montrait une Pan European à la carrosserie allégée sur l'avant. Si, si, regardez-bien, il lui manque une oreille ! (Rappel du lien ICI).
Et bien, l'explication vient du fait que, le matin même, en se rendant au rendez-vous, Paul a été agressé par un épervier ou pie, ou pie, épervier ou pas ou pas ... En fait, il s'est pris un volatile non identifié qui faisait du rase-mottes sur une bretelle d'autoroute. A en juger par les traces blanches sur la valise latérale gauche, la bestiole se serait même "fait dessus" tout en faisant sur la Pan ... et pas dans sa panne !! L'histoire se termine bien pour l'oiseau moqueur qui, après quelques minutes, a retrouvé ses esprits et est reparti vers d'autres cieux ... Pour sa part, Paul, lui, ne s'en était pas encore remis à la fin de la virée.
Autre chose : contrairement à d'autres qui ne sont pas tenus, comme moi, de faire rapport sur leurs sorties motardes, j'ai marqué l'arrêt à HIERGES (WP37) pour tirer le portrait à la petite place, la fontaine et le château. Cet arrêt m'a permis de retrouver Paul et Jean-Marc que j'avais perdu de vue à un feu passé au rouge après mon passage ...
A OIGNIES-EN-THIERACHE (WP43) on était bien plus à marquer l'arrêt cette fois, le "Café de l'Eglise" étant renseigné sur le road-book avec une invitation à y boire un café. J'ai le souvenir d'une très jeune serveuse à la robe "bleu pétant" et au "chignon banane" interpellant. (?) Conscient que ça ne veuille pas dire grand chose mais bon, on ne peut pas toujours trouver les mots justes ;-)
Dix way-points plus tard on arrivait à THILAY au "Val de Semoy", un restaurant à la déco intérieure plutôt chic où une longue table avait été dressée à notre intention. Si je ne m'abuse, nous étions 26 à nous y installer. Pour la petite histoire nous étions 12 qui venions d'Europamoto, les 14 autres étant des amis du Club B&H Moto Tour.
Les organisateurs (Bruno et Henri), avaient opté pour un plat et un dessert pour tous. Piocher dans la carte aurait constitué une énorme perte de temps et la formule convint donc à tout le monde. Au menu, un ragoût de gibier et quelques pommes de terre grenaille et un dessert, flanqué d'un physalis, aussi appelé "amour-en-cage", qui était "à tomber" et dont je me souviens encore du goût du chocolat ;-)
Ajoutez-y un(e) Orval et un café et vous en avez pour 23,10 € je crois ...
Ensuite j'ai roulé sans désemparer jusqu'à rejoindre Henri qui menait grand train et que j'ai suivi, avec d'autres, jusqu'à la distillerie de Biercée à Ragnies.
J'ai fait mine d'y entrer mais avant de m'installer à une table avec d'autres, j'ai préféré repartir pour être suffisamment tôt à la maison car on avait réservé une soirée théâtre avec ma Douce et je ne voulais pas m'attirer ses foudres ;-)

22:45 Écrit par Alberto | Commentaires (2)

14/10/2017

Grand-Prix du Japon !

La saison n'est pas finie ...
Voici les résultats des essais qualificatifs de "ce matin" sur le circuit du Motegi :

1. ZARCO - 2. PETRUCCI - 3. MARQUEZ
4. A. ESPARGARO - 5. LORENZO - 6. PEDROSA
7. SMITH - 8. P. ESPARGARO - 9. DOVIZIOSO
10. RINS - 11. IANNONE - 12. ROSSI

13. BAZ - 14. VINALES - 15. CRUTCHLOW
16. BAUTISTA - 17. BARBERA - 18. RABAT
19. ABRAHAM - 20. AOYAMA - 21. LOWES
22. REDDING - 23. NAKASUGA - 24. NOZANE

Quelques éclaircissements s'imposent, non ?

Le plus important sans doute ^^ concerne les 3 japonais en lisse : sachez que AOYAMA remplaçait MILLER chez Honda Marc VDS et que NAKASUGA et NOZANE roulaient sur YAMAHA, Factory pour le 1er et Tech 3 pour le second.
Si DOVIZIOSO a dominé la première journée, il n'en a été plus rien aujourd'hui, LORENZO faisant finalement mieux que lui au moment du verdict chronométrique.
Qu'est-il arrivé à ROSSI ? se demandent les quelques fans qui lui restent ...
Tombé en FP4, les mécaniciens n'ont pas eu le temps de retaper la M1 et il a par conséquent dû prendre la seconde moto pour la qualification. Du coup, il a joué le tout pour le tout en partant en pneus slicks, terminant son run à 20 secondes du meilleur temps détenu à ce moment là par Marc MARQUEZ. Il est finalement rentré pour chausser des pneus pluie (ou intermédiaires je ne sais pas) toujours sur sa seconde moto mais il n'a pu faire qu'un seul tour "rapide". Voilà donc pour l'explication. Sa course sera toute autre mais les plus rapides auront sans doute eu le temps de prendre la poudre d'escampette pendant qu'il sera occupé à dépasser les Suzuki et les KTM ... Au passage, saluons les performances du tandem autrichien qui se place en 7ème et 8ème positions !
MARQUEZ, lui, a fait l'inverse : parti en pneus pluie, il a fait un temps canon, avec plus d'une seconde d'avance sur tout le monde, puis, par défi sans doute, il a fait monter des slicks, pour terminer finalement troisième. Il sera définitivement l'homme à battre demain tant il paraît fort.

08:03 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

13/10/2017

La route des poètes ... le retour !

Et donc, cette route des poètes, à quoi ça rime ?
Déjà, ce n'est pas le duo formé par Paul et Arthur qui ont mis cette balade en musique mais Bruno et Henri, et d'une !
Et de deux, on aurait pu l'appeler le "Spy Day" vu qu'on avait rendez-vous à Spy. Entre charentaises, on aurait pu espérer la participation de "Petit Pierre" qui est un homme de Spy.
Pour la petite (pré)histoire, on croit savoir par ailleurs que les hommes de Spy avaient la vindicte facile et le verbe haut et qu'on les aurait un temps surnommés les hommes DESPIEGELEER. Ne comprendront sans doute ici que quelques membres du Parti Socialiste de la ville de Charleroi ...
Dans la même veine, savez-vous que certaines mauvaises langues avaient surnommé notre bon Michel DAERDEN, le néant d'Herstal ?
Ouais, bon, manifestement ce n'est pas trop bien barré pour le compte-rendu de cette journée :-)
Je m'y attellerai sérieusement aujourd'hui peut-être ou alors demain ...

23:38 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

08/10/2017

La route des poètes ...

Voici les photos de cette "première automnale" organisée par Bruno & Henri (B&H) Moto Tour ...
Bref compte-rendu incessamment sous peu !

En attendant, un peu de poésie dans ce monde de brutes écervelées armées jusqu'aux dents :

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

23:09 Écrit par Alberto | Commentaires (3)

06/10/2017

Cévennes, épilogue (?)

cévennes 2017Epilogue ?? Epi ... zut !!
Il n'y a en fait rien à ajouter : le récit est tellement complet que personne n'a trouvé à ajouter quoi que ce soit.
Bon, peut-être qu'ils ne sont que deux ou trois ceux qui ont pris la peine de tout lire. Après tout ça les regarde, tous ces autres qui sont passés à côté de ce chef-d'oeuvre de narration.
Cela dit, un peu comme Paul d'Europamoto se plaint parfois que son livre d'or dort, je reste également un peu déçu par le manque de réactions suscitées par mes notes. En même temps, à part des commentaires dithyrambiques d'un côté comme de l'autre, que voulez-vous dire ? Les gens, en général, ont la parole bien plus facile pour démolir que pour encenser.
Comme disait l'autre, autant se complaire dans l'autosatisfaction ou la motosatisfaction suivant le moyen de locomotion utilisé, on n'est jamais mieux servis que par soi-même ...
Pour en revenir malgré tout au voyage dont question en objet, dire que tout était parfait équivaudrait à mentir, c'est sûr.
Rien ni personne n'est parfait en ce bas monde et ce n'est pas un voyage dans les Cévennes avec le meilleur GéO que je connaisse qui fera exception à la règle !
Et puisqu'on parle de règle, une de celles que j'essaye d'appliquer est la bienveillance, tout le contraire du manichéisme qui veut que les choses soient blanches ou noires, pour le KKK elles sont d'ailleurs blanches ou blanches ce qui va bien plus loin que le simple ostracisme dont on est parfois la victime ou l'instigateur ...
Cette phrase, comme "les disques demandés" d'une époque lointaine, est dédiée à l'ami Xavier qui en comprendra la drôlerie, pff pff
Je vais vous avouer un truc que j'ai déjà dit à quelqu'un, je ne sais plus à qui, lors du voyage. Faut dire que je bavarde avec tout le monde, mais pas avec n'importe qui, non !
Aussi loin que je sois concerné, je dirais que pas moins de 80-90% de la réussite d'un voyage est déjà acquise au départ, dès lors que je peux rouler à moto et que les routes empruntées procurent un certain plaisir. Oh, pas tout le temps car c'est impossible et ce ne serait pas tenable à moins de se gaver de Viagra (?). Le reste, ce sont les hôtels, les repas, la compagnie, toutes choses relativement secondaires à mes yeux de bigleux, sauf peut-être ... les hôtels, les repas et aussi la compagnie mais, bon, je n'épiloguerai pas là-dessus ;-)
En définitive, on est quand même là pour passer de bons moments, non ? Autant se fendre la gueule que de disserter sur l'évolution du CAC40, de la réduction des droits de succession, ou que sais-je encore de bien rigolo ... Non que je sois contre le débat, voyez, mais à un moment faut arrêter de se prendre la tête et aller de l'avant, et vite de préférence !
Ainsi donc le rideau tombe tout doucement sur une saison de plus en compagnie de la Tiger.
En ce qui concerne EUROPAMOTO, la dernière "activité" concerne le souper (un dîner tardif pour nos amis français) qui se tiendra une fois encore à la brasserie "La ville de Wavre", à Thorembais-Saint-Trond, le 18 novembre à 20 heures.
Comme il est indiqué texto sur le site, cette soirée sera dédiée à l'"Epluchage" de la saison écoulée 2017 et présentation du programme 2018.
Faut dire qu'on attend toujours ce moment avec une grande impatience. Cela dit, entre nous hein, quand je regarde en arrière, dans le rétroviseur pour éviter les torticolis, je me dis qu'on pourrait repasser les plats de 2017. Je m'explique.
Cinq voyages étaient au programme 2017 et je n'ai participé qu'à deux d'entre eux. Sachant que j'ai raté la "Forêt Noire", les "Dolomites italiennes et le Tyrol" ainsi que le "Lake District", je piocherais bien volontiers dans ce "deuxième choix" : te casse pas le fion Paul, remet le même couvert ! De toute façon combien sont ceux qui ont participé à TOUS les voyages ??
Je dis ça, je dis rien bien évidement : ça ne se fait assurément pas sous peine de se couvrir d'opprobre !!
Bon, ceci dit, la saison n'est pas définitivement enterrée, la Toussaint est en effet encore loin !
Déjà, le 8 octobre, une sortie motarde est prévue, à l'instigation d'Henri et Bruno Moto Tour, avec départ à Spy, repas à Tilhay (Fr) et arrivée à Ragnies : je m'y suis inscrit et guette depuis lors les prévisions météorologiques.
Le 22 octobre, une sortie accompagnée est prévue au départ (à 9h30) de la meilleure concession motocycliste qui soit, j'ai nommé "Performance Bike" à Dampremy.
Enfin, "courant octobre", il ne faut pas oublier l'Automnale de Cap Moto dont la date n'était pas encore arrêtée hier encore, tard le soir !
J'ai souvenance aussi de "der des der" et de "der des der des der" qui se tenaient parfois suivant les humeurs et/ou envies de certains. On ne sait jamais qu'on aurait une belle arrière saison mais on sait tous qu'il n'y a plus de saison sauf peut-être sur certaines pizza ...
Bientôt se tiendra le Salon EICMA (à Milan du 7 au 12 novembre) et certaines nouveautés n'ont pas attendu l'ouverture prochaine de ses portes pour se montrer au grand jour. On en reparle bien entendu !

17:04 Écrit par Alberto | Commentaires (4) | Tags : cévennes 2017

23/09/2017

Cévennes, 10 septembre, jour 9, le dernier !

cévennes 2017Encore une fois, je vous laisse vous imprégner par les images du jour !!

Etant donné qu'on me réclame la suite à cor et à cuivre, je vais m'exécuter ...
Sachez qu'on est au dernier épisode de la saison 17 : faudra pas venir pleurer après !
Faudra aussi attendre l'an prochain pour la saison 18 dont personne ne sait encore de quoi elle sera faite !
A ce sujet, rendez-vous le 18 novembre dans une ville du Brabant Wallon tenue secrète (ou presque) pour en savoir plus !!
Une fois encore j'ai quitté le Relais Fleuri parmi les tous derniers, non que je ne sois pas pressé de rentrer chez moi, mais ... en fait je sais pas, j'ai besoin de prendre mon temps le matin, histoire que tout se mette en place, voyez ? Ne restait plus que le camion balai qui est parti quelques secondes après moi car, 10 bornes plus tard, au détour d'un carrefour où j'ai mal interprété le picto du Tripy, je l'ai vu passer comme une balle, comme de coutume quoi !
Plus loin, au WP 11, à l'entrée de Noyers, je me suis arrêté pour la photo mais aussi pour enfiler la veste de pluie. Il ne pleuvait pas mais j'avais froid. D'ailleurs un piéton qui passait par là m'a dit : "Il commence à faire un peu frais pour faire de la moto, hein ?", ce à quoi j'ai répondu qu'il suffisait de s'équiper en conséquence !
Un peu plus tard j'ai rejoint Paul qui avait rangé la camionnette sur le bord de la route, les warnings allumés. Devant le Transit, la GS d'Henri et Josiane sur la béquille centrale. Diagnostic : crevaison ! J'ai compati puis suis reparti, que vouliez-vous que d'autre je fis ?

A suivre ...

Petite charentaise avant de poursuivre et d'en terminer.
Il n'y a pas si longtemps, je vous disais que j'étais passé par Saint-Priest-la-Prugne, si, si, relisez le passage, il n'est pas bien loin ... Et bien, vous savez quoi ? J'aurais bien fait de m'y arrêter dans son église et prier Saint Vital pour que je n'en reçoive pas ...
Deux contraventions ont atterri dans ma boîte aux lettres ce matin. La première infraction a été constatée le 2/09 à Erize-la-Petite sur la RD1916 entre Verdun et Bar-le-Duc et la seconde le 3/09 à Loddes, sur la RD994 entre Le Donjon et Lapalisse. France, terre "d'accueillette" !! Espérons que pour les 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 10 septembre, je sois passé furtivement sinon le budget vacance dans les Cévennes sera doublé !!
J'allais ranger la charentaise en fermant la boîte mais un truc m'est revenu à l'esprit. Je vous ai raconté la mésaventure de notre ami Sacha (sur Africa Twin) qui avait perdu sa plaque, n'est-ce-pas ? Et bien, à la lumière des évènements, il a très bien fait de ne pas aller déclarer la perte auprès des autorités car il aurait été très probablement interdit de circulation ! Sachez toutefois qu'il s'est fait confectionner une plaque provisoire sur place, le temps de faire le nécessaire à son retour au pays. Un tout dernier truc et puis je ferme définitivement cette parenthèse, promis : sauf erreur ou omission, le Tripy n'a rien signalé dans les 2 cas, ce qui est trop injuste ! De toute façon, il arrivera un jour où tous ces lanceurs d'alerte seront bannis comme c'est déjà le cas dans certaines dictatures comme la Suisse par exemple ... qui a besoin plus que tout autre pays de devises étrangères pour équilibrer sa balance commerciale et qui, pis encore, impose la vignette pour le traverser !


Mais revenons à nos brebis qui, pour la circonstance, semblent s'égarer !
Pour la petite histoire et pour rebondir, si tant est que cela soit possible, sur le pneu crevé de la GS d'Henri & Josiane, sachez que, si j'ai tout bien compris, la réparation n'a pas tenu et que 20 kilomètres après Suippes, il a bien fallu qu'ils se résolvent à charger la moto sur la remorque et à finir en convoyeurs ... A 17h43 j'ai reçu un SMS comme quoi ils étaient bien arrivés à Pailseul. Un autre SMS est tombé à 22h05 qui me signalait que la moto d'Henri était bien arrivée à Saint-Georges-sur-Meuse et que Paul était bien rentré au bercail. Il aura eu une sacré longue dernière journée de voyage et se sera dévoué jusqu'au bout du bout !!
cévennes 2017
Après Noyers (WP11 du R-B), j'ai continué sur Argenteuil-sur-Armançon, Ancy-le-Franc, Pimelles, Cruzy-le-Châtel, Maulnes, Arthonnay, Bragelogne-Beauvoir, Les Riceys, Gyes-sur-Seine et Essoyes, soit un peu plus de 73 kilomètres, par les D109, D12, D56, D452 (Route du Champagne) et D70.
J'ai le souvenir de routes un peu brumeuses, souvent désertes, en rase campagne, balayées parfois par des vents soutenus mais qui permettaient d'avancer à vive allure ... Un peu avant ESSOYES, j'ai rejoint ou j'ai été rejoint (je ne m'en rappelle plus) -par- le petit groupe constitué de Sacha, Muriel, Michel S. ainsi que Carina et Jean-Marc.
On a pris le café ensemble au bord de l'Ource, une rivière qui, comme chacun sait, est un des premiers affluents de la rive droite de la Seine dans son cours supérieur.
Quant à Essoyes, il est le village natal d'Aline qui deviendra la future Madame RENOIR, célèbre peintre impressionniste dont le style évoluera vers plus de réalisme sous l'influence de Raphaël, célèbre chanteur qui s'est fait connaître par le titre Caravane ... Mais nan, je m'égare à nouveau : c'est du peintre italien Raffaello Sanzio da Urbino, né en 1483 et mort en 1520 dont il s'agit, vous l'aurez rectifié par vous-même, bien entendu !!
Jean-Marc est reparti devant, suivi de Muriel, Michel et Sacha, alors que je trainais derrière ...
On est passé par Roubignoles Bertignolles, Longpré-le-Sec et Eguilly-sous-Bois, à ne pas confondre avec Eguillyguilly-sous-Aisselles, où les habitants sont, parait-il, toujours de très bonne humeur : certains d'entre nous feraient bien de s'y installer !!
A un moment, Jean-Marc s'est trompé et on s'est retrouvé Sacha et moi. C'est là que j'ai remarqué qu'il roulait à très très bon rythme. Au WP 42, un picto nous avertissait de la possibilité qu'il y avait de se restaurer "Chez Marie". Sacha a plongé à droite mais plutôt que d'emprunter le chemin qui menait à elle, il s'est enfoncé dans "la (mystérieuse) route forestière du temple".
J'ai hésité puis, oui, j'ai commis une entorse au règlement, j'ai fait demi-tour et je ne me suis pas engouffré dans le chemin qui menait à Marie : il n'était encore que 11h45 environ, un peu tôt pour manger donc ! Avant de regagner la route principale j'ai vu passer les 3 autres motos, GS, Tiger et R1200 que j'ai rattrapées ensuite jusqu'à ce qu'elles s'arrêtent, sans doute pour s'inquiéter du sort de Sacha. J'aurais dû m'arrêter pour leur signaler qu'il s'était (volontairement) égaré dans la forêt mais je me doutais bien qu'ils allaient rapidement être rejoints par lui et j'ai donc continué ma route ...

I'm a poor lonesome biker
I'm a long long way from home
And this poor lonesome biker
Has got a long long way to roam
Over mountains over prairies
From dawn till day is done
My Tiger and me keep riding
Into the setting sun


Putain, le témoin de réserve est allumé ! Depuis quand ? Ben ouais, avec le sac de réservoir je ne vois pas le tableau de bord sauf à tendre le cou, voyez ! Et dans ces bleds paumés, Dieu seul sait où est la prochaine station-service ...

A suivre ;-)

Bon, on n'est quand même pas dans le désert non plus.
Suffit aussi de voir l'autonomie restante sur l'ordinateur de bord .
Et puis, au pire, il ne reste plus qu'à faire appel à Paul qui n'est probablement pas bien loin ...
Et donc, j'ai continué en baissant légèrement le rythme et ... dans un premier temps j'ai vu, avec un certain soulagement, l'autonomie restante augmenter !
Géraud, Brévonnes, Lesmont, Dommarin-le-Coq, Dampierre, Humbauville, Coole, les patelins défilaient et j'épiais les panneaux annonçant les stations-services. Une fois je suis légèrement sorti du R-B mais c'était fermé.
J'avais parcouru près de 79 kilomètres depuis "Chez Marie", sans essence et sans manger non plus, ouinnnnnnnnnnnnnnn !
Il ne restait plus guère que quelques décilitres de carburant mais, heureusement, après Coole et Fontaine, je suis arrivé à Pogny (WP67) où se trouvait un Intermarché et des pompes à essence !!
Curieusement, sur le parking du magasin, il y avait aussi 4 ou 5 motos béquillées là, immatriculées en Belgique (mais ne faisant pas partie de notre groupe) et qui semblaient "abandonnées" car, j'ai eu beau regarder autour de moi, à première vue, il n'y avait pas âme qui vive et apparemment aucun bistrot qui aurait pu accueillir des motards assoiffés !
Je partais lorsque le groupe emmené par Sacha est arrivé.
J'ai continué sur la D79 vers Marson, Courtisols, Bussy-le-Château jusqu'à arriver à Suippes après 35.5 kilomètres de plus. Là, je me suis mis en quête de nourriture ! En arrivant en ville, il y avait un snack à droite qui paraissait fermé, plus loin une pizzeria qui était fermée, plus loin encore un bar-tabac devant lequel un vieil homme fumait.
Je m'arrête, le questionne : rien à manger là mais "Voyez à la pâtisserie juste un peu plus loin !" me dit-il entre deux bouffées ^^. Je tousse et fais les quelques hectomètres qui me séparent de la boulangerie en question, rue Buirette Gaulard n°26. Je béquille, enlève le casque, regarde à la vitrine et je vois une "formule repas à 6,50 € avec un pain garni au thon ou au poulet, une pâtisserie au choix et une boisson". Je pousse la porte et entre.
Et là, une vendeuse métisse, aussi jolie que sa tenue était colorée, s'inquiète d'où je viens et où je vais avec ma belle moto, pôpôpô, me dit que je dois être un peu maso, pôpôpôpô, m'offre une chocolatine en plus du menu, me dit qu'il y a des bancs plus loin où je pourrai m'installer pour manger et me salue chaleureusement. La vie est belle les gars et les meufs !!
J'ai donc rejoint un banc, Place Commandant Marin La Meslée, et j'ai avalé le tout en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire. Le "Paris Brest" était vachement riche en tout cas ! Pendant la petite demi-heure que je suis resté là, je n'ai vu passer personne du groupe. Je serais curieux de savoir où mes collègues de voyage se sont arrêtés pour becqueter !
cévennes 2017Plus loin, sur la D977, avant d'arriver à Sommepy-Tahure j'ai marqué une pause devant l'ossuaire de Navarin, un monument aussi imposant que plein de solennité.
D6, D306, Monthois, D241, Olizy-Primat, D946 et 947, gauche D319 vers Quatre-Champs, puis D977 à nouveau, Le Chesne, Chéméry-sous-Bois, Donchéry, N43 et 58, Menuchenet et enfin N899 vers Paliseul avec arrêt au "Pali" juste après le passage à niveau. Personne ... d'autre que moi sur le parking, j'étais donc seul à Paliseul !! Il était 15h30 environ. J'ai envoyé un SMS à Paul qui m'a répondu un peu plus tard en signalant qu'il avait une autre GS sur la remorque ;-)
Il y avait juste un client égaré et la jeune serveuse qui ne savait pas que le bistrot avait été choisi comme point de chute pour notre retour des Cévennes.
J'ai pris un café, j'ai regardé passer un ou deux trains, puis je me suis levé, me suis rééquipé et suis parti après avoir réglé ma consommation.
Tripy, s'il-te-plait, ramène-moi à la maison par les voies rapides. J'y étais après quelques nationales et 108 kilomètres d'autoroute, fin de l'histoire ...
Ouais, bon, il y aura certainement un "happy log" mais à cette heure je ne sais pas encore de quoi il sera fait !
Entretemps, soyez heureux et restez connectés ;-)

00:18 Écrit par Alberto | Commentaires (7) | Tags : cévennes 2017

22/09/2017

Cévennes, 9 septembre, jour 8

cévennes 2017Je vous laisse admirer les photos du jour.
Sachez d'ores et déjà que cette étape nous voyait continuer notre "lente" remontée vers la Belgique jusqu'à AVALLON, Sauvigny-les-Bois pour être plus précis, et qu'elle était longue de 308 km d'après le descriptif nous transmis avant le départ.
Comme à chaque fois, ou presque, j'ai besoin qu'on m'aiguille (ouille, ça pique !) pour que je retrouve mes jeunes au petit-déjeuner. Je ne trouve pas le beurre, je ne sais pas comment fonctionne la machine à café et j'oublie toujours un truc ou l'autre avant de m'installer à table, de sorte que les nombreux allers-retours participent de ma petite gym matinale !
On a vu la patronne du "Poivron Rouge" au petit-déjeuner : on lui a expliqué qu'on était passés la veille au soir et elle a trouvé fort dommage qu'on n'insiste pas car elle était bien là et elle nous aurait accueillis à bras ouverts ! Ce sera pour une autre fois ...
Je ne sais pas si on a pris la route ensemble mais j'ai une fois encore roulé avec Xavier. Il pleuvait ce matin-là et il a bien fallu enfiler les plastiques : ça sentait le retour à plein nez !
On est passés par Boën-sur-Lignon, Saint-Thuin, Champoly, Saint-Priest-la-Prugne, Saint-Nicolas-des-Biefs, toujours sur des départementales étroites qui se frayaient un chemin dans les sous-bois et la campagne française, un truc sympa certes mais lassant dans la redondance par moment. Après une centaine de kilomètres à ce régime, on est arrivés dans le village de Le Crozet dans lequel nous nous étions arrêtés pour la visite en 2015 lors du Cap Moto Tour. Cette fois il faisait toujours gris et la pluie n'avait pas fini de déverser sur nous sa bile aqueuse, la belliqueuse !
On s'est donc réfugiés dans "L'auberge du Vieux Crozet" où nous avions mangé à l'époque. La serveuse se souvenait encore du groupe de motards belges qui avaient envahi les lieux et des nombreuses courses qu'elle avait dû faire pour être partout à la fois, à satisfaire tout le monde avec ce qui restait en stock dans les frigos ...
Là, on s'est dépiautés, on a mis les gants sur le poêle et, pendant qu'on taillait une bavette avec le patron du bistrot, d'autres motards sont arrivés, trempés comme nous et au décompte final, on était pas moins d'une bonne dizaine à profiter de son hospitalité. Il y avait là Jacky et Danuta, Philippe, Virginie, Michel, les deux nouveaux Jean-Pierre et Richard, Olivier, Mathieu et d'autres encore.
Au moment de repartir, on a entendu : "Moto en panne, moto en panne !!" C'était la vénérable BMW de Mathieu qui, finalement, faisait juste un caprice dû à l'humidité ambiante et qui est repartie, comme en 40, après la xième tentative de mise en route. Il a d'ailleurs très bien roulé derrière Xavier et moi jusqu'à ce qu'on s'arrête pour faire la visite d'une espèce de château mais qui n'avait finalement aucun intérêt (?). On a été ensuite rejoints par Olivier et nous avons continué à trois.
60 kilomètres plus tard on est arrivés à Beaulon où nous aurions dû manger à "L'auberge de la vieille maison", une bâtisse typique de l'architecture de la Sologne bourbonnaise, en pans de bois en croisillons. (extrait du "Petit Fûté")
Paul y était passé lors de la reconnaissance et il avait soufflé aux tenanciers qu'il reviendrait avec le groupe. Soit ils n'y ont pas cru, soit ils ont oublié, soit ils profitaient de vacances bien méritées mais, quoi qu'il en soit, l'établissement était fermé.
Le temps s'étant remis (de ses - tristes - émotions), nous avons profité de l'arrêt sur la Place de la Mairie pour, enfin, enlever les plastiques.
cévennes 2017 On avait déjà 158 kilomètres dans les jantes et l'estomac dans les talons.
On a continué sur Gannay-sur-Loire(+15 km) et Fours (+14.5 km), on a par 2 fois demandé où trouver à manger et, par 2 fois, on nous a dit qu'on était en pleine brousse (sic !) et qu'il fallait pousser sur Vandenesse ou Cercy-La-Tour. A Vandenesse, le resto était fermé. On a donc rebroussé chemin sur + de 10 km en direction de Cercy-la-Tour où nous avons en faim enfin trouvé notre bonheur au snack "Les Anges", Quai Antoine Lacharme, au bord du canal du Nivernais !
Alors qu'on avait grand faim, la bienséance voulait qu'on fasse quelques politesses à la gérante des lieux et la voilà qui part dans une longue tirade concernant la région, le tourisme environnant, le rachat du fond de commerce, etc. Si elle avait été attentive elle se serait rapidement rendue compte qu'on essayait d'éviter son regard et qu'on tournait le nôtre vers l'intérieur et la cuisine, bon sang !! Mais, ne boudons pas notre plaisir : après une attente correcte, on a reçu chacun des omelettes faites de 5 oeufs chacune ainsi qu'un peu de fromage, une salade d'une fraîcheur rare avec une vinaigrette qui en relevait encore le croustillant et, parce que j'ai du mal à m'en passer, une portion de frites qui n'avaient pas le niveau du reste, tant pis pour ma gourmandise !
Pour le détail, il y avait là quelques sculptures sur bois qui étaient mises en vente et l'oeuvre, je crois, du compagnon de la tenancière ... On lui a souhaité des affaires florissantes, on a fait un crochet par l'Attac du coin où nous avons tanké puis on est reparti pour rattraper le road-book à Vandenesse et continuer ensuite sur Arcilly, Panneçot, Limanton(-en-Galoche) d'où proviendraient les frères Igor et Grichka Bogdanoff ainsi que les Dalton mais cela est moins sûr ...
Après Brinay, Tammay-en-Bazois et Aunay-en-Bazois, on est arrivé au petit port fluvial de "La Collancelle" où j'ai quitté le road-book pour compléter l'album photo. A noter que lorsque Olivier me suivait, il s'est appliqué à garder ses distances suite à une réflexion que j'avais faite quelques jours auparavant. Cette fois là, je roulais bon train tout seul jusqu'à ce que je sois rejoint par un groupe mené par Olivier justement. A partir de là, j'ai augmenté l'allure (allez savoir pourquoi !) et ils sont resté derrière mais Olivier me tenait à la culotte comme on dit dans un certain langage sportif. En plus de ça il avait ses phares additionnels qui étaient en mode stroboscope je crois. Et donc, après un paquet de kilomètres comme ça, j'ai rendu la main et j'ai laissé passer le groupe que j'ai d'abord essayé de suivre (allez savoir pourquoi encore), puis plus, puis de nouveau ... histoire de rester "alive et aware" ...
Très sympa l'Olivier. En plus, il est ostéopathe de profession et il m'a conseillé pour soulager les maux qui me tiraillaient dans les avants-bras. Ce sont sans doute les effets collatéraux d'une conduite active ou, ce qui me paraît plus probable, le manque d'exercice !! Après le port on a traversé Guipy, Chitry-les-Mines, Merignez-sur-Yonne, Moneau-le-Compte, Nuars, Seigland jusqu'à arriver à Saint-Père où nous avons retrouvé Georges et Paul notamment qui, comme vous l'avez certainement remarqué sur la photo, est particulièrement bien équipé mais ça, on le savait déjà, il a tout ce qu'il faut dans le camion ;-))
Un peu plus loin il y avait bien entendu la basilique de Vézelay. Comme j'avais déjà fait l'aller-retour sur la longue, pentue et étroite rue commerçante qui mène à son portail il y a deux ans à peine, j'ai fait l'impasse et me suis installé à la terrasse d'un café en compagnie d'autres à descendre une bière et à bouffer du bambou tel un koala là.
cévennes 2017On s'est encore un peu amusés sur la D957, en dépassant quelques collègues d'Europamoto, puis on a embrayé sur la Vallée du Cousin, qu'on peut comparer à notre Vallée de la Molignée, voyez, et on est arrivés à l'hôtel Le Relais Fleuri.
Particularité : 48 chambres de plain-pied, façon motel en fait, avec, du coup, la possibilité de planter les motos juste devant et la facilité de charger/décharger sans devoir trimballer tout le bazar. Impeccable !
Passage au bar où j'ai pris un vin blanc et me suis gavé de "trucs au fromage" (j'ai oublié le nom exact) qu'on a fait tourner et où j'ai notamment fait plus ample connaissance avec Michel S. sur roadster 1200 qui a tout-à-fait la même base mécanique que la RS 1200 ...
A table j'étais en compagnie d'Anne, Yvan, Michel P., Olivier, Virginie & Philippe et Georges. Ce dernier se sentait de reprendre la route le lendemain pour le dernier jour et on a dès lors déchargé la GS qui se la coulait douce sur la remorque depuis deux jours.
Au menu : en entrée, jambon persillé "maison", en plat, filet mignon de porc, jus corsé et écrasé de pommes de terre et, comme dessert, coeur de poires cuites au vin, tuile d'amande et sorbet. Encore une fois, rien à dire, le tout était de fort bonne tenue comme on dit chez "Go à Millau" !
On a passé une très agréable dernière soirée et les rires ont fusé de partout, tel un feu d'artifice, pfffffffffff !!
Comme d'hab, retour en chambre, court surf sur la toile et dodo !!

Tu fais le road-book demain ?
Sais pas, peut-être ...
Ok, bonne nuit !


Rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr
Zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz
Prout ...
Rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr
Zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

00:16 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : cévennes 2017

20/09/2017

Cévennes, 8 septembre, jour 7

cévennes 2017Puisque vous insistez, je vais commencer, une fois n'est pas coutume par les photos !!
Entre charentaises, je crois avoir compris qu'en guise d'illustration aux nouvelles notes, plutôt que de me creuser parfois la tête pour trouver un titre accrocheur ou des photos soigneusement sélectionnées dans l'album du jour, rien de tel qu'une belle paire de loches ou une croupe incendiaire pour attirer le chaland !! C'est d'ailleurs un peu la loi du genre ...
Et donc, la journée a commencé par le petit-déjeuner, ce qui jusque là, parait d'une logique imparable !
A table j'ai appris que François était parti très tôt le matin pour rentrer chez lui. L'appel téléphonique de la veille n'était donc pas anodin et un problème familial le rappelait d'urgence à la maison. Sur son site on apprend qu'il est remonté d'une traite, soit 930 bornes en 11 heures et trente minutes. Il nous a envoyé un SMS que j'ai reçu à 20h12 : "Bien arrivé, sans incident mais sous la pluie les 2 dernières heures.".
Voilà qui démontre, si besoin était, qu'il est possible de descendre ou de remonter des Cévennes d'une traite. Je ne dis pas que c'est ce qu'il faut faire mais je dis juste qu'il est possible de descendre ou de remonter des Cévennes d'une traite ...
A table toujours, après une discussion qui tournait autour de la manière d'éduquer ses enfants, j'ai appris (?) également que "Les Tranquilli, c'est des cons !".
Il y a une chanson qui dit "On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille", mais je vais finir par croire qu'on ne choisit pas non plus ses amis ou alors, à un moment, j'ai dû me gourer dans le casting, je ne comprends pas ! Du coup, en voilà un autre que je vais soigneusement éviter sur la route, au pique-nique et au petit-déjeuner !! Car même la vérité, si tant est qu'on considère cette assertion comme véridique, n'est pas toujours bonne à dire, surtout en face et en compagnie d'autres personnes ...
Et donc, après cette charmante entrée en matière, j'ai fini de charger le mulet pendant que Paul, aidé par quelques âmes charitables (il en reste, oui, oui !), chargeait la GS de Georges sur la remorque. Il n'était en effet pas en mesure de piloter à cause de son orteil luxé.
Je suis, une fois encore, parti sans demander mon reste en commençant par aller faire le plein à l'Intermarché en dehors de la ville.
Après avoir roulé +/- 62 kilomètres sur la N106, vers 10 heures par-là, au WP 5, au détour d'un rond-point, à Saint-Martin-de-Valgalgues (FR-30520), près du pole mécanique d'Alès, j'ai aperçu un "châssis à molettes" comme on en voyait dans les charbonnages d'antan.
J'allais continuer mon chemin après y avoir juste jeté un oeil lorsque j'ai vu que Xavier était là et visitait le site de Ladrecht.
Après un petit conciliabule par-dessus le grillage, j'ai été récupérer la Tiger que j'avais laissée au bord de la route un peu plus loin et je l'ai rejoint pour faire une visite approfondie des lieux. En gros, l'histoire veut qu'une poignée de mineurs, appuyés par une large mobilisation des autorités et de la population, a fait une grève au finish, grève qui a duré 13 mois, à cheval sur 1980-1981 et qui a entraîné la réouverture de la mine jusqu'en 2001, soit 20 ans plus tard. Une leçon par les temps qui courent où l'on ferme des usines pour satisfaire les actionnaires en laissant des milliers de personnes sur le carreau. Le pire c'est qu'il devient "très politiquement correct" de descendre les syndicats en flèche et la gauche en général. Triste époque !
Une charentaise pour dire qu'il faut A-B-S-O-L-U-M-E-N-T que je m'organise une virée vers le site de Blégny-Trembleur pour prendre enfin conscience de ce que mon père a vécu pendant plus de 25 ans à presque 1.000 mètres sous terre, au Puits Ste Catherine, Roton, Farciennes ...
Juste à côté du site minier se trouvait un atelier Caterham mais les voitures étaient bâchées et, malgré qu'il y avait quelqu'un sur place, le volet du garage légèrement relevé en attestant, nous n'avons pas insisté pour demander l'accès à l'intérieur.
On est donc reparti, par des routes roulantes à ce qu'il me semble jusqu'à atteindre Orgnac-l'Aven où nous avons retrouvé Paul, Georges, John et Ringo, Muriel, Sacha, Michel S., Jean-Marc et Carine avec lesquels nous avons partagé un café au Restaurant de la Grotte, aussi appelé "Le diaprisyus". Certains y ont acheté un sandwich avant de reprendre la route mais pas nous, pas nous !!

A suivre ...

cévennes 2017Nous sommes donc repartis et après avoir enjambé l'Ardèche sur le petit pont de Saint-Martin-d'Ardèche on a marqué quelques fois l'arrêt pour admirer ces gorges profondes devant la beauté desquelles on reste coi et on ne pipe mot !!
Au belvédère du Serre de Tourre on a croisé un couple qui roulait sur deux splendides Africa Twin aux couleurs tricolores "bleu blanc rouge". Elles ne se distinguaient que par leurs pare-mains, les uns blanc et rouge, les autres blanc et bleu, différents des modèles de série.
En s'approchant, nous avons vu qu'il s'agissait d'un couple de suisses et on a échangé quelques mots en anglais. Les motos étaient toutes deux équipées de la boîte DCT et le gars nous a montré le système de freinage de parking, une manette qui remplace celle d'embrayage avec un système de blocage par une manette plus petite ainsi qu'une mâchoire séparée sur le frein arrière. De bien belles machines qui m'ont conforté dans l'idée d'en essayer une, un jour, même si je trouve que le modèle est trop axé trail pour l'usage que je risque d'enfer d'en faire ! Mais bon, la porte n'est pas définitivement fermée ...
Petite charentaise que j'ouvre en passant : le dernier jour, un moment, je me suis retrouvé derrière Sacha qui possède une AT DCT et je dois dire qu'il avance du tonnerre de Brest !! J'y reviendrai sans doute ...
Et donc, un peu plus loin, au WP30, à 5 kilomètres de Vallon-Pont-d'Arc, le Tripy nous indiquait "Guinguette", avec le verre et la rondelle de citron en guise de picto où, avec Xavier, on a retrouvé Paul et Georges qui étaient là depuis peu. On a passé commande, des salades je crois (?). On était là, on devisait, on discutait encore et toujours d'organisation, de cotisation, de reconnaissance, de ... jusqu'à ce que Xavier lève le doigt et ... Paul et moi de le regarder : "Faut prendre un ticket pour en placer une ou quoi ?". C'est vrai qu'avec Paul on est intarissable mais on ne s'en rend pas compte, faut pas nous en vouloir. Georges nous a raconté un truc sympa. Alors que Paul lui faisait remarquer qu'il ne parlait pas beaucoup, Georges lui a dit que ça faisait une heure qu'il lui parlait mais qu'il ne l'entendait pas ! C'est vrai que l'ami Paul commence à avoir un petit problème de canal auditif (entre autre canal ^^) mais c'est un peu le lot de beaucoup de motards qui roulent sans bouchons dans les oreilles. Un débat ouvert et jamais fermé sur lequel je ne reviendrai pas. Même si vous insistez je ferai la sourde oreille.
Hein ? Quoi ?? Qu'est-ce-qu'il dit ???
Le Resto du Village est un endroit un peu particulier, avec une déco faite de brique et de brocante, avec une musique de fond plutôt "chébran", genre Abd Al MALIK qui a notamment repris une chanson du grand Jacques, Les autres, en la mettant à sa sauce débordante de texte , un morceau qu'on a entendu sur place d'ailleurs ...
Au moment de payer, le serveur à la chevelure ébouriffée et éparse (?) a fait le total et on a chacun payé son dû en fonction des consommations effectives, la meilleure formule même si elle complique la vie à la personne derrière sa caisse !
Georges et Paul sont remontés dans le camion, pendant que Xavier et moi reprenions nos brêles direction Vallon-Pont-D'Arc (on n'a pas vu l'arche !), Vogüé, Aubenas, Asperjoc, Laviolle, Mézilhac, Lachamp-Raphaël, Bourlatier jusqu'à arriver aux sources de la Loire avec le Mont Gerbier de Jonc qui, si j'ai bien compris et contrairement à ce qu'on pourrait croire, est le cratère d'un ancien volcan ... Voilà que je doute maintenant ... Quoi qu'il en soit, il est fait de phonolite, une roche magmatique volcanique à structure microlithique fluidale, de couleur grise à verdâtre, composée de feldspath, de feldspathoïde et d'une pâte de verre peu abondante, qui a la particularité d'émettre un son clair quand on la frappe !!
Voilà qui m'a rappelé que dans la Grotte des Demoiselles on était quelques uns à défiler pour jouer du tam-tam sur quelques stalagmitites, ben ouais, tout ce qui monte doit redescendre, and "Everything that's small has to grow" comme le chante Robert PLANT dans QUELLE CHANSON extraite de QUEL ALBUM ... à vous de trouver (!) A l'occasion, revenez sur la discographie de cet immense groupe : ça fait un bien fou !
40 bornes plus tard, on est passé à Le-Puy-en-Veux-tu-en-Velay en jetant simplement un regard en haut et en arrière. Je regrette juste de ne pas avoir pris la photo car, pour le reste, nous l'avons déjà visité du L au Y en d'autres temps immémoriaux ...
Par contre on a marqué l'arrêt à Polignac car nous commencions à avoir grand soif. Nous étions à l'Auberge du Donjon pendant que d'autres s'étaient installés en contrebas, Georges papillonnant dans un premier temps d'un groupe à l'autre.
Il nous restait alors quelque chose comme 87 kilomètres que nous avons abattus sans jamais quitter les départementales en passant par Saint-Paulien, Bellevue-la-Montagne, Sauvessanges, Saint-Roman, Ecotay-l'Olme et, enfin, Savigneux où nous avons logé à l'hôtel Les étoiles du Forez. Je n'ai pas grand souvenir de l'hôtel ce qui doit être un bon signe ;-)
Tout y était, le nécessaire comme probablement le superflu. Encore une fois, Gull ne prend pas beaucoup de place lui qui accroche ses vêtements aux rideaux à l'aide de pinces, de ficelles, d'élastiques de sorte que j'ai tout l'espace de rangement pour moi tout seul, ou presque. Au passage, je le remercie encore une fois pour sa convivialité : une fois encore ce fut un plaisir de partager la chambre avec lui.
Cette fois, il était impossible de prendre le repas du soir à l'hôtel. Nous avons dû traverser la ZAC (c'est ça ? les français sont friands d'acronymes de tous poils et ils fleurissent un peu partout sur les panneaux de signalisation) sur 300/400 mètres environ mais le restaurant "La Bruyère" était plutôt bien caché. Ce soir là j'ai longuement téléphoné à ma Douce à laquelle, n'en doutez pas, j'ai donné des nouvelles, parfois fort brèves j'en conviens, chaque soir !
On nous avait aménagé une longue table dans l'arrière salle du restaurant et je me suis retrouvé en face d'Anne et Yvan et à côté de Paul, comme souvent. On a passé une bien agréable soirée, une fois encore !
Au retour, j'étais avec Gull et Paul qui tenait absolument à boire le dernier. Lors de la reco, il avait mangé au "Poivron Rouge" et il voulait qu'on y retourne pour, entre autre, saluer la sympathique patronne. Lorsqu'on est arrivé là, les lumières étaient pratiquement toutes éteintes et le personnel était occupé à ranger. On n'a pas insisté et en rentrant, on a essayé de court-circuiter le trajet mais on s'est retrouvés face à un grillage qui est resté désespérément immobile lorsqu'on a glissé la clé magnétique dans le boîtier. Une fois à l'hôtel, on a regagné nos chambres et on s'est vite endormis !

19:32 Écrit par Alberto | Commentaires (7) | Tags : cévennes 2017

18/09/2017

Cévennes, 7 septembre 2017, jour 6

Les photos !! parlent d'elles-mêmes, non ?
On en resterait bien là, hein ??
Oui mais non !!
A suivre alors ??? Non, peut-être !!!
Sachez juste que la (dernière, déjà !) boucle dans les Cévennes était baptisée : la boucle du TARN et que, dans sa version normale, elle comportait 260 kilomètres.

cévennes 2017Au petit-déjeuner, le chat de la maison, un siamois, trainait souvent dans la salle et une des préposées au service nous fit remarquer que ce n'était pas du goût de tout le monde. Avec François, on lui a trouvé un surnom : "BeeBee" pour "Black Bullocks". Et de fait, il semblerait que les poils les plus sombres recouvrent les ... parties les plus chaudes de l'animal ! Certains l'ont vu pisser dans les plantes.
cévennes 2017Perso, je vis avec des chats depuis ma plus tendre enfance comme on dit et je suis dès lors vacciné, voyez ? Là encore, on en a trois à la maison : Bali, Kira et Maxou, ce dernier s'étant installé chez nous un peu à l'insu de notre plein gré !
Mais ceci nous écarte du sujet. Quoique ... Un détail tout de même avant d'en terminer avec cette digression féline : Philippe et Virginie (grrrrrrrrr, miaou, Hey Pussy !) étaient "tombés en amour" d'un chat abandonné qu'ils ont vu à la station-service non loin de l'hôtel et, jusqu'au dernier jour à Florac, il était question qu'ils le ramènent en Belgique, dans une cage et dans la camionnette de Paul qui, entre charentaises, ne voyait pas, mais alors là pas du tout, cela d'un bon oeil. Heureusement (?), le matin du départ, ils ne l'ont pas trouvé !
Gauche au sortir de l'hôtel et D998 puis D906 sur 70 kilomètres environ, via Bédouès, Cocurès, Le-Pont-de-Montvert, Saint-Maurice-de-Ventalon, Vialas, Genolhac, Concoules, Villefort et son lac, où on s'est arrêté pour fixer le panorama.
Septante kilomètres (soixante-dix pour ceux qui savent compter) de petites routes où j'ai rejoint Gull qui était parti avant et que j'ai suivi jusqu'à être rejoint par François et Didier qui sont sagement restés derrière. Au WP 9, l'option était proposée de visiter La Garde-Guérin, un des plus beaux villages de France. Alors que Gull continuait sa route, on a d'abord fait une halte au "Comptoir de la Régordane" où nous avons retrouvé Josiane et Henri qui nous ont raconté qu'ils étaient montés dans la tour et la difficulté à aller jusque tout en haut tant l'accès était étroit.
Après une infusion aux herbes que m'a recommandée la gérante des lieux pour ses propriétés digestives, on a donc entrepris la visite du village, sa tour (de l'extérieur), son église, son four à pain, son auberge, ses ruelles empierrées, le tout ayant gardé son caractère d'antan au point qu'on s'attend à voir débouler des cavaliers en armures à chaque intersection, ou presque, ou pas : "Je suis Godefroy Amaury De Malfète, comte de Montmirail, d’Apromont et de Papimcourt, fils d’Aldebert de Malfète et de Thibaude de Montfaucon... Je suis ton aieul."
Certes, certes ...
Et puisqu'on est sur "Les visiteurs", figurez-vous qu'au sortir du village, alors qu'on regagnait le parking pour récupérer nos fiers destriers qui piaffaient d'impatience, sur qui on tombe, je vous le donne en mille ? Sur l'ami Claude !!! ON avait une chance sur mille justement de se croiser là. Il se baladait dans le coin car, comme Olivier C., il a un pied-à-terre dans les environs. Il a d'abord cru une première fois reconnaître la camionnette de Paul, puis il l'a VRAIMENT croisée. Paul lui a dit qu'on avait déjà quitté le village mais en y arrivant il a reconnu nos motos et il nous a attendu. Je lui ai dit que je l'attendais la veille pour fêter dignement mon anniversaire mais ça lui aurait fait 400 bornes aller-retour sans compter qu'il n'aurait justement pas pu fêter "dignement", entendez par là le contraire de "sobrement" et/ou "avec modération". Voilà qui me rappelle à nouveau notre anthologique biture en Slovénie :-)))
Il a dit que le lendemain on passait derrière chez lui et qu'il essayerait de se joindre à nous pour un bout de chemin ...
On est revenu sur nos pas pour reprendre le WP9 et on a continué, via Castanet, Altier et Malecombe pour arriver à Le Bleymard où se trouvait un Carrefour Express devant lequel quelques bancs étaient installés qui avaient déjà vu quelques uns des nôtres y pique-niquer ...
Je ne vais pas épiloguer sur ce qui s'est passé à ce moment là mais sachez que pendant que certains ont acheté du pain aux céréales, du jambon de Bayonne, du Comté, une pomme granny, du pain baguette, du jambon cuit, des boissons, etc. , d'autres ont pris deux croissants (?) et un ravier de tomates-cerises, histoire d'avoir quelque chose à partager, voyez ?
Cela m'aura appris un truc supplémentaire : en plus d'éviter 'certains' motards sur la route, il faudra que j'en fasse autant à l'arrêt pique-nique ... J'ai enfin compris ce que "piquer et niquer" venaient faire dans l'expression !
Pour l'anecdote, sachez que j'avais pris mon "couteau suisse" qui m'a bien servi pour la circonstance ...
Au moment de repartir, mes acolytes (anonymes) ont fait le plein alors que, perso, j'en ai profité pour filer à l'anglaise ou à l'italienne, c'est vous qui me voyez partir : j'avais fait le plein la veille au soir en arrivant à Florac et il me restait près de 200 bornes d'autonomie.
Un ou deux arrêts panoramiques plus tard, il était dans les 15 heures lorsque je suis tombé sur Jacky et Anuta (1200 RT) et Paul (Camionnette Ford TranSPEED !) qui se demandait où tout le monde était passé tant il n'avait vu personne.
C'est là que Paul a émis l'idée d'aller ensemble jusqu'au viaduc de Millau qui n'était pas bien loin hors du tracé du jour ...
Comme j'en avais souvent entendu parler sans l'avoir jamais vu, un peu comme le monstre écossais, Ness-pas, il n'a eu aucun mal à me convaincre.
En fait de "pas loin", on a quand même fait dans les 30-35 bornes avant d'arriver au village, puis quelques kilomètres de plus pour arriver pile poil en dessous du viaduc, puis une tripotée de kilomètres encore pour atteindre l'aire panoramique d'où nous avions une vue imprenable sur cet Ouvrage avec un grand "Ooooooooohhhhhhhh !". On avait laissé la moto et la camionnette sur le parking et on a poussé une pointe jusqu'à la cafétéria pour, croyais-je, y boire un coup. Mais Paul n'avait pas eu son compte et, puisqu'on était là, pourquoi ne pas faire la visite guidée qui commençait à 17 heures ? Ah ben oui, c'est vrai, pourquoi pas.
Du coup, je suis retourné à la moto au pas de course car j'avais laissé le casque et le Tripy sur le guidon et Paul m'ayant donné la clé de la camionnette je les y ai mis à l'abri ainsi que ma veste. Retour au pas de course, au bord de l'infarctus du myocarde !
Merde ? Les tickets ! Ils sont restés dans la veste !! " Il faut absolument aller les chercher, monsieur !" , me dit la jeune fille à la réception avec un sourire entendu en direction du GéO !
Je n'y serais pas retourné, c'est sûr !
Et donc, la visite a pu commencer en compagnie de six ou huit autres personnes.
Voilà une visite qu'elle valait la peine !!
Ces sept grands voiliers qui se suivent dans le ciel c'est presque aussi beau, voire plus beau (biffer la mention inutile) qu'un départ du Vendée Globe, non ? Je ne vous ferai pas l'article sur le Viaduc de Millau et vous invite à surfer sur les divers sites qui lui sont consacrés. Vous y apprendrez tout ce que vous n'avez jamais osé demander ;-)
A la fin de la visite, on est passé par la cafétéria. La serveuse, qui n'était pas la Vénus de Millau (bien joué Paul !) ressemblait vaguement à la chanteuse des Shocking Blue qui, entre autre succès planétaire, ont justement chanté Venus !!, tout cela n'est pas une coïncidence !!
Par ailleurs, pendant qu'on s'activait vers la cafette, Paul a eu un appel de Virginie qui a expliqué que Georges avait eu un problème et que Philippe était parti à l'hôpital de Mende avec lui pour des examens ...

A suivre ...

cévennes 2017Et oui ! Georges a voulu essayer la 800 GS de Michel et, dans le demi-tour, il est tombé : le coup classique en quelque sorte. Soit telle qu'équipée, la 800 GS était plus haute que la 1200, soit il y avait un vicieux devers que l'ami Georges n'a pas vu. Ils sont tous rentrés comme ça mais, plus tard à l'hôtel, il a ressenti de sérieuses douleurs dans le pied. Il est donc monté "à cul" de Philippe et ils sont partis à l'hôpital de Mende.
Nous on était à Millau, souvenez-vous. Il était 18h45 environ. On avait de la route à tailler pour rentrer à Florac, entre 83 et 107 kilomètres (!!) suivant les options et suivant qu'on questionnait le Tom Tom, le Garmin ou le Tripy ! Je pense que Paul a choisi le plus court et que moi, j'ai demandé au Tripy de me ramener au point de départ du road-book du jour avec l'option "rapide" (soit 107 bornes !).
On est parti ensemble et, dans un premier temps, j'ai suivi le Ford TranSPEED qui maintenait une sacré foutue allure de motard habile !
A un rond-point, alors que le Tripy m'intimait d'aller tout droit, Paul a pris à droite et je l'ai suivi. J'ai bien fait car, ce faisant et après vérification, j'ai gagné plus de 20 bornes. Rassuré, j'ai profité d'un trafic plus dense pour me faufiler, mettre gros gaz et filer devant ! Après quelques kilomètres en agglomération, je me suis retrouvé sur des routes bucoliques et roulantes à la fois. Le soleil couchant derrière moi projetait mon ombre dans un décor aux couleurs dorées des plus plaisantes. Maintes fois j'ai failli m'arrêter pour prendre quelques photos mais ... je n'avais plus le temps ! L'E.T.A. (Estimated Time of Arrival) étant fixé à 20h15, je commençais à craindre pour mon estomac : aurais-je encore quelque chose à me mettre sous la dent (ouais j'en ai plus qu'une mais creuse) !!!
Pris dans mon élan, j'ai loupé une bifurcation à gauche mais le Tripy a si rapidement recalculé la nouvelle note que je ne m'en suis pas formalisé outre mesure : résultat des courses, j'ai au moins perdu 10 bonnes minutes sur le temps qui m'était imparti ;-)
Pendant ce temps-là, Paul de son côté, a rejoint l'hôpital de Mende pour aller rechercher Georges.
Arrivé à l'hôtel, je suis malgré tout passé sous la douche, et lorsque j'ai gagné la salle du restaurant, ma place et mon entrée étaient bien là, à m'attendre, ouf !! Paul est arrivé, accompagné de Georges. Diagnostic : luxation d'un orteil. Plus de peur que de mal suivant l'expression consacrée même si, en l'occurrence, il n'a pas eu peur mais plutôt mal, voyez ?
Rien de particulier sinon que pendant le repas j'ai vu François se lever, le portable collé à l'oreille, et quitter la salle pour continuer la conversation loin du brouhaha. Je n'apprendrai que le lendemain l'objet du coup de fil ...
Petit discours explicatif et briefing de la part de Paul qui nous a rappelé qu'il fallait plier bagage car le lendemain on quittait les Cévennes pour entamer la remontée vers la Belgique en 3 jours.
On n'a pas trainé ce soir-là et on a gagné nos chambres pour préparer le paquetage !

22:37 Écrit par Alberto | Commentaires (6) | Tags : cévennes 2017

17/09/2017

Cévennes, 6 septembre, jour 5

D'emblée les images du jour : la BOUCLE DU MONT AIGOUAL, 220 kms !
Pas un jour comme un autre puisqu'il marquait mon soixante-et-unième anniversaire ! Et dès le petit-déjeuner quelques unes et quelques uns sont venus à ma table pour m'en souhaiter un joyeux !! Il y a Prof, Timide, Grincheux, Dormeur, Atchoum, Simplet et ... Joyeux, c'est bien connu ;-)
On était prévenu, la mise en roues a été abrupte ce matin-là. Pas le temps de chauffer les cylindres qu'on attaquait d'emblée la falaise par la face sud-sud-est-nord-ouest !
Je confirme que je n'aime pas trop les lacets. Si j'ai un semblant de technique (je freine de l'arrière pour resserrer la courbe tout en mettant du gaz histoire de continuer à avancer), c'est souvent à la limite du calage et la mécanique en souffre ... autant que moi, voyez ? Rien de tel que les grandes et larges courbes !!
Autant dire qu'on s'est vite regroupés ici et là pour fixer sur carte SD les beaux panoramas que déployait devant nous Mère Nature.
CEVENNES PAUL 9-2017  - 0136.jpgNous sommes arrivés à Le Truel, sur la commune de Saint-Pierre-des-Tripiers, dans les gorges de la Jonte où se trouvait "La maison des vautours". Dans le parking, en passant derrière les quelques motos présentes, nous avons remarqué que l'Africa Twin de l'ami Sacha n'était plus ... immatriculée. Nous pensions qu'il était au courant mais, non, il ne le savait pas ! A ce moment-là, on s'est tous demandé ce qu'il fallait faire en reportant la décision à plus tard.
Nous étions Xavier, Paul et moi, a décider de faire la visite des lieux. Nous avons d'abord arpenté le musée sur deux étages, puis nous avons eu droit à une séance vidéo avec des séquences en direct via des caméras placées à certains endroits stratégiques et des séquences enregistrées d'évènements comme la naissance et le premier vol des bébés et jeunes vautours ... Après ça, nous avons eu accès à une terrasse panoramique d'où nous avions une vue imprenable sur les gorges environnantes et, via de puissantes longue-vues, nous avons pu observer quelques oiseaux perchés dans les falaises. Belle découverte qui, comme disait l'autre, datait le vautour valait le détour d'autant qu'elle était sur le tracé du road-book !!
On a ensuite continué la descente vers Meyrueis où Pierre nous a rejoints pour manger avec nous. Sur le conseil de Paul qui avait mangé là lors de la reconnaissance, nous nous sommes installés à la terrasse de l'Hôtel Le Sully. La serveuse/patronne Teresa était très volubile et drôlement bien faite ce qui avait sans doute suffi à notre GéO pour attribuer une excellente note à l'établissement. Si l'on regarde par contre sur Trip Advisor et le Petit Fûté par exemple, les commentaires sont plutôt catastrophiques. Mais bon, en ce qui nous concerne, nous n'étions que de passage et mon véritable tripoux aveyronnais était de facture correcte (sans plus) et là s'arrêtera mon jugement, le cadre étant ,lui, bucolique et l'accueil plutôt avenant sans compter, qu'en plus, on y a passé un agréable moment : n'est-ce pas encore là l'essentiel ?

A suivre ...
cévennes 2017
J'ai comme l'impression que je pourrais en rester là pour le C-R du jour et tirer un trait sur la suite pendant que d'autres s'occuperaient de la tirette en un éclair ...
Mais, c'est mal me connaître, car jusqu'au bout j'irai !
On a quitté Meyrueis et via les D986, D252, D15, D47, D151 et Servillères, Montjardin, Villemagne, Espinassous, Trèves, Causse-Bégon, Dourbies et Les Laupiettes nous sommes arrivés au WP 23, où il était possible de prendre un raccourci et où nous avons rejoint un "groupe à nous" auquel s'était joint Olivier CAPPELLE et sa DL650 jaune qui a un pied-à-terre dans la région. Apparemment Georges avait un problème de pression de pneu, c'est en tout cas ce que j'ai cru comprendre. Pendant qu'on bavardait là, on a assisté à une petite chute d'un couple en custom dans le lacet qui remontait vers le Mont Aigoual. Ah, ces lacets lassants sont manifestement une plaie pour les motards, débutants mais pas que !
Au moment de repartir, j'étais une fois encore le dernier et j'ai entendu Georges : "Elle démarre pas !!"
Je le vois essayer et réessayer mais en vain : le bi reste coi ! On convient qu'il se laisse aller dans la descente en mettant la 2ème vitesse et je le vois régulièrement embrayer mais sans succès jusqu'à laisser une belle trace de gomme au sol. Finalement la route se met à remonter et voilà notre ami à pied. Petit conciliabule, tripotage de boutons et là, miracle, le moteur s'ébroue enfin et nous voilà repartis enfin, jusqu'à rejoindre le groupe.
Une heure plus tard, toujours sur les mêmes petites routes, on a marqué l'arrêt pour une énième photo panoramique à un endroit où Paul avait grimpé la colline pour nous prendre d'en haut.
Après quoi on est arrivé au sommet du Mont Aigoual. Je me suis arrêté aux pieds des premières antennes rencontrées et, comme j'ai vu passer Paul comme une balle à bord de sa camionnette, je n'ai pas compris qu'on faisait un aller-retour, ce que m'affirmait Philippe qui s'était arrêté après moi. Plus loin on est arrivé à l'observatoire d'où partent, parait-il, les infos sur tout le sud de l'Hexagone.
Après avoir pris le vent de face, de derrière et de travers, je suis allé me réfugier à la buvette en compagnie du groupe où Philippe m'a offert un café qui fut le bienvenu pendant que certain(e)s optaient pour un chocolat chaud : c'est dire combien le fond de l'air était frais, là-haut, là-haut, il n'y a plus de saison, laïho, laiho ...
Il restait +/- 35 bornes à redescendre pour rejoindre Florac, ce qu'on a fait, en repassant sur la large route gravillonnée d'abord (grrrmmbbll, grrmmbbll, rondidju de gravillons de mmmm ... !), les gorges de Tapoul, Cabrillac, Massevaques, Rousses, Carnac, Le Gua, Les Vanels, Vebron, Racoules, Salgas, Ferreyrettes, Mazel, Croupillac et Belrepaire !!

Le soir, dans la salle du restaurant de l'hôtel, les lumières se sont de nouveau éteintes, Paul est arrivé avec un gâteau au chocolat planté de 2 bougies et tout le monde a entonné le traditionnel "Happy Birthday" mais, cette fois, c'était bien pour moi !
François, qui s'était installé en bout de table, près de moi m'a posé une jolie casquette aux couleurs de la maison des Vautours dans les Gorges de la Jonte, puis Paul a proposé que je fasse le briefing pour la journée du lendemain : j'ai hésité puis j'ai décliné car j'avais déjà un peu trop picolé et je n'étais pas sûr d'assumer cette tâche de première importance avec la solennité qu'elle méritait ;-))
Nouveau petit tour dans la ville puis retour à la terrasse de l'hôtel où on s'est retrouvé Gull et moi à discuter de tout et de rien, de nos femmes et de nos enfants, de nos âges, du futur de l'humanité, etc. Pendant ce temps-là, à l'intérieur, Anne, Yvan, Xavier et Paul discutaient de l'organisation du club et des choses à garder et à changer pour le meilleur et pour le pire.
A mon humble avis, vous savez quoi et vous savez ce que je lui ai écrit, texto ?
"NE CHANGE RIEN, continue comme ça et ceux à qui ça convient resteront, les autres iront voir ailleurs. Je pense que le noyau est suffisamment grand pour que tu aies chaque fois le nombre de participants pour « amortir » les frais. Le système d’acompte me semble maintenant bien rodé et cadenassé. Il te reste « juste » à trouver les destinations fédératrices."
Bon, il y a peut-être quelques petites choses, comme des étapes de liaison plus longues par exemple ce qui n'est déjà pas du goût de tous d'ailleurs, mais perso, je lui fais entièrement confiance, voilà !
J'ai terminé la soirée en descendant deux affligeantes Affligem coup sur coup et ma nuit n'a pas été des plus tranquilles car, excès de boisson NUIT !!

17:49 Écrit par Alberto | Commentaires (4) | Tags : cévennes 2017

15/09/2017

Cévennes, 5 septembre 2017, jour 4

DSCN0998.JPGPopeck dit "On va déjà commencer par la carafe d'eau"
Là, je vais commencer par les photos du jour intitulé "LA BOUCLE DU CIRQUE DE NAVACELLES" : une boucle de 249 kms dans le sud-est des Cévennes.
Les souvenirs s'étiolent ...
Une fois encore, j'ai sans doute pris la route sans trop me soucier de qui était devant et de qui suivait. Cela devient une (mauvaise ?) habitude depuis que j'ai rencontré Tripy, mon ami !!
Les premières photos ont été prises à Saint-Roman de Codières soit près de 80 bornes après le départ de Florac et, en regardant en diagonale le tracé du jour, celui-ci confirme ce qu'évoque François dans son compte-rendu, à savoir qu'on n'a fait que des petites routes tortueuses, en sous-bois sur lesquelles tenir une moyenne de 55 km/heure tient de l'exploit. Ajouter à cela des zones en pleine lumière et des zones plongées dans une ombre noire dans lesquelles, souvent, un virage à 90° vous attend au tournant, et vous avez à peu près le topo de ces dizaines de kilomètres. Je crois avoir été rejoint par Xavier que j'ai pris plaisir à laisser passer pour qu'il m'ouvre le chemin et que j'ai ensuite essayé de suivre en scrutant son feu rouge qui me servait de guide.
J'ai remarqué qu'il ne freinait pratiquement jamais, sans doute aidé par le frein moteur du flat-twin de la magnifique RS 1200 et parce qu'il adapte parfaitement sa vitesse "aux éléments". A ce niveau, la Tiger freine moins lorsqu'on coupe les gaz et son pilote n'a pas toujours la même présence d'esprit d'autant qu'en conditions changeantes soleil/ombre, il a du mal, et la visière chromatique n'aide que moyennement !!
Et donc, on a roulé ainsi jusqu'à arriver à Saint-Roman comme déjà indiqué. Je m'apprêtais à continuer la route mais Xavier est parti sur la droite, sur une petite route qui montait sèchement vers une tour carrée ...

A suivre ...

Aaaah, cette tour carrée : toute une histoire !!
Pendant que je photographiais les alentours, Xavier a emprunté l'escalier qui menait au rez-de-chaussée de la tour. Lorsque je l'ai rejoint, il était en grande conversation avec Adrienne qui était perdue dans ses comptes de fin de saison et qui lui confirma que l'établissement était en principe fermé mais ... pas vraiment en définitive puisqu'elle nous servit à boire, comme elle servit à boire ensuite à Josiane et Henry, puis à Anne et Yvan ! C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés assis, à six autour de ce qu'on aurait pu prendre pour sa table ovale de salle-à-manger, ce qui n'est pas du tout incongru sachant qu'elle "fait" chambres d'hôtes. Et de fait, nous étions ses hôtes du jour. Elle nous raconta l'histoire de la Tour qui remonte, si je ne m'abuse, au XIème siècle. Elle nous précisa qu'en saison elle était aidée par son époux qui, le reste du temps, s'occupait de restaurer les maisons en vieilles pierres de la région.
Deux détails me sont revenus à l'esprit :
1/ Anne s'est gavée de figues fraîches qui remplissaient un panier déposé sur la table, au grand dam d'Yvan qui craignait pour son transit intestinal;
2/ derrière un rideau il y avait une vieille tapisserie décolorée qui évoquait une scène de la vie de Pâris, personnage de la mythologie grecque et moi de lui dire qu'il n'était pas impossible qu'elle reçoive la visite de deux de ses descendants, Michel et Philippe PARYS, qui, soit dit en passant, ne tarderont pas à entrer un jour ou l'autre dans la "Motologie" belgo-franco-luxembourgeoise !!
Et donc, voilà encore un de ses moments à marquer d'une pierre blanche dans le grand livre des souvenirs marquants de voyage ...
Pour plus d'infos concernant cet endroit, voici l' URL : c'est ouvert tous les jours de juillet/août et les week-ends de mi-juin, septembre/octobre et sur demande !
Nous sommes repartis en laissant Josiane et Henry derrière nous. Quelque 15 bornes plus tard à peine, nous abordions les rives de Ganges, la porte sud des Cévennes, où le road-book proposait de se restaurer.
Arrivé à l'entrée de la ville, certains ont emprunté la rive gauche ^^ plutôt que de suivre l'itinéraire qui partait sur la droite, traversant une artère commerçante où les restaurants ne manquaient pas. On a hésité entre un vietnamien et un italien et c'est à ce dernier que nous nous sommes installés. "Le virage" ça s'appelait. On a fait notre choix entre calzones et pizzas et j'ai jeté mon dévolu sur une "rustique", (tomate, oignon, champignon, lardons, emmental) arrosée par un soda brun sucré ...
Là aussi, petits détails croustillants (?) : la tente solaire au dessus de nos têtes n'était pas de première fraîcheur, même si j'ai déjà vu pis qu'ça, et la serveuse avait plutôt l'air d'un serveur ou le serveur d'une serveuse avec un physique et une voix androgynes, l'essentiel étant bien entendu que la nourriture fût tout-à-fait correcte !
DSCN1025.JPGOn a ensuite quitté le road-book en direction de Saint-Bauzille-de-Putois (it smells like a flower, doesn't it ?) pour visiter la GROTTE DES DEMOISELLES, initialement appelée "Grotte aux fées". On a dû poireauter 1/2 heure avant que la visite guidée ne commence par un bout de chemin en funiculaire et un briefing donné par un vieux passionné ...
Après quoi on s'est promené dans un dédale de galeries plus ou moins grandes qui suscitaient souvent l'émerveillement tant Dame Nature s'est ingéniée à créer une féérie de stalagMites et de stalacTites au travers desquelles chacun y voit ce que son imagination lui inspire. Il y avait toutefois des convergences de vues évidentes notamment en ce qui concernait la "Vierge et l'enfant" saisissante de ressemblance. Il y avait non loin d'elle "Le Penseur" de Rodin, flanqué de son pot de chambre qui se demandait certainement "To piss or not to piss ?" La guide nous a appris que les "plafonds" de la grotte se couvraient régulièrement d'algues, la faute à nos respirations (Co2) et aux lumières installées par la main de l'homme ça et là pour qu'on puisse profiter du spectacle, et que des équipes de nettoyage s'affairaient tous les dix ans pour leur redonner leur aspect d'origine.
François, qui a visité les grottes de Dargival, s'est laissé dire que les algues provenaient plutôt des courants d'air qui y circulent. Sans doute faut-il prendre le tout en considération ...
Un petit détail croustillant pour Paul ? Dans le funiculaire, on avait remarqué un couple, lui barbu et irascible, elle, blonde avec une courte jupe en cuir noir. A l'entame de la vite qui comportait, dois-je le souligner, d'innombrables escaliers en pierre, Xavier a essayé de "la jouer fine" comme il a dit, en laissant courtoisement passer la donzelle à la jupette mais, manque de bol, l'irascible ayatollah la retint par le bras de sorte qu'ils fermèrent ensemble le cortège. Bien essayé, Xavier !! Cela dit, avec le recul, on se rend compte qu'on est bien peu de chose, nous les hommes, "face" à Dame Nature et aux jupettes ;-)
Il faisait une température constante de 14°Celsius dans la grotte. A noter ici que je ne m'aventurerai pas à convertir cela en degrés Fahrenheit et je vous renverrai à l'explication suivante :
Fahrenheit est une échelle de température thermodynamique, où le point de congélation de l'eau est à 32 degrés Fahrenheit (°F) et le point d'ébullition à 212 °F (sous une pression atmosphérique normale). Cela sépare les points d'ébullition et de congélation de l'eau d’exactement 180 degrés. Par conséquent, un degré sur l'échelle Fahrenheit représente 1/180 de l'intervalle entre le point de congélation et le point d'ébullition de l'eau. Le zéro absolu est défini comme égal à-459,67 °F.
Une différence de température d’1 °F équivaut à une différence de température de 0,556 °C.

Si vous avez un doute, demandez à Mathieu ou bien à Yvan qui a tout compris des explications du premier.
Quoi qu'il en soit, au sortir de la grotte, le différentiel de température nous a tous conduits au shop où nous avons acheté à boire.
DSCN1041.JPGYvan nous a ensuite ramenés sur le road-book, qu'on n'a donc pas raccourci contrairement à ce qui était préconisé par le GéO, et on a continué jusqu'à atteindre le cirque de Navacelles , via Gorniès, Madières et Saint-Maurice-Navacelles : une extraordinaire curiosité géologique en forme d'immense entonnoir au fond duquel le village est accessible par une petite route escarpée en spirales ou en colimaçon, c'est vous qui voyez !
Plus tard, on a regagné la route des crêtes, très très roulante, un peu façon "Île de Man" dans la partie montagne, voyez-vous, et on a dû se faire violence pour stopper nos élans aux way-points 47 et 48 afin de profiter des superbes paysages panoramiques qui s'offraient à nos yeux ébahis, écarquillés et exorbités !!
La redescente vers Florac s'est faite à une vitesse vertigineuse que je vous raconte même pas combien elle a été vertigineuse. Au bivouac, quand j'ai raconté à Paul, il m'a presque engueulé en évoquant un retrait de permis immédiat et une fin de voyage en camionnette :-)
Argh, à choisir, autant mourir dans la descente vertigineuse, pffffffffff ! Je rigooooooooooooooooole !
Cette fois-là, je pense que je suis d'abord passé au bar et que j'ai descendu une LUPULINE avant de gagner mes appartements. Je me souviens même avoir croisé Anne dans l'allée de l'hôtel qui, en même temps qu'elle dégageait ses blonds cheveux de son casque Shoei NXR Seduction m'a dit, avec un large sourire : "Vous êtes fous !!"
Apéritif en haut du double escalier, sous la terrasse couverte puis direction la salle du restaurant. Comme d'habitude 3 services, avec une excellente nourriture servie par du personnel affable, oui, comme La Fontaine, et vin à volonté.
A noter qu'on a reçu les menus un ou deux jours avant le départ mais je n'ai pas cru bon de les imprimer.
A un moment les lumières se sont éteintes et Paul est arrivé avec un gâteau. J'ai cru qu'il s'était trompé de date mais, NON, c'était l'anniversaire de Daniel ce soir-là, un sympathique gaillard de 65 ans, ancien policier, et qui roule en GS noire avec des jantes à rayons or, souvent en compagnie de Mumu, Dédé, Fifi, Riri et Loulou ;-)), Michel S. ainsi que Jean-Marc et Carina (merci François !!).
Pardonnez-moi mais je ne connais pas encore tous les prénoms, mea maxima culpa !!
Entre charentaises, voilà un gars "encore plus petit que moi", oui oui, c'est possible et qui n'a apparemment aucune difficulté à maîtriser son teuton destrier en version "Adventure" s'il-vous-plaît bien !
Je pense qu'on a encore tenté une sortie ce soir-là mais qu'on n'a rien trouvé d'ouvert ...

23:55 Écrit par Alberto | Commentaires (5) | Tags : cévennes 2017

13/09/2017

Cévennes, 4 septembre 2017, jour 3

cévennes 2017On commencerait pas par les photos du jour, hein ?
Voilà qui est fait !
Le poids des mots suivra !!
PS : vous remarquerez que j'ai pris l'option de faire une note PAR JOUR plutôt que de faire comme d'habitude où je saucissonne (encore un pique-nique ?) chaque journée de voyage en 2, 3 voire 4 notes. Cela implique toutefois qu'il faille parfois relire la même note qui est complétée petit à petit en fonction du temps que je consacre au récit.
Capito amici ?? Va bene allora !! Andiamo avanti !!!
Petit préambule avant de nous lancer sur les (petites) routes pour préciser qu'en matière de petit-déjeuner je ne me suis jamais départi du "menu" suivant : pain baguette, jambon cru et/ou cuit, beurre, café et fruit(s) frais et "Pi c'est tout" ! Pas de mignagnagnardises et autres "graisseries sucrotées" (des trucs de PD comme dirait ma tante Maurice^^), pleines d'exhausteurs de goût et de conservateurs E ceci et E cela ... Seul hic : les quantités !! Un matin Jacky a fait les yeux ronds quand il m'a vu arriver avec une assiette qui débordait de partout. Pas d'inquiétude : j'ai de la place dans le top-bide !!
Et donc, on est entré dans le vif du sujet assez rapidement ce matin-là avec des petites routes qui serpentaient au travers du Parc Naturel et Régional du Livradois-Forez. Premier panorama au WP 15, à Vinfaud avec, d'un côté, une vue imprenable sur la ville de Peslières et, de l'autre, sur un petit troupeau de jolies vaches brunes et blanches qui nous faisaient de l'oeil ...
Un peu plus loin, c'est à Lavaudieu que nous avons marqué l'arrêt. Le village vaut essentiellement pour son abbaye de Saint-André mais je n'ai pas pu la visiter à moins d'attendre la visite guidée suivante. J'ai bien essayé de me glisser dans le petit musée (la preuve avec les photos publiées) mais j'ai vite été repéré par la préposée qui m'a prié, sans ménagement, de quitter les lieux ! Il ne restait plus alors qu'à déambuler dans ses vieilles rues et s'imprégner de l'odeur des vieilles pierres ... ce que je fis pendant près d'une heure en discutant ensuite avec les uns et les autres avant de reprendre la route en passant sur le petit pont qui enjambait La Senouire ...
On a continué, toujours sur le même type de petites routes, étroites mais au bon revêtement et donc roulantes, pendant encore +/- 75 kilomètres en passant par Vieille Brioude, Saint-Just-près-Brioude, Blassac, Aubazat, Ferrussac, Besseyrolle et Saint-Privat-du-Fau jusqu'à atteindre Le Malzieu-Ville où les divers GPS se sont un peu affolés pour traverser le village. Tant mieux sans doute car sans cela peut-être que nous aurions été trop nombreux à nous arrêter au restaurant Le Margeride, au WP 39.
Au lieu de cela, je me suis retrouvé en fort bonne compagnie puisque j'ai mangé avec Paul, à tout seigneur tout honneur n'est-ce pas ^^, et puis on est un fayot ou pas, n'est-ce-pas, Daniel, Michel, Olivier, Philippe & Virginie ainsi que Xavier, alors que Anne et Yvan n'étaient pas loin, à une autre table. On nous voit sur TripAdvisor, vous avez remarqué, Philippe P. y ayant même laissé un avis ! Perso, comme d'autres aussi d'ailleurs, je me suis limité à une salade, une bière et un café. Je ne porterai dès lors aucun jugement pointu, une salade ne pouvant décemment pas décevoir ... sauf à cacher une limace, voyez ?
Deux choses à ajouter concernant le moment passé là :
1/ une des serveuses était à tomber : savant mélange entre Amy Winehouse pour la silhouette et le maquillage et Brigitte Bardot pour la blondeur et, n'ayons pas peur des mots qui n'existent pas, la "pulposité". A chaque apparition, tout le monde se taisait sauf Anne et Virginie bien entendu;
2/ à la table d'à côté, si j'ai bonne mémoire, il y avait deux motards français, originaires du sud de l'Hexagone, avè l'assent du midi peuchère, qui circulaient dans la région et avec lesquels Philippe, Virginie et Michel se sont beaucoup entretenus. Il a été question de belgicismes avec les "Oui mais non !" et les "Non, peut-être" entre autres joyaux nationaux mais également de leur périple dans la région. Ils ont brandi des catalogues dans lesquels on trouvait des tas de road-books très bien faits avec force explications et couleurs, de quoi rendre jaloux notre guide spirituel ...
Il m'est venu à l'esprit qu'en 2008, alors que je n'avais pas pu faire le voyage en Auvergne suite au décès de mon père, les copains m'avaient ramené un très beau bouquin sur la région et qui comportait justement une série de road-books. Tiens, je viens de passer sur le site de François pour vérifier ce point particulier et j'ai constaté qu'il a déjà terminé son compte-rendu, grmmbblll grmmbbll ...
Oueille, en même temps, il a écourté le voyage, donc c'était d'autant plus facile pour lui de boucler le récit. Oui, il l'a écourté, on en reparlera si vous voulez bien.
Bon, je continue dans les détails superfétatoires voire oiseux, que cela plaise ou non, quitte à broder voire inventer des petits trucs croustillants comme dit Paul qui semble apprécier tout ce qui croque sous la dent ;-)
On a quitté le resto et on est passé par Serverette que les copains connaissent bien pour y avoir séjourné avec Eric D. qui y possède un pied-à-terre, puis Marjerols, Palhers, Chanac et plongée vers Sainte-Enimie où je suis arrivé, seul, une fois encore. Je dois manifestement rouler sur un autre rythme que la plupart des participants : trop vite pour certains et trop lentement pour ... Yvan, ah ah ah !!

Temps mort et petite charentaise ici pour justifier ce que d'aucun pourrait prendre pour de la prétention ou que sais-je encore. Lorsque je roule à moto, je suis généralement "à fond dedans" : j'aime piloter, prendre les moins mauvaises trajectoires, tenir un certain rythme qui implique autant de concentration. Lorsque je "dois" suivre quelqu'un de plus ... pausé pour ne pas dire de plus lent, toute cette concentration s'envole et je commence à devenir dangereux pour moi et pour celui qui est devant. Et comme le soulignait François dans un compte-rendu récent, j'ai tendance à rouler de plus en plus vite. Je constate par contre que mes "habituels copains" auraient plutôt tendance à se laisser aller de ce côté là : les suivre m'ôte au moins 50 % de mon plaisir de conduite et l'ennui s'installe ... rapidement.
Voilà donc pourquoi, finalement, je les "évite" sur la route.
A l'inverse, lorsque je tombe sur moins ... lent que moi, je n'essaye pas à tout prix de m'accrocher et je rends rapidement la main.
Enfin, comme c'est arrivé l'une ou l'autre fois, je n'apprécie pas qu'on me colle. Si on veut rouler plus vite on dépasse et si on veut juste suivre le rythme on respecte une distance de sécurité suffisante. C'est pourtant simple me semble-t-il ?
Et donc, cette fois, j'ai pris plaisir à rouler avec aussi énervé que moi. Cela n'empêche pas que je ralentis régulièrement pour souffler un peu et flâner au gré des paysages qui s'offrent au regard.
Voilà une petite mise au point que j'estimais utile cette fois !


Je n'ai peut-être pas été assez attentif mais je n'ai vu personne aux terrasses des cafés de Sainte-Enimie avec lequel partagé le dernier avant l'arrivée au Grand Hôtel du Parc à Florac et j'ai donc continué pour les vingt-six-mille sept-cent-soixante-six mètres qui m'en séparait, en passant par Montbrun et Quézac.
cévennes 2017Et donc, une fois encore, je suis arrivé bien tôt à l'hôtel. De là à dire que les étapes sont trop courtes, il n'y a qu'un pas à franchir mais je ne le ferai pas, histoire de ne pas soulever une polémique qui ne mènera nulle part : chacun campera sur ses positions et chacun aura raison ;-)

A suivre ...

En fait, il ne restait pas grand chose à ajouter à cette note ...
Oui mais non ...
"Pas grand chose" pour un grand bavard comme moi, on ne sait pas trop ce que ça veut dire !!
Très belle impression en arrivant dans l'allée de l'hôtel : à gauche, un grand appentis pour mettre les motos à l'abri, à droite les jardins (un vieil homme était occupé à arroser les rosiers) ainsi que la belle piscine flanquée d'une bâtisse de caractère aux volets bleu ciel et en face un double escalier majestueux qui menait à la réception. On dit que c'est souvent la première impression qui compte et celle-là était bonne. J'ai gravi les quelques marches et je me suis retrouvé en compagnie d'une (très) vieille dame qui essayait de s'occuper du comptoir pendant qu'en face se trouvait un gars, plus tout jeune non plus, entre cinquante et quatre-vingts ans, son fils probablement (?) qui, lui, s'occupait de la caisse et de la gestion des chambres.
Je ne me souviens plus si Gull était déjà là. Faut dire qu'on n'a pratiquement jamais roulé ensemble d'autant qu'il a mis tous les road-books à sa sauce soit pour éviter les routes trop difficiles, soit pour aller vers un spot touristique qui se trouvait non loin des routes empruntées, soit encore pour raccourcir certaines étapes ... Il avait parfois 4 ou 5 road-books différents pour une même journée et il choisissait en fonction de ... je ne sais quoi ;-)
Lorsque j'ai vu la chambre j'avoue que j'ai été plutôt déçu : petite, avec un plancher en bois qui couinait comme une vieille BMW, avec aussi très peu de possibilités de rangement, une salle de bain avec baignoire mais sans cloison ou rideau pour éviter les éclaboussures, il n'y avait pas de quoi se pâmer, voyez ? On avait connu mieux au Terminus de Chaumont et au Pariou à Issoire et j'étais d'autant plus dépité qu'on allait y passer 4 nuits. On a même mollement essayé d'en changer mais les disponibilités étaient rares.
J'ai passé un long moment à discuter au bord de la piscine avec Virginie et Philippe notamment, on a parlé boulot, pension anticipée, vacances et c'est un peu grâce à eux que je me suis fait une raison, que j'ai positivé et me suis convaincu qu'au fond, (nan, pas de la piscine !), on était plutôt très bien installés en définitive : comme quoi, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
Une bonne nuit de sommeil a fini de nous convaincre que la literie était bonne et que c'était là l'essentiel !!
Sachez tout de même qu'on a très bien mangé, que le vin était compris dans la demi-pension et que le service était efficace et très convivial.
La journée s'est terminée par une petite marche digestive dans Florac ...

PS : à noter que François était venu me proposer d'échanger les chambres ou les cokoteurs (je sais plus) dans la mesure où Georges et lui avait hérité d'un espace avec deux grands lits ...

23:39 Écrit par Alberto | Commentaires (4) | Tags : cévennes 2017

Cévennes, 3 septembre 2017, jour 2

cévennes 2017On embraye direct, shifter ou pas, boîte auto ou pas !!
Et on affiche derechef les images de cette étape longue de 411 bornes qui nous voyait quitter CHAUMONT pour rejoindre ISSOIRE (FR-63500) sans histoire !!
Des routes roulantes et souvent rectilignes d'abord empruntées à un train de sénateur au point que je commençais à somnoler derrière ma bulle trop courte mais l'ami Gull me réveilla en sursaut car il "ouvrit" bien plus que de raison : c'est clair, la K1200 aime les grands espaces et, bien menée, elle est inaccessible ! A un moment il a d'abord mis son clignoteur à droite, puis à gauche. J'ai cru qu'il me signifiait juste que j'avais oublié de couper le mien mais, en fait, il voulait aller visiter l'Abbaye de Fontenay mais ... trop tard, on est passé trop vite ;-)
Nous aurions pu faire demi-tour me direz-vous mais c'est oublier l'une de nos devises !!
Tiens, vous vous souvenez d'un slogan qui disait "La vitesse, c'est dépassé !"
Suffit d'un "ER" au lieu du "é" et ça change complètement le sens et, perso, c'est ce dernier que je préfère !!
A ce train-là, on était à SAULIEU avant d'avoir eu le temps de dire oufti ...
On a vu Jacky et Danuta à la terrasse du "Café du Nord" et on a rangé les brêles à côté de la grosse RT.
Nous ont rejoints ensuite les frères Parys et d'autres encore, certains ayant poussé la curiosité jusqu'à aller voir les tarifs pratiqués par l'hôtel restaurant Bernard Loiseau situé en face, des tarifs prohibitifs pour certains ou justifiés pour d'autres, ce qui n'est pas dichotomique mais fonction de l'avertissement-extrait de rôle de chacun ou des valeurs ... morales ! Par ailleurs, intrinsèquement, les avis des critiques ne sont pas forcément dithyrambiques et de rappeler ici que l'homme Loiseau s'est donné la mort pour une histoire d'étoile dans un célèbre guide gastronomique ... qui d'habitude nous aide à trouver le bon chemin !!
Après ça, pendant que les autres poursuivaient sur le road-book normal, nous étions 3 à suivre l'ami Gull qui nous emmena à LA BOULAYE (FR-73120) où se trouve le Temple des Mille Bouddhas . Comment cet énorme "complexe" se trouve-t-il là ? Je vous invite à lire le contenu du lien pour tout savoir ou presque. J'ai moi-même posé beaucoup de questions à Gull, qui l'avait déjà visité auparavant et on a également dévié sur le bouddhisme en se rendant compte qu'on ne savait pas grand chose. Même la réincarnation qu'on évoque parfois, n'a pas le sens que le commun des mortels lui donne. Là aussi, je vous invite à vous pencher sérieusement sur cette religion qui est d'ailleurs tout autant une philosophie. On n'en sort pas plus bête, croyez-moi !
cévennes 2017Après cette visite aussi instructive qu'étonnante, nous avons repris la route et sommes arrivés dans le petit village de Toulon-sur-Arroux. Il y avait déjà là quelques motards du groupe qui s'étaient installés à la terrasse. Hélas il n'y avait plus de place mais nous avons eu la bonne surprise d'apprendre qu'il y avait une autre terrasse à l'arrière du restaurant "Le Méridien". C'est là que nous nous sommes installés, à l'abri des parasols.
On a passé commande et on attendu et on a attendu et on a attendu ... Un premier panier de bouts de pain, nos boissons puis on a attendu et encore attendu. On serait presque partis siffler sur la colline, zaï zaï zaï zaï, pour aller cueillir un petit bouquet d'églantines, pendant que le cuistot s'affairait (probablement) en cuisine, zine, zine, zine, zine puis, enfin, le miracle est arrivé : mon filet mignon de porc était à tomber, baignant dans une sauce comparable au meilleur nectar et le second et plus grand panier de pain qu'on nous avait apporté pour patienter ne fut pas de trop pour bien racler le fond du fond de l'assiette. Après vérification sur TripAdvisor, les divers avis confirment que voilà bien une adresse à recommander chaudement si vous êtes de passage dans le coin ! Seul regret et encore, on a raté un convoi de vieilles voitures qui ont défilé sur la place du village, mais du coup on a épargné nos poumons des rejets massifs de Co2 !
L'arrêt suivant fut marqué au bas du Château de La Palice où je suis arrivé seul alors qu'on était parti ensemble du Méridien me semble-t-il !?!
J'ai planté la béquille latérale de la Tiger bien loin, une fois encore pour tenter de trouver le meilleur angle pour tirer le portrait au château qui, d'en bas, n'est pas particulièrement visible. Il y avait, paraît-il, un point de vue plus haut sur la route mais je suis passé outre manifestement ! J'ai été rejoint plus tard par François et Pierre notamment ... et nous avons bu le coup en terrasse. Sur conseil de la blonde et avantagée tenancière, Pierre (Gull) a goûté à "La Trouille" une bière locale brassée à une cinquantaine de kilomètres de là, à Pouilly-sous-Charlieu exactement, "Trouille" dont il n'a pas dit grand chose par peur de décevoir la patronne des lieux.
Il restait plus ou moins 110 kilomètres pour rejoindre Issoire et le Géo avait prévu un bout d'autoroute, histoire de se voir avancer ! Bizarre ce choix car, après avoir pris le ticket et à peine monté dessus, 10 bornes plus tard tout au plus, on s'est retrouvé devant une très large station de péage où la plupart des aubettes étaient interdites aux motos. Avec d'autres on s'est "discrètement" intercalé dans les très longues files de voitures et tout ça pourquoi ? Pour payer 0,80 € ! Pour le moins incompréhensible, n'est-il pas !?! L'objectif était sans doute d'éviter de traverser le centre de Clermont-Ferrand, auquel cas je dis bravo ! N'empêche, les péages sont une source d'accidents et d'embouteillages en même temps qu'une source ... de revenus !! Une fois sortis de l'autoroute, il nous restait 2 kilomètres à parcourir pour atteindre l'hôtel Le Pariou où nous avions déjà séjourné, il y a deux ans, lors du Cap Moto Trophy en Auvergne.
J'ai poireauté un "certain temps" avant d'avoir droit à une boisson rafraîchissante de bienvenue ;-), le réceptionniste faisant également fonction de barman. Or, il y avait là un client, planté au comptoir de la réception pour un problème de réservation de chambre et qui ne lâchait pas le morceau. Le moment venu j'ai pris une "Fée de l'Effet", une cervoise artisanale aux céréales d'Auvergne (du miel du Cantal, non ?). Après, ce fut passage à la douche, puis l'apéro en terrasse. J'ai encore réussi à me faire remarquer en m'asseyant sur le bord d'une table qui a cédé sous mon poids pourtant plume : des photos de ce grand moment de solitude tournent certainement ... sous la table ! Je ne me suis pas trop inquiété de savoir si je devais indemniser l'hôtel pour les dégâts occasionnés mais, s'il le faut, je suis prêt à mettre la main au portefeuille. Paul ? Tu n'as qu'à faire savoir !
Après le repas du soir (terrine maison, carré de porc, pdt grenaille, etc., rondelles d'ananas caramélisées, chips de pain d'épice, bouloum bouloum !!) nous nous sommes répandus en ville et sommes allés se jeter quelques bières.
On n'a pas dû nous mettre dehors mais presque, les serveurs commençant à empiler les chaises en bout de terrasse.
Voilà bien de saines fin de journées : après le plaisir de la selle et le plaisir de la bouffe, vient celui de boire de bonnes choses, juste avant de regagner la chambre et de dormir du sommeil du juste !
Bien longues toutefois ces journées et le lendemain matin, le réveil sonne inexorablement et cruellement dès 7h30 !
Des vacances, ça ? Tu parles !!
Allez, courage, on touche au but : demain on en fait une courte (269 kms) et on atteint Florac où nous nous poserons pour 3 jours et 4 nuits. Ok, ok !

PS : petite précision apportée par l'organisateur relativement à l'épisode "autoroutier". Il a dû prolonger le road-book d'une quarantaine de kilomètres suite à un changement d'hôtel de dernière minute et n'a matériellement pas pu reconnaitre le tronçon supplémentaire. Voilà qui devait être souligné !

15:42 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : cévennes 2017