18/09/2017

Cévennes, 7 septembre 2017, jour 6

Les photos !! parlent d'elles-mêmes, non ?
On en resterait bien là, hein ??
Oui mais non !!
A suivre alors ??? Non, peut-être !!!
Sachez juste que la (dernière, déjà !) boucle dans les Cévennes était baptisée : la boucle du TARN et que, dans sa version normale, elle comportait 260 kilomètres.

cévennes 2017Au petit-déjeuner, le chat de la maison, un siamois, trainait souvent dans la salle et une des préposées au service nous fit remarquer que ce n'était pas du goût de tout le monde. Avec François, on lui a trouvé un surnom : "BeeBee" pour "Black Bullocks". Et de fait, il semblerait que les poils les plus sombres recouvrent les ... parties les plus chaudes de l'animal ! Certains l'ont vu pisser dans les plantes.
cévennes 2017Perso, je vis avec des chats depuis ma plus tendre enfance comme on dit et je suis dès lors vacciné, voyez ? Là encore, on en a trois à la maison : Bali, Kira et Maxou, ce dernier s'étant installé chez nous un peu à l'insu de notre plein gré !
Mais ceci nous écarte du sujet. Quoique ... Un détail tout de même avant d'en terminer avec cette digression féline : Philippe et Virginie (grrrrrrrrr, miaou, Hey Pussy !) étaient "tombés en amour" d'un chat abandonné qu'ils ont vu à la station-service non loin de l'hôtel et, jusqu'au dernier jour à Florac, il était question qu'ils le ramènent en Belgique, dans une cage et dans la camionnette de Paul qui, entre charentaises, ne voyait pas, mais alors là pas du tout, cela d'un bon oeil. Heureusement (?), le matin du départ, ils ne l'ont pas trouvé !
Gauche au sortir de l'hôtel et D998 puis D906 sur 70 kilomètres environ, via Bédouès, Cocurès, Le-Pont-de-Montvert, Saint-Maurice-de-Ventalon, Vialas, Genolhac, Concoules, Villefort et son lac, où on s'est arrêté pour fixer le panorama. 70 kilomètres de petites routes où j'ai rejoint Gull qui était parti avant et que j'ai suivi jusqu'à être rejoint par François et Didier qui sont sagement restés derrière. Au WP 9, l'option était proposée de visiter La Garde-Guérin, un des plus beaux villages de France. On a d'abord fait une halte au "Comptoir de la Régordane" où nous avons retrouvé Josiane et Henri qui nous ont raconté qu'ils étaient monté dans la tour et la difficulté à aller jusque tout en haut tant l'accès était étroit.
Après une infusion aux herbes que m'a recommandée la gérante des lieux pour ses propriétés digestives, on a donc entrepris la visite du village, sa tour (de l'extérieur), son église, son four à pain, son auberge, ses ruelles empierrées, le tout ayant gardé son caractère au point qu'on s'attend à voir débouler des cavaliers en armures à chaque intersection, ou presque, ou pas : "Je suis Godefroy Amaury De Malfète, comte de Montmirail, d’Apromont et de Papimcourt, fils d’Aldebert de Malfète et de Thibaude de Montfaucon... Je suis ton aieul."
Certes, certes ...
Et puisqu'on est sur "Les visiteurs", figurez-vous qu'au sortir du village, alors qu'on regagnait le parking pour récupérer nos fiers destriers qui piaffaient d'impatience, sur qui on tombe, je vous le donne en mille ? Sur l'ami Claude !!! ON avait une chance sur mille justement de se croiser là. Il se baladait dans le coin car, comme Olivier C., il a un pied-à-terre dans les environs. Il a d'abord cru une première fois reconnaître la camionnette de Paul, puis il l'a VRAIMENT croisée. Paul lui a dit qu'on avait déjà quitté le village mais en y arrivant il a reconnu nos motos et il nous a attendu. Je lui ai dit que je l'attendais la veille pour fêter dignement mon anniversaire mais ça lui aurait fait 400 bornes aller-retour sans compter qu'il n'aurait justement pas pu fêter "dignement", entendez par là "sobrement" et/ou "avec modération". Voilà qui me rappelle à nouveau notre anthologique biture en Slovénie :-)))
Il a dit que le lendemain on passait derrière chez lui et qu'il essayerait de se joindre à nous pour un bout de chemin ...
On est revenu sur nos pas pour reprendre le WP9 et on a continué, via Castanet, Altier et Malecombe pour arriver à Le Bleymard où se trouvait un Carrefour Express devant lequel quelques bancs étaient installés qui avaient déjà vu quelques uns des nôtres y pique-niquer ...
Je ne vais pas épiloguer sur ce qui s'est passé à ce moment là mais sachez que pendant que certains ont acheté du pain aux céréales, du jambon de Bayonne, du Comté, une pomme granny, du pain baguette, du jambon cuit, des boissons, etc. , d'autres ont pris deux croissants (?) et un ravier de tomates-cerises, histoire d'avoir quelque chose à partager, voyez ?
Cela m'aura appris un truc supplémentaire : en plus d'éviter 'certains' motards sur la route, il faudra que j'en fasse autant à l'arrêt pique-nique ... J'ai enfin compris ce que "piquer et niquer" venaient faire dans l'expression !
Pour l'anecdote, sachez que j'avais pris mon "couteau suisse" qui m'a bien servi pour la circonstance ...
Au moment de repartir, mes acolytes (anonymes) ont fait le plein alors que, perso, j'en ai profité pour filer à l'anglaise ou à l'italienne, c'est vous qui me voyez partir : j'avais fait le plein la veille au soir en arrivant à Florac et il me restait près de 200 bornes d'autonomie.
Un ou deux arrêts panoramiques plus tard, il était dans les 15 heures lorsque je suis tombé sur Jacky et Anuta (1200 RT) et Paul (Camionnette Ford TranSPEED !) qui se demandait où tout le monde était passé tant il n'avait vu personne.
C'est là que Paul a émis l'idée d'aller ensemble jusqu'au viaduc de Millau qui n'était pas bien loin hors du tracé du jour ...
Comme j'en avais souvent entendu parler sans l'avoir jamais vu, un peu comme le monstre écossais, Ness-pas, il n'a eu aucun mal à me convaincre.
En fait de "pas loin", on a quand même fait dans les 30-35 bornes avant d'arriver au village, puis quelques kilomètres de plus pour arriver pile poil en dessous du viaduc, puis une tripotée de kilomètres encore pour atteindre l'aire panoramique d'où nous avions une vue imprenable sur cet Ouvrage avec un grand "Ooooooooohhhhhhhh !". On avait laissé la moto et la camionnette sur le parking et on a poussé une pointe jusqu'à la cafétéria pour, croyais-je, y boire un coup. Mais Paul n'avait pas eu son compte et, puisqu'on était là, pourquoi ne pas faire la visite guidée qui commençait à 17 heures ? Ah ben oui, c'est vrai, pourquoi pas.
Du coup, je suis retourné à la moto au pas de course car j'avais laissé le casque et le Tripy sur le guidon et Paul m'ayant donné la clé de la camionnette je les y ai mis à l'abri ainsi que ma veste. Retour au pas de course, au bord de l'infarctus du myocarde !
Merde ? Les tickets ! Ils sont restés dans la veste !! " Il faut absolument aller les chercher, monsieur !" , me dit la jeune fille à la réception avec un sourire entendu en direction du GéO !
Je n'y serais pas retourné, c'est sûr !
Et donc, la visite a pu commencer en compagnie de six ou huit autres personnes.
Voilà une visite qu'elle valait la peine !!
Ces sept grands voiliers qui se suivent dans le ciel c'est presque aussi beau, voire plus beau (biffer la mention inutile) qu'un départ du Vendée Globe, non ? Je ne vous ferai pas l'article sur le Viaduc de Millau et vous invite à surfer sur les divers sites qui lui sont consacrés. Vous y apprendrez tout ce que vous n'avez jamais osé demander ;-)
A la fin de la visite, on est passé par la cafétéria. La serveuse, qui n'était pas la Vénus de Millau (bien joué Paul !) ressemblait vaguement à la chanteuse des Shocking Blue qui, entre autre succès planétaire, ont justement chanté Venus !!, tout cela n'est pas une coïncidence !!
Par ailleurs, pendant qu'on s'activait vers la cafette, Paul a eu un appel de Virginie qui a expliqué que Georges avait eu un problème et que Philippe était parti à l'hôpital de Mende avec lui pour des examens ...

A suivre ...

22:37 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : cévennes 2017

17/09/2017

Cévennes, 6 septembre, jour 5

D'emblée les images du jour : la BOUCLE DU MONT AIGOUAL, 220 kms !
Pas un jour comme un autre puisqu'il marquait mon soixante-et-unième anniversaire ! Et dès le petit-déjeuner quelques unes et quelques uns sont venus à ma table pour m'en souhaiter un joyeux !! Il y a Prof, Timide, Grincheux, Dormeur, Atchoum, Simplet et ... Joyeux, c'est bien connu ;-)
On était prévenu, la mise en roues a été abrupte ce matin-là. Pas le temps de chauffer les cylindres qu'on attaquait d'emblée la falaise par la face sud-sud-est-nord-ouest !
Je confirme que je n'aime pas trop les lacets. Si j'ai un semblant de technique (je freine de l'arrière pour resserrer la courbe tout en mettant du gaz histoire de continuer à avancer), c'est souvent à la limite du calage et la mécanique en souffre ... autant que moi, voyez ? Rien de tel que les grandes et larges courbes !!
Autant dire qu'on s'est vite regroupés ici et là pour fixer sur carte SD les beaux panoramas que déployait devant nous Mère Nature.
CEVENNES PAUL 9-2017  - 0136.jpgNous sommes arrivés à Le Truel, sur la commune de Saint-Pierre-des-Tripiers, dans les gorges de la Jonte où se trouvait "La maison des vautours". Dans le parking, en passant derrière les quelques motos présentes, nous avons remarqué que l'Africa Twin de l'ami Sacha n'était plus ... immatriculée. Nous pensions qu'il était au courant mais, non, il ne le savait pas ! A ce moment-là, on s'est tous demandé ce qu'il fallait faire en reportant la décision à plus tard.
Nous étions Xavier, Paul et moi, a décider de faire la visite des lieux. Nous avons d'abord arpenté le musée sur deux étages, puis nous avons eu droit à une séance vidéo avec des séquences en direct via des caméras placées à certains endroits stratégiques et des séquences enregistrées d'évènements comme la naissance et le premier vol des bébés et jeunes vautours ... Après ça, nous avons eu accès à une terrasse panoramique d'où nous avions une vue imprenable sur les gorges environnantes et, via de puissantes longue-vues, nous avons pu observer quelques oiseaux perchés dans les falaises. Belle découverte qui, comme disait l'autre, datait le vautour valait le détour d'autant qu'elle était sur le tracé du road-book !!
On a ensuite continué la descente vers Meyrueis où Pierre nous a rejoints pour manger avec nous. Sur le conseil de Paul qui avait mangé là lors de la reconnaissance, nous nous sommes installés à la terrasse de l'Hôtel Le Sully. La serveuse/patronne Teresa était très volubile et drôlement bien faite ce qui avait sans doute suffi à notre GéO pour attribuer une excellente note à l'établissement. Si l'on regarde par contre sur Trip Advisor et le Petit Fûté par exemple, les commentaires sont plutôt catastrophiques. Mais bon, en ce qui nous concerne, nous n'étions que de passage et mon véritable tripoux aveyronnais était de facture correcte (sans plus) et là s'arrêtera mon jugement, le cadre étant ,lui, bucolique et l'accueil plutôt avenant sans compter, qu'en plus, on y a passé un agréable moment : n'est-ce pas encore là l'essentiel ?

A suivre ...
cévennes 2017
J'ai comme l'impression que je pourrais en rester là pour le C-R du jour et tirer un trait sur la suite pendant que d'autres s'occuperaient de la tirette en un éclair ...
Mais, c'est mal me connaître, car jusqu'au bout j'irai !
On a quitté Meyrueis et via les D986, D252, D15, D47, D151 et Servillères, Montjardin, Villemagne, Espinassous, Trèves, Causse-Bégon, Dourbies et Les Laupiettes nous sommes arrivés au WP 23, où il était possible de prendre un raccourci et où nous avons rejoint un "groupe à nous" auquel s'était joint Olivier CAPPELLE et sa DL650 jaune qui a un pied-à-terre dans la région. Apparemment Georges avait un problème de pression de pneu, c'est en tout cas ce que j'ai cru comprendre. Pendant qu'on bavardait là, on a assisté à une petite chute d'un couple en custom dans le lacet qui remontait vers le Mont Aigoual. Ah, ces lacets lassants sont manifestement une plaie pour les motards, débutants mais pas que !
Au moment de repartir, j'étais une fois encore le dernier et j'ai entendu Georges : "Elle démarre pas !!"
Je le vois essayer et réessayer mais en vain : le bi reste coi ! On convient qu'il se laisse aller dans la descente en mettant la 2ème vitesse et je le vois régulièrement embrayer mais sans succès jusqu'à laisser une belle trace de gomme au sol. Finalement la route se met à remonter et voilà notre ami à pied. Petit conciliabule, tripotage de boutons et là, miracle, le moteur s'ébroue enfin et nous voilà repartis enfin, jusqu'à rejoindre le groupe.
Une heure plus tard, toujours sur les mêmes petites routes, on a marqué l'arrêt pour une énième photo panoramique à un endroit où Paul avait grimpé la colline pour nous prendre d'en haut.
Après quoi on est arrivé au sommet du Mont Aigoual. Je me suis arrêté aux pieds des premières antennes rencontrées et, comme j'ai vu passer Paul comme une balle à bord de sa camionnette, je n'ai pas compris qu'on faisait un aller-retour, ce que m'affirmait Philippe qui s'était arrêté après moi. Plus loin on est arrivé à l'observatoire d'où partent, parait-il, les infos sur tout le sud de l'Hexagone.
Après avoir pris le vent de face, de derrière et de travers, je suis allé me réfugier à la buvette en compagnie du groupe où Philippe m'a offert un café qui fut le bienvenu pendant que certain(e)s optaient pour un chocolat chaud : c'est dire combien le fond de l'air était frais, là-haut, là-haut, il n'y a plus de saison, laïho, laiho ...
Il restait +/- 35 bornes à redescendre pour rejoindre Florac, ce qu'on a fait, en repassant sur la large route gravillonnée d'abord (grrrmmbbll, grrmmbbll, rondidju de gravillons de mmmm ... !), les gorges de Tapoul, Cabrillac, Massevaque, Rousses, Carnac, Le Gua, Les Vanels, Vebron, Racoules, Salgas, Ferreyrettes, Mazel, Croupillac et Belrepaire !!

Le soir, dans la salle du restaurant de l'hôtel, les lumières se sont de nouveau éteintes, Paul est arrivé avec un gâteau au chocolat planté de 2 bougies et tout le monde a entonné le traditionnel "Happy Birthday" mais, cette fois, c'était bien pour moi !
François, qui s'était installé en bout de table, près de moi m'a posé une jolie casquette aux couleurs de la maison des Vautours dans les Gorges de la Jonte, puis Paul a proposé que je fasse le briefing pour la journée du lendemain : j'ai hésité puis j'ai décliné car j'avais déjà un peu trop picolé et je n'étais pas sûr d'assumer cette tâche de première importance avec la solennité qu'elle méritait ;-))
Nouveau petit tour dans la ville puis retour à la terrasse de l'hôtel où on s'est retrouvé Gull et moi à discuter de tout et de rien, de nos femmes et de nos enfants, de nos âges, du futur de l'humanité, etc. Pendant ce temps-là, à l'intérieur, Anne, Yvan, Xavier et Paul discutaient de l'organisation du club et des choses à garder et à changer pour le meilleur et pour le pire.
A mon humble avis, vous savez quoi et vous savez ce que je lui ai écrit, texto ?
"NE CHANGE RIEN, continue comme ça et ceux à qui ça convient resteront, les autres iront voir ailleurs. Je pense que le noyau est suffisamment grand pour que tu aies chaque fois le nombre de participants pour « amortir » les frais. Le système d’acompte me semble maintenant bien rodé et cadenassé. Il te reste « juste » à trouver les destinations fédératrices."
Bon, il y a peut-être quelques petites choses, comme des étapes de liaison plus longues par exemple ce qui n'est déjà pas du goût de tous d'ailleurs, mais perso, je lui fais entièrement confiance, voilà !
J'ai terminé la soirée en descendant deux affligeantes Affligem coup sur coup et ma nuit n'a pas été des plus tranquilles car, excès de boisson NUIT !!

17:49 Écrit par Alberto | Commentaires (4) | Tags : cévennes 2017

15/09/2017

Cévennes, 5 septembre 2017, jour 4

DSCN0998.JPGPopeck dit "On va déjà commencer par la carafe d'eau"
Là, je vais commencer par les photos du jour intitulé "LA BOUCLE DU CIRQUE DE NAVACELLES" : une boucle de 249 kms dans le sud-est des Cévennes.
Les souvenirs s'étiolent ...
Une fois encore, j'ai sans doute pris la route sans trop me soucier de qui était devant et de qui suivait. Cela devient une (mauvaise ?) habitude depuis que j'ai rencontré Tripy, mon ami !!
Les premières photos ont été prises à Saint-Roman de Codières soit près de 80 bornes après le départ de Florac et, en regardant en diagonale le tracé du jour, celui-ci confirme ce qu'évoque François dans son compte-rendu, à savoir qu'on n'a fait que des petites routes tortueuses, en sous-bois sur lesquelles tenir une moyenne de 55 km/heure tient de l'exploit. Ajouter à cela des zones en pleine lumière et des zones plongées dans une ombre noire dans lesquelles, souvent, un virage à 90° vous attend au tournant, et vous avez à peu près le topo de ces dizaines de kilomètres. Je crois avoir été rejoint par Xavier que j'ai pris plaisir à laisser passer pour qu'il m'ouvre le chemin et que j'ai ensuite essayé de suivre en scrutant son feu rouge qui me servait de guide.
J'ai remarqué qu'il ne freinait pratiquement jamais, sans doute aidé par le frein moteur du flat-twin de la magnifique RS 1200 et parce qu'il adapte parfaitement sa vitesse "aux éléments". A ce niveau, la Tiger freine moins lorsqu'on coupe les gaz et son pilote n'a pas toujours la même présence d'esprit d'autant qu'en conditions changeantes soleil/ombre, il a du mal, et la visière chromatique n'aide que moyennement !!
Et donc, on a roulé ainsi jusqu'à arriver à Saint-Roman comme déjà indiqué. Je m'apprêtais à continuer la route mais Xavier est parti sur la droite, sur une petite route qui montait sèchement vers une tour carrée ...

A suivre ...

Aaaah, cette tour carrée : toute une histoire !!
Pendant que je photographiais les alentours, Xavier a emprunté l'escalier qui menait au rez-de-chaussée de la tour. Lorsque je l'ai rejoint, il était en grande conversation avec Adrienne qui était perdue dans ses comptes de fin de saison et qui lui confirma que l'établissement était en principe fermé mais ... pas vraiment en définitive puisqu'elle nous servit à boire, comme elle servit à boire ensuite à Josiane et Henry, puis à Anne et Yvan ! C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés assis, à six autour de ce qu'on aurait pu prendre pour sa table ovale de salle-à-manger, ce qui n'est pas du tout incongru sachant qu'elle "fait" chambres d'hôtes. Et de fait, nous étions ses hôtes du jour. Elle nous raconta l'histoire de la Tour qui remonte, si je ne m'abuse, au XIème siècle. Elle nous précisa qu'en saison elle était aidée par son époux qui, le reste du temps, s'occupait de restaurer les maisons en vieilles pierres de la région.
Deux détails me sont revenus à l'esprit :
1/ Anne s'est gavée de figues fraîches qui remplissaient un panier déposé sur la table, au grand dam d'Yvan qui craignait pour son transit intestinal;
2/ derrière un rideau il y avait une vieille tapisserie décolorée qui évoquait une scène de la vie de Pâris, personnage de la mythologie grecque et moi de lui dire qu'il n'était pas impossible qu'elle reçoive la visite de deux de ses descendants, Michel et Philippe PARYS, qui, soit dit en passant, ne tarderont pas à entrer un jour ou l'autre dans la "Motologie" belgo-franco-luxembourgeoise !!
Et donc, voilà encore un de ses moments à marquer d'une pierre blanche dans le grand livre des souvenirs marquants de voyage ...
Pour plus d'infos concernant cet endroit, voici l' URL : c'est ouvert tous les jours de juillet/août et les week-ends de mi-juin, septembre/octobre et sur demande !
Nous sommes repartis en laissant Josiane et Henry derrière nous. Quelque 15 bornes plus tard à peine, nous abordions les rives de Ganges, la porte sud des Cévennes, où le road-book proposait de se restaurer.
Arrivé à l'entrée de la ville, certains ont emprunté la rive gauche ^^ plutôt que de suivre l'itinéraire qui partait sur la droite, traversant une artère commerçante où les restaurants ne manquaient pas. On a hésité entre un vietnamien et un italien et c'est à ce dernier que nous nous sommes installés. "Le virage" ça s'appelait. On a fait notre choix entre calzones et pizzas et j'ai jeté mon dévolu sur une "rustique", (tomate, oignon, champignon, lardons, emmental) arrosée par un soda brun sucré ...
Là aussi, petits détails croustillants (?) : la tente solaire au dessus de nos têtes n'était pas de première fraîcheur, même si j'ai déjà vu pis qu'ça, et la serveuse avait plutôt l'air d'un serveur ou le serveur d'une serveuse avec un physique et une voix androgynes, l'essentiel étant bien entendu que la nourriture fût tout-à-fait correcte !
DSCN1025.JPGOn a ensuite quitté le road-book en direction de Saint-Bauzille-de-Putois (it smells like a flower, doesn't it ?) pour visiter la GROTTE DES DEMOISELLES, initialement appelée "Grotte aux fées". On a dû poireauter 1/2 heure avant que la visite guidée ne commence par un bout de chemin en funiculaire et un briefing donné par un vieux passionné ...
Après quoi on s'est promené dans un dédale de galeries plus ou moins grandes qui suscitaient souvent l'émerveillement tant Dame Nature s'est ingéniée à créer une féérie de stalagMites et de stalacTites au travers desquelles chacun y voit ce que son imagination lui inspire. Il y avait toutefois des convergences de vues évidentes notamment en ce qui concernait la "Vierge et l'enfant" saisissante de ressemblance. Il y avait non loin d'elle "Le Penseur" de Rodin, flanqué de son pot de chambre qui se demandait certainement "To piss or not to piss ?" La guide nous a appris que les "plafonds" de la grotte se couvraient régulièrement d'algues, la faute à nos respirations (Co2) et aux lumières installées par la main de l'homme ça et là pour qu'on puisse profiter du spectacle, et que des équipes de nettoyage s'affairaient tous les dix ans pour leur redonner leur aspect d'origine.
François, qui a visité les grottes de Dargival, s'est laissé dire que les algues provenaient plutôt des courants d'air qui y circulent. Sans doute faut-il prendre le tout en considération ...
Un petit détail croustillant pour Paul ? Dans le funiculaire, on avait remarqué un couple, lui barbu et irascible, elle, blonde avec une courte jupe en cuir noir. A l'entame de la vite qui comportait, dois-je le souligner, d'innombrables escaliers en pierre, Xavier a essayé de "la jouer fine" comme il a dit, en laissant courtoisement passer la donzelle à la jupette mais, manque de bol, l'irascible ayatollah la retint par le bras de sorte qu'ils fermèrent ensemble le cortège. Bien essayé, Xavier !! Cela dit, avec le recul, on se rend compte qu'on est bien peu de chose, nous les hommes, "face" à Dame Nature et aux jupettes ;-)
Il faisait une température constante de 14°Celsius dans la grotte. A noter ici que je ne m'aventurerai pas à convertir cela en degrés Fahrenheit et je vous renverrai à l'explication suivante :
Fahrenheit est une échelle de température thermodynamique, où le point de congélation de l'eau est à 32 degrés Fahrenheit (°F) et le point d'ébullition à 212 °F (sous une pression atmosphérique normale). Cela sépare les points d'ébullition et de congélation de l'eau d’exactement 180 degrés. Par conséquent, un degré sur l'échelle Fahrenheit représente 1/180 de l'intervalle entre le point de congélation et le point d'ébullition de l'eau. Le zéro absolu est défini comme égal à-459,67 °F.
Une différence de température d’1 °F équivaut à une différence de température de 0,556 °C.

Si vous avez un doute, demandez à Mathieu ou bien à Yvan qui a tout compris des explications du premier.
Quoi qu'il en soit, au sortir de la grotte, le différentiel de température nous a tous conduits au shop où nous avons acheté à boire.
DSCN1041.JPGYvan nous a ensuite ramenés sur le road-book, qu'on n'a donc pas raccourci contrairement à ce qui était préconisé par le GéO, et on a continué jusqu'à atteindre le cirque de Navacelles , via Gorniès, Madières et Saint-Maurice-Navacelles : une extraordinaire curiosité géologique en forme d'immense entonnoir au fond duquel le village est accessible par une petite route escarpée en spirales ou en colimaçon, c'est vous qui voyez !
Plus tard, on a regagné la route des crêtes, très très roulante, un peu façon "Île de Man" dans la partie montagne, voyez-vous, et on a dû se faire violence pour stopper nos élans aux way-points 47 et 48 afin de profiter des superbes paysages panoramiques qui s'offraient à nos yeux ébahis, écarquillés et exorbités !!
La redescente vers Florac s'est faite à une vitesse vertigineuse que je vous raconte même pas combien elle a été vertigineuse. Au bivouac, quand j'ai raconté à Paul, il m'a presque engueulé en évoquant un retrait de permis immédiat et une fin de voyage en camionnette :-)
Argh, à choisir, autant mourir dans la descente vertigineuse, pffffffffff ! Je rigooooooooooooooooole !
Cette fois-là, je pense que je suis d'abord passé au bar et que j'ai descendu une LUPULINE avant de gagner mes appartements. Je me souviens même avoir croisé Anne dans l'allée de l'hôtel qui, en même temps qu'elle dégageait ses blonds cheveux de son casque Shoei NXR Seduction m'a dit, avec un large sourire : "Vous êtes fous !!"
Apéritif en haut du double escalier, sous la terrasse couverte puis direction la salle du restaurant. Comme d'habitude 3 services, avec une excellente nourriture servie par du personnel affable, oui, comme La Fontaine, et vin à volonté.
A noter qu'on a reçu les menus un ou deux jours avant le départ mais je n'ai pas cru bon de les imprimer.
A un moment les lumières se sont éteintes et Paul est arrivé avec un gâteau. J'ai cru qu'il s'était trompé de date mais, NON, c'était l'anniversaire de Daniel ce soir-là, un sympathique gaillard de 65 ans, ancien policier, et qui roule en GS noire avec des jantes à rayons or, souvent en compagnie de Mumu, Dédé, Fifi, Riri et Loulou ;-)), Michel S. ainsi que Jean-Marc et Carina (merci François !!).
Pardonnez-moi mais je ne connais pas encore tous les prénoms, mea maxima culpa !!
Entre charentaises, voilà un gars "encore plus petit que moi", oui oui, c'est possible et qui n'a apparemment aucune difficulté à maîtriser son teuton destrier en version "Adventure" s'il-vous-plaît bien !
Je pense qu'on a encore tenté une sortie ce soir-là mais qu'on n'a rien trouvé d'ouvert ...

23:55 Écrit par Alberto | Commentaires (5) | Tags : cévennes 2017

13/09/2017

Cévennes, 4 septembre 2017, jour 3

cévennes 2017On commencerait pas par les photos du jour, hein ?
Voilà qui est fait !
Le poids des mots suivra !!
PS : vous remarquerez que j'ai pris l'option de faire une note PAR JOUR plutôt que de faire comme d'habitude où je saucissonne (encore un pique-nique ?) chaque journée de voyage en 2, 3 voire 4 notes. Cela implique toutefois qu'il faille parfois relire la même note qui est complétée petit à petit en fonction du temps que je consacre au récit.
Capito amici ?? Va bene allora !! Andiamo avanti !!!
Petit préambule avant de nous lancer sur les (petites) routes pour préciser qu'en matière de petit-déjeuner je ne me suis jamais départi du "menu" suivant : pain baguette, jambon cru et/ou cuit, beurre, café et fruit(s) frais et "Pi c'est tout" ! Pas de mignagnagnardises et autres "graisseries sucrotées" (des trucs de PD comme dirait ma tante Maurice^^), pleines d'exhausteurs de goût et de conservateurs E ceci et E cela ... Seul hic : les quantités !! Un matin Jacky a fait les yeux ronds quand il m'a vu arriver avec une assiette qui débordait de partout. Pas d'inquiétude : j'ai de la place dans le top-bide !!
Et donc, on est entré dans le vif du sujet assez rapidement ce matin-là avec des petites routes qui serpentaient au travers du Parc Naturel et Régional du Livradois-Forez. Premier panorama au WP 15, à Vinfaud avec, d'un côté, une vue imprenable sur la ville de Peslières et, de l'autre, sur un petit troupeau de jolies vaches brunes et blanches qui nous faisaient de l'oeil ...
Un peu plus loin, c'est à Lavaudieu que nous avons marqué l'arrêt. Le village vaut essentiellement pour son abbaye de Saint-André mais je n'ai pas pu la visiter à moins d'attendre la visite guidée suivante. J'ai bien essayé de me glisser dans le petit musée (la preuve avec les photos publiées) mais j'ai vite été repéré par la préposée qui m'a prié, sans ménagement, de quitter les lieux ! Il ne restait plus alors qu'à déambuler dans ses vieilles rues et s'imprégner de l'odeur des vieilles pierres ... ce que je fis pendant près d'une heure en discutant ensuite avec les uns et les autres avant de reprendre la route en passant sur le petit pont qui enjambait La Senouire ...
On a continué, toujours sur le même type de petites routes, étroites mais au bon revêtement et donc roulantes, pendant encore +/- 75 kilomètres en passant par Vieille Brioude, Saint-Just-près-Brioude, Blassac, Aubazat, Ferrussac, Besseyrolle et Saint-Privat-du-Fau jusqu'à atteindre Le Malzieu-Ville où les divers GPS se sont un peu affolés pour traverser le village. Tant mieux sans doute car sans cela peut-être que nous aurions été trop nombreux à nous arrêter au restaurant Le Margeride, au WP 39.
Au lieu de cela, je me suis retrouvé en fort bonne compagnie puisque j'ai mangé avec Paul, à tout seigneur tout honneur n'est-ce pas ^^, et puis on est un fayot ou pas, n'est-ce-pas, Daniel, Michel, Olivier, Philippe & Virginie ainsi que Xavier, alors que Anne et Yvan n'étaient pas loin, à une autre table. On nous voit sur TripAdvisor, vous avez remarqué, Philippe P. y ayant même laissé un avis ! Perso, comme d'autres aussi d'ailleurs, je me suis limité à une salade, une bière et un café. Je ne porterai dès lors aucun jugement pointu, une salade ne pouvant décemment pas décevoir ... sauf à cacher une limace, voyez ?
Deux choses à ajouter concernant le moment passé là :
1/ une des serveuses était à tomber : savant mélange entre Amy Winehouse pour la silhouette et le maquillage et Brigitte Bardot pour la blondeur et, n'ayons pas peur des mots qui n'existent pas, la "pulposité". A chaque apparition, tout le monde se taisait sauf Anne et Virginie bien entendu;
2/ à la table d'à côté, si j'ai bonne mémoire, il y avait deux motards français, originaires du sud de l'Hexagone, avè l'assent du midi peuchère, qui circulaient dans la région et avec lesquels Philippe, Virginie et Michel se sont beaucoup entretenus. Il a été question de belgicismes avec les "Oui mais non !" et les "Non, peut-être" entre autres joyaux nationaux mais également de leur périple dans la région. Ils ont brandi des catalogues dans lesquels on trouvait des tas de road-books très bien faits avec force explications et couleurs, de quoi rendre jaloux notre guide spirituel ...
Il m'est venu à l'esprit qu'en 2008, alors que je n'avais pas pu faire le voyage en Auvergne suite au décès de mon père, les copains m'avaient ramené un très beau bouquin sur la région et qui comportait justement une série de road-books. Tiens, je viens de passer sur le site de François pour vérifier ce point particulier et j'ai constaté qu'il a déjà terminé son compte-rendu, grmmbblll grmmbbll ...
Oueille, en même temps, il a écourté le voyage, donc c'était d'autant plus facile pour lui de boucler le récit. Oui, il l'a écourté, on en reparlera si vous voulez bien.
Bon, je continue dans les détails superfétatoires voire oiseux, que cela plaise ou non, quitte à broder voire inventer des petits trucs croustillants comme dit Paul qui semble apprécier tout ce qui croque sous la dent ;-)
On a quitté le resto et on est passé par Serverette que les copains connaissent bien pour y avoir séjourné avec Eric D. qui y possède un pied-à-terre, puis Marjerols, Palhers, Chanac et plongée vers Sainte-Enimie où je suis arrivé, seul, une fois encore. Je dois manifestement rouler sur un autre rythme que la plupart des participants : trop vite pour certains et trop lentement pour ... Yvan, ah ah ah !!

Temps mort et petite charentaise ici pour justifier ce que d'aucun pourrait prendre pour de la prétention ou que sais-je encore. Lorsque je roule à moto, je suis généralement "à fond dedans" : j'aime piloter, prendre les moins mauvaises trajectoires, tenir un certain rythme qui implique autant de concentration. Lorsque je "dois" suivre quelqu'un de plus ... pausé pour ne pas dire de plus lent, toute cette concentration s'envole et je commence à devenir dangereux pour moi et pour celui qui est devant. Et comme le soulignait François dans un compte-rendu récent, j'ai tendance à rouler de plus en plus vite. Je constate par contre que mes "habituels copains" auraient plutôt tendance à se laisser aller de ce côté là : les suivre m'ôte au moins 50 % de mon plaisir de conduite et l'ennui s'installe ... rapidement.
Voilà donc pourquoi, finalement, je les "évite" sur la route.
A l'inverse, lorsque je tombe sur moins ... lent que moi, je n'essaye pas à tout prix de m'accrocher et je rends rapidement la main.
Enfin, comme c'est arrivé l'une ou l'autre fois, je n'apprécie pas qu'on me colle. Si on veut rouler plus vite on dépasse et si on veut juste suivre le rythme on respecte une distance de sécurité suffisante. C'est pourtant simple me semble-t-il ?
Et donc, cette fois, j'ai pris plaisir à rouler avec aussi énervé que moi. Cela n'empêche pas que je ralentis régulièrement pour souffler un peu et flâner au gré des paysages qui s'offrent au regard.
Voilà une petite mise au point que j'estimais utile cette fois !


Je n'ai peut-être pas été assez attentif mais je n'ai vu personne aux terrasses des cafés de Sainte-Enimie avec lequel partagé le dernier avant l'arrivée au Grand Hôtel du Parc à Florac et j'ai donc continué pour les vingt-six-mille sept-cent-soixante-six mètres qui m'en séparait, en passant par Montbrun et Quézac.
cévennes 2017Et donc, une fois encore, je suis arrivé bien tôt à l'hôtel. De là à dire que les étapes sont trop courtes, il n'y a qu'un pas à franchir mais je ne le ferai pas, histoire de ne pas soulever une polémique qui ne mènera nulle part : chacun campera sur ses positions et chacun aura raison ;-)

A suivre ...

En fait, il ne restait pas grand chose à ajouter à cette note ...
Oui mais non ...
"Pas grand chose" pour un grand bavard comme moi, on ne sait pas trop ce que ça veut dire !!
Très belle impression en arrivant dans l'allée de l'hôtel : à gauche, un grand appentis pour mettre les motos à l'abri, à droite les jardins (un vieil homme était occupé à arroser les rosiers) ainsi que la belle piscine flanquée d'une bâtisse de caractère aux volets bleu ciel et en face un double escalier majestueux qui menait à la réception. On dit que c'est souvent la première impression qui compte et celle-là était bonne. J'ai gravi les quelques marches et je me suis retrouvé en compagnie d'une (très) vieille dame qui essayait de s'occuper du comptoir pendant qu'en face se trouvait un gars, plus tout jeune non plus, entre cinquante et quatre-vingts ans, son fils probablement (?) qui, lui, s'occupait de la caisse et de la gestion des chambres.
Je ne me souviens plus si Gull était déjà là. Faut dire qu'on n'a pratiquement jamais roulé ensemble d'autant qu'il a mis tous les road-books à sa sauce soit pour éviter les routes trop difficiles, soit pour aller vers un spot touristique qui se trouvait non loin des routes empruntées, soit encore pour raccourcir certaines étapes ... Il avait parfois 4 ou 5 road-books différents pour une même journée et il choisissait en fonction de ... je ne sais quoi ;-)
Lorsque j'ai vu la chambre j'avoue que j'ai été plutôt déçu : petite, avec un plancher en bois qui couinait comme une vieille BMW, avec aussi très peu de possibilités de rangement, une salle de bain avec baignoire mais sans cloison ou rideau pour éviter les éclaboussures, il n'y avait pas de quoi se pâmer, voyez ? On avait connu mieux au Terminus de Chaumont et au Pariou à Issoire et j'étais d'autant plus dépité qu'on allait y passer 4 nuits. On a même mollement essayé d'en changer mais les disponibilités étaient rares.
J'ai passé un long moment à discuter au bord de la piscine avec Virginie et Philippe notamment, on a parlé boulot, pension anticipée, vacances et c'est un peu grâce à eux que je me suis fait une raison, que j'ai positivé et me suis convaincu qu'au fond, (nan, pas de la piscine !), on était plutôt très bien installés en définitive : comme quoi, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
Une bonne nuit de sommeil a fini de nous convaincre que la literie était bonne et que c'était là l'essentiel !!
Sachez tout de même qu'on a très bien mangé, que le vin était compris dans la demi-pension et que le service était efficace et très convivial.
La journée s'est terminée par une petite marche digestive dans Florac ...

PS : à noter que François était venu me proposer d'échanger les chambres ou les cokoteurs (je sais plus) dans la mesure où Georges et lui avait hérité d'un espace avec deux grands lits ...

23:39 Écrit par Alberto | Commentaires (4) | Tags : cévennes 2017

Cévennes, 3 septembre 2017, jour 2

cévennes 2017On embraye direct, shifter ou pas, boîte auto ou pas !!
Et on affiche derechef les images de cette étape longue de 411 bornes qui nous voyait quitter CHAUMONT pour rejoindre ISSOIRE (FR-63500) sans histoire !!
Des routes roulantes et souvent rectilignes d'abord empruntées à un train de sénateur au point que je commençais à somnoler derrière ma bulle trop courte mais l'ami Gull me réveilla en sursaut car il "ouvrit" bien plus que de raison : c'est clair, la K1200 aime les grands espaces et, bien menée, elle est inaccessible ! A un moment il a d'abord mis son clignoteur à droite, puis à gauche. J'ai cru qu'il me signifiait juste que j'avais oublié de couper le mien mais, en fait, il voulait aller visiter l'Abbaye de Fontenay mais ... trop tard, on est passé trop vite ;-)
Nous aurions pu faire demi-tour me direz-vous mais c'est oublier l'une de nos devises !!
Tiens, vous vous souvenez d'un slogan qui disait "La vitesse, c'est dépassé !"
Suffit d'un "ER" au lieu du "é" et ça change complètement le sens et, perso, c'est ce dernier que je préfère !!
A ce train-là, on était à SAULIEU avant d'avoir eu le temps de dire oufti ...
On a vu Jacky et Danuta à la terrasse du "Café du Nord" et on a rangé les brêles à côté de la grosse RT.
Nous ont rejoints ensuite les frères Parys et d'autres encore, certains ayant poussé la curiosité jusqu'à aller voir les tarifs pratiqués par l'hôtel restaurant Bernard Loiseau situé en face, des tarifs prohibitifs pour certains ou justifiés pour d'autres, ce qui n'est pas dichotomique mais fonction de l'avertissement-extrait de rôle de chacun ou des valeurs ... morales ! Par ailleurs, intrinsèquement, les avis des critiques ne sont pas forcément dithyrambiques et de rappeler ici que l'homme Loiseau s'est donné la mort pour une histoire d'étoile dans un célèbre guide gastronomique ... qui d'habitude nous aide à trouver le bon chemin !!
Après ça, pendant que les autres poursuivaient sur le road-book normal, nous étions 3 à suivre l'ami Gull qui nous emmena à LA BOULAYE (FR-73120) où se trouve le Temple des Mille Bouddhas . Comment cet énorme "complexe" se trouve-t-il là ? Je vous invite à lire le contenu du lien pour tout savoir ou presque. J'ai moi-même posé beaucoup de questions à Gull, qui l'avait déjà visité auparavant et on a également dévié sur le bouddhisme en se rendant compte qu'on ne savait pas grand chose. Même la réincarnation qu'on évoque parfois, n'a pas le sens que le commun des mortels lui donne. Là aussi, je vous invite à vous pencher sérieusement sur cette religion qui est d'ailleurs tout autant une philosophie. On n'en sort pas plus bête, croyez-moi !
cévennes 2017Après cette visite aussi instructive qu'étonnante, nous avons repris la route et sommes arrivés dans le petit village de Toulon-sur-Arroux. Il y avait déjà là quelques motards du groupe qui s'étaient installés à la terrasse. Hélas il n'y avait plus de place mais nous avons eu la bonne surprise d'apprendre qu'il y avait une autre terrasse à l'arrière du restaurant "Le Méridien". C'est là que nous nous sommes installés, à l'abri des parasols.
On a passé commande et on attendu et on a attendu et on a attendu ... Un premier panier de bouts de pain, nos boissons puis on a attendu et encore attendu. On serait presque partis siffler sur la colline, zaï zaï zaï zaï, pour aller cueillir un petit bouquet d'églantines, pendant que le cuistot s'affairait (probablement) en cuisine, zine, zine, zine, zine puis, enfin, le miracle est arrivé : mon filet mignon de porc était à tomber, baignant dans une sauce comparable au meilleur nectar et le second et plus grand panier de pain qu'on nous avait apporté pour patienter ne fut pas de trop pour bien racler le fond du fond de l'assiette. Après vérification sur TripAdvisor, les divers avis confirment que voilà bien une adresse à recommander chaudement si vous êtes de passage dans le coin ! Seul regret et encore, on a raté un convoi de vieilles voitures qui ont défilé sur la place du village, mais du coup on a épargné nos poumons des rejets massifs de Co2 !
L'arrêt suivant fut marqué au bas du Château de La Palice où je suis arrivé seul alors qu'on était parti ensemble du Méridien me semble-t-il !?!
J'ai planté la béquille latérale de la Tiger bien loin, une fois encore pour tenter de trouver le meilleur angle pour tirer le portrait au château qui, d'en bas, n'est pas particulièrement visible. Il y avait, paraît-il, un point de vue plus haut sur la route mais je suis passé outre manifestement ! J'ai été rejoint plus tard par François et Pierre notamment ... et nous avons bu le coup en terrasse. Sur conseil de la blonde et avantagée tenancière, Pierre (Gull) a goûté à "La Trouille" une bière locale brassée à une cinquantaine de kilomètres de là, à Pouilly-sous-Charlieu exactement, "Trouille" dont il n'a pas dit grand chose par peur de décevoir la patronne des lieux.
Il restait plus ou moins 110 kilomètres pour rejoindre Issoire et le Géo avait prévu un bout d'autoroute, histoire de se voir avancer ! Bizarre ce choix car, après avoir pris le ticket et à peine monté dessus, 10 bornes plus tard tout au plus, on s'est retrouvé devant une très large station de péage où la plupart des aubettes étaient interdites aux motos. Avec d'autres on s'est "discrètement" intercalé dans les très longues files de voitures et tout ça pourquoi ? Pour payer 0,80 € ! Pour le moins incompréhensible, n'est-il pas !?! L'objectif était sans doute d'éviter de traverser le centre de Clermont-Ferrand, auquel cas je dis bravo ! N'empêche, les péages sont une source d'accidents et d'embouteillages en même temps qu'une source ... de revenus !! Une fois sortis de l'autoroute, il nous restait 2 kilomètres à parcourir pour atteindre l'hôtel Le Pariou où nous avions déjà séjourné, il y a deux ans, lors du Cap Moto Trophy en Auvergne.
J'ai poireauté un "certain temps" avant d'avoir droit à une boisson rafraîchissante de bienvenue ;-), le réceptionniste faisant également fonction de barman. Or, il y avait là un client, planté au comptoir de la réception pour un problème de réservation de chambre et qui ne lâchait pas le morceau. Le moment venu j'ai pris une "Fée de l'Effet", une cervoise artisanale aux céréales d'Auvergne (du miel du Cantal, non ?). Après, ce fut passage à la douche, puis l'apéro en terrasse. J'ai encore réussi à me faire remarquer en m'asseyant sur le bord d'une table qui a cédé sous mon poids pourtant plume : des photos de ce grand moment de solitude tournent certainement ... sous la table ! Je ne me suis pas trop inquiété de savoir si je devais indemniser l'hôtel pour les dégâts occasionnés mais, s'il le faut, je suis prêt à mettre la main au portefeuille. Paul ? Tu n'as qu'à faire savoir !
Après le repas du soir (terrine maison, carré de porc, pdt grenaille, etc., rondelles d'ananas caramélisées, chips de pain d'épice, bouloum bouloum !!) nous nous sommes répandus en ville et sommes allés se jeter quelques bières.
On n'a pas dû nous mettre dehors mais presque, les serveurs commençant à empiler les chaises en bout de terrasse.
Voilà bien de saines fin de journées : après le plaisir de la selle et le plaisir de la bouffe, vient celui de boire de bonnes choses, juste avant de regagner la chambre et de dormir du sommeil du juste !
Bien longues toutefois ces journées et le lendemain matin, le réveil sonne inexorablement et cruellement dès 7h30 !
Des vacances, ça ? Tu parles !!
Allez, courage, on touche au but : demain on en fait une courte (269 kms) et on atteint Florac où nous nous poserons pour 3 jours et 4 nuits. Ok, ok !

PS : petite précision apportée par l'organisateur relativement à l'épisode "autoroutier". Il a dû prolonger le road-book d'une quarantaine de kilomètres suite à un changement d'hôtel de dernière minute et n'a matériellement pas pu reconnaitre le tronçon supplémentaire. Voilà qui devait être souligné !

15:42 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : cévennes 2017

12/09/2017

Cévennes, 2 septembre 2017, jour 1

Et ouais, je m'y mets, "enfin" diront certains.
Sachez pourtant que je ne suis pas resté les bras ballants depuis dimanche 10 septembre 17 heures, date et heure auxquelles je suis revenu de ce périple d'un peu plus de 3.107 kilomètres.
Déjà, à peine arrivé, j'ai directement vidé le top-case et le sac de réservoir et j'ai remplacé le Maxia de 55 litres par le plus petit "balluchon" de 330 décilitres. A noter que, dans l'aventure, j'ai perdu 22.000 millilitres de capacité d'emport mais, s'agissant du dernier grand voyage de l'année, je n'en n'aurai (normalement) plus besoin !
En outre, j'ai passé les soirées de dimanche et de lundi à transférer les quelques 400 photos du petit Nikon sur le vieux PC Packard Bell, à les saucissonner (pour un futur pique-nique ?) en 9 jours équivalent au nombre de jours qu'a duré le périple et, last but not at all least, à les visionner en les améliorant de façon +/- automatique et en les recadrant : un taf de bénédictin, croyez-le bien ou non ! Dernière étape : transfert dans "Google+ Albums photos" pour les partager !!
Il faudra par ailleurs et autant que possible, que je trouve le temps de les légender, pour resituer chacune d'elle.
A ce stade, j'en connais déjà quelques uns qui auraient lâché l'affaire, certains se contentant par exemple de balancer le tout, en vrac, sur Picasa ou Google+ ou encore dans DropBOXON, dans l'état bien connu de l'acheteur ...
Et puisqu'on en parle, voici les photos du premier jour de ce voyage, première étape qui nous voyait quitter WANLIN en direction de CHAUMONT.
Le rendez-vous était donc fixé à la station d'essence de Wanlin entre 9h00 et 9h30, le long de la E411 en direction du Luxembourg.
J'y étais à 9h15 après environ 75 bornes d'autoroute ...
J'y ai retrouvé quelques membres du groupe, mais pas tous, certains ayant prévu d'autres points de chute, en ligne plus directe par rapport à leur domicile ...
J'ai payé le café et la mignardise à Xavier et j'ai pris la route derrière François qui étrennait cette fois la HONDA CB600F plutôt que la MOTO GUZZI V7 II, la japonaise étant plus adaptée aux longs voyages.
On a marqué le premier arrêt à Montfaucon-d'Argonne, au pied du Monument Américain érigé là pour commémorer la victoire américaine au cours de l'offensive Meuse-Argonne, durant la Première Guerre mondiale.
Impressionnant le monument, indeed ! Certains, dont la courageuse Muriel entre autres, on prit l'escalier en (large) colimaçon, qu'on pourrait décrire avec des mots en utilisant le qualificatif "hélicoïdal" plutôt que de brandir un index tournoyant vers le ciel (n'est-ce pas François et Xavier ?), escalier fort de 228 marches pardi ! Perso, je me suis contenté de tournicoter, jusqu'à franchir la barrière du cimetière qui bordait les lieux pour trouver l'angle insolite, l'angle mort en quelque sorte, s'agissant d'un cimetière, ah ah !!
On a convenu avec Paul (qui n'était jamais très loin derrière - ou devant d'ailleurs ! - avec sa camionnette) de s'arrêter pour manger à Varennes-en-Argonne et c'est ce que nous fîmes.
Nous avons planté les béquilles face à "L'hôtel-restaurant du Grand Monarque" et j'ai partagé la tablée avec Philippe et Virginie, Michel, Olivier, François, Paul et Xavier. La plupart a choisi une salade, composée par le chef avec ce qui lui restait en cuisine. Perso j'ai pris une bavette, frites, salade, une Orval et un totalement dispensable café gourmand, non qu'il n'était pas bon, mais il était ... totalement dispensable. Un effort certain est à faire côté gourmandise, c'est sûr et ... trop sucré à la fois ;-)
Certains ont préféré la formule pique-nique. C'est ainsi qu'au travers de la fenêtre du premier étage où nous mangions, j'ai vu Gull entrer dans un petit magasin sur la place et en sortir avec une baguette-sauciflard sous le bras et une bouteille de rouge dans la main et, comme il commençait à pleuvoir, je l'ai vu ensuite s'engouffrer dans l'église en face. J'ai su plus tard, qu'il avait laissé le fond de la bouteille de pinard sur l'autel de l'édifice religieux. Le sang du Christ, Amen !!

A suivre ...

On continue !!

cévennes 2017Au sortir du restaurant, la pluie s'était arrêtée de tomber et les rayons de soleil dardaient à nouveau malgré une couverture nuageuse encore bien épaisse. Tellement épaisse d'ailleurs, qu'il ne fallut pas attendre bien longtemps avant qu'une nouvelle ondée ne s'épanche sur nous. On s'est arrêté "plic ploc" sous la pluie "plic plac" et, du coup, on s'est perdu de vue dans la mesure où Pierre s'est arrêté avant moi et est reparti pareillement, alors que François et Xavier notamment s'étaient déjà "étanchéifiés" au moment de quitter Varennes. J'ai donc fait le reste de la route seul, sans plus voir personne. Comme je n'avais pas fait l'appoint à Wanlin, j'ai fait le plein à Velaines (FR-55000) qui se situe pile poil entre Tronville et Ligny-en Barrois, dans une station AVIA qui n'est manifestement pas la moins chère mais au diable l'avarice et la varicelle, qui est aussi une maladie entre charentaises !
Il restait quelque 90 bornes pour atteindre CHAMONT (FR-52000) et j'y suis arrivé autour de 17 heures. Malgré les explications du descriptif du voyage rédigé, de main de maître, par l'ami et GéO Paul, j'ai fait un tour gratuit du pâté d'immeubles avant d'emprunter le sens interdit ... mais autorisé aux riverains (?) pour trouver l'entrée du parking situé à l'arrière de l'hôtel en sous-sol. Il n'y avait encore que peu de monde, à peine 4 ou 5 motos me semble-t-il.
Arrivé pratiquement en même temps que moi, Xavier décida de chercher un "bike wash" pour que sa splendide ^^ 1200 RS retrouve ses belles couleurs ! J'avoue que j'ai préféré gagner la chambre pour passer sous la douche et retrouver mes belles couleurs !
cévennes 2017On a bu le coup en terrasse, juste à côté de l'hôtel puis, avec François et Xavier, on est parti pour faire une petite visite de la ville. Intéressante visite avec quelques remparts, quelques belles demeures ainsi que des maisons comportant une excroissance dans la façade, abritant des escaliers en colimaçon, histoire de ne pas perdre trop de surface intérieure. Serait-ce typique de la ville car nous en avons dénombré au moins une demi-douzaine ?
Au retour, j'ai croisé Gull et j'ai appris qu'on aurait chacun une chambre. En effet, la nôtre possédait certes deux lits mais ils étaient matériellement inséparables, à moins d'utiliser force outils. Après discussion avec la préposée, il a obtenu que je reste dans la 64 pendant qu'il occuperait la 73. On s'est donc retrouvé en "single" pour le même prix. Il faudrait définitivement que les hôteliers fassent bien la différence entre une chambre "twin" et une chambre double !!
La salle du restaurant était très chic et les serveuses avenantes : une blonde souriante autant que dynamique et une brune "indémontable" malgré les facéties de l'ami Gull. J'ai le souvenir d'un problème avec la bouteille de Pinot Noir qui était de 2013 et 2014 (?) et qui, au moment de la payer, oscillait entre 19,50 et 25 € ...
En fin de repas, Paul a fait l'appel (et pas Pelle a fait la pole, ce qui n'est pas pareil avouez !) afin que tout le monde voit "qui est qui", "who's who" comme on dit par-delà le Channel, tout en nous présentant quelques nouveaux venus.
Avec François toujours et Gull cette fois, on a de nouveau fait un petit tour en ville mais il n'y avait rien d'ouvert pour se jeter le dernier..
On a dès lors regagné nos chambres pour profiter d'un repos bien mérité d'autant qu'une longue étape de 411 kilomètres nous attendait le lendemain ...

22:32 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : cévennes 2017

01/09/2017

Ouane, tout, tri, fort, faïve, sixe, Cévennes !

On avance, on avance, on avance,
C'est une évidence on n'a pas assez d'essence
Pour faire la route dans l'autre sens, alors on avance ...

Rien à voir !
La TIGER est prête. Petit crochet chez mon concessionnaire préféré ce matin pour qu'il jette un oeil averti (qui en vaut deux) sur la machine qui va me transporter d'aise pour les neuf prochains jours : tension et graissage de chaîne, appoint niveaux, huile et lave-glace ;-), alles in orde, tout est en ordre.
Il y avait là un couple qui était à la recherche d'une moto de substitution à leur TRIUMPH Rocket de 2009. Pour des raisons de santé, madame n'est plus en mesure d'accompagner monsieur dans ses balades et du coup, il cherche quelque chose de plus petit. Si vous êtes intéressé par ce modèle (une version à valises et à pare-brise forte d'un 3 cylindres de 2.3 litres, dois-je le rappeler ?), n'hésitez pas à contacter la concession.
Bon, là, j'ai commencé à rassembler mes effets, peinard, tranquille, tout doucement, histoire de ne rien négliger, en espérant ne rien oublier : les godasses sont casées, les vêtements de pluie, le gilet fluo (pour la France), les couverts à pique-nique, l'antivol "vélo" pour le casque et la veste à fixer au guidon, la petite plaque à glisser sous la béquille latérale sur terrain meuble, les bonbons et les mouchoirs. Y aura plus qu'à empiler les chaussettes, slips, tee-shirts, shorts et pantalon dans le Maxia 55 ... sans compter les médocs pour le "tamalou"que je deviens, l'âge N'AIDANT pas !!

Voilà, la boucle est bouclée et les bagages aussi !
Une courte nuit suivra, puis une longue route :-)

18:12 Écrit par Alberto | Commentaires (3)

Valentino, noooooooooooo !!!

Extrait de MotoGP.com ...

Rossi a été admis à l’hôpital d’Urbino
Le nonuple Champion du Monde a été impliqué dans un accident à l’entraînement en Italie.
Valentino Rossi (Movistar Yamaha MotoGP) a été victime d’un accident en enduro au cours d’un entraînement non loin de sa ville natale le jeudi 31 août.
L’Italien a été transporté à l’hôpital d’Urbino pour y subir des examens.
Un nouveau bulletin médical sera publié dans les meilleurs délais.

J'ai lu par ailleurs qu'il s'agirait d'une fracture tibia/péroné à la jambe droite. Voilà qui rappelle la méchante blessure de 2010 ...

On croise les doigts !!!

00:12 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

31/08/2017

1, 2, 3, 4, 5 ...

Hier, ma fille m'a demandé d'un ton malicieux : "C'est où encore que tu pars cette fois ?"
"Dans les Cévennes", lui répondis-je.
"Ah" fit-elle : "C'est entre six et eight ?"
"Nein !!", lui rétorquai-je !!

On est de sacré polyglottes, don't you trouve ??

13:17 Écrit par Alberto | Commentaires (1)

27/08/2017

J'ai essayé pour vous ...

... mais surtout pour moi, il me faut bien l'avouer, la BMW R 1200 RS.
DSCN0836.JPG
Merci à Xavier pour la photo !

ON EN REPARLE BIEN ENTENDU !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!.

En fait, j'ai remercié Xavier pour la photo, mais je dois le remercier pour TOUT car c'est un peu lui qui m'a mis le pied au ..repose-pied, voyez ? C'est lui qui m'a dit qu'il y avait une RS à l'essai dans la concession bruxelloise. Lorsque j'ai appelé pour fixer le RDV, j'ai appris qu'il avait parlé de moi à l'équipe, ce qui a probablement "aidé" à ce qu'ils acceptent qu'un carolo débarque chez eux alors qu'ils savent très bien qu'il y a une concession près de chez moi ...
C'est lui enfin qui, une fois averti du jour et de l'heure, s'est proposé de m'accompagner lors du test et m'a transmis un road-book aussi varié que possible dans une région où les routes vertes, synonyme de routes touristiques et "à plaisir" sur les cartes Michelin, sont aussi rares que les éléphants roses, sauf à utiliser des substances hallucinogènes ;-)
Craignant de me perdre ou d'arriver en retard, je suis parti tôt et j'étais finalement devant le n°3 de l'Avenue L. Mommaerts, L. Mommaertslaan, (sur Internet c'était le 864 de la Chaussée de Louvain mais le bâtiment fait le coin, ceci expliquant peut-être cela) à 10h00 tout au plus, soit avec une demi-heure d'avance.
J'ai mis ce temps à profit pour faire le tour du très grand show-room, de discuter un instant avec Stefaan W., Sales Executive Motorrad, de lui remettre mes "papiers" (entre guillemets puisqu'il s'agit maintenant de cartes magnétiques) et de signer un "leen/huurovereenkomst" : c'est là, maintenant, en reprenant la feuille A4 que je me rends compte que j'ai signé "un truc komst" tout en néerlandais mais ... il aurait été en français que je ne l'aurais de toute manière pas lu, donc, pas de quoi se formaliser.
En gras, dans le dernier cadre il est question d'une "omnium" et de "franchise van 1.250 € ".
A la lecture et sans dico, j'ai compris que le véhicule loué était couvert en responsabilité civile, en défense en justice ainsi qu'en omnium avec la franchise précitée. En fonction du cas de figure, la franchise vous incombe ou pas, point à la ligne !
Normal ! Au moins n'y a-t-il pas eu de réservation de la somme sur ma carte de crédit comme ça avait été le cas chez Ducati, Ducati qui, soit dit entre charentaises, gagne un grand prix de plus avec le précieux Andrea DOVIZIOSO au guidon-bracelet (Guido Brasletti pour les transalpins) !!!
De quoi donner à réfléchir à nouveau avec une japonaise dont le moteur explose et une italienne qui ... triomphe : dans quel camp est la fiabilité en définitive ? Et de lorgner à nouveau vers la Multistrada 950 ;-)))
Une petite pause photos avant d'entrer (enfin) dans le vif du sujet !!
Et justement, c'est quoi le sujet.
Chez BMW, la base "flat-twin" 1200 cc + cardans, même si ce raccourci semble faire grincer les dents de certains ingénieurs férus en (@l)chimie motocycliste, se conjugue en plusieurs modes :
- Adventure avec la GS
- Tour avec la RT
- Roadster avec la R
- Sport avec la RS
Si les deux premières utilisent les tele et paralever (avant & arrière), la R et la RS arborent une fourche avant classique, mais inversée tout de même ^^ : une question d'esthétique semble-t-il, le système tout efficace qu'il soit, est difficile à caser/camoufler derrière une ligne fluide. Et pan dans la gueule des GS et RT ;-)
Et donc la RS n'est finalement rien d'autre qu'une R carénée. Et le "masque" lui va, selon mon humble avis, à ravir : un savant mélange de XR et de S qui vous change complétement l'allure. J'avoue que le critère esthétique balaie ici toute autre considération. En plus, cette version bicolore avec quelques touches de rouge sur le cadre, exacerbe le côté "sport" qu'on ne peut qu'applaudir. On en oublie presque les grosses gamelles qui débordent de chaque côté ;-)
A suivre ...
Xavier est arrivé. On a rediscuté un peu le coup avec Stefaan. On lui a tous les deux posé la même question de savoir si un tableau de bord TFT était à l'ordre du jour (d'après) pour la RS car, il faut bien avouer que, tel qu'il est là, s'il fourmille d'informations (encore plus dans sa version "PRO"), il n'est pas très lisible et de regretter qu'au lieu du tachymètre au graphisme étriqué, on n'ait pas un beau compte-tours comme sur la XR et qu'à côté de ça, le petit cadran rectangulaire affiche un tas d'infos plus ou moins illisibles si on n'a plus les yeux de ses 20 ans. Le rapport engagé par contre apparait plus clairement que sur la Tiger. Le TFT ne serait pas à l'ordre du jour et bénéficiera d'abord aux RT.
Tant qu'on est sur les points négatifs, j'ai trouvé que les rétroviseurs, plantés dans le carénage, nécessitent de longs bras pour être réglés et sont par ailleurs trop petits. Pour le reste, j'ai "trouvé ma place" rapidement : tout est là où on l'attend. Certes la position n'est pas celle qu'on a sur un trail, le guidon est cintré, on est légèrement basculé sur l'avant mais du coup, par la force des choses, on a une attitude plus proactive, voyez ? On n'est pas dans un fauteuil à regarder la télé, on joue le premier rôle du film, revoyez ?? Pour un habitué comme moi aux grands et larges guidons, c'est un peu déstabilisant mais après quelques ronds-points, je commençais à m'adapter ...
Xavier avait vu juste en me disant que les versions "démo" étaient full équipées. Celle-ci embarquait tous les packs :
- confort (échappement chromé, poignées chauffantes, RDC (contrôle pression pneus))
- dynamic (ABS Pro, feu de jour, Led clignotants blancs, style conduite Pro) et
- touring (cruise control, ESA dynamic, ordinateur de bord Pro, porte-bagages, prépa GPS, béquille centrale, support valises).
Ne pas oublier non plus le système d'alarme, le keyless ride et le shifter Pro : n'en jetez plus, SVP !!
Parlons-en du shifter Pro ! Pour rappel, il s'agit d'un système qui permet de changer de vitesse sans débrayer. Certains systèmes ne fonctionnent qu'à la montée des rapports mais ici il est possible de monter et de rétrograder.
Je ne devrais pas le dire mais c'est un truc qui m'a un peu perturbé lors du premier arrêt aux feux. J'ai failli caler parce que je pensais ne pas devoir débrayer !! C'est pas une boîte auto non plus, Alberto, voyons !! Après plusieurs essais, montée, descente de rapports, il faut bien avouer que ça secoue, surtout au rétrogradage. Renseignements pris lors d'un arrêt photo, Xavier m'a confirmé qu'il fallait dépasser les 5.000 tours pour que ça devienne efficace. Autant dire que ça ne sert finalement que lors de belles bourres ou sur circuit. Dès lors, qu'en penser sinon que ça serait plus utile en ville où l'on tricote plus souvent de la boîte ?
A vous de voir : l'option est à 445 €, autant savoir ...
En face, chez Honda on a développé la DCT, qui n'a rien à voir me diront les apprentis mécaniciens, une vraie boîte auto (à 1.200 € je crois) que certains ont essayé et adopté. Voilà également une moto à tester, tiens : l'Africa Twin DCT, ou pas !!
Dans tous les cas, la boîte est moins vive que celle de la Tiger avec laquelle les rapports passent à la volée. Avec l'anglaise, on peut sans problème monter les rapports sans débrayer (sauf peut-être entre 1 et 2), rétrograder demande par contre beaucoup plus de doigté (du pied) ! A en croire Stefaan, cela abîmerait toutefois la boite ...
Je n'ai évidemment pas pu juger de la qualité du châssis vu le trajet parcouru (+/- 40 bornes en périurbain) mais je fais confiance à BMW à ce niveau-là avec une partie cycle particulièrement bien réglée et modulable en fonction des envies et de la charge emportée ! Le confort est bon : la selle (à 82 cm du sol) est presque moelleuse et la suspension (en mode ROAD) n'est pas ferme, le passage sur quelques casse-vitesses et quelques taques métalliques n'engendre pas de sursaut des amortisseurs.
Le moteur ? Là aussi, difficile d'émettre un jugement ferme et définitif. Disons que les good vibrations du bicylindres sont là, mais bien contenues et que le son émis par l'échappement (de série) est très (trop ?) discret. Il semblerait que l'Akrapovic, conforme aux normes Euro4 monté sur la RS de Xavier ne soit pas beaucoup plus volubile, sauf à monter haut dans les tours.
Je n'ai eu qu'une fois l'occasion d'un peu ouvrir les gaz au moment où je dépassais une voiture et j'ai failli me faire surprendre par la réponse de la poignée. D'habitude, avec la Tiger, j'ouvre et je déboîte plus ou moins simultanément. Ici, la réponse est bien plus instantanée et il s'en est fallu de peu que je chope le coin de l'aile arrière gauche de la caisse devant moi. Pas de doute, les chevaux sont là même si ça reste assez progressif sans trop donner l'air d'y toucher. Attention aux Brembo radiaux, ils mordent bien et, comme sur la Multistrada, il faut un peu d'habitude pour bien doser ! A noter que l'ABS dans sa version "Pro" tient également compte de l'inclinaison de la machine : on pourrait donc à la limite piler en plein virage sans partir en sucette, encore un gage de sécurité non négligeable dans certaines circonstances ...
Que dire encore ? Qu'après à peine 40 bornes, je me sentais presque chez moi à nouveau et qu'au retour à la concession, on m'aurait tendu un bon de commande et un stylo que j'aurais signé des deux mains. Heureusement, le Sales Executive m'a laissé un peu de répit ;-)
Didier était là, qui avait lu les commentaires échangés entre Xavier et moi au sujet de cette matinée d'essai.
On a parlé Indian et de Scout en particulier (voir son compte-rendu plus avant), de Brixton, une marque également distribuée par l'ancienne concession Yamaha, dénommée Dynamic Ways Garage, sans grand intérêt me semble-t-il et s'inscrivant dans la mouvance des Mash pour ne citer que cette autre marque ...
Et donc, cette BMW R 1200 RS ? Qu'est-ce qu'on fait ??
Stefaan est allé faire le tour de la Tiger pour la prendre en photo et la proposer à divers marchands. Lorsqu'il est revenu, il m'a demandé qu'est-ce que c'était toutes ces taches et traces blanches sur le bas moteur, le bras oscillant, la jante arrière, le porte-plaque, etc ... Un peu confus, j'ai dit que c'était encore là les stigmates de mon voyage en Toscane et de la traversée des carrières de Carrare, ce que Xavier a confirmé tout en secouant l'index en signe de désapprobation : comment peut-on négliger ainsi sa ... seconde moitié quelque part.
Du coup, dans l'après-midi de samedi, j'ai pris mon courage à deux mains, l'éponge de l'autre et j'ai passé un sérieux savon à la Tiger qui a, du coup, rajeuni d'un an au moins, juste de quoi retomber amoureux, hé hé l
Tiens, petite charentaise au sujet du nettoyage des pots d'échappement. Claude N. a partagé une vidéo sur Fb où on voit un gars appliquer au pinceau de l'Harpic sur les tubes et, après quelques minutes de patience et un lustrage au chiffon, obtenir un ... brillant résultat. Cela semble incroyable. Faudra que j'essaye un jour après confirmation du bienfondé de cette méthode.
Bon, là j'attends l'offre de reprise de la Tiger pour prendre (ou pas) ma décision.
A noter toutefois que je me suis aussi inscrit pour l'essai d'une Tiger 800 XRT le samedi 16 septembre, histoire de voir si le modèle a suffisamment évolué pour que j'entrevoie l'hypothèse de rester dans la marque et le modèle ...
Je vous tiens au courant.
Dernière chose : on a reçu toutes les infos utiles pour le prochain voyage dans les Cévennes dont le départ sera donné ce 2 septembre. Il me tarde, il me tarde !!

PS : une chose que j'ai oublié de signaler c'est que, dans le show-room, il y avait une GS équipée d'une selle basse (à 76 cm si je ne m'abuse). Du coup, l'éléphant se transforme en Grosse Souris tant elle devient accessible ;-)
Hum, si j'osais ... je demanderais un essai !!

00:25 Écrit par Alberto | Commentaires (3)

Stone, le monde est SILVERSTONE !

Grille de départ du MotoGP de demain d'aujourd'hui :

1. MARQUEZ (1.59.941, nouveau record du tour) - 2. ROSSI (2.00.025) - 3. CRUTCHLOW (2.00.106)
Tous les 3 ont battu le record du tour détenu par MARQUEZ depuis 2015)
4. VINALES - 5. LORENZO - 6. DOVIZIOSO
7. PEDROSA (sorti de la Q1 !) - 8. ZARCO - 9. A. ESPARGARO
10. FOLGER (sorti de la Q1) - 11. P. ESPARGARO - 12. REDDING

13. RINS - 14. BAUTISTA - 15. IANNONE
16. BARBERA - 17. MILLER - 18 PETRUCCI
19. SMITH - 20. ABRAHAM - 21. BAZ
22. RABAT - 23. LOWES

ROSSI a failli créer la surprise de dernière minute, ne concédant que 84 millièmes à MARQUEZ.
Autant MARQUEZ continue de jouer les équilibristes sur la Honda avec un talent fou, autant la Yamaha semblait bien plus ... équilibrée. Espérons que les positions se resserrent à nouveau au classement général !

00:13 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : motogp 2017

24/08/2017

La selle musicale ...

Y a pas que les chaises qui jouent des partitions ...
On a des selles aussi !!
En Moto GP, on en sait déjà un peu plus sur la saison 2018.
Par exemple, cela fait un moment déjà que l'annonce a été faite de l'engagement par le team E.G. 00 Marc VDS de Franco MORBIDELLI qui fait un tabac pour le moment en Moto2. Et on vient juste d'apprendre que Thomas LUTHI, qui lui court après au classement, fera également partie du team belge.
Et que deviennent Jack MILLER et Tito RABAT me direz-vous !
Et bien, pour l'australien, l'affaire est conclue : il sera chez Pramac avec Danilo PETRUCCI.
Par contre l'avenir de Tito n'est pas encore connu. Entre charentaises, savez-vous qu'on a volé la Moto2 avec laquelle il avait été champion du monde en 2014 ? Ouais ! ça fait une semaine je crois : des malfrats se sont introduits dans les locaux du team à Gosselies et ont embarqué la machine !! Peut-être ceci explique-t-il cela, allez savoir : plus de moto, plus de contrat ;-)
L'appel est lancé : si vous voyez débouler une KALEX n°53 en wheeling dans votre rue, vous êtes invités à appeler Marc ! Non, hein, pas Marc MARQUEZ, Marc VAN DER STRATEN, évidemment !!
Chez Pramac, MILLER remplacera Scott REDDING qui débarquera chez Aprilia, en lieu et place de Sam LOWES qui n'a pas réussi grand chose jusque là. On remercie un peu vite d'après son compatriote Cal CRUTCHLOW qui estime qu'une saison ne suffit pas pour donner sa chance à un pilote, ce en quoi il n'a pas tort car, sauf à s'appeler Marc MARQUEZ ou Valentino ROSSI par exemole, il faut "un certain temps" comme dirait l'autre ...
ADDENDUM : j'ai appris aujourd'hui (27/08/2017) que Takaaki NAKAGAMI , pilote japonais actuellement officiant en Moto2, rejoindra Cal CRUTCHOW au sein du team LCR HONDA en Moto GP. C'était une volonté du constructeur nippon d'avoir un national dans un team satellite.

Tant qu'on est sur le sujet Moto GP, voici les horaires très particuliers pour les Moto GP des trois journées du grand prix de Silverstone ce week-end :

Vendredi

FP1 : 10h55 > 11h40
FP2 : 15h05 > 15h50

Samedi

FP3 : 10h55 > 11h40
FP4 : 14h30 > 15h00
Q 1 : 15h10 > 15h25
Q 2 : 15h35 > 15h50

Dimanche

WUP : 12h00 > 12h20

Course Moto3 : 13h40
Course Moto2 : 15h00
Course Moto GP : 16h30

C'est "la faute" au Grand Prix de F1 à Spa-Francorchamps. En fait, si vous ne faites pas comme moi l'autre dimanche et que vous ne rentrez pas trop tard de votre virée motarde, vous pourrez voir la course en "direk laïfe" !!!

22:57 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : motogp 2017

La balade des Aubépines CAP MOTO

aubépine.jpgJe rebondis une fois encore (mais où et à quelle hauteur cela s'arrêtera-t-il ?) sur la dernière balade CAP MOTO pour tenter de promouvoir, par le modeste biais qu'est ce blog, la prochaine sortie organisée par ce même CAP MOTO.
Voici le lien vers le site et les infos concernant cette "Balade des Aubépines".
Et même si, comme moi, vous êtes absent ce jour-là, pourquoi ne pas vous inscrire en versant les 8 €, voire les 10 €, afin de contribuer à cette bonne action, quitte à faire la balade plus tard, accompagné de vos amis ou ... seul si vous n'en avez pas ?
A noter à l'agenda, cette date du 10 septembre 2017
A noter également le "Discovery Day" by Touring, la veille ...

Tiens, suite au contenu du début de cette note, je signerais bien

Alberto TRAMPOLINO ;-)

19:40 Écrit par Alberto | Commentaires (3)

20/08/2017

La Perbaisienne 2017 avec Cap Moto, suite !

oui oui fait du velo.jpg
Attention les enfants : ne coloriez surtout pas le dessin ci-contre, ou alors pas au marqueur indélébile !!

Givet, vous aussi ?
Retour sur dimanche dernier pour terminer ce compte-rendu que tout le monde réclame.
On avait donc mangé à Givet pour pas cher et on est reparti de plus belle sans prendre de tarte à la mirabelle !
Rancennes, Flohimont, Charnois, Landrichamps puis la montée de Felenne où Xavier a fait parler la poudre ... d'escampette grâce aux 125 chevaux de feu de la RS 1200 bavaroise !!
Winenne, Houyet, Haversin, Nettinne, Porcheresse, Verlée, Fontenoy, Odet, Les Avins, Pailhet, Molu, un mix de routes roulantes, de campagne, défoncées par endroits, puis Grand-Bazar Grand-Marchain et Les Forges. A un T, on s'est retrouvé côte à côte avec Xavier avec devant nous un panneau qui indiquait HUY à huit kilomètres. On va boire un coup à Huy ? Oui, oui, et on a fait les huit kilomètres qui nous séparaient de l'ancien fief d'Anne-Marie LIZIN, paix à son âme charitable et socialiste, ceci n'étant pas un pléonasme !!
Il y avait du beau monde sur la place de Huy, oui ! Le dimanche, quand il fait beau, tous les ouin-ouin, les bobos, les zozos, les ginos, les rambos, sortent leurs plus belles autos et leurs plus belles motos pour pauser sur la place du marché ;-) Du coup, on a parfois droit à un musée à ciel - bleu - ouvert ou à un ciel bleu-vert c'est vous qui colorez car des goûts et des couleurs il ne faut point discuter.
Il y avait notamment là une rutilante FORD Mustang, une YAMAHA V-Max flamboyante et quelques HARLEY-DAVIDSON rutilantes, flamboyantes et pétaradantes sans lesquelles le tableau n'aurait pas été complet ! Une petite charentaise concernant les H-D : il y en a qui sont impossibles à suivre, dans le droit comme dans le sinueux et ce n'est pas le fait de leur châssis à l'équilibre par ailleurs remarquable mais aux décibels qu'elles envoient ...
On était là, au soleil, à la terrasse d'un café, Valérie, Virginie, Philippe, Pierre, Robert, Xavier et moi, à profiter de l'instant.
On y aurait pas cru la veille, tant le temps avait été mauvais. Et pourtant, malgré ça, il se trouvait 3 membres de notre petit groupe qui avaient suivi un stage à Andenne. CAP MOTO, et c'est là son activité principale et essentielle d'ailleurs, organise en effet toutes sortes de stages, de tous niveaux, destinés aux motards débutants comme expérimentés et, quel que soit le niveau où l'on se situe (ou croit se trouver), on en tire toujours quelque chose. C'est valable pour le freinage d'urgence comme pour les manoeuvres à très basse vitesse, l'évitement d'obstacle comme la prise d'angle "maximum" !
Les participants au stage du 12 août étaient d'ailleurs intarissables sur le sujet !
A propos d'intarissables, pour une fois j'ai été sage et j'ai bu un tonic plutôt qu'une bière forte ^^ Seul Pierre je crois, a pris une "Brugse Zot": blonde, elle reste sage et se limite à 6° ...
Ce sont Robert et Valérie qui ont payé le coup, histoire de nous remercier de les avoir acceptés au sein du groupe.
Ce n'était évidemment pas nécessaire mais pour eux c'était sans doute la moindre des choses.
On a repris la route et c'est via Wanze, Moha, (Toha, Nhous), Huccorgne, Marneffe, Oteppe, Lamontzée, Burdinne, Acosse, Meeffe, Wasseiges, Branchon, Boneffe, Francquée, Taviers, Noville-sur-Mehaigne, Mehaigne, Aische-en-Refail, Perwez, Thorembais-Saint-Trond, Orbais, Tourinne-Saint-Lambert, Nil-Saint-Vincent et Saint-Martin, Walhain-Saint-Paul et, enfin, Perbais qu'on a atteint alors qu'il était pas loin de 18h30 ! Généralement, à cette heure-là, je suis déjà de retour à la maison. Je ne savais pas prévenir ma Douce et Ferme à la fois car j'avais oublié mon GSM chez moi et quand je le signalai, on me proposa gentiment de l'appeler en me tendant un portable. Convaincu que j'en aurais terminé rapidement, j'ai décliné en remerciant. Grossière erreur ...
Parce qu'une chose en entraînant une autre, une parole en appelant une autre, une bière en demandant une autre, on a beaucoup discuté avec Pierre-Yves de ses activités, de ses opérations à répétitions sans qu'on ait encore trouvé la solution pour remettre son pied d'aplomb, puis Pierre a offert "le dernier" (signe de croix en priant qu'il y en ait beaucoup d'autres après !!!) avant de prendre la route, et blabla, et glouglou et hi hi, et ha ha ... puis le GSM de PYM a sonné !
Allo ? Oui ! C'est bien ça, je suis l'organisateur de cette sortie. Votre époux ? Il est justement à côté de moi, je vous le passe !
Je prends l'appareil, incrédule, presque certain qu'il s'agit d'une mauvaise blague. Au passage je vérifie le numéro appelant et là, pas de doute, c'est bien le 071/ ........ , le fixe, car oui, j'ai un domicile fixe, celui que je partage (pour combien de temps encore, me suis-je demandé à ce moment-là) avec ma Douce et le fiston ...
--
Une conversation brève mais intense s'ensuivit qui me fit comprendre combien négligeant j'avais été et combien j'aurais dû saisir le portable que le d'ores et déjà ami Robert m'avait tendu ! De fait, il était pratiquement 20 heures et je n'avais donné aucun signe de vie. J'aurais été inquiet à moins si ç'avait été ma Douce qui était partie plus de douze heures ainsi, en oubliant son petit mari à la maison ...
Avec un peu de recul, ça m'a rappelé la fois où mon père était venu me rechercher au café alors que j'avais dans les 15 ans et que j'avais tardé à rentrer alors que la mère m'attendait pour souper, voyez ? Un truc qui m'a ramené presque 50 balais en arrière, les gars ! Alors, de deux choses l'une, soit je suis resté un grand enfant qui n'a pas encore le discernement pour juger de la portée de ses agissements, soit la moto ça aide vachement et "définitivement" à rester jeune dans sa tête !!
Une moralité tout de même : on ne m'y reprendra plus et au moindre retard, présumé et ... assumé, il faudra prévenir !

20:36 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

14/08/2017

La Perbaisienne 2017 avec CAP MOTO

DSCN0769.JPGVoici les photos de cette très belle journée au départ de Walhain-Perbais, balade dont on doit le road-book à Pierre-Yves MERCIER de Cap Moto.
On en reparle car il y a beaucoup à dire !!!
-- -- --
40 bornes entre le domicile et Walhain-Perbais : R3, E42, N98, N29, quelques claques décatis aux vitrines désespérément vides à gauche et à droite, traversée de jambes lourdes Gembloux avec radar 50km/heure, puis gauche, gauche et arrivée à Perbais. Pas de paille semée sur le parking cette fois, juste de la gadoue. J'ai sagement rangé la Tiger le long de la petite route, pas l'âme de faire du tout-terrain boueux, d'entrée, comme ça, voyez ?
Quel plaisir de retrouver "petit" Pierre, Xavier et sa splendide 1200 RS, Philippe P. et sa splendide ... femme ;-), et aussi deux nouveaux venus, Valérie et Robert (sur 1200 GSA) qui se sont "incrustés" (c'est pas moi qui le dis, c'est Robert qui nous a d'ailleurs remerciés en fin de boucle) avec lesquels nous avons roulé toute la journée. Il y avait aussi Henri, mon mentor qui s'impatientait déjà de lever les voiles alors que, comme vous savez, j'aime bien prendre mon temps, discuter le coup avec les uns et les autres, prendre le petit déjeuner (offert dans le ticket de 8 € qui comprenait aussi la boisson de fin de boucle).
J'ai aussi salué Pierre-Yves ainsi que Bob ... et les autres !!
Finalement, Henri est parti quelques minutes avant nous, qui nous éternisions autour de la 1200 RS de Xavier, sur laquelle je suis d'ailleurs monté sans être outre mesure impressionné par la soi-disant selle haute (?) : une bien belle machine, indeed, à essayer assurément !!
Philippe avait eu quelque peine à charger le road-book sur son Garmin mais une fois le problème réglé, c'est lui qui a pris la direction des opérations.
Je suis parti le dernier du groupe (on ne se refait pas) et je les ai rejoints après quelques kilomètres en direction de Chastre.
Au hasard des way-points et des erreurs des uns, puis des autres, j'étais devant au moment où nous avons atteint Flavion, tout près de Florennes (WP41). Il y avait là une église, un bistrot et quelques motards. Je demandai à Xavier, qui s'était porté à ma "hauteur", si on continuait ou pas. Il me répondit "Oui" et alors que je m'apprêtais à redémarrer, il passa devant et entra dans le petit parking devant le café : les bouchons d'oreille semblent avoir été la cause de ce malentendu ;-)
Perso, j'aurais continué mais je n'ai pas voulu faire mon asocial attardé !
Endroit ... particulier s'il en est : déjà, le tenancier, info prise un certain "Vincent Pierre", n'est plus un gamin et il a beaucoup de mérite de continuer à exploiter un petit bistrot de village comme celui-là, des établissements qui ont tous disparus les uns après les autres. Quand on voit en France par exemple, combien de villages il faut parfois traverser avant de tomber sur une terrasse accueillante, c'est vraiment dommage. Chez nous, c'est un peu pareil mais la France étant plus de vingt-et-une fois plus grande que notre plat pays qui est le vôtre aussi, le constat est moins, euh, dramatique !
Le tenancier d'abord, l'endroit ensuite : d'une part le dessus de cheminée et les étagères au dessus du bar sont tous garnis de petites motos fabriquées avec des pièces de motos, de vélos ou que sais-je encore (j'ose à peine imaginer le temps qu'on peut perdre à faire les poussières là-dessus et souligne, entre charentaises, qu'elles étaient toutes nickel, certains d'entre nous devraient en prendre de la graine, n'est-ce pas ?) et, d'autre part, la pièce qui jouxte la salle du café a été décorée essentiellement à la gloire des attributs féminins dans ce qu'ils ont de plus charnel, voyez ? Je ne sais pas s'il en est l'auteur mais cela reflète d'évidence un "single minded spirit", un SMS en quelque sorte ...
J'ai été sage et me suis contenté d'un café offert par Philippe et Virginie. On a fait un peu plus ample connaissance avec Robert et Valérie puis on est reparti en direction de Givet, quelque 20 bornes plus loin, où nous avions décidé de manger.
On a rangé les motos en biais, sur un parking réservé aux deux roues, en long de Meuse.
Ensuite on a fait le pied de grue devant les quelques restaurants de l'autre côté de la rue et, entre des cartes aux menus trop copieux et des restaurants aux tables réservées dans lesquels il était impossible de s'installer en terrasse, on s'est finalement dirigé vers "Le café du Musée" où nous avons retrouvé Henri qui terminait son repas, seul à une table et où, finalement, nous avons dû former deux groupes, les tables étant limitées à six places et la serveuse ayant refusé qu'on ajoute une table. Ainsi donc, Robert et Valérie se sont installés ailleurs pendant que Virginie, Philippe, Xavier, Pierre et moi occupions une table de 6.
Henri nous ayant vanté le plat du jour, mignon de porc et gratin de courgettes, nous avons été 4 à faire ce choix pendant que Xavier optait pour une andouillette, frites, salade. Et nous ? On a pas droit à des frites ?? Moyennant supplément ! Mettez donc deux suppléments s'il-vous-plait bien, merci !! Et comme boissons ? Quand la serveuse a parlé d'Orval, j'ai bondi sur ... la proposition.
Au moment du dessert, on s'est tous tâtés et c'est finalement Virginie "Mais-où-met-elle-donc-tout-ce-qu'elle-mange", qui a demandé s'il restait de la tarte à la mirabelle. La serveuse était convaincue que non, le serveur qu'elle questionna au passage avait la même conviction et après 2 ou 3 minutes, elle revint, non pas de Revin (!), en confirmant qu'il n'y en avait plus ...
La mort dans l'âme on s'est tous rabattus sur un café, court ou long, inversément à nos tailles respectives. On s'en est tiré pour la somme de soixante-dix-huit euros quatre-vingt-quinze (à prononcer à la façon de Pierre Bellemare dans le télé-achats).
Avant de partir, Virginie qui fut la première à faire un détour par les toilettes remarqua au passage qu'il restait bien une dizaine de portions de tarte à la mirabelle sur l'étagère d'un des frigos à la porte vitrée ... Des enculés ces serveurs, j'vous jure. C'est pas moi qui le dit, c'est le patron du café qui était particulièrement de mauvaise humeur cet après-midi là. N'empêche, ce n'est pas une manière de traiter le personnel. A savoir on aurait commandé 7 tartes et on les lui aurait foutues sur la gueule ...
Une bataille de tartes à la mirabelle ? J'y vais !!
ENTRACTE
Allez, un petit bout de télé-achats avec Laurent Gerra, Virginie Lemoine et Pierre Bellemare lors d'une émission chez Michel Druker ...

00:34 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

12/08/2017

Spielberg ... (Red Bull Ring !)

red bull ring.jpgPedrocci et Petrusa en Q2 !!
Hein ?
Ouais, ça m'est venu à l'esprit parce que le présentateur sur MotoGP.com s'est un peu pris les pieds dans les couvertures chauffantes en prononçant le nom des repêchés en Q1 des essais du grand prix d'Autriche ...
Et donc voici la grille complète de départ demain 14 heures :

1. MARQUEZ (1.23.235) - 2. DOVIZIOSO (1.23.379) - 3. LORENZO (1.23.621)
4. VINALES (1.23.754) - 5. PETRUCCI (1.23.780) - 6. ZARCO (1.23.879)
7. ROSSI (1.23.982) - 8. PEDROSA (1.23.985) - 9. CRUTCHLOW (1.24.024)

10. IANNONE - 11. ABRAHAM - 12. BAZ
13. FOLGER - 14. BARBERA - 15. REDDING
16. P. ESPARGARO - 17. BAUTISTA - 18. BAUTISTA
19. KALLIO - 20. MILLER - 21. A. ESPARGARO
22. RINS - 23. SMITH - 24. LOWES - 25. RABAT


La semaine dernière, comme un ami le soulignait sur Fb, Marc MARQUEZ a donné une leçon de stratégie en rentrant très tôt pour se chausser de pneus slicks, un peu contraint il est vrai par son choix de pneus mixtes trop tendres sur la grille de départ. A défaut de stratégie, Valentino ROSSI a donné une leçon de pilotage, ajoutait-il. C'est vrai que lui et Andrea DOVIZIOSO ont été les antépénultièmes à rentrer au stand, TROIS TOURS plus tard, ZARCO poussant même la "plaisanterie" un tour de plus (!!) : les deux italiens ont terminé respectivement 4ème et 6ème à 20,460 sec et 23,259 sec. Sachant qu'après le premier tour en slicks MARQUEZ gagnait plus de 10 secondes au tour, il est clair que Valentino et Andrea se seraient battus avec l'espagnol pour une place sur le podium !!! Mais comme disait l'autre, si ma tante en avait eu, ç'aurait été mon oncle !!!
Et donc, à Brnôôôôôôôôôôôôôôôôôôôô, Marc MARQUEZ a augmenté son avance au classement général.
Il semble bien parti pour renouveler l'expérience, ici, à Spielberg, en Autriche ...
Je n'aurai pas l'occasion de voir le grand prix en direct car je me suis inscrit à une balade organisée par CAP MOTO au départ de Walhain-Perbais dans le Brabant Wallon, la "Perbaisienne" que ça s'appelle ...
Autant il a fait dégueu aujourd'hui, autant il semblerait que ça ne soit pas beaucoup mieux demain ;-) sauf qu'il devrait malgré tout faire sec mais froid et gris mais sec !
Au plaisir de vous y retrouver !?!

PS : l'air de rien (faut dire que dehors on se croirait déjà en automne) il y en a qui ont (eu) la chance de reprendre la route pour des voyages en moto. Si la bande à Paul d'EuropaMoto partait ce matin pour prendre le ferry et visiter le Lake District, la bande à Luc du club Moto80 est partie hier pour une énième croisière RAD dans les Alpes. Bon voyage à eux !!

14:29 Écrit par Alberto | Commentaires (2)

11/08/2017

GS, RS, which is the b'S ?

BMW-R-1200-RS-2017-fiche.jpgLe vécu d'un motard qui est passé de la GS à la RS, ça vous intér... S ?
Le voici :

Puisqu’on me demande mon avis, la RS est certes moins polyvalente que la GS, mais c’est ce qui fait son charme à mes yeux. Avec la GS on peut tout faire, le pratique, le raisonnable et l’irraisonnable. La RS est un peu plus exigeante, moins pratique au quotidien et plus fun dans l’irraisonnable. La mise sur l’angle est rapide mais pas piégeuse, et elle restera imperturbable dans les courbes ou elle permettra de prendre les freins même un peu tard, ou de corriger une trajectoire par une simple petite pression sur le repose-pied. Mais elle n’offre bien sûr pas le même confort et la même agilité que la GS sur les revêtements précaires ou dans les manœuvres (Il faut changer l’annonce de son GPS « faites demi-tour dès que possible » en « faites demi-tour comme vous pourrez »). Sans doute la roue avant de 16 pouces et l’angle de chasse plus ouvert sont responsables de ces différences de comportement. Je trouve la garde au sol un peu basse, je dois régler les suspensions sur 2 personnes pour l’élever un peu, même en solo sans bagages (donc pas de problème pour les petites jambes ;-) de plus Il y a 3 hauteurs de selle possibles). L’absence de telelever permet de gagner un peu de poids par rapport à la GS. Idem pour le réservoir de 18l qui oblige à faire le plein tous les 300kms maxi. La fourche «classique» -la même que sur la S1000R quand même- génère un transfert de masse dans les freinages, assez léger car l’amortissement est assez ferme même en mode « road », ça rend la moto plus « vivante » que la GS et remonte un bon feeling de l’avant (j’adore ou je regrette alternativement selon les conditions de route..) L’arrière conserve le monobras avec paralever BMW, assez confortable malgré sa fermeté (ce qui n’était pas le cas de la XR que j’ai essayée avant de me décider pour la RS). Je ne trouve pas la position de conduite fatigante, les jambes, les bras et les poignets vont bien malgré les 12.500 kms parcourus depuis le mois mars.
Avec ma GS, j’avais parfois l’impression qu’elle se débrouillait très bien sans moi et que j’aurais pu la laisser partir en balade toute seule.. avec la RS on forme un duo pour le meilleur et pour le pire. En résumé, elle est moins parfaite que la GS et c’est très bien comme ça. (Tiens ça me fait penser au syndrome de Madame Ginette, un classique de psychologie motarde. Si tu ne connais pas je te l’expliquerai.. mais bon.. hein ?)

Merci à Xavier pour son ressenti. Plus qu'une chose à faire : les essayer, l'une et l'autre ! A priori, comme ça, au feeling, la RS m'attire d'avantage ...
Et pour les branleurs qui piaffent devant la vitrine de Dame Ginette, voici l'explication du syndrome dont question supra :

Il s’agit du puceau qui fût déniaisé dans un claque décati (non, pas Ducati) entre les bras de Madame Ginette, matrone aux seins flasques, sentant le patchouli et le dessous de bras; et qui depuis cette expérience n’obtient ses plus belles érections que si ces conditions sont réunies.
Le syndrome est transposable au jeune motard qui fit ses premiers tours de roue sur une vieille pétoire usée, vibrante et perdant huile et pièces, sentant l’essence et l’urine du chien de la concierge, mais à laquelle il continuera de comparer toutes ses motos par la suite. Ah la première expérience mystique, ça compte!
On s'y retrouve tous un peu non?

Voilà qui sent un peu le vieux cul vécu, non ??
"Un claque décati" ... j'adore !! Et bien moi j'ai eu une claque DUCATI avec le testastretta de la Multistrada Nove Cinquanta !
En même temps, je suis sûr que les 125 chevaux du "flotte-twin" de la RS déménagent grave ;-)

PS : je viens de faire un saut, non pas dans les quartiers chauds de Charleroi, mais chez LOUYET, concession BMW à un jet de clé de douze de chez moi. Pas de RS 1200 en show-room. Possibilité d'essai mais à Bornem ... Quelqu'un l'a déjà fait, de se taper Bornem pour essayer une BMW ? Comment cela se passe-t-il ?? J'ai souvenir que quelqu'un m'a raconté son expérience pas très concluante, la région n'étant faite que de zonings, échangeurs d'autoroute et ... radars, interdisant tout essai sérieux. Vrai ???

PS II : pour info, le ticket d'entrée pour une 1200 RS est à 14.300 €. Il existe des packs (confort 445 €, dynamic 745 € et touring à 1575 €) mais il est possible de piocher les options/accessoires séparément. Il y a aussi les "style 1 et style 2" packs qui concernent les coloris, le sabot moteur et la finition du réservoir d'essence. En faisant l'impasse sur les supports et la bagagerie maison, je m'en suis sorti pour 16.045 € "bruts", remise et reprise non déduites ...
J'ai pioché dans le catalogue SW-MOTECH où j'ai repéré le porte-paquets à 139.95 € qui permet de récupérer la platine universelle pour recycler les top-cases Givi.
Voilà, le catalogue des prétendantes s'allonge encore ...
N'empêche, ça fait quand même pas mal de thunes !!

12:20 Écrit par Alberto | Commentaires (13)

08/08/2017

Essais ... au tour de la Ducati !!

DSCN0752.JPGMarque mythique s'il en est ...
D'ailleurs quand je suis arrivé devant la concession, je me suis demandé un instant si j'allais oser franchir le seuil ,-)
J'ai un pote qui s'est fait snober lors d'une visite chez les italiens (d'une autre concession) : faut dire qu'il était arrivé en guenilles (en guenilles, sans pantalon !) avec une vieille brêle toute sale sur le parking et donc, on peut comprendre, si pas accepter le fait qu'il ait reçu un "accueil" plutôt réservé.
Cela dit, on peut avoir à faire à des bons vendeurs comme à des imbéciles, dans n'importe quelle marque !
Cela dit aussi, moi je m'étais lavé et parfumé au Pino Silvestre (oui, celui qu'utilise Gros Minet !) et la moto était plutôt propre même si elle conservait quelques stigmates de son passage à Carrare ... ce dont je m'excusai, en fin de visite, au moment de faire le "dossier photos" pour d'éventuels marchands acheteurs !!
pino silvestre.jpgJ'ai dû patienter quelque temps, la patronne étant occupée à des tâches importantes de préparation de livraison.
Pendant ce temps là, j'ai discuté avec deux vieux motards comme moi, qui buvaient le coup au comptoir près de la machine à café. C'est fou comme les langues se délient facilement entre motards. J'en entends déjà d'ici dire qu'on ferait bien de lier la mienne mais il faudrait également me lier les mains alors ;-)
Bon, les motards qui roulent en Ducati ne semblent pas moins sympathiques que les autres et on a plus de chance de tomber sur des italiens, ce qui était le cas en l'occurrence.
On a notamment parlé de hauteur de selle, l'un d'eux m'a même invité à m'asseoir sur sa Multistrada 1200, ce que j'ai décliné, échaudé par des expériences malheureuses en voulant grimper sur la moto de copains ... hein Claude ?!?
La patronne en ayant terminé, elle m'a gentiment demandé de la rejoindre pour remplir les formalités d'usage avant de passer aux choses sérieuses ...
Ouais bon, les choses sérieuses ont commencé dès lors qu'il a fallu lui tendre ma carte de crédit pour qu'elle "réserve" la somme de 1.000 € en forme de caution au cas où je me barrais avec la moto ou, pire, que je la couche à l'insu de mon plein gré. J'ai en outre, comme à Lodelinsart, donné mes documents à photocopier, et j'ai signé un truc que j'ai préalablement "lu et approuvé", ce qu'on se contente généralement de transcrire sans prendre connaissance des termes exacts du contenu, n'est-ce pas ?
On m'a avancé la Multistrada 950 rouge de démo. Le poisson pilote qui allait me servir de guide se présenta, m'expliqua rapidement l'essentiel à savoir pour prendre la route, puis se dirigea vers sa Monster ...
Je remonte la fermeture éclair du blouson, enfonce les bouchons dans les oreilles, enfile le casque et les gants, lance la jambe DROITE par-dessus la selle de l'italienne et pose mes fesses dessus. Alors ? J'ai pied !! Pas à plat, à plat, mais j'ai pied. Suffit de la basculer légèrement sur la droite pour être à l'aise. Comment qu'on lance le bi encore ? Ah, oui, tiens, on ne pousse pas sur le starter mais on le bascule vers le bas, sans doute une originalité Ducati ...
Le guide Michel démarre, je lâche l'embrayage et ... je cale ! Faut s'habituer à la garde et à l'attaque qui est immédiate ou presque. Un coup de basculeur et le bicylindre s'ébroue à nouveau. Je fais bien gaffe cette fois et, à cause d'une oreille interne plutôt sensible, je sens quand même qu'on est à la limite au niveau hauteur de selle. Une selle basse (-2 cm) se justifierait pleinement, histoire d'avoir l'esprit plus serein à chaque arrêt ...
Pour le reste, la position est royale : tout tombe sous les mains et les pieds et même les repose-pieds particulièrement rembourrés permettent de glisser la botte sans problème sous le sélecteur, un sélecteur onctueux qui permet de passer les vitesses rapidement avec aussi un embrayage pas dur du tout à pincer. Le guide m'a parlé d'éventuels problèmes pour passer le point mort (moto en fin de rodage ...) mais je ne l'ai jamais passé : j'aurais dû essayer !
On s'élance et on constate d'emblée qu'on est sur un bicylindre : bas dans les tours les vibrations sont bien présentes avec une sérieuse remontée dans la selle. Peut-être est-ce plus marqué sur cette version démo rabaissée de 3 centimètres, dois-je le rappeler ? Dès qu'on monte un peu plus haut dans les tours, ces vibrations s'accélèrent et disparaissent finalement.
Je me suis senti tout de suite à l'aise, "comè a casa", capito ?
L'ouvreur a emprunté un tronçon d'autoroute ce qui a permis de pousser les rapports inférieurs. Et là, les amis, dès qu'on passe un certain seuil, le pot (d'origine, pas un Termignoni) se met à chanter La Traviata et la bête pousse très très vivement, une sensation jamais connue sur la Freewind, la V-Strom et même la Tiger, bien plus linéaire même si elle pousse aussi mais plus haut dans les tours ... La TRIUMPH 1050 Sport essayée récemment, avec pourtant 12 chevaux de plus, ne m'a pas gratifié d'un tel plaisir auditif et "sensationnel" dans le sens "sensation" voyez ? Les bicylindres ont ça de bien, qu'ils envoient plus tôt la patate, avec aussi un frein moteur plus présent, ce qui apporte également son lot de "vie". Du coup, là, dès qu'on peut ouvrir, on ne s'en prive pas !!
A ce petit jeu, j'ai tapé un oeil sur le compteur et j'ai vu un chiffre qui m'aurait valu un retrait immédiat du permis, voire une confiscation du véhicule mais ... m'en foutais, c'était pas le mien. Et puis, je suivais religieusement le guide, Monsieur le Juge !
Pour ce qui est du freinage, si les Brembo radiaux sont très efficaces à allure élevée, il faut prendre garde à faible vitesse et ne pas saisir la manette trop violemment sous peine de passer au dessus de la bulle réglable manuellement ;-) C'est là aussi une question d'habitude mais peut-être pourrait-elle gagner en progressivité.
La machine était réglée en mode "Touring", sans influence sur la suspension, réglable MANUELLEMENT, devant comme derrière et, quoi qu'il en soit, je suis passé exprès sur des taques métalliques en milieu de chaussée pour constater que le confort était très bon, façon GS mais Citroën voyez, pas BMW ;-)
On n'a pas fait trop de sinueux mais un peu quand même, suffisamment pour constater que la partie cycle suit parfaitement les trajectoires imposées. A confirmer sur circuit ^^
DSCN0756.JPGJ'ai un peu joué avec le saute-vent réglable (facilement de la main gauche en roulant) mais je me suis trouvé le mieux en position basse. Faut dire que je n'aime pas avoir la bulle devant les yeux, ça fausse la vision des choses d'après moi ...
On a roulé une petite demi-heure par là et, lorsqu'on est revenu à la concession, je me suis d'abord longuement entretenu avec le guide justement. On a refait le tour du propriétaire, on a parlé des options et des différences avec la 1200, on a évoqué les possibilités qu'offrait "le monde Ducati" avec un club officiel et divers événements organisés chaque année, etc.
J'ai retrouvé mes "nouveaux amis" dans le show-room, puis j'ai rejoint à nouveau la patronne pour qu'on annule d'abord la réservation de la carte de crédit et puis qu'on parle gros sous. En gros, justement, il faut savoir qu'on part d'un prix de 13.690 €, qu'on a droit à un "chèque cadeau" de 5% à valoir sur tout accessoire/vêtement/extension de garantie ou que sais-je encore.
Ensuite viennent les packs. Ils sont au nombre de 4 : Touring, Urban, Sport et Enduro. Les deux premiers concernent essentiellement les valises latérales, béquille centrale, top-case et sac de réservoir, le Sport est totalement dispensable à mes yeux (Termignoni, cosmétique et carbone), alors que le pack Enduro comprend quelques protections qui pourraient s'avérer utile au cas où, voyez ?? On peut bien entendu dissocier chacun des accessoires de chacun des packs mais disons que, le pack est plus avantageux lorsque, par exemple, deux accessoires sur trois vous conviennent, le troisième étant généralement "offert". Au final, en prenant tout ce qui me semblait utile, le mot n'étant pas totalement approprié j'en conviens, la facture s'élèverait à 16.129,63 €, ceci en prenant les valises et le top-case Ducati ...
Entre autre économie possible, il est clair que, moyennant une platine universelle, les Givi (33 et 55 litres) que je possède actuellement, pourraient reprendre du service car j'ai su me passer de valises latérales depuis toujours !
Après ça, avec madame toujours, on a fait le tour de la Tiger qu'elle a prise en photo(s) pour constituer le dossier qu'elle a complété avec les options installées sur la machine. J'ai souligné que le kit pignons-chaîne était neuf et que les pneus n'avaient que +/- 4.000 km dans les jantes.
Jusqu'à ce midi, j'attendais une offre de leur part ...

22:44 Écrit par Alberto | Commentaires (5)

07/08/2017

Essais ... repartis mon Kiki !

DSCN0747.JPGA la demande générale de mon ami Porcinet, heureusement qu'il est là parfois celui-là, je vais vous narrer mon vendredi après-midi.
D'abord j'avais rendez-vous chez Performance Bike, pour l'essai de la TRIUMPH Scrambler 900.
Alors, c'est quoi cette machine ? Faut dire que pour s'y retrouver dans la gamme "vintage" de la marque britannique, il faut ... s'y intéresser car elle est du genre extended, see you ?
En gros, et pardonnez-moi par avance si ce n'est pas rigoureusement exact voire exhaustif, on a :
-la série des "Street" avec
-- la Twin
-- la Cup
-- la Scrambler, toutes 3 équipées du bicylindre 900 cm3 fort de 55 chevaux et 80 Nm à 3230 tr/min pour les Twin et Cup, alors que la Scrambler atteint son couple maximum à 2.850 tr/min.
Vient ensuite la série "Bonneville" avec
-- la T100 (même moteur que les "Street")
-- la T120 et T120 Black avec un bi de 1200 cm3, 79 chevaux et 105 Nm à 3.100 tr/min
-- le Bobber avec sa belle selle monoplace qui est annoncé pour ... 77 chevaux, 106 Nm à 4.000 tr/min (!?!)
Arrive enfin le duo des Thruxton avec
-- pour la version "normale" le 1200 cm3 poussé à 96 chevaux et 112 Nm à 4.950 tr/min
-- et la "R" qui s'ennoblit de suspensions Ôhlins et d'autres raffinements que ne renieraient pas les Norton d'aujourd'hui.
Cette "R" afficherait un petit cheval de plus que la version de base ...
Et donc, moi j'étais là pour essayer la Scrambler. J'avais lu plus de bien sur les Street que sur les Bonneville, au châssis moins agile ...
En arrivant, j'ai d'emblée vu une Tiger XRx bleue qui me rappelait quelque chose et quelqu'un et je ne me trompais pas : il y avait là l'ami Rudi qui s'était inscrit à la même heure que moi pour essayer une Bonneville T120. On a taillé une courte bavette puis je me suis rendu au comptoir où m'attendait la sémillante et souriante Daniela qui m'a remis la clé de la Scrambler après avoir pris copies de ma carte de séjour de ressortissant européen (!) et de mon permis de conduire. Il y avait là un jeune gars qui avait un Shoei XR1100 avec le même graphisme que le mien sauf la bande centrale rouge plutôt qu'orange. Il avait fixé une GO PRO sur le côté : il était là pour un essai également. Dominique a avancé la moto et m'a brièvement briefé quant à ses particularités : deux roues, un guidon, une poignée de gaz, etc.
Entre charentaises, ces motos n'ont de "vintage" que le look car, techniquement, outre une électronique bien présente, elles possèdent l'ABS, le traction control (tous deux déconnectables sur le Scrambler, histoire de se lâcher dans la gadoue), le ride-by-wire, le feu arrière LED, l'embrayage assisté et la clé sécurisée par transpondeur !! TRIUMPH parle d'ailleurs de ses "modern classics".
Rudi ne connaissant pas du tout la région, il m'attendait pour que nous roulions de concert. La première impression fut très favorable : j'avais les deux pieds bien à plat, la selle m'est apparue bien moelleuse et rien à dire sur l'ergonomie générale car toutes les commandes tombaient parfaitement sous la main et sous le pied !!
On avait un peu moins d'une heure devant nous ce qui a permis de faire quelques tronçons d'autoroute, de dénicher les quelques routes sinueuses du côté de Lausprelle, Acoz et de Gerpinnes et même de passer derrière chez moi sur la "route des bosses" comme l'appelait les enfants, histoire de voir les aptitudes "tout-terrain" de cette Scrambler :-)
On a fait le plein au Bultia et j'avoue que si Rudi n'avait pas été là, je n'aurais pas su tanker ! Le bouchon était à clé mais ça ne transparaissait pas, le trou de serrure étant occulté par un cache à la finition parfaite ! ll fallait en plus tourner la clé dans le sens opposé pour ensuite libérer le mouvement d'ouverture. Comme dans le temps quoi ! Avec un bouchon qu'il faut poser quelque part, ce qui n'est pas top, top, il faut bien l'avouer. Hors ce petit détail, cette Scrambler m'a bluffé, vraiment. Quand on essaye ce genre de machine, on part avec quelques à priori et on ne s'attend pas à ... grand chose, voyez ? Et bien, pas du tout : confort, gros couple, belle allonge au point que, même sur autoroute on s'oublierait en 3ème, belle sonorité, très agile dans le sinueux, elle vaut bien mieux que la balade dominicale de terrasse en terrasse où elle ne dépareillera de toute façon pas à côté d'autres belles machines à regarder ;-) Par contre, pour le voyage, il faudra gâcher sa belle ligne rétro avec des accessoires qui ne lui iront probablement pas au teint ...
Quant à la T120, Rudi a été pareillement bluffé au point qu'en fin de session, il a attendu que Dominique soit disponible pour aller à l'écart et discuter achat et reprise ! Qui sait, peut-être renchérirai-je sur l'offre qu'on lui a faite pour sa XRx bleue ;-)
Ah, oui ! J'étais parti sans permis et sans carte d'identité car dans la confusion, Daniela ne m'avait pas rendu mes papiers avant qu'on ne s'élance pour l'essai. On a encore bavardé un bon moment autour d'un café et puis, vers 15h35, j'ai repris la route, direction Sambreville et la concession Ducâââââti !

PS : A noter que François, dont la curiosité a été attisée par la Benelli TRK502, a surfé sur le Net à la recherche d'infos à son sujet et faut avouer que c'est ... disons ... décevant, jugez plutôt. C'est en english mais en gros : moteur insuffisant pour un poids éléphantesque, pas de freins et suspensions mollassonnes, un vrai tréteau en somme. Dommage, car avec de bons périphériques ça passait ...
Attention toutefois car on a aussi cet autre article beaucoup moins négatif voire même le contraire si on prend le rapport prix/prestations en compte !! Le britannique serait-il tombé sur un modèle du lundi ??

PS : voici quelques prix de la gamme "modern classics", histoire de vous faire une idée :
- Street Scrambler : 10.880 €
- Bonneville T120 : 12.480 €
- Bobber : 13.080 €
- Thruxton : 13.680 €
- Thruxton R : 15.680 €
Une Street Scrambler équipée "voyage" (porte-paquets, top case, selle double basse, obligatoire avec le porte-paquets apparemment (?), sacoche de réservoir et pare-brise long) arrive à 11.960 €.
En prenant une Tiger 800 XRx, bleue, en n'y ajoutant que les phares antibrouillard, les protections moteur et radiateur, ce qui suppose la récupération de la "bagagerie" de la 800 actuelle (support, platine et top-cases) on est à 13.123 € : sans doute la meilleure affaire ou le meilleur compromis !
Tous ces chiffres me filent le tournis ...

22:15 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

04/08/2017

Essais ... partis mon Kiki !!

Ce matin le temps était mitigé, presque maussade et il a déteint sur mon humeur ... du moins dans un premier ... temps !
En plus, comme certains attendent le Messie, j'attendais un homme de métier qui devait terminer un travail qu'il a commencé en juillet ... 2016 !! Je m'étais donc levé +/- tôt pour un vendredi alors que je suis en congé comme vous le savez.
Finalement, il m'a appelé à 11 heures (!!!) pour me dire qu'il pleuvait là où il crèche (à 25 bornes d'ici) et que par conséquent il n'était pas en mesure de venir ... Faut savoir qu'il doit juste couler les joints et il DOIT faire sec, c'est une condition sine qua non !
Y a plus qu'à prier le Messie, le Vrai cette fois, pour qu'il fasse beau demain pour qu'on en finisse avec ces travaux : quant à la facture de solde, s'il m'en adresse une, il attendra juillet ... 2018 pour que je l'honore ;-)
La matinée est vite passée malgré tout car, en l'absence de Madame, il y a de quoi faire ! On ne se rend pas bien compte de tous les gestes quotidiens que nos compagnes posent pour assurer la bonne "gouvernance" de la maisonnée. C'est quand elles ne sont pas là qu'on réalise ... Le problème c'est qu'à leur retour on se laisse de nouveau aller à la facilité !
Faut pas attendre l'An Neuf pour prendre de bonnes résolutions, n'est-il pas ??
En même temps, on fait notre part aussi dans la petite entreprise familiale et faudrait voir à pas abuser non plus, hein ;-)
Bon, et si on en revenait à nos motos, c'est pas une bonne idée ça ?
Ainsi donc, le temps se remettant plus ou moins, une fois mon repas avalé, je suis parti pour effectuer les deux essais que j'avais mis au planning de cet après-midi.
Pour rappel, il s'agissait de la
- TRIUMPH 900 Scrambler chez Performance Bike à 14 heures et de la
- DUCATI Multistrada 950 à Sambreville.
Rien à voir entre ces deux machines me direz-vous mais cela prouve juste mes goûts éclectiques !
Voici le petit album que j'ai ramené de ces escapades. Parti à 13h30 de la maison, je suis rentré à plus de 18h30 !!

On en reparle si vous voulez bien ?
Ou pas ...

23:57 Écrit par Alberto | Commentaires (2)

03/08/2017

GS 2019 !

tigrou.jpgEncore un truc sur la GS ! Il y en a qui vont penser que BMW me paie pour parler de leur modèle phare !!
C'est vrai que le nombre incalculable de lecteurs que brasse ce blog a certainement contribué, contribue encore et contribuera dans les années à venir au succès de cette machine ...
Et donc, comme je le disais à Xavier en bas de son commentaire, je comptais ... euh ... rebondir ... c'est dit ... you hou hou ... sur la note précédente, parce que, comme une coïncidence, alors que j'évoquais le prétendu "downsizing" de la GS, Moto-Station a publié un article sur l'évolution probable et prochaine du flat-twin de la maison bavaroise.
Voici le lien vers l'article dont question.
BMW travaillerait donc, sur une distribution variable pour son emblématique moteur, afin d'aller jouer dans la cour des trails survitaminés que sont la Multistrada 1200 ou la KTM 1290 Super Adventure qui atteignent les 160 chevaux, l'italienne arborant fièrement cette distribution sur son "testastretta" depuis quelque temps déjà. Alors ? Qu'est-ce que cela apporte à la Ducati multi-route ?? Pas grand chose apparemment car, j'ai lu ici et là qu'elle restait plutôt creuse en milieu de compte-tours ...
Sans doute BMW voudra-t-il prouver qu'on peut faire mieux, et puis il y a cette norme Euro 5 apparemment qu'il faudra respecter.

Voilà qui fait penser au slogan de la marque à l'étoile qui surfe au sommet de la vague technologique dans l'univers automobile : "Das Beste oder nichts !"
En attendant, espérons que la conclusion de l'article et les craintes émises sur les forums ne soient pas fondées ...

Si le "DVT" ne vous parle pas, voyez l'animation réalisée par Ducati le concernant : après ça, il n'aura plus de secret pour vous ;-)

22:57 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

01/08/2017

GS 2020 !!

TRK502_GALLERY4.jpg
Scoop mondial ou Can U Lar ?
La GS 2020 abandonnerait le flat twin ??
Pour offrir un premier prix, une version 500 cc arriverait sur le marché en passant par les émergents ???

On en reparle car il faut que je retourne au bureau :-)

Je ne sais pas si certains d'entre vous y ont cru, même une fraction de seconde ...
S'il est vrai que BMW s'est attaqué aux petites cylindrées (avec la G 310 R par exemple) et qu'il utilise la main-d'oeuvre des pays émergents pour réduire les coûts, il est en tout cas totalement faux qu'une quelconque GS arrive sur le marché avec un bi en ligne, en L ou en V avec seulement un demi-litre de cylindrée ...
En fait, "tout cela" est arrivé (près de chez vous) parce qu'un soir, l'envie m'a pris de répertorier tous les "trails" sur le marché et cela en me basant uniquement sur ce qu'on peut considérer comme la Bible de la chose motocycliste, j'ai nommé "MOTO 80".
J'ai donc pris le dernier magazine paru, le n°800, un numéro spécial avec plus de 11.000 € de cadeaux, et j'ai été voir le tarif des motos neuves en relevant, marque par marque, les motos rangées dans la catégorie ... trail bien sûr.
Première surprise, chez Aprilia, rien concernant la Caponord : bizarre, bizarre ...
Après Aprilia, une autre marque "italienne" (entre guillemets car les chinois sont passés par là mais c'est l'autre pays des nouilles n'est-il pas ?), Benelli. Un trail chez Benelli ? Si, si : le TRK 502. Et voilà : c'est lui que vous voyez là, sur la photo ci-dessus qui illustre la présente note.
Annoncé à 5.990 €, avec un bicylindre moderne de ... 502 cc qui développe pas moins de 47 chevaux (comme ma première moto, la Freewind 650), un accastillage convaincant qui singe la référence du segment, elle est lourde puisqu'annoncée à 210 kilos (à sec je crois) mais demande à être essayée, non ? Avant de juger, je veux dire !
En plus, le dealer "Hors-Piste" de Péronnes-lez-Binches (qui fait aussi Aprilia et Moto Guzzi) semble à la hauteur si on en croit les commentaires laissés par ses clients ...

S vous insistez et que vous êtes sages, je suis prêt à reproduire la liste de tous les trails repris dans le tarif avec les prix !

13:40 Écrit par Alberto | Commentaires (7)

28/07/2017

Y a pas que la GS non plus, sans blaaaaaaaague, merde !!

Triumph_Street_Scrambler_First_Ride-15.jpgBen ouais, y a pas qu'elle, c'est sûr même si elle est aussi "unstoppable" qu'incontournable lorsqu'il s'agit d'aborder la catégorie des trails. Voici "malgré tout" le lien vers un article fort exhaustif sur 3 trails qui ne déméritent certainement pas ...
On ne présente plus l'Africa Twin d'Honda qui, depuis sa sortie rencontre un beau succès commercial.
On ne présente plus non plus la V-Strom 1000 de Suzuki qui, viens ici Kiki !, est sur le marché depuis belle burette mais qui a su évoluer au fur et à mesure des versions pour atteindre une homogénéité enviable. N'était son physique "pas facile facile", elle aurait peut-être pu casser la baraque.
Enfin, la 950 Multistrada de Ducati qui est arrivée il y a peu et qui n'est pas, comme on aurait pu le craindre, la 1200 du pauvre, puisqu'elle garde la plupart des attributs électroniques de base de la grande soeur. Elle s'équipe du bicylindres de 939cc et 113 chevaux et ne perd que le mono-bras pour un élément classique, et la suspension, réglable manuellement, est moins sophistiquée mais l'ensemble propose finalement un cocktail plus équilibré semble-t-il et tout ça pour un paquet de lires en moins, à peu près 8 millions tout de même !!
Des machines à essayer mais encore eut-il fallu qu'elles soient à l'essai !

Au lieu de ça, me voilà inscrit le 4 août à 14 heures pour tester une TRIUMPH Street Scrambler 900 : bah, de quoi s'amuser un peu assurément !!

ducati-multistrada-950-face_hd.jpgLast minute : cet après-midi, j'ai fait un saut chez le concessionnaire Ducati à Sambreville. Me suis inscrit pour un essai de la Multistrada 950. Il succédera à celui de la Scrambler anglaise puisque prévu à 16h00. Ils ont une version "démo" rabaissée de 3 centimètres (810 mm de hauteur de selle) et une selle basse existe qui réduit encore la hauteur de 2 centimètres, de quoi mettre à l'aise les petits Garabit gabarits de mon acabit. Pour l'anecdote sachez que sur le parking de la concession il y avait deux bimbos qui m'ont suivi lorsque j'ai franchi le seuil. Au moment où j'ai dû donner mon numéro de GSM pour l'essai, aucune des deux ne s'est précipitée sur son portable pour le noter hélas ;-)
A savoir : s'il ne fait pas beau, l'essai sera reporté d'office. Une façon de mettre à l'abri les 1.000 € de "caution provisoire" ...
Voici l'essai réalisé par des pros avant ... le mien qui ne devrait durer qu'une vingtaine de minutes.
Ah, ce masque digne du Carnaval de Venise ;-))

22:39 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

26/07/2017

GS 2018 ...

R1200GS-2018-BMW-Adventure-tableau-de-bord.jpg
Les bavarois ont déjà présenté le modèle 2018 de leur best-seller, la R1200 GS !!
Voici l'article que lui consacre Moto-Net.
Ce nouveau tableau de bord semble finalement plus lisible que ce qu'on peut d'ores et déjà qualifier d'ancien modèle mais, attention, c'est un peu un leurre dans la mesure où il est lisible tant qu'on sélectionne les infos qu'on veut avoir en permanence sous les yeux. mais il faudra jouer de la roulette, de la souris et du bouton pour afficher les autres données disponibles ...
A noter que le système pourra également intégrer le GPS mais, là aussi, il faudra faire des choix si l'on voudra une information suffisamment claire. D'ailleurs, pour ce point particulier, BMW ne s'y trompe pas, qui proposera également le système "classique".
Il y aura enfin un système d'appel d'urgence avec géolocalisation, comme dans les bagnoles de luxe de la marque.
Où s'arrêteront-ils ? questionneront certains.
On n'arrête pas le progrès !! rétorqueront les autres.

PS : une zone rouge à 5.500 tr/min c'est quand même triste, non ?

Enfin un commentaire instructif, c'est tellement rare que ça méritait d'être souligné ! Ainsi donc, le compte-tours (avec "s" sinon il n'y aurait qu'un tour et il serait dès lors inutile de le compter ...) est ADAPTATIF et fonction de la température du moteur ? Alors, là, je crie au génie, franchement !!
Au temps pour moi ...
Cela me permet de rebondir sur une chose que j'ai remarquée depuis des années et qui m'interpelle parfois.
Il y a des motards qui ont pour habitude de mettre en route leur monture bien avant de prendre la route, histoire de chauffer la mécanique.
C'est, à mon HUMBLE avis, bruyant, polluant et inutile, à moins de vouloir mettre gros gaz dès les premiers ... tours de roues, non ?
Autant démarrer tout de suite et monter progressivement dans les tours en même temps que le coeur de la bête monte en température NATURELLEMENT.

Autre PS : une âme charitable m'a apporté quelques bonbons précisions concernant cet écran TFT by BMW. En voici le contenu :
Pour info, le tableau de bord TFT est proposé en option à 625€.
Le GPS n'y est pas intégré, mais via le Bluetooth et l'application BMW, tu peux à l'aide de ton smartphone avoir une indication grossière de la direction. Pour un affichage plus sophistiqué, il faudra encore investir dans un GPS.

Je me rends compte que mon "post" était d'un amateurisme affligeant en définitive :-)
L'important est qu'il ait fait réagir !!!

22:10 Écrit par Alberto | Commentaires (3)

10/07/2017

TOSCANE 2017, épilogue !!

Ben non, je n'avais pas tout dit !!
Par exemple, je terminais la dernière note en disant que je n'avais pas tortillé et que j'étais rentré DIREK à la maison.
Et bien, ce n'est pas vrai ...
J'suis passé par la rue des putes à Gosselies ...
"Peu vous chaut" apparemment ...je dirais même plus, ça vous laisse totalement froids.
Pourtant il me semble avoir remarqué au cours du voyage que certains d'entre nous étaient plutôt chauds de ce côté-là de la Force ;-)
Soyons clairs : je n'ai pas basculé tout-à-coup ! L'animal qui est en moi est toujours bien tapi dans l'ombre (le côté obscur ?) et ce n'est pas à 60 balais et après 37 ans de mariage qu'il va se réveiller. Tout au plus, risque-t-il un petit COURT-CIRCUIT (à Mettet ou Beuvardes, voyez?) de temps en temps !
Bon, y a quoi au bout de la rue des filles de joie, sur la N5 à Gosselies, mmmhhh ???
FAUX BOURRE DE BRUXELLES, N°320, 6041 GOSSELIES, c'est quoi ??? Le siège social de la S.A. TRIPY, ben oui !!
Tripy, vous connaissez pas ? Trippa, vous connaissez pis ?
C'est le GPS, et encore GPS n'est pas le mot à moins de le traduire "Grandement Plus Supérieur" à tout ce qui existe sur le marché comme Global Positionning System.
Grandement et globalement supérieur, mais parfois le Tripy vous lâche, et souvent sans prévenir ...
Ce fut le cas en Toscane 48 heures après une journée très très arrosée lors de la traversée de la Suisse.
Au retour, plutôt que de "procrastiner" j'ai décidé de faire directement le crochet par Gosselies pour le déposer.
Je l'ai récupéré le lundi d'après et, malgré ses cinq ans et plus, j'ai eu l'excellente surprise d'apprendre que tout était pris sous garantie. En plus de régler le problème d'étanchéité, ils l'ont entièrement vérifié et reconditionné en blanchissant par exemple les boutons de commande. BRAVO à cette équipe de passionnés et de presque bénévoles ;-)
De quoi me conforter dans mon choix de continuer avec eux et de ne pas céder aux sirènes des Tom Tom et autres Garmin, affublés des nouvelles technologies de transmissions avec ou sans fil, micros et autres écouteurs.
Entre charentaises, au risque de passer pour un vieux réac, je suis CONTRE toutes ces choses qui n'aboutissent qu'à une seule, la distraction du pilote. A la limite, si on se ... limite aux injonctions de la voix qui, elle même, se limite à vous dire "Faites demi-tour dès que possible !" et qu'ensuite on n'en fait qu'à sa tête et qu'on refuse de le faire parce qu'on a pour principe de NE JAMAIS FAIRE DEMI-TOUR, là, ok ! Par contre si on "profite" de cette connectivité pour embrayer sur la téléphonie, le multi-média avec playlist, etc ... là, je dis non, non non non non ! C'est la porte ouverte à toutes les fenêtres et la sortie de route vous guetta comme dirait David !!! Hélène s'égara et David guetta, faut choisir ...
Bon, le problème du Tripy étant réglé, je me suis attaqué à celui de la platine de top-case. Il ne fallait qu'une vis pour le régler, le problème. Une vis qu'il fallait commander chez SW-Motech, une vis à 5,95 € + frais de port à 11,50 € je crois.
Vu l'état de la platine sur laquelle il manquait quelques cales en caoutchouc que j'avais remplacées par du bric et du broc, j'ai finalement décidé d'acheter tout de neuf : les frais de port n'ont pas augmenté et "pour quelques dollars de plus", j'ai la platine, trois vis, des cales en caoutchouc de deux dimensions et des attaches métalliques de réserve en cas que : pas beau çaaaaa !!
Ne restait plus qu'à s'occuper de l'appareil photo ...
J'avais acheté le petit Nikos à Ponte dell'Alba, la veille de notre visite à Florence, parce que le Sonya fonctionnait de façon erratique. Je pensais le déposer chez le vendeur (Mediamarket) en espérant le récupérer ... un jour !
Mais depuis mon retour, il fonctionne à nouveau parfaitement ! Je pense qu'il n'apprécie pas le séjour dans le top-case : faut croire que le traitement qui lui est infligé perturbe son bon fonctionnement. C'est vrai qu'il doit être méchamment secoué !!
Du coup, je ne sas pas trop quoi faire ...
Le compact Nikos, je le glissais tranquille dans la poche du blouson mais le Sonya est bien plus volumineux et plus lourd.
J'ai parfois roulé avec l'appareil autour du coup et si généralement ça se passait plutôt bien, j'ai quand même parfois dû vérifier qu'il était toujours là lorsque le vent soufflait latéralement par exemple : pas très rassurant en fait.
Il faudra lui trouver une place plus confortable et plus sûre pour un prochain voyage. Pour cet usage, le sac de réservoir est tout indiqué mais cette fois je lui avais préféré le sac de selle, plus volumineux. Devrai-je me résoudre à prendre les deux ? Quand je vois la promo actuelle sur les Tiger 800 avec les 2 valises offertes, je me dis que je pourrais peut-être faire d'une pierre deux coups ... mais, bon, ce n'est pas (encore) le moment et puis j'attends une Tiger 900 ;-)
Que dire encore ?

Plus rien, ça vaut mieux ! De toute manière, quand je vois ce que ça génère comme commentaire, autant se taire !

12:34 Écrit par Alberto | Commentaires (2) | Tags : toscane 2017

08/07/2017

Toscane, 14-06-2017, Kandel > Habay-la-Neuve !

toscane 2017On commence par les quelques photos de la dernière étape de ce périple toscan ... du Plantier ;-) (celui-ci pour les cinéphiles avertis).
En préparant cette note, préparation qui consiste à
-regarder les photos
-charger le fichier ".trb", suivre la trace et prendre note des patelins traversés
-à l'aide des pictos, essayer de se remémorer l'un ou l'autre des "hauts-lieux" du parcours;
-essayer aussi de repérer les endroits précis où l'on s'est arrêtés pour la vue, le 10 heures ou le 4 heures ...
je me suis rendu compte, normal pour un compte-rendu, qu'il n'y avait pas grand grand chose à dire ;-)
Voilà la raison pour laquelle j'ai tartiné ce long préambule !
Du coup, je ne vais pas me gêner et je vais vous bassiner avec des noms de patelins allemands qu'on a traversés, de quoi vous dégoûter définitivement de la langue de Goethe sans doute, voyez plutôt : DRUSWEILER, GLEISZELLEN-GLEISHORBACH, MÜNCHENWEILER AM KLINGBACH, WERNERSBERG et RiNNTHAL, voilà un premier jet qui sert d'amuse-gueule.
Au WP 14, le TRIPY ne se sent plus : "Youpie" qu'il dit en affichant une route ondoyante et des sapins. C'est Noël.
Il faut dire qu'en effet, les routes sont presqu'aussi roulantes que la veille par endroit, traversant d'immenses forêts et, dès lors, baignées dans une ombre rafraîchissante.
On continue direction TRIPPSTADT, puis KARLSTAL, WEILERBACH, SCHWEDELBACH, REICHENBACH-STEEGEN, je n'invente rien, vous n'avez qu'à suivre sur une carte si vous avez le moindre doute, OBERSTAUFENBACH, FÖCKELBERG, MÜHLBACH AM GLAN, ALTENGLAN, RATHSWEILER, BAUMHOLDER, HEIMBACH; NEUBRÜCKE, NONNWEILER et NEUMEHING : ça suffit là ?

J'en parlais tout à l'heure à table avec le gamin et deux images/idées me sont venues :
-parfois les noms sont tellement longs qu'ils dépassent du panneau, avec des lettres qui pendouillent et qui s'accrochent l'une à l'autre au bout de la flèche;
-parfois aussi, on a juste le temps de lire le début du nom du patelin en y pénétrant et la fin en sortant !
Ce qui est tout-à-fait vrai, c'est que les caractères sont souvent petits (pour rentrer dans le panneau) et d'autant plus difficiles à lire au passage !!

J'ai cherché désespérément à retrouver l'endroit exact où nous nous sommes arrêtés, certains pour se gaver de pâtisseries, d'autres juste pour boire un café où une boisson fraîche, mais je n'ai pas pu mettre le doigt dessus : boulangerie-pâtisserie Muller apparemment, mais des "Muller" il y en a autant en Allemagne que de Dupont ou Durant en Belgique et en France.
En attendant et quoi qu'il en soit, cet arrêt fut le bienvenu puisqu'il précédait une séance d'autoroute, toujours antipathique aux yeux d'un motard ... normal ... blanc :-)
Et donc, au WP 40, on est monté sur l'autoroute, chacun à son tour, chacun à son rythme, comme cela arrive de plus en plus souvent et on est parti pour une petite centaine de kilomètres jusqu'à la sortie Luxembourg Centre.
Là, il y avait une station-service Q9 (c'est pour éviter la pub !) où nous nous sommes plus ou moins tous retrouvés (mes potes de longue date veux-je dire) et on a fait les pleins : la 95 y était à 1,138 € le litre. Je suis reparti derrière Jacques qui s'est trompé au premier picto : au lieu de prendre à droite vers WILTZ, il s'est enfoncé dans le centre ville !
On a encore eu droit à 5 bornes de routes +/- sympas avant de remonter sur l'autoroute pour sortir 36 kilomètres et 91 mètres plus tard à HABAY et rejoindre le Truck Stop, 790 mètres plus loin..
J'ai fait la queue au self, comme tout le monde, et j'ai jeté mon dévolu sur un burger de boeuf et un Caco full calories, un menu bien de chez nous, le boeuf étant très probablement un blanc bleu et le Caco à base de sucre de Tirlemont, non ?
J'ai rejoint François, Didier, Jacques et Solange à table en attendant ma commande.
Une fois servi, je me suis levé pour aller chercher un truc, couvert, serviette ou autre je sais plus, et j'ai croisé la serveuse qui s'était occupée de nous et qui a dit : "Dégage" !
C'est à moi que vous vous adressez, mademoiselle ? Elle sourit de toutes ses dents (elle était déjà pardonnée dans tous les cas) et confirma. Quoi, dis-je ? Je veux parler à la directrice ! Elle est juste là me répondit-elle en faisant un signe de tête dans sa direction. Pareille la directrice : tout sourire. C'était perdu d'avance ;-) En fait, ça plaisantait à tire-larigot et fallait être dans le ton si vous voyez ce que je veux dire.
J'ai rendu le Tripy II à François, on s'est tous salués, embrassés, accolés, étreints à grande vitesse, et on est repartis chacun de son côté. Perso j'ai pris l'option de rentrer par l'autoroute car je n'avais plus envie de tortiller ...

Voilà, je suis arrivé au bout avec ce compte-rendu. J'ai balayé les 12 jours, un par un, en essayant de me rappeler d'un maximum de choses que je tenais à partager avec vous. Je sais, c'est très long à lire mais c'est encore plus long à écrire !!
Je ne referme pas définitivement le livre sachant qu'il y aura très probablement un épilogue ...
SLC, salut les copains !!

PS : pour revoir toutes les photos, voir le bandeau de gauche, tout au fond, les liens y sont, jour par jour !

09:53 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : toscane 2017

07/07/2017

Toscane, 13-06-2017, Nauders (A) > Kandel (D) (in-de-wind?)

Comme d'hab, voici les cartes postales de cette 3ème étape de liaison, longue de 470 kilomètres !
Ce matin-là, j'ai vu le monstre du Loch Ness. Si, si ! Il n'est pas en Ecosse, Ness pas ! En tout cas, pas ce matin-là.
Je crois vous avoir déjà raconté ce passage, bien avant dans le récit. Voyez donc la première photo de l'album du jour et vous comprendrez : Gull, son masque à oxygène et son masque à zyeux ;-) c'est quelque chose, non ?
Avant même de prendre un bon et copieux petit-déjeuner, on s'est empressé de sortir les motos du garage car nous étions parmi les derniers rentrés la veille au soir et nous ne voulions pas bloquer les lève-tôt ce matin : il y en a en effet qui prennent la route dès 7h-7h30, notamment pour rouler dans la fraîcheur.
Après ça, on est parti en cortège, Pierre (Gull) devant, puis François, puis moi, puis ... les autres dont Jacques, Solange et Didier.
Pierre avait manifestement envie de flâner le nez au vent et plafonnait à 75-80 kilomètres heures, le genre de "plafonnage" qui me gave ... très très vite. Je viens à la hauteur de François et lui fais comprendre que j'aimerais qu'il prenne l'initiative. En effet, je me rends compte que c'est souvent moi qui double les copains et je suis persuadé que ça doit aussi les gaver, irriter quelques fois, voyez ? François, qui est un garçon très bien élevé, continue de suivre stoïquement l'ami Gull qui persiste dans sa flânerie.
Bon, pas besoin de vous faire un dessin, j'ai passé la première, me suis mis en wheeling et j'ai salué tout le monde d'un grand coup de gazzzzzzzzzzzzzzzzzz, sans plus me retourner ... ou presque ! Il paraît que François a fait (à peu près) la même chose quelque temps plus tard mais il ne pas jamais rattrapé, enfin ce n'est pas vrai, puisqu'il a fini devant !!!!
Explication : après 120 bornes en Autriche, le Tripy rappelait qu'il n'était pas inintéressant de faire le plein avant de passer en Allemagne vu que l'essence était bien moins chère du côté autrichien. Et de fait, deux kilomètres avant la frontière, il y avait une station-service à laquelle je me suis arrêté. Bon, c'était un peu idiot en même temps vu que j'ai à peine réussi à mettre 5,43 litres d'essence pour 6,56 € : vous imaginez l'économie !?! J'en ai profité pour acheter un "rauch eistee pfirsich", un ice tea pèche, pour ceux que le teuton effraie !
Et qui est arrivé au moment où j'en terminais : Gull la Tortue ! Comme quoi, rien ne sert de courir, etc ... alors que François, lui, me courrait toujours derrière, du moins le croyait-il ;-))
Bon, inutile de vous dire que je n'ai pas attendu Gull pour repartir, oui, je sais, je suis un petit selfish de merde mais bon, c'est le "propre" de beaucoup de motards en définitive ...
Vingt kilomètres après la frontière, je suis arrivé au Lac de Forggensee, l'endroit même où Paul et Gull s'étaient arrêtés lors de la reco. Le Tripy parlait de "ma cabane" et du "Lac des Cygnes". Il était 11h30 environ. Alors que je venais de quitter Gull, il a mis un temps bête à me rejoindre au lac. Il m'a expliqué le pourquoi mais j'ai oublié depuis, j'avoue.
toscane 2017Sont arrivés ensuite Jacky et Danuta, puis Philippe W., Philippe P. et son frère Michel, puis Paul et Virginie (ça ne s'invente pas). Oui, une petite charentaise concernant Virginie, la femme de Philippe P. D'accompagnante qu'elle était, à bord de la GS de son grand et extrêmement sympathique mari (s'il ne met pas un commentaire dithyrambique après ça, je ne lui parle plus !), elle a fini dans la camionnette avec Paul. Victime d'une chute (que je vous ai racontée) lors d'une sortie avec Cap Moto, sa cheville, pourtant remise, s'est rappelée à son bon souvenir, au point qu'elle ne supportait plus le voyage en moto. Que soit ... Elle nous a raconté sa cohabitation avec Paul mais je garderai cet épisode pour moi. Je me demande quand même si la cheville n'était pas un prétexte, ah ah ah !
On s'est donc retrouvé là, au bord du lac, à manger des frites et des saucisses jusque là, arrosées de bière jusqu'à plus soif mais modérément bien entendu !
A un moment, on a vu passer Jacques, Solange et Didier qui ont continué leur chemin en nous ignorant totalement. Je me demande parfois ce qui leur passe par la tête : l'endroit était parfait pour Jacques qui adore les clapotis de l'eau, le cui-cui des oiseaux, etc ... et là, non, on passe sans même jeter un regard. Il faut parfois renoncer à essayer de comprendre !
Avaient-ils déjà mangé quelque part, ce qui pourrait si pas justifier du moins expliquer cette rock'n roll attitude.
Ensuite les merveilleuses routes de Bavière, toutes au plus douces et sinueuses, sans trous, propres, magnifiques. : ça s'est le descriptif qu'on a reçu qui le dit. Et on ne peut pas le taxer de "publicité mensongère" : F-O-R-M-I-D-A-B-L-E, F-O-O-O-R-M-I-D-A-B-L-E !!! Des routes S-P-L-E-N-D-I-D-E-S sur lesquelles les amateurs de grandes courbes et de vitesse pure (dans le sens écologique du terme ^^) s'en sont (et Dalila) donné à coeur joie !!!!
J'ai le souvenir que j'ai "coursé" un gars en BMW Série 5 qui roulait très très fort et duquel j'ai emboîté les roues. C'est qu'on a quand même un peu peur des radars et qu'on se dit que pour rouler comme ça le gars est du coin et sait pertinemment bien qu'il n'y en a pas, ou alors il est ... euh ... dingue !! C'est là que, pour la seconde fois je crois tout au long du voyage, j'ai doublé Henri et Josiane (sur GS) et qu'il me l'a reproché à l'étape ;-))
Après une petite portion d'autoroute on traversera le Langlauf Schwäbische Alb (à vos souhaits !) où coule le Danube (Donau) que nous traverserons pas loin de Ehingen. A partir de Reulingen des routes rapides à 4 bandes puis des autoroutes nous ferons avancer plus vite vers Stuggart, Pforzheim, Karlsruhe pour sortir à Kandel où l'hôtel nous attend.
J'avoue que j'ai juste recopié le dernier paragraphe du dossier nous remis avant le départ, parce que, en réalité, je n'ai plus beaucoup de souvenir de la suite, après l'épisode BMW Série 5 ... si ce n'est, qu'une fois encore, j'ai tout le temps roulé tout seul.
J'ai fait le plein à Kandel, à 17h19, en même temps que Marily (SUZUKI SV 650) et Didier (qui a troqué (?) sa DUCATI Scrambler contre une BMW 700 GS orange). il me semble qu'il a dit : "Quel road-book de merde !" mais je n'en suis pas sûr et je dois dire que, généralement, je ne prête pas attention à ce genre de réflexion, fuyant les gens qui se plaignent? Je suis là pour me changer les idées et autant que possible m'amuser. Cela dit, il est possible que sur les 470 bornes du jour, le final ait été un peu chiant, et alors ? Gull ajouterait : "Si ça te plait pas, t'as qu'à le faire toi-même le road-book" et il ponctuerait le propos d'un quelconque nom d'oiseau !
A l'hôtel on a rangé les motos dans le parking sur le côté. Il fallait se montrer prudent et bien assurer les motos car le sol était par endroit inégal et garni de graviers. On a suffisamment de mauvais souvenirs que pour être particulièrement vigilant à ce niveau ...
Il y avait une (trop) petite terrasse sur ce même côté de l'hôtel où nous avons pris l'apéro. Il fallait pratiquement faire le tour du bâtiment pour aller chercher ses consommations au bar derrière lequel officiait un serveur pas trop doué : plus de mousse que de bière avec le défaut majeur de faire tremper le bout du robinet de la pompe dans la mousse. Il parait qu'hygiéniquement parlant, c'est dégueulasse. En plus, la pompe débitait vraiment pépère au point que la bière était chaude une fois que le verre était rempli, j'exagère à peine ;-)
Nous n'avons pas pu manger en terrasse et la salle du restaurant était très, très bruyante. On voit Gull porter des vases à ses oreilles pour essayer de réduire les nuisances sonores. J'ai aussi essayé ces "bouchons" et c'était très drôle comme effet d'ailleurs car on avait l'impression d'entendre des voix comme si on était au fond d'une piscine ... avec ou sans pull marine.
Au menu, il y avait ce que vous voyez sur la carte mais mon allemand étant Rudy Mentaire, je serais bien incapable de vous la traduire !
En fin de repas, VERBOTEN de sortir : le même serveur qu'au bar est passé entre les tables pour encaisser en liquide toutes les consommations. Même comportement irascible qui évoquait la police allemande d'une époque qui se situe entre 40 et 45, voyez ? Nousse affons les moyens te fous vaire payer !! DE MOI VOUS OSEZ VOUS FOUTER !!
François qui était venu avec son Tripy I, son Tripy II et son Garmin m'a gentiment proposé de me prêter son Tripy II pour faire la dernière étape du lendemain. Cela me permettrait de ne pas courir à Wavre dans les jours qui suivraient pour ramener à Paul celui qu'il m'avait loué gratuitement ;-) jusque là.
Par contre, j'avais décidé de reprendre mon gros top-case (un peu pour les mêmes raisons) en espérant qu'il tiendrait sur la platine défectueuse ...
Et bien voilà, les gars, ça sent l'écurie. Demain, 14 juin, dernière étape jusqu'au Truck Stop d'Habay-la-Neuve : 288 kms via la Sarre et la Moselle ...

19:20 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : toscane 2017

05/07/2017

Toscane, 12-06-2017, le retour : Peschiera > Nauders

toscane 2017Voici déjà les photos de cette deuxième étape de retour, direction l'Autriche, destination Nauders !
Mais que tout cela est loin ! "Heureusement", il y a les quelques photos et les road-books que je revisite mais pour le reste ... faut un peu improviser tout en essayant de ne pas raconter de bobards, "bobard le motard" ;-)
Les choses sûres comme on dit chez "Clarks" :
- on a pris le petit-déjeuner au rez de l'hôtel Confine;
- vu le problème de platine de porte-bagages, j'ai remis mon top-case à Paul qui l'a mis dans la camionnette en me demandant pour la gnègnème fois qu'est-ce que j'avais pu mettre dedans pour qu'il soit aussi lourd;
- Jacques s'est occupé de retendre ma chaîne. J'ai constaté que la clé pour desserrer l'écrou de roue manquait dans ma trousse à outils. Sans doute l'ai-je perdue mais je me demande bien dans quelle circonstance ! Aux mauvaises langues qui estiment que j'aurais pu faire cette opération moi-même, qu'ils sachent que c'est JUSTE POUR FAIRE PLAISIR à Jacques que j'ai fait appel à ses compétences. Il fut un temps où ce vieux motard ^^ démontait et remontait un moteur de Norton tombée en panne au bord de la route entre Calais et Douvres ;-) Cela étant, s'il a de beaux restes, il a malgré tout dû s'y reprendre à deux fois car, après le premier réglage, c'est d'hypertension que souffrait la Tiger, au point que la roue ne tournait quasi plus ! Le deuxième essai fut le bon;
- on a fait le plein à Desenzano del Garda et, pour un peu, je partais avec une bouteille de limonade sous le bras sans la payer. Un ticket de 2.50 € que j'ai ramené du voyage est là pour le prouver !
- on n'a pas longé le lac de Garde alors que, pour y être allé lors de vacances familiales (j'ai de la famille du côté de ma mère près de Brescia, Collebeato exactement), j'ai pourtant le souvenir d'une très belle rive gauche avec, en point d'orgue, la ville de Riva : des routes trop chargées (en population, en ronds-points et en radars) ont convaincu les organisateurs de s'en écarter;
- on a semé les autres apparemment et perdu Didier dans un tunnel à un WP mal emmenché oû j'aid'ailleurs failli me faire choper par un 30 tonnes fort pressé, et c'est à deux, François et moi, qu'on est arrivé au WP 36, après 60 bornes, sur les bords du lac d'Idro. Le picto du Tripy invitait à prendre à droite et à s'arrêter pour manger et/ou boire. On a fait ni l'un ni l'autre mais, l'endroit était tellement charmant, que j'ai eu l'idée de pousser plus loin sur la petite route qui le longeait, pensant pouvoir retomber sur le road-book plus loin : petits bourgs de Ventone, Parole et puis ... Vesta où il n'y avait plus de routes carrossables et où il fallait faire demi-tour ! A noter que si l'endroit était bucolique, j'ai lu quelque part que le lac, d'une superficie de 11 km2 et d'une profondeur maximum de 122 mètres, était victime d'eutrophisation : et pan, encore un mot savant ;-)
- un peu de mal à retrouver mon chemin après le demi-tour mais François m'a laissé me démerder, ce qui est une bonne chose, car il faut apprendre à ne pas toujours compter sur les autres, n'est-ce pas ? Paul pour les bagages, Jacques pour la mécanique et François pour la route : faudrait voir à ne pas trop abuser, ho, hé, hein, bon !!
- on a continué notre remontée vers le nord longtemps encore, dans les 120 bornes à peu près, jusqu'à arriver à Romeno où nous nous sommes arrêtés au restaurant "Villa Nuova" : on avait retrouvé Alain, Jacques et Solange et c'est donc à 5 qu'on a investi les lieux. Certains n'étaient intéressés que par un plat de pâtes, (François et Alain) alors que d'autres avaient envie d'un peu plus et de goûter un peu à tout, voyez ? Un "mixte" de pâtes et de vrais gnocchis en entrée et une grande mais fine mais grande "bistecca" accompagnée de patates sautées et de légumes, encore une fois, presqu'aussi bons qu'à la maison !!
toscane 2017Autant dire qu'on aurait tous bien volontiers piqué un petit roupillon avant de reprendre cette foutue route qui nous attendait ;-)
"Foutue route" oui mais non car, petit à petit, elle devenait de plus en plus intéressante au fur et à mesure qu'on s'approchait de l'Autriche au point qu'une fois encore on a largué nos compagnons de route et qu'on ne s'est retrouvé qu'à deux pour un ... caprice : une bonne grasse glace "Forêt Noire" comme petit "quatre heures" ;-)
Plus loin on a longé le Lac de Resia (et son clocher submergé que j'ai complètement zappé mais qu'on avait déjà vu au moins à deux si pas trois reprises lors de voyages précédents), puis la frontière autrichienne, puis le village de Nauders où on a bien galéré pour trouver le petit garage ^^ qui devait abriter notre groupe ainsi que quelques motards allemands en goguette qui encombraient avec leur remorque, scheize ! Ils nous ont assurés qu'ils partaient tôt le lendemain matin, goed !!

A suivre ...

Passage par la case "douche" avant tout autre chose, on n'est pas des bêtes ;-)
Gull était arrivé avant moi, comme souvent. En fait, c'est l'histoire du lièvre et de la tortue, voyez ? Sauf qu'ici, la tortue emprunte des itinéraires alternatifs, plus courts et plus directs ...
Gull ! Ineffable Gull !! Il emporte avec lui tout un fourbis de brols dont des élastiques et des pinces, de sorte qu'il peut étendre son linge en l'accrochant aux rideaux par exemple. C'est pour ça que j'ai fait une photo dans la chambre où on voit son pantalon, son tee-shirt et ses gants notamment, pendus aux tentures ...
Voyez comment il prend soin de ses "petites" affaires : ça s'appelle le "Mousty care". Drôle celui-là, hein ?
On a dit que la prochaine fois qu'on voyage ensemble, on prendra une petite foreuse avec laquelle on percera des trous pour tirer des cordes à linge dans la salle-de-bain ;-)
Quoi ? Pas d'état des lieux que je sache lorsqu'on prend possession de la chambre, non ?
Belle terrasse garnie de sofas à l'arrière de la salle de restaurant où la plupart des participants se sont retrouvés pour l'apéritif.
Puis, on a rejoint le restaurant pour un buffet froid en entrée, puis un plat dont je ne me souviens plus la composition, puis un dessert pareil. Ce dont je me souviens c'est qu'on s'est retrouvé entre gens sérieux pour une fois puisqu'on était que 4 à une table de 8 (moitié banquette, moitié chaises) : Solange, Jacques, Didier et moi !!
Ce dont je me souviens également parfaitement c'est de la serveuse ^^ . D'origine slave (tchèque ou slovaque ou les 2 j'hésite), elle avait le don de se pencher sur vous lorsque vous lui disiez quelque chose, pour mieux entendre sans doute. Du coup je parlais très bas pour qu'elle se penche d'avantage, voyez ??
Les montagnes en face, ne proposaient pas un aussi beau spectacle !
Ouais, bon, faut pas oublier que ça fait 10 jours qu'on roule comme des malââââââdes et qu'on ne s'est rien mis sous la dent depuis pffffffffffff , hein !!
Allez, on va se faire une bonne marche nocturne, ça va nous fatiguer ...
Et de fait, on est monté dans le village, jusqu'à l'église et on a bien profité de cette fraîcheur qu'offrent les villages de montagne, le soir. Certains ont renoncé rapidement pendant que Jacques, Solange et moi, grands marcheurs devant l'Eternel, continuions notre balade digestive.

21:10 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : toscane 2017

03/07/2017

Toscane, 11-06-2017, le retour "du retour": Poggibonsi > Peschiera.

toscane 2017373 kilomètres au programme de ce dimanche 11 juin qui constituait la 1ère étape des 4 qui nous ramenaient en Belgique, un parcours qui nous voyait rejoindre Peschiera (del Garda) au sud du Lac de Garde.
Ce matin-là, les machines à café fonctionnaient mais c'est l'ascenseur qui était aux abonnés absents !
Dans ces cas-là, quand on loge au 5ème il faut bien planifier ses déplacements car entre le petit-déjeuner (au -1 s'il-vous-plaît), le rechargement des mules (on quittait l'hôtel et donc, il fallait tout descendre) et le reste (casque, blouson, gants, tripy, etc ...), il n'était pas exclu qu'on fasse l'aller-retour 3 ou 4 fois !!
Ce matin-là aussi, vers 7h30 je crois car le réveil venait de sonner, mon attention a été attirée par des bavardages et des rires à l'extérieur. Je me suis penché à la fenêtre et là j'ai vu un groupe de chinois et de chinoises, ils devaient être une petite dizaine, qui tournaient autour des motos dans le parking, certain(e)s posant à leurs côtés, les autres les photographiant et ainsi de suite.
Ils s'affranchissaient petit à petit d'abord juste en saisissant les guidons et en faisant vroum vroum sans doute (je sais pas comme ça se dit là-bas ^^) puis, j'ai vu une nénette qui grimpait sur une moto, puis une autre sur une GS et là, bien entendu, l'alarme s'est mise à sonner !! S'ensuivirent quelques petits cris de surprise et le groupe de disparaître rapidement :-)
Ce matin-là enfin, on devait tous faire le plein et comme Alain nous avait dit la veille qu'il avait trouvé une pompe "conviviale et compréhensive", je lui ai demandé de nous y conduire. Et de fait, on a réussi à faire le plein sans trop de difficultés sauf ... François dont aucune carte bancaire ne passait. On a essayé de réutiliser une des nôtres pour le dépanner mais il n'y a rien eu à faire !
Quand je regarde mon ticket, je vois qu'il était 8h56, que j'ai payé 21,31 € pour 15,45 litres à la pompe 6 de la station ENI de Poggibonsi, jusque là, okeille, rien à dire, mais à côté du "Prodotto" il est mis "Diesel" ! De quoi faire peur rétrospectivement, n'est-il pas ? La Tiger accepterait-elle ce carburant lourd sans broncher ??
Rassurez-vous, c'est la pompe qui s'est méprise !! Fichues pompes italiennes !!
François était parti devant, un peu dépité, mais nous l'avons rejoint rapidement et sommes restés sagement derrière car nous le savions à l'affût d'une station-service.
Castellina in Chianti, Radda in Chianti, Greve in Chianti, è tutti Chianti !
A un moment, François s'est arrêté et un gars lui a signalé qu'il fallait continuer sur la droite pour trouver ce qu'il cherchait. Le road-book intimant de continuer tout droit, j'ai fait ce qu'il disait, certain qu'on se retrouverait après.
60 kilomètres plus tard, on est arrivé à Loppiano où se trouve le sanctuaire de Maria Theotokos sur lequel je ne m'étendrai pas sauf à dire que, pour une fois, on avait là une espèce d'église qui fait profil bas, voyez ? Rien d'ostentatoire, une toiture telle une rampe entre ciel et terre, et un endroit qui appelle vraiment au rassemblement, amen !!
Par contre, quitter l'endroit fut un chemin de croix !!
Après quelques enchaînements dans le village, on est arrivé sur une toute petite route, très étroite, qui montait hardiment, avec quelques épingles très serrées qui en ont fait suer plus d'un(e) ! Ce tronçon n'ayant pas été reconnu, Pierre a même tenté d'avertir Paul de ne pas passer par là avec la camionnette et la remorque ...
Un peu plus loin, à Palazzolo (WP 25), il y avait un bar où se trouvaient déjà les frères Parys notamment et d'autres encore. A notre arrivée, ils nous ont laissé la place qu'on a prise de bonne grâce. On y a siroté une boisson au calme.
C'est là qu'on a reçu le SMS d'Henri L. qui disait ceci :
"Beau temps au circuit de Catalunya 27 à l'ombre pedrosa en pole. Rossi en 14eme. Ambiance de ouf. A+"
Didier S., qui n'en rate pas une, a soufflé la réponse suivante à Pierre qui lui a envoyée, je crois :
"29° en Toscane, Tranquilli en pole, excellente ambiance !!
Puis on est reparti via Casenuove, Rignano sull'Arno, Sant'Ellero, Carbonile, Colognano, Pontassieve, Rosano, Le Case San Romolo, Olmo jusqu'à arriver au way-point 50 (voir vue aérienne ci-dessus) à un autre "sanctuaire", le Circuit du Mugello !!!
Renseignements pris auprès du gars qui était sorti du casque intégral qui lui sert de bureau d'accueil, je décidai de pousser plus loin la visite, uniquement suivi par Pierre V. et Elisabeth, son ex-compagne (!), les autres faisant une moue dédaigneuse, continuant de considérer les circuits comme une espèce de sorte de roupie de sansonnet et continuant leur chemin : chacun ses valeurs, indeed !!
Perso, passer devant le Circuit sans pénétrer dans l'enceinte m'a semblé plus qu'un sacrilège : pour peu, j'aurais trempé mes doigts dans un bénitier s'il y en avait eu un !!
toscane 2017On a planté les Tigers dans le parking à l'arrière des paddocks. On a pris l'ascenseur pour monter au second puis au troisième étage, on a pris la passerelle qui traverse le circuit et on a arpenté les tribunes face au podium. Il y avait un track-day ce dimanche et des amateurs s'évertuaient à jouer les cadors sur cette piste mythique aux courbes dithyrambiques ;-)
Apparemment contrairement à Mettet (^^) pas de limite en terme de décibels : chaque passage nous arrachait les tympans, ou presque. Pour assister aux grands prix, il faut impérativement se protéger les portugaises, même si on est en Italie !!
Avec Pierre et Elisabeth on a décidé de manger là : on a pris des sandwiches (prosciutto, formaggio, bruschetta) et, sur le conseil de la serveuse, on est allé dans une salle annexe, plus au calme. A un moment, des médecins de piste sont venus manger également, ce qui a donné cette photo en forme de gros, gros clin d'oeil : à gauche Pierre, à droite Elisabeth et, au milieu et de dos, "le doctor" himself !! Comment pouvait-il être là et en Catalogne simultanément : on le sait très doué mais pas d'ubiquité que je sache ...
18 bornes plus tard on montait sur l'autoroute pour un peu moins de 120 kilomètres avec sortie prévue à Reggio.
Deux charentaises à ce stade :
1. juste après le péage, il fallait choisir entre la direction de Bologne ou de Florence, toutes deux vers la droite. N'ayant pas même ouvert une carte jusque là, j'ai pensé qu'il fallait partir sur Florence, le Tripy n'affichant qu'une flèche vers la droite mais, sauf erreur, sans l'indication de la ville à suivre ... Evidemment, j'ai dû attendre 18 interminables kilomètres pour pouvoir m'extirper de ce traquenard et repartir dans la bonne direction après un demi-tour et un burn-out ^^ devant la station de péage ;-)
2. l'ami Jacques n'a, quant à lui, pas payé le moindre Euro pour ses déplacements autoroutiers en Italie. A chaque station, il prenait la bande à l'extrême droite et se faufilait entre la demi-barrière et l'espace qui restait libre. On lui a expliqué en long, en large, en travers, en lui prouvant par A + B qu'il avait tort, en questionnant même les motards italiens de longue souche car il était tellement convaincu qu'il arrivait à en faire douter certains, il n'a pas baissé pavillon ce pirate d'eau douce !!! J'espère juste qu'il paiera son forfait le jour où il prendra l'autoroute du Paradis et qu'il rougira de honte devant Saint-Pierre !
Une fois sur le droit chemin, j'ai eu beau cravacher, je n'ai jamais rattrapé le couple en Tiger Explorer.
Ce n'est qu'une fois sorti à Reggio et après une quinzaine de kilomètres, au WP 77 à Cadelbosco di Sotto exactement, que je les ai retrouvés en compagnie de Virginie, Didier et Gilles entre autres. Là je me suis goulûment jeté sur une Moretti 660 ml. Ensuite, Jacques et Solange, Didier ainsi que François sont arrivés et on s'est raconté nos derniers faits d'armes.
Si je me suis grossièrement trompé lors du choix entre Bologne et Florence, il y en a d'autres qui se sont aussi engouffrés dans des tunnels où ils n'avaient rien à y faire ... De quoi ne pas se sentir seul en définitive face aux aléas de la route ;-)
Deuxième SMS d'Henri à 14h53 :"1 dov 2 mar 3 ped"
Merci Henri d'avoir ainsi cassé le suspens car, en effet, on ne voulait PAS LE SAVOIR et regarder le GP le soir, tu vois ? Tu l'as fait exprès ou quoi ??
Alleï, comme je ne suis pas rancunieï, voici le compte-rendu de son voyage qui l'a mené en Catalogne notamment !!
On a quitté le bar Gemmi autour de 16 heures pour prendre la direction de Brescello, village qui abrite la célèbre maison communale de Peppone et la non moins célèbre église de Don Camillo, personnages éminemment charismatiques incarnés sur le grand écran par Gino CERVI et FERNANDEL ...

A suivre ...

Il est où l'bonheur, il est là !! Petit village, place ensoleillée, les statues sur pied de Peppone et Don Camillo, l'église proprette et toute bien décorée et colorée à l'intérieur, des gens qui discutent aux tables des cafés et, last but not least, une magnifique Moto Guzzi de 1954, mieux conservée que la plupart d'entre nous, que le gars a accepté de mettre en route, pour me faire plaisir, et faire entendre le pompom du 250cc qui l'animait. En fait, il y avait justement eu une randonnée le samedi et le dimanche : on apprend ici qu'un "Motoclub Peppone Don Camillo" existe bel et bien et qu'on est tombé pile poil sur la fin d'une rando. Certaines personnes m'ont d'ailleurs pris à partie pour me demander si on venait d'aussi loin pour participer à l'événement et moi de préciser qu'il s'agissait d'une pure coïncidence, voyez ?
Une fois encore, je suis reparti de là en décalé et, sauf erreur, j'ai fait seul les quelque 90 kilomètres qui me séparaient de l'hôtel Confine de Peschiera del Garda.
Dans les halls, une déco que d'aucun pourrait qualifier de "kitsch", avec un bric-à-brac de vieux brols bien restaurés, qu'on aurait pu se croire sur une brocante ou chez Troc International, bien que là, c'est un peu méchant ;-)
Après la douche, j'ai exposé (entre autres) mes chaussettes au balcon, même qu'à un moment, j'ai failli faire la blague de les laisser tomber auquel cas elles auraient fini leur course sur une table où étaient disposés des apéros et des motards autour ...
Pas bonne l'idée, n'est-il pas : j'ai donc laissé tomber ;-)
Pas de Radler à Peschiera mais, à la demande, le barman vous en confectionnait une sur mesure, avec un fond de limonade gazeuse et de la bière pression : mais que ça m'a semblé bon les gars ! Désaltérant, frais et léger et tant pis si je passe pour un béotien aux yeux des puristes qui ne jurent que par des bières artisanales d'abbayes cisterciennes du XIème siècle, suivez mon regard ;-))
toscane 2017Ce soir là, à table, ce fut gargantuesque ! Du risotto, en veux-t en voilà, en veux-tu encore, en revoilà, des pâtes t'en veux plus, en revoilà quand même et puis de la fine "bistecca" avec des "contorni" que tu savais pas où les mettre, t'en veux encore, mais si voyons, et puis ... le dessert, une pâtisserie qui prenait la surface de l'assiette !!
Dans la salle du restaurant il y avait un téléviseur grand écran. Paul s'était encore une fois mis en tête de regarder la course de Moto GP et, cette fois, il y avait de la demande. Avec beaucoup de mal, au point qu'on a failli décrocher l'écran du mur, il a réussi à brancher son portable via HDMI mais lorsque j'ai ouvert le site de MotoGP.com et que j'ai rentré mes codes d'accès, ça n'a jamais voulu fonctionner : jamais je n'ai réussi à envoyer la vidéo qui comportait la "full race". Du coup, petit à petit, la salle s'est vidée et on s'est retrouvé Alain, Paul et moi, à vider les dernières bouteilles d'eau qui traînaient : perso j'avais en effet grand soif !!
J'ai fait part aux copains de mon stress avec la chaîne de la Tiger qui émettait régulièrement des claquements intempestifs et ils m'ont promis d'y regarder le lendemain matin, de sorte que j'ai bien dormi cette nuit là ;-))
L'étape suivante, longue de 313 kilomètres, nous verrait quitter définitivement l'Italie (Snif !) pour atteindre Nauders en Autriche et l'hôtel Tirolerhof, Dr. Tschiggfrey strasse, siebenundzwanzig !!
Achtung, baby !!

23:04 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : toscane 2017

Mettet gants et Mettet bottes, vive la Fédémot !!

DSCN0536.JPGOn quitte la Toscane un instant pour mieux y revenir plus tard;
Je ne résiste pas à l'envie de mettre en ligne les photos que j'ai prises lors de cette journée circuit à Mettet, organisée à la demande de la Fédémot, la Fée des Motards en quelque sorte puisqu'elle veille à leurs droits et leur sécurité.
Voici donc les images du jour !!
Il y en a un tas d'autres, visibles ICI, faites par Marc BOSSIROY. Elles sont bien évidemment +/- masquées mais si, d'aventures, vous me cherchiez, sachez que j'étais dans les bleus pour les 3 premiers runs (B1, B2 et B3) alors que, l'après-midi, je suis retourné avec les jaunes (J4, J5 et J6).
J'ai commencé avec les bleus ("confirmés") parce que les verts "débutants" (ainsi que les jaunes) étaient très nombreux (normal pour une journée de sensibilisation comme celle-ci) et donc, pour l'homogénéité quantitative des groupes, certains "intermédiaires" (jaunes) avaient été poussés chez les bleus. En fait, si je ne me trompe pas, on est "expert" (rouge) quand on tourne en moins d' 1:15, "confirmé" (bleu) entre 1:15 et 1:20, "intermédiaire" (jaune) entre 1:20 et 1:25 et "débutant" (vert) au delà d'1:25 mais avec une distinction entre les vrais débutants et les faux débutants !
DSCN0529.JPGEt donc, avec mon habituel 1:30, je devrais normalement être dans les verts de niveau 2 probablement définitivement ... à moins de changer de machine mais ça, c'est une autre histoire !
En même temps, c'est autant, voire plus le pilote qui fait le chrono que la machine, même si, bien évidemment, elle y contribue un peu, en ligne droite particulièrement ^^, cela dépendant également du circuit, sinueux ou rapide, voyez ? Voyez pas ??
Un exemple criant, sur base des chronos d'hier à Mettet :
- le n° 60 avec sa BMW K1200 GT de 152 chevaux : meilleur temps au tour 1:42.784
- le n° 26 avec sa TRIUMPH Daytona de 125 chevaux : meilleur tour en 1:40.250
- le n° 44 avec sa GUZZI V7 II Special de 47,6 chevaux : 1:38.828
Criant non ?

DSCN0545.JPGDu coup, le 101 avec sa Tiger 800 de 94 canassons et son 1:30.963, c'est pas totalement ridicule, n'est-ce pas ?
Avec des pneus route (car si mes "Trail Attack" ils sont vachement durs quand même hein !) et un peu plus de pratique (quelques track days supplémentaires ^^), le 1:28.500 ne serait pas hors d'atteinte ;-)
Bon, indépendamment de ces considérations chronométriques, qui n'intéressent que quelques allumés du bonnet, il n'en reste pas moins que, comme à chaque fois, l'ambiance lors de ce genre d'événement est très sympathique, souvent bon enfant même si l'esprit de compétition n'est pas totalement absent car, on a beau faire, on se prend au jeu. Mais, voilà, le mot est lâché : c'est un JEU !!
Bon, sur ces bonnes paroles, je vais essayer d'oublier cet épisode, qui trotte encore dans ma tête la nuit au cours de laquelle je compte encore les virages et refais tour après tour, pour ... en revenir au voyage en Toscane dont le compte-rendu n'avance pas ... à grands pas !!

18:32 Écrit par Alberto | Commentaires (6)