25/06/2017

Toscane, 07-06-2017, Lucques et Pise ...

toscane 2017Une boucle de 167 kilomètres : je vois la moue des gros rouleurs d'ici.
Quand vous mettez deux villes de ce calibre touristique au programme, il faut faire des concessions, à défaut de quoi, ça devient un marathon et pas un "rallye touristique" !!
Voici l'album photos du jour, riche de 57 images, pieuses ou pas !

Avant d'entrer dans le vif du sujet, permettez-moi de saluer la splendide victoire de Valentino ROSSI à Assen aujourd'hui.
Il est allé la chercher cette victoire avec la fine pluie qui s'est mise à tomber à quelques 7 tours de l'arrivée.
A 38 ans, ce champion continue d'impressionner et je vous avoue que mon petit coeur a palpité jusqu'au passage de la ligne d'arrivée avec, oserais-je le dire, un semblant de gorge nouée une fois la ligne franchie. Chaque victoire de ROSSI, de plus en plus rare il faut bien l'avouer, est une émotion particulière...
Il en est à 115 maintenant et se rapproche du record absolu détenu par Giacomo AGOSTINI. S'il ne l'atteint pas et s'il n'obtient pas ce fameux 10ème titre que beaucoup espèrent, on ne lui en voudra pas, les temps n'étant plus ce qu'ils étaient naguère, avec une concurrence acharnée et des moyens colossaux qui n'ont plus rien à voir avec le Continental Circus d'antan ...

Désolé pour cette petite digression, mais elle s'est imposée à moi comme une évidence !!

Et donc, voici que nous en venons au compte-rendu de ce qui était déjà le 5ème jour de ce périple toscan ...
Si vous avez feuilleté l'album, vous aurez remarqué d'emblée que l'épisode du "tablier, cornet deux boules" s'est déroulé ce soir-là et non pas la veille comme raconté. Voilà que je fais également dans le récit d'anticipation, ah ah ah !!!
Bon, déjà, mon Tripy II n'a pas prétendu afficher le moindre pictogramme. Paul m'a donc prêté le sien ce dont je le remercie encore une fois ici, publiquement.
Ensuite, les amis m'ont attendu longtemps, car je suis de ceux qui mettent un temps bête à démarrer la journée. Je pensais dès lors qu'ils me laisseraient l'initiative de partir le premier mais Jacques voyait les choses différemment. Tellement différemment d'ailleurs qu'au sortir du parking de l'hôtel, alors que les GPS indiquaient de prendre à droite, il est parti à gauche. J'ai klaxonné et suis parti à droite, suivi par les autres. Il s'est peut-être trompé en chargeant le r-b, rien n'est impossible avec le fantasque ami Jacques ...
On est arrivé au Parc/Musée Pinocchio à Capannori après une quinzaine de kilomètres et on s'est limité à prendre une photo de l'énorme marionnette plantée à droite de la route.
Un peu plus loin, on est passé sous les "portes" de Lucca où nous avons soigneusement rangé les motos avant de nous lancer dans la visite de la ville. Nous avons appris plus tard que quelques participants au voyage ont été verbalisés pour stationnement sauvage. Ils discutent sans doute encore aujourd'hui de savoir s'il faut ou non payer l'amende. S'ils veulent pouvoir encore retourner en Italie sans finir dans les oubliettes des cachots, je leur conseille vivement de s'exécuter ;-)
On est arrivé sur la "Piazza dell'anfiteatro" et on s'est installé à la terrasse de "La Grotta". Y a des mauvais esprits qui, voyant arriver la serveuse, potelée mais très mignonne mais ... potelée, l'on surnommée "Gros Tas" : paaaaaaaaaaaaaaas charitable du tout, voire d'une goujaterie sans nom ! Autre détail croustillant ? A un moment, Gull a eu un besoin pressant. Il a dû demander la clé des toilettes qu'il a eu du mal à ouvrir et ... une fois dedans, il ne savait plus en sortir. Il y a des mauvais esprits, les mêmes que tout à l'heure ^^, qui ne le voyant pas s'en sortir, ont proposé qu'on l'y laisse : paaaaaaaaaaaas charitable du tout de laisser ainsi un copain dans la merde, nan ?? Devinez qui c'est qui s'est levé de sa chaise, alors qu'il y était si bien et en bonne compagnie, pour libérer son ami dans le besoin ??? Bibi, bien entendu !!
On s'est ensuite dirigé comme on a pu dans les rues étroites de la ville. On a vu le Duomo di San Martino, la tour Guinigi avec ses arbres au sommet. Pour expliquer la hauteur de ces nombreuses tours érigées en ville, celle-ci se justifierait par la fabrication d'étoffes à une époque où plus le morceau était long plus il avait de valeur, ceci expliquant cela ...
J'avoue que ça ne m'a convainc qu'à moitié mais je n'ai pas envie de contrôler la véracité de cette assertion dithyrambique (?).
Au moment de quitter les lieux, on s'est un peu éparpillés et j'ai finalement repris la route avec Jean-Marc W.
Après quelques kilomètres, il a profité d'un arrêt dans le trafic pour me signaler que mon top-case bougeait beaucoup et, au détour d'un rond-point, il a repéré un "Brico" et m'a fait signe de le suivre. J'ai acheté une sangle (5,90 € à 12h46 précisément) et on a essayé, comme on a pu, de fixer la platine plastique qui supporte le top-case, à l'alu-rack fixé au porte-paquet de la Tiger. Faut dire que suite au léger accrochage de l'avant-veille, on avait remarqué qu'une des trois vis qui fixait la platine au rack était cassée.
Voilà donc la Tiger affublée d'un Tripy jaune et d'une sangle vert fluo : une moto si classieuse à l'origine, une moto de clown maintenant, plus à l'image de son propriétaire diront certains ;-)
Ce passage par le Brico et le ... bricolage qui s'ensuivit nous fit perdre pas mal de temps et c'est à la limite de l'inquiétude, avec un "Qu'est-ce que vous avez foutu ?" que Paul nous a vu arriver, au WP 43 du road-book, sur la SS12, au ristorante-pizzeria-gelateria "Da nonno Mariano", à San Lorenzo a Vaccoli. Nous nous sommes joints à la table de Paul, Gilles, Virginie B. et Didier. J'ai demandé à ce dernier ce qu'il avait dans son assiette et j'ai pris comme lui, des tripes !! J'aime bien les tripes et tous les abats en général, pour peu que l'assaisonnement suive, voyez ?
Une Moretti 660 ml, un café et 12.705 mètres plus tard, on arrivait à Pise.
Petit cafouillage pour trouver à se garer dans une rue perpendiculaire. Des marchands de breloques, plus utiles les unes que les autres, arpentent les lieux et vous font de grands signes pour vous indiquer des emplacements libres. Moyennant une thune ou un achat négocié, ils vous garantissent une surveillance rapprochée de votre véhicule. A vous de voir, ce n'est pas moi qui vous mettrai en garde contre ces pratiques qui ne font de mal à personne !
Pise !! Sa tour penchée, son baptistère Saint-Jean et puis ... c'est tout, enfin, pour ce qu'on en sait et ce qu'on nous donne à voir ... Après, sans doute, en déambulant dans ses rues, peut-être y découvre-t-on d'autres joyaux, mais, aussi loin qu'on soit concerné, c'est tout ce qu'on en a vu. Faut avouer que c'est beau et qu'une visite intérieure de l'un comme l'autre des édifices s'impose plus que probablement mais on n'avait matériellement pas le temps !!
D'ailleurs, on est repartis fissa, Jean-Marc, Paul et moi jusqu'à atteindre "Marina di Pisa", 12 bornes plus loin où le spectacle d'une mer particulièrement agitée s'offrit à nous. On s'est installé, face à la mer, à la terrasse du bistro "Il barrino" où j'ai offert la tournée générale faite de ... 3 bouteilles d'eau pétillante ! Pierre et Elisabeth avaient planté la tente béquille latérale de leur Explorer 1200 un peu plus loin et on s'est retrouvé un moment pour tailler une bavette ! Ils sont restés là pendant que Jean-Marc et Paul décidaient de rentrer par les voies rapides. Je me suis donc retrouvé seul pour faire le reste du road-book qui longeait d'abord la mer pendant quelques kilomètres avant de traverser un grand zoning industriel dans la périphérie de Livourne et se terminer par un très beau parcours à l'intérieur des terres, traversant Collesalvetti, Casciana Terme Lari, Ponsacco, Pontedera, Calcinaia, Bientina, Castelfranco di Sotto et Chiesina Uzzanese où j'ai fait le plein.
Petit paragraphe au sujet des stations-services en Italie. Pas toujours simple de s'approvisionner en essence dans ce pays européen ! Déjà, dans une même station, il y a parfois des pompes où l'on vous sert et d'autres où vous devez vous servir vous même. Pour un étranger, ce n'est pas toujours facile de faire le distinguo avec des "Service + (piu) " ou pas. Cet écueil franchi, reste à payer et là, une fois sur deux au moins, nos cartes MasterCard ou Visa ne passent pas. Il est aussi parfois possible de glisser des billets dans les pompes mais pour peu qu'ils soient froissés, ça ne passe pas.
Il m'est arrivé une fois de mettre dix euros dans le juke-box et, suite à une erreur de compréhension, qu'il profite à celui qui a fait le plein après moi : heureusement qu'il s'agissait de Jean-Marc et qu'il m'a remboursé sinon j'étais de la revue !
Franchement, peuvent mieux faire nos amis italiens à ce niveau surtout que les carburants y sont à un prix exorbitant en plus, parmi les plus élevés d'Europe !!
J'ai continué sur Ponte Buggianese, Massa è Cozzile et suis arrivé vers 19 heures à l'hôtel.
Petit cocktail autour de la piscine, comme d'habitude et repas du soir avec l'épisode tablier déjà "évoqué" dans la note précédente. Excellente cuisine encore une fois avec, en entrée, des pâtes aux fruits de mer riches ... en animaux marins avec une sauce à lécher l'assiette si on n'était pas en société ;-)
Vu qu'on changeait d'hôtel le lendemain, lorsqu'on a regagné nos chambres, on a rassemblé nos affaires plutôt que de le faire à la hâte le lendemain matin. Vu le poids embarqué de mon top-case (pas loin de 16 kilos me semble-t-il), j'avais déjà prévenu Paul que je le mettrais sans doute dans la camionnette, car je craignais que les supports ne résistent pas aux contraintes provoquées par l'état du revêtement des routes. Oui, étonnamment penseront certains, ce n'était pas le billard qu'on aurait pu espérer. Non qu'elles fussent criblées de nids-de-poule comme dans notre pauvre et plat pays qui est probablement aussi le tien, cher lecteur, mais, comment dire, le revêtement n'était pas parfait, laissant des dénivellements, des ondulations, des saignées obliques, voyez, de sorte qu'il valait mieux être prudent et ne pas ouvrir en grand !!
Une petite anecdote plus ou moins à ce propos. Je ne sais pas si ça s'est produit ce jour là mais peu importe, n'est-ce pas ?
J'arrive le premier sur des travaux en cours avec un feu en bord de route qui autorise une circulation alternée. Le feu passe au vert. Du côté gauche on a une belle bande de circulation au macadam noir de geais et, du côté droit, une bande en terre battue qui n'invite pas à s'y engager. Vous faites quoi vous ? Comme moi, vous empruntez la bande de gauche, non ? Le truc c'est qu'arrivé au bout, il y a des ouvriers qui travaillent et qui vous gueulent dessus en gesticulant : en fait, le macadam était tout frais et ... on a tous roulé dessus, moi, mes compagnons de route et les quelques voitures qui faisaient la file au départ. Ce n'est qu'après coup que j'ai compris la méprise. En même temps, c'était très mal signalisé et je pense qu'on aurait tous fait pareil ! Il y a donc une route avec les empreintes de mes Continental Trail Attack quelque part en Toscane, comme il y a celles des paluches de quelques stars à Hollywood ;-))
Bon, c'est pas tout ça, demain "Jour 6", courte étape de liaison (149 km) entre Montecatini et Poggiobonsi avec quelques visites au programme : Vinci, village natal de Leonardo, Voltera, jolie ville piétonne et San Gimignano, joyau de la Toscane !

14:41 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : toscane 2017 |  Facebook

24/06/2017

Toscane, 06-06-2017, Florence !

toscane 2017Une fois n'est pas coutume, et personnellement je ne m'en plaindrai pas, les motos sont restées au garage ce mardi 6 juin 2017.
En effet, le programme du jour prévoyait la visite de la ville de Florence, véritable musée à ciel ouvert, sans compter tous ceux qui y sont à visiter de l'intérieur ;-)
C'est donc en autocar que nous avons effectué le déplacement (+/- 80 kilomètres je crois) entre Montecatini et la capitale de la Toscane.
Voici les photos de cette excursion culturelle.

A suivre, car je regarde les essais du Moto GP à Assen ...
Il pleut en Hollande !
13. IANNONE - 14. MILLER - 15. BAZ
16. A. ESPARGARO - 17. RINS - 18. ABRAHAM
19. P. ESPARGARO - 20. BARBERA - 21. LORENZO
22. SMITH - 23. RABAT
REDDING et LOWES en Q2 ...

1. ZARCO - 2. MARQUEZ - 3. PETRUCCI
4. ROSSI - 5 REDDING - 6. FOLGER
7. BAUTISTA - 8. CRUTCHLOW - 9. DOVIZIOSO
10. LOWES - 11. VINALES - 12. PEDROSA

Chutes de REDDING et de DOVIZIOSO; moteur explosé pour LOWES, cata pour VINALES et PEDROSA, ce "dernier" trop léger pour les pneus pluie Michelin et victime de spinning, alors que Maverick n'avait aucun feeling ...
A demain pour la course !!

Et alors ? Que dire de cette expédition du "troisième type" pour ne pas dire du "troisième âge" car, quand on parle d'excursion en car, on ne peut s'empêcher de faire le lien, n'est-ce pas ? Une bande de motards en autocar ça n'en fait pas des tocards ...
Déjà, on a pu profiter de nos tenues de ville ce qui est bien plus agréable que de déambuler dans les cuirs ou les textiles renforcés, surtout quand le soleil tape et c'était effectivement le cas ce jour-là.
A l'arrivée dans la ville, on nous a présenté notre guide, Alessandra, et on nous a remis des audio-guides, ce qui est bien pratique car on entend parfaitement les commentaires en même temps que les conversations proches d'ailleurs, ce qui a engendré une certaine retenue auprès des quelques dragueurs invertébrés invétérés dont je tairai ici les prénoms car je suis pour la paix des ménages, moi !
Non, je ne dirai rien, même sous la torture !!
Piazza della Repubblica, Cathédrale Santa Maria del Fiore, musée des Officines, Ponte Vecchio, la Fontana del Porcellino, Palazzo Pitti, Piazza della Signoria, Basilique Santa Croce, Palazzo Vecchio et Piazzale Michelangelo, Baptistère Saint Jean, Basilique Santa Maria Novella, Statue de David ... je crois qu'on a tout vu, en tout cas, l'essentiel avec, à chaque fois, des explications et des anecdotes livrées avec entrain par la sémillante Alessandra ...
A midi, sur son conseil, la plupart d'entre nous, sommes allé manger chez GIANNINO in San Lorenzo : plus de place en terrasse, on nous a casé en fond de salle, à une table ronde, le garçon se confondant en palabres pour justifier de nous avoir installés là plutôt qu'à une table de 8 vu qu'on était que 5, voyez ? Cette soudaine affluence le perturbait sans doute ... J'ai pris des "pici", des gros spaghetti roulés à la main (nan, pas sous les aisselles, ne pas confondre avec les doubitchous !) à la sauce tomate, qu'ils étaient aussi bons, ou presque, que ceux que ma sainte mère faisait avec tout l'amour qu'elle mettait dans sa cuisine !
L'après-midi, au cours de la visite on s'est arrêtés sur la "Piazza della passera", une place relativement insignifiante mais dont l'origine du nom reste un mystère. "Passera" pour "passe" au sens "bordélique" du terme dans la mesure où le coin était connu pour quelques lieux de débauche, mais aussi "passera" pour "passereau femelle" : l'histoire dit que des enfants avaient recueilli un petit oiseau qu'ils pensaient blessé par un chat, pour le soigner mais qu'en fait, celui-ci était malade et qu'il fut à l'origine d'une grande peste qui emporta 40.000 florentins sur les 96.000 qui peuplaient la ville en 1348 ...
Cette triste histoire ne nous empêcha pas de prendre d'assaut la "gelateria" de la place, considérée par notre Alessandra, comme la meilleure de la ville, autant dire qu'on lui a fait confiance !
Fin du circuit, retour dans le car et à l'hôtel.
Petit cocktail sympa dans les fauteuils en bord de piscine : l'est pas belle la vie les gars ?
Repas copieux et excellent, ponctué par une scène d'anthologie. La bande à Philippe P. a fait un cadeau surprise à l'ami Paul : un tablier de cuisine avec, sur le devant, ben voyons, un morceau "choisi" de la statue de David, le cornetto avec les deux boules, voyez ? Autre chose que la gelateria della passera ... quoique !!
Bon après "ça" on était chaud et on a fait une descente dans Montecatini "by night", Pierre, François et moi.
Faut dire que Pierre n'était pas venu à Florence avec nous. Il connaissait déjà. Il avait mis la journée à profit pour inviter un ami italien qui vit non loin de là pour visiter la ville avec lui. Il s'était arrêté à un bistrot, avait bien sympathisé avec la patronne apparemment, et avait promis de revenir au soir avec un tas d'amis motards !
Finalement on n'était que trois, lui compris, mais les meilleurs, en définitive ;-)
Il y avait là ROBERTO CRISTIANO qui chantait des vieux trucs accompagné d'un orgue électrique ...
il y avait là également quelques couples qui écoutaient comme nous, certaines compagnes se trémoussant timidement au son des ritournelles ...
Il y avait là surtout une très belle personne, accompagnée de sa fille sans doute, au port de tête altier et au décolleté qui découvrait deux splendides clavicules ...
A un moment, Pierre s'est levé et est allé inviter une dame, à la fin du morceau une autre, puis la patronne du bistrot qui était apparue et avec laquelle il a esquissé un "pole dance" autour d'un parasol planté là : il est un peu fou le Pierre, "Pierrot le fou". On a déjà "Didier la Science" dans l'équipe, voilà "Pierrot le fou" ...
Cela dit, on a passé un excellent moment ce soir-là, à marquer d'une Blanche, voire deux ou trois ;-))

PS : attention aux horaires particuliers pour les courses à ASSEN. La course de Moto3 est prévue à 11h00, celle de Moto GP à 13h00 et celle de Moto2 à 14h30 !!!

13:56 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : toscane 2017 |  Facebook

22/06/2017

Toscane, l'aller en 3 jours, III

toscane 2017288 kilomètres entre Alessandria et Montecatini, donc ...

Le temps passe et les souvenirs s'effacent ...
Et ce ne sont pas les quelques notes éparses
Qui me permettent de faire face !
Bah, je vais broder et rajouter de la farce !!


Quelques noms de patelins pour commencer ? Bosco Marengo (comme le veau ?), Pozzolo Formigaro (Fo-o-ormigaro comme dirait Stromae (Tiens, qu'est-ce qu'il devient lui ?)), Serra Valle Scrivia, Arquata Scrivia, Busella, Casella, Montaggio, Tasso, Carasco, Cogorno ...
Tous des patelins qui sonnent bien mais, si je me souviens, plutôt "tristounets" comme me le fit remarquer, à un feu rouge, Jean-Marc W. avec lequel j'ai souvent roulé en tandem, les autres ne voulant pas suivre mon rythme effréné ;-) C'est vrai que j'effrène beaucoup, surtout dans les virages !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
L'option d'éviter la "Riviera Ligure" était sans doute bonne car quoi de plus chiant que de rouler sur une route côtière bondée et hyper-urbanisée mais le fait de serpenter sur la deuxième, voire la troisième "corniche", nous a privés de la vue de la mer d'une part, et de certains joyaux de cette Riviera d'autre part, tel le splendide village de Portofino par exemple.
En 1979, on y a séjourné avec Josée lors d'un voyage de noce avant la Noce, voyez ? A Alassio plus précisément. Du coup, je connaissais le décor et, finalement, je n'ai pas trop regretté le choix des organisateurs.
Au WP 32, j'ai pris le ticket avant de monter sur l'autoroute pour une excursion de 70 kilomètres.
A la sortie "Carrara", je suis arrivé à un péage "humain", avec une charmante demoiselle qui s'exclama : "Fino in Irlanda è andato con la moto ?" ce qui signifie "Jusqu'en Irlande vous êtes allé avec la moto ?"
De quoi alimenter la conversation, n'est-il pas ? Et de sortir le traditionnel numéro de l'italien "expatrié" qui vient de Belgique, dont les parents issus l'un des Marches, l'autre de Lombardie se sont rencontrés là-bas, qu'ils devaient parler "le vrai italien" ensemble tant leurs patois respectifs étaient différents, d'où la relative facilité avec laquelle je m'exprime +/- correctement dans la langue de Dante, etc, etc ... Pour peu, j'y serais encore si elle n'avait pas coupé court en me recommandant un restaurant à Carrare.
On y était quelques kilomètres plus tard. Impressionnant site avec de la poussière blanche partout et un incessant ballet de camions de toutes sortes qui montent et descendent dans les rues étroites du site.
Une fois encore, je n'ai pris que quelques photos, le Sony affichant un désespérant display noir et/ou refusant de fonctionner.
J'ai sorti le vieux GSM pour, quand même, ramener quelques images mais c'est très maigre, j'en conviens.
Au bout de cette route, il y avait un tunnel très étroit que nous devions emprunter mais, juste avant, il y avait aussi un restaurant sur la gauche qui nous faisait de l'oeil ...
A ce moment là, nous avons été rejoints par Xavier (RS 1200), Jean-Marc D. (GS 1200), Philippe G. (idem) ainsi que Raphaël (FJR 1300) et c'est donc à six que nous avons investi les lieux, Il poggio.
Une table près du feu ouvert (aperto, souvenez-vous) surmonté d'un téléviseur qui allait beaucoup trop fort ...
Pas de carte, juste une serveuse qui nous a proposé divers plats (primi, secondi ...) et dont j'ai traduis les propos au fur et à mesure : on a commencé par supplier pour avoir une grande bière (Moretti 660 !) puis on a pris des "papardelle" aux champignons (funhgi), au sanglier (cinghiale) ou, plus simplement, à la sauce tomate (pommodoro).
J'ai demandé également si on pouvait goûter au fameux Lardo di colonnata et l'autre serveuse de nous apporter une belle assiette commune de ce que, probablement, le cochon a de meilleur en ce monde : très riche mais d'une finesse divine, mais très riche ...
En toute fin de repas, Didier S., Jacques et Solange sont arrivés mais ils n'ont pas offert le dessert :-)
On a laissé partir les "jeunes" et on s'est ensuite enfoncés dans cet incroyable tunnel, très étroit, aux murs bruts de décoffrage, celui-là ayant le mérite d'être très bien éclairé ... Et on s'est tout de suite perdus car, par erreur, j'ai refait un tour gratuit pour finalement repasser devant le resto. Du coup j'ai gazé pour essayer de rattraper mes collègues mais j'ai appris, après, qu'ils avaient fait la même erreur et qu'ils étaient finalement ... derrière !! Cela arrive assez souvent en définitive, vous avez remarqué ?
Plus loin, on est encore tombé sur des tunnels tout aussi étroits mais pas éclairés du tout au point qu'on avait l'impression d'aller tout droit dans le mur jusqu'à ce qu'on l'atteigne presque et que la trajectoire s'incurve pour laisser la place à un autre mur, et ainsi de suite, jusqu'à rejoindre la bienfaisante lumière du jour : flippant !
J'ai noté qu'on a fait un arrêt à 16h00 pour boire le café mais ... sans plus de précision !
Arrivés à Pont All'Abate, j'ai visé un magasin de TV-AUDIO-HIFI et j'ai quitté la route, suivi par J.M., pour planter la Tiger devant la vitrine. J'ai expliqué que je venais de Belgique, blablabla, que demain on visitait FLORENCE blablabla et que mon appareil photo était en rade, tout cela pour justifier l'achat d'un truc pas cher mais au rapport qualité/prix suffisant, mais surtout pas cher. Je suis sorti avec un NIKON Coolpix S2900 à quatre-vingt-neuf euros quatre-vingt-dix, 20.1 megapixels, wide 5x zoom et dynamic fine zoom 10x, ça fait pas cher du pixel, croyez-moi sur parole ... ou sortez votre calculette si vous êtes sceptique !
On est arrivé à Montecatini (Terme) au Grand Hôtel Panoramic, situé Viale Mario Bustichini, 65 et on a rejoint le parking souterrain. Après la douche, on a pris l'apéro au bord de la piscine et puis on a rejoint la salle de restaurant aux tables rondes bien dressées et très conviviales ! Au menu : des pâtes, de la longe de porc et du pudding, le tout de fort bonne facture m'a-t-il semblé.
Trois soucis ce jour-là :
1/ l'appareil photo mais ça vous le savIez déjà et la solution était déjà trouvée;
2/ J.M. qui m'est "rentré" dedans au sortir d'un parking : porte-plaque égratigné et ... top-case ouvert, bizarre !
3/ j'éteins le Tripy en quittant le parking souterrain, le rallume dans la chambre pour le mettre en charge et pour constater que l'écran reste désespérément blanc. Après le display du Sony désespérément noir, avouez que ça contraste, non ?
Une journée noire à marquer d'une pierre blanche ? Que nenni : il en faut plus pour entamer mon moral.
Comme disait je ne sais plus qui : "Mille solutions pour un même problème", alors vous imaginez avec trois problèmes ... en supposant logiquement que ça pourrait être exponentiel !!
De toute manière, pas besoin ni du Tripy ni du top-case le lendemain puisqu'on visitait FLORENCE et qu'on y allait en autocar climatisé ! On aviserait donc en temps utile ...
Bonne nuitée !!

PS1 : je vous invite à visionner quelques vidéos du travail que réalisent les hommes sur le site de Carrare, notamment les prouesses des chauffeurs qui doivent acheminer d'énormes blocs sur les flancs des montagnes dans des lacets qu'on n'oserait même pas envisager de franchir en trail ... Voyez cet exemple !
PS2 : après le souper, Paul a proposé qu'on regarde le Moto GP du Mugello (grâce à mon abonnement à MotoGP.com, faut-il le rappeler) mais lorsque j'ai demandé s'il y avait VRAIMENT des intéressés, seuls deux pelés et un tondu ont levé la main, de sorte qu'on a renoncé à l'idée Johnny !

21:59 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : toscane 2017 |  Facebook

20/06/2017

Toscane, l'aller en 3 jours, II

toscane 2017Si le souper à l'hôtel IBIS de Pontarlier ne m'a pas laissé un souvenir imputrescible, pour info il était fait d'une terrine Campagnarde et petites feuilles de saison, d'une blanquette de dinde aux champignons et ses légumes et, enfin, d'une tarte aux poires Bourdaloue, le petit-déjeuner par contre fut ponctué d'une heureuse surprise.
Juste dans notre champ de vision, en effet, une jeune femme au profil intéressant déjeunait en paix. Sur son tee-shirt moulant et au décolleté échancré, une inscription "Dream on" qui provoqua quelques soupirs dans les rangs ...
Le moral, déjà pas au beau fixe donc, s'est encore dégradé lorsqu'on a vu le ciel dehors. Je pense d'ailleurs qu'on a enfilé les plastiques avant de prendre la route qui ralliait Pontarlier à Alessandria dans la plaine du Pô, que nous n'avons pas atteint plein pot, pfffffff.
On n'a pas vraiment profité des jolies routes suisses au revêtement impeccable ni des splendides paysages helvètes dans la mesure où nous avons traversé cette confédération polyglotte sous la drache pour l'essentiel.
On s'est arrêté (fort tardivement vu qu'il était pas loin de midi d'ailleurs) dans un patelin où nous avons pris le café.
On a vu défiler toute une fanfare, qui avec d'énormes tubas, qui avec des grosses caisses, qui avec des trombones à coulisses, qui avec des cymbales, tout ce petit monde devant se "reconstituer" quelque part dans le village pour faire la fête à la musique ! Le plus sympa fut de voir les derniers membres du cortège trimbaler des tas de casiers remplis de fendant ;-)
On est repartis en direction du Grand Saint Bernard. On en avait discuté la veille. Pierre et Paul, qui avaient fait la reconnaissance du voyage en mai, n'avaient pas pu y grimper dans la mesure où il était encore fermé.
Pour info, "fermé" se dit "chiuso" en italien et se prononce "kiouzo". "Aperto" signifie "ouvert", ainsi vous savez tout ou presque.
Certains n'ont apparemment pas compris et se sont engouffrés, parfois à l'insu de leur plein gré, dans le tunnel, long de 5,798 kilomètres. D'autres, comme nous, qui suivions Jacques religieusement, sommes partis à l'assaut de cette montagne qui culmine à 2.473 mètres si j'ai bonne mémoire. Courte ascension mais impressionnante malgré tout : des routes bien dégradées, des gardes-fous ... absents et des murs de neige omniprésents, au point qu'au détour d'un virage, l'un de ceux-ci s'était effondré sur une moitié de la chaussée ! Ouvert le Saint Bernard ? Entrouvert en réalité ;-)
Au sommet, certains se sont amusés à se bombarder de boules de neige : les motards sont définitivement de grands enfants. Je crois avoir entendu qu'il faisait 7°C là-haut ...
J'ai plongé le premier dans la descente jusqu'à rencontrer une "Enoteca" dont je me souvins. Nous nous y sommes arrêtés, il y a une dizaine d'années de cela, avec Henri, Bernadette, Didier, François et Philippe C. du temps où il roulait encore avec nous. On s'était gavés d'une belle assiette de charcuteries et de fromages locaux. Je me souviens même d'un couple qui était à la table voisine et qui roulait en Ducati Multistrada. J'avais demandé au gars s'il avait un "pilote automatique" sur sa brêle car, avec sa compagne, ils profitaient du moment pour déguster quelques nectars du cru !
Là, le bâtiment semblait désert, même s'il y avait 2 ou 3 voitures stationnées devant.
On a continué et, quelques lacets plus bas, on est arrivé "Chez Elio" à Praz d'Arc.
A noter qu'une fois le Grand Saint Bernard derrière nous, le soleil italien, dans toute sa splendeur, nous a accueillis les rayons grands ouverts ! On s'est donc installé en terrasse, à l'ombre pendant que Jacques se dorait la couenne au soleil.
A la carte, outre les traditionnels plateaux de charcuteries/fromages, il y avait "polenta", polenta concia, "polenta concia è salsicce" et puis c'est à peu près tout, autrement dit, "polenta", "polenta au fromage", "polenta au fromage et saucisses" ! François et moi avons opté pour la totale pendant que Didier et Alain par exemple jetaient leur dévolu sur un énorme plateau de "salumi è formaggi" ...
Et comme boissons ? Vous avez de la bière belge ?? Pfffffffffff ! Et des bières artisanales ???
Et la serveuse de nous parler des bières à la couche (?), au Genepi, etc ...
Voyez par vous-mêmes !
Il faut savoir que "couche" en patois du Val d'Aoste signifie "zucca" et donc "courge" en français !!
C'est peut-être de là que vient l'expression "J'en tiens une fameuse couche" pour dire qu'on est "bitu mort" ?

A suivre
Suite !!
Enfin, un précieux encouragement pour me pousser à aller de l'avant : merci Dominique !!


Cet arrêt dans le Grand Saint Bernard fait partie de ces moments du voyage à marquer d'une pierre blanche et vous verrez qu'il en est parsemé, un peu comme si le Petit Poucet était de la partie, voyez. Au fond, c'est peut-être moi le Petit Poucet, même si je n'ai eu ni frères ni ogres comme parents que je salue au passage et au demeurant !
Et donc, après la belle descente du GSB et le passage, moins drôle, dans un tunnel de plus de 7 kilomètres, on est monté sur l'autoroute pour 124 kilomètres de "somnolitude", au cours de laquelle j'ai pu remarquer que, contrairement à ce qui se passe en France par exemple, où tout le monde roule +/- à la même vitesse en occupant parfois les 3 bandes (!!!) beaucoup d'automobilistes italiens ne respectent pas les limitations de vitesses, surtout ceux qui roulent à bord de grosses ... allemandes d'ailleurs. Cela a le mérite de rendre le trafic plus fluide, non ?
Il y aurait beaucoup à dire sur les automobilistes italiens ainsi d'ailleurs que sur les scootéristes mais j'y reviendrai sans doute, plus tard ... ou pas !
Sortie au péage de Monteferrato où j'ai eu un peu de mal à comprendre ce qu'il fallait faire pour que la barrière se lève.
On pouvait soit payer en "moneta" auquel cas il fallait balancer le compte juste (je crois) dans un tiroir oscillant, soit par carte ("tessera" en italien comme le signalait la voix "off" du bidule) mais encore fallait-il trouver l'endroit précis où l'insérer car la fente était bien plus large que ... de coutume. Heureusement qu'il n'y avait personne derrière moi sinon j'aurais plus que probablement eu droit à un concert énervé de klaxons !! J'ai enfin pigé, j'ai glissé la carte à l'endroit ad hoc, j'ai été débité de 15 € (sans recevoir de ticket-reçu) et j'ai pu repartir en direction de Turin ...
Une fois encore, j'étais seul à ce moment là, comme cela se reproduira souvent, les autres me ... faussant compagnie en ... traînant loin ... derrière moi !!
45 bornes plus tard, j'arrivais à l'hôtel. J'ai d'abord raté l'insignifiante petite route à gauche qui permettait d'entrer dans l'espèce de zoning commercial au milieu duquel s'érigeait l'énorme l'hôtel DIAMANTE **** et du coup, comme il y avait un échangeur un peu plus loin, j'ai fait quelques "tours gratuits" avant de me repérer et d'enfin rejoindre le parking situé au -1, parking qui avait été balisé par des banderoles blanches et rouges et au grillage duquel la pancarte "Europamoto" avait été accrochée.
La réceptionniste, charmante, mais rapidement débordée par l'arrivée "massive" d'un troupeau de motards patibulaires mais presque, fut un peu soulagée d'entendre que, dans le lot, il y en avait un qui parlait la langue de Dante.
L'annonce que la piscine était fermée (depuis plus d'un an d'ailleurs) en énerva plus d'un qui espérait faire un petit plongeon avant le repas du soir, histoire de se rafraîchir : et une étoile en moins au DIAMANTE, une !!
Pour le reste, et c'est finalement l'essentiel voire le superflu pour un hôtel "étape" la chambre était parfaite : luxueusement équipée, spacieuse à souhait, carrelée et décorée avec goût, équipée d'un frigo bar et d'un coffre-fort pour ranger le précieux Tripy :-)
Pour info, j'ai partagé la chambre avec l'ami Gull, un gars aussi grand qu'il est sympa et qui prend finalement moins de place qu'il en a l'air, pas encombrant pour un sou ! Autre particularité du gaillard : il trimbale un CPAP auquel il se branche toute la nuit pour éviter les ronflements intempestifs et surtout les apnées obstructives du sommeil dont il est sujet. Il porte accessoirement un bandeau sur les yeux, histoire de se couper du monde définitivement, le temps d'une nuit en tout cas ;-)
Une nuit justement, ou plutôt au petit matin, je me suis réveillé pour assouvir un besoin naturel et j'ai remarqué que sa lampe de chevet et sa liseuse étaient restées allumées : j'ai fait le tour du lit pour les éteindre et j'ai presque eu un choc en voyant cet espèce d'extra-terrestre, tuyauté et masqué, j'ai d'ailleurs eu du mal à me rendormir ;-)
Passage au bar avant le passage à table : une bière Moretti (660 ml) suivie d'une seconde au repas, c'est qu'il fait chaud et quand il fait chaud, il fait soif ! Le vin ne me réussissant pas, aigreurs et compagnie s'ensuivant généralement, j'ai souvent opté pour cette Moretti à forte dose !! A noter qu'à part les boissons au bar, toutes les consommations étaient comprises à table, ce qui est suffisamment rare pour être souligné !
En fin de soirée, notre curiosité nous a poussé à grimper à l'étage d'où provenait de la musique (uniquement des tangos) et des applaudissements. Des couples, prenant parfois des postures lascives, s'exerçaient au pas de cette danse d'improvisation, au sens où les pas ne sont pas prévus à l'avance pour être répétés séquentiellement, mais où les deux partenaires marchent ensemble vers une direction impromptue à chaque instant. Un partenaire (traditionnellement l'homme) guide l'autre, qui suit en laissant aller naturellement son poids dans la marche, sans chercher à deviner les pas.(Merci Wiki qui ? Wikipédia !!) Il y avait là quelques femmes à la croupe incendiaire et je pense que certains, non je ne citerai aucun prénom, auront eu besoin de l'extincteur pour calmer leurs ardeurs nocturnes ...
Perso j'ai rejoint Pierre (Gull) qui, heureusement comme moi, est un nocturne. Faut savoir que j'ai parfois partagé ma chambre avec des gars qui se pieutent à 21h30 et qui ne supportent même pas la loupiote de veille du téléviseur et encore moins celle de votre tablette, voyez ?
Depuis quelques voyages maintenant, faut avouer que je commence à me "dévergonder" et que je suis souvent présent lorsqu'un l'un ou l'autre dit : "Allez, on prend le petit dernier !". A ce petit jeu, c'est "l'autre Pierre", "Petit Pierre" en fait qui a souvent le ... dernier mot !!
Voyager en groupe implique des concessions qu'il faut être prêt à faire sinon autant voyager seul ou, au moins, dormir seul !
A ce niveau il y a eu quelques problèmes de chambres, single, pas single, avec ou sans supplément, mais tout est rapidement rentré dans l'ordre via l'intervention de Paul notamment et de RST Travel, l'agence agréée qui chapeaute dorénavant les voyages d'Europamoto. C'est ce soir-là d'ailleurs, si je ne me trompe pas, qu'on a reçu un leaflet qui résumait les 12 jours du voyage avec les coordonnées complètes de tous les hôtels ainsi qu'un bouquin (19,5 x 10.5 x 1 cm) fort de 219 pages avec l'essentiel à savoir sur la "Dolce Italia" en général et la Toscane en particulier.
Bravos messieurs !
Certains regretteront peut-être (il y en a ?) cette "professionnalisation" mais c'est un passage obligé pour pérenniser et mettre aux normes cette entreprise au départ d'un groupe d'amis !
Allez, demain, 5 juin, on arrive enfin à destination, à Montecatini, séparé d'Alessandria par 288 kilomètres, une paille après les deux journées précédentes !

23:14 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : toscane 2017 |  Facebook

19/06/2017

Toscane, l'aller en 3 jours, I

toscane 2017Le rendez-vous était prévu au Truck Stop d'Habay-la-Neuve.
Certains avaient pris l'option d'y dormir pour être frais comme des gardons à l'heure du départ estimé entre 9H45 et 10H30.
Certains, plus frondeurs, avaient opté pour un point de départ plus éloigné, histoire de mieux répartir la distance qui nous séparait de la première étape fixée à Pontarlier : ceux-là (dont Pierre, François et Jean-Marc) dormirent à Toul, 170 bornes plus loin.
Certains enfin, dont votre serviteur, se levèrent dès potron-minet pour être à Habay dans la fourchette recommandée.
"Potron-minet" est une expression très galvaudée en la circonstance puisqu'en réalité, tout ayant été soigneusement bouclé la veille au soir, je me suis levé royalement à 7 heures du matin pour finalement prendre la route vers 8H00.
Comme il y avait 160 bornes à se taper sur autoroute, je suis arrivé, tranquille, sans forcer l'allure, à 9H30.
Petite remarque en passant. Avant de prendre la route, entre autres réflexions qui m'avaient traversé l'esprit, je m'étais bien recommandé d'être attentif à la fermeture de mon top-case GIVI Maxia (55 litres). Combien de fois en effet, lors de précédents voyages, ne m'avait-on pas signalé cet oubli, même qu'une fois, Olivier, accompagné de la charmante ^^ Isabelle, avait sauvagement tenté de le refermer lors d'un arrêt au feu rouge ...
Et bien, figurez-vous qu'à un moment, alors que je naviguais sereinement à 125-130 compteur, la passagère d'une voiture qui tractait une remorque et qui me dépassait, me fit comprendre par signe qu'il y avait un problème à l'arrière de ma moto.
J'ai attendu une aire de stationnement pour m'arrêter et, comme vous l'aurez deviné, le top-case n'était pas fermé !!
J'ai ensuite accéléré l'allure pour rattraper la voiture en question et remercier ses occupants pour le signalement.
Arrivé à Habay-la-Neuve, je pensais prendre mes aises en buvant un café par exemple mais je n'ai pas eu le temps : mes potes bruxellois (Didier, Jacques & Solange) étaient là depuis quelque temps déjà et ne pouvaient plus attendre ;-)
On a filé plein sud et ce n'est qu'au way-point (Wépion en français) 37, à hauteur de l'Auberge Lorraine à Colombey-les-Belles, un peu après Toul justement, que nous nous sommes arrêtés pour casser la croûte.
On n'était là parmi les premiers, mais suivant le phénomène connu qu'un motard à l'arrêt en appelle d'autres, on s'est vite retrouvés là avec beaucoup d'autres dont Virginie B., Didier et Gilles, Virginie R., Philippe et son frère Michel, Xavier, Jean-Marc D. et d'autres encore, de sorte que, sur les recommandations de Didier, on s'est dépêchés de choisir dans la carte, histoire d'être servis sans retard. Perso, j'ai opté pour une excellente et copieuse salade landaise, faite de noix, tomates, magrets, toasts de mousse de canard et gésiers confis. D'après l'intéressée, la salade nordique de Solange était tout aussi savoureuse. Voilà un premier repas en excellente compagnie qui augurait du meilleur pour la suite du séjour ;-)
C'était toutefois sans compter avec un orage d'abord et une pluie continue ensuite qui nous obligèrent à enfiler, défiler et enfiler à nouveau les plastiques sur la route. A noter que certains sont plus doués que d'autres dans la pratique de cet exercice, certains réussissant à les revêtir en sautant à cloche-pied, d'autres ayant nécessairement besoin d'une assise stable : je me situe quelque part à mi-chemin ;-)
Au Way-point 37 on prenait le repas de midi, au way-point 74, soit pile poil 37 WP plus loin, on s'arrêtait à Frétigney-et-Velloreille pour boire le pot de 16-17 heures. C'était à "La bonne auberge", un estaminet qui affichait l'emblème de la bière Grimbergen. Récemment acquis (nan, j'ai pas "écrit accroc" !) à la cause des bières belges, j'ai demandé ce qu'ils avaient en stock mais, après que madame se fut enquise (de parasol bien entendu !) auprès de son tenancier de mari, il s'avéra qu'ils n'avaient rien à me proposer. Dépité, je me rabattis sur un Perrier menthe, asteblif !
C'est là que nous avions remisé les plastiques mais nous avons dû marquer l'arrêt un peu plus tard tant le ciel à l'horizon était menaçant et jusqu'à ce que nous essuyions les premières gouttes qui ne nous lâchèrent finalement plus, me semble-t-il, jusqu'à l'arrivée à l'hôtel Ibis (pas le "Budget", l'autre, on a les moyens ou on ne les a pas !) de Pontarlier où nous avons retrouvé tout le reste de la troupe : à noter que l'arrivée était fixée au WP 111 soit 37 + 37 + 37, c'est dingue, non ?
Pour votre gouverne, sachez que le "rooming list" affichait 43 personnes pour 31 motos, que cela ne présume pas du nombre de couples et de motards solitaires car certains couples roulent chacun sur leur moto, alors que d'autres qui devaient venir en moto se sont finalement pointés en voiture (la faute à un nerf sciatique récalcitrant), que certains inscrits à deux ... "sont venus tout seul", que certains qui devaient venir à deux motos sont venus sur la même ...
Comme quoi, dans ce genre de voyage, rien n'est jamais définitivement écrit et/ou acquis ce qui, manifestement, n'est pas fait pour faciliter la tâche aux organisateurs, n'est-ce pas, Paul ?

23:41 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : toscane 2017 |  Facebook

18/06/2017

Toscane, le compte-rendu ...

... tant attendu ;-)
Et oui, j'en suis revenu !
Repu,
tant j'en ai vu !!
3.637,80 kilomètres parcourus,
57 heures et 6 minutes le cul
sur la selle de la Tiger ...
Conso moyenne de 4,9 litres au cent,
A peu près ma conso journalière
De soda, de café et de bières !
Un voyage rondement mené puisque l'ordinateur
a calculé une vitesse moyenne de 70,5 kilomètres à l'heure.
Entre Habay-la-Neuve, lieu de départ, Pontarlier, 1ère étape, Alessandria, seconde étape et Montecatini, ville située entre Lucca et Pistoia en Toscane, lieu d'arrivée, j'ai parcouru quelque chose comme 1.250 kilomètres, en "traversant" la Belgique, le Luxembourg, la France, l'Autriche et en "transperçant" (tant il y a plu), la Suisse pour enfin atteindre le soleil d'Italie.
Deux heures et demie d'avion pour 3 jours de moto ;-)
Voici donc, livrées pour vous, les photos de ces trois premiers jours :
- 1ère étape : Habay-la-Neuve > Pontarlier
- 2ème étape : Pontarlier > Alessandria
- 3ème étape : Alessandria > Montecatini
Vous l'avez remarqué, la moisson de photos est bien maigre mais c'est pas ma faute comme disait l'autre : c'est le Sony qui a fait des siennes et qui fonctionnait façon clignotant, un coup oui, un coup non, puis, plus grave, un coup oui, deux coups non, puis, pire encore, plus dans le coup du tout au point qu'excédé, j'ai finalement acheté un petit Nikon à 89.90 € à Ponte All'Abate (Pescia) le troisième jour. Je me voyais mal faire la visite de Florence le lendemain sans ramener la moindre photo, voyez ?
J'étais d'autant plus motivé à le faire suite à la mésaventure que j'avais vécue il y a quelques années de ça en visitant cette même Toscane mais ... j'y reviendrai en début de note suivante car il est bien tard ^^

00:17 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : toscane 2017 |  Facebook

02/06/2017

Voyage en ...

toss.jpgcanne.jpg

J'y suis presque : y a plus qu'à regrouper les médicaments et le nécessaire de toilette !

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps

Tu auras deviné que c'est bien en Toscagne ^^
Que dès demain matin le grand départ je prends !!

Hein ? La "Toscagne", ça n'existe pas ?? C'est de la poésiiiiiiiiiiiiiiiiiie les gars, faut faire des concessions si on veut de la rime riche !!
A+

21:51 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

30/05/2017

"Cap Moto Tour" à tour : je vais essayer d'en faire le tour !!

DSC04694.JPGJ'étais donc parti derrière les deux Explorateurs, Virginie et Didier, que j'ai rejoints et que j'ai suivi un temps.
Alors qu'ils roulaient à bon rythme sur les petites routes, ils tenaient le même sur les axes plus roulants. C'est une manière de rouler qui n'est PAS DU TOUT critiquable, au contraire, puisqu'elle a le mérite de respecter le sacro-saint Code de la Route.
Un peu moins sage aussi longtemps que je sois concerné, j'ai profité d'une ouverture pour ... ouvrir, ben tiens !
Un peu plus loin, il y avait l'E.S.A. qui n'est pas l'assistance électronique de suspension by BMW que la plupart des motards connaissent mais l"European Space Agency et son champ planté de nombreuses paraboles aux pavillons grands ouverts sur l'Espace avec un grand "E".
Même si ce n'est pas la première fois qu'on passe par là, j'ai planté la béquille de la Tiger dans le parking et j'ai pris quelques clichés. J'ai alors vu passer le couple mythique et son charroi anglo-saxon, puis sont arrivés Philippe, Bob et Pierre-Yves qui ont poursuivi leur chemin également.
J'ai rejoint ce petit groupe un peu plus tard et je me voyais bien les suivre car le rythme était dans mes tours, ni trop ni trop peu. A souligner d'ailleurs qu'un scooter 300 et un petit trail 250 peuvent trrrrrrrrès bien faire l'affaire dans ce monde de brutes en GS ;-)
Après quelques kilomètres, le convoi s'est arrêté. Le sac à dos que Bob avait fixé à l'arrière de la Dominator était en train de se faire la malle. Les autres s'étant arrêtés pour lui porter assistance ^^, j'ai mis gros gaz et suis parti à la rencontre de mon destin, sans plus me retourner !
J'ai retrouvé Virginie & Didier qui roulaient toujours pareil, de concert. Il était 11h00-11h15 quand on a rejoint un village où quelques motards avaient élu domicile pour boire le premier coup du jour. J'ai regardé le journalier et j'ai vu qu'on n'en était qu'à une septantaine de kilomètres et qu'il en restait donc encore 190. Trop tôt pour déjà s'arrêter alors qu'il faudrait le faire à peine une heure plus tard pour manger un bout de gras. Peut-être certains avaient-ils eu la bonne idée de prendre un pique-nique avec eux, pour gagner du temps, mais pas moi et j'avoue que j'en venais à le regretter.
Quelques bornes plus tard je suis arrivé dans Chassepierre, une perle dans son écrin de verdure qui, si je ne me trompe pas, accueille régulièrement des classes vertes. Trop beau l'endroit : les photos parlent d'elles-mêmes !!
Avant Chassepierre, histoire de prouver que j'ai le sens de l'orientation l'énumération, on a traversé, par ordre d'apparition à la visière ^^, Froidieu, Sohier, Fay-Famenne, Daverdisse, Maissin, Sart, Offagne, Fays-les-Veneurs, Les Hayons, Auby-sur-Semois, Cugnon et Sainte-Cécile.
Je suis ensuite passé par La Cuisine mais comme je n'avais pas encore faim, j'ai continué sur Florenville, Gérouville, Sommethonne, Villers-la-Loue, Dampicourt, Couvreux, Montquintin, Lamorteau, Torgny, Epiez-sur-Chiers, Et-oui-ça-existe, Allondrelle-la-Malmaison, Saint-Remy et ... MUSSON.
j'ai donc roulé seul tout ce temps et je commençais à désespérer, non pas de ne rejoindre personne, mais de ne pas avoir vu le moindre bistrot ouvert !! Et là, tel un mirage dans le désert, j'ai vu cette enseigne "Ali Baba Kebab" et, n'écoutant que mon coeur estomac, j'ai mis la Tiger en travers, face au snack providentiel ! Il y avait un tas de photos d'assiettes des deux côtés de l'entrée et, pour m'éviter de choisir, je suis entré et, vu qu'il était quand même plus de 13 heures, j'ai demandé :
1/ s'il était encore possible de manger
2/ en terrasse
3/ d'avoir une assiette avec de la viande, des légumes mais pas de frites
4/ si je pouvais prendre une canette dans l'armoire-frigo
"Bien sûr, oui, oui, c'est possible, installez-vous, je prépare une belle assiette pour toi !"
Le temps de me dépiauter, d'aller aux toilettes et de m'installer, que le gars m'apportait une grande assiette avec de la viande "effilochée" façon kebab, ben tiens, et ... des frites !!! Pour une fois que j'avais fait preuve de volonté en ne commandant, mon adjudant, que des légumes, je n'ai pas su me faire comprendre ... Avec ça par contre, pas l'ombre d'une feuille de salade ou d'un quartier de tomate qui auraient été les bienvenus pour rafraîchir quelque peu l'assiette. Bon, dans l'ensemble c'était tout-à-fait correct et, comme on dit dans la pub, "une assiette vide en est la preuve" !!
J'ai demandé s'il était possible d'avoir du café : "Turc" me répondit le tenancier et moi, du coup, sans savoir exactement à quoi m'attendre de décliner et de demander mon compte. Faut vous dire aussi qu'il y avait comme un "coup de feu" dans la mesure où, entre un petit groupe de scouts et d'autres clients, le gars était passablement débordé.
Tout le temps que je suis resté en terrasse, j'ai vu passer quelques deux roues mais aucun motard du groupe.
Je suis donc reparti accompagné de ma fidèle Tiger et j'ai continué sur Rachecourt, Habergy, Wolkrange, Hondelange jusqu'à arriver à une route barrée ... Comme c'est l'habitude chez la plupart des motards, on a du mal à considérer que quiconque puisse seulement envisager de nous barrer la route, non mais des fois !!
On fait tous fi du panneau et on s'engage et c'est ce que j'ai fait. Pendant quelques centaines de mètres ça passait même si ça secouait un peu, jusqu'à ce que j'arrive à hauteur d'une grue qui était stationnée en travers de tout, avec son bras articulé qui signifiait clairement :"Stop, je te déconseille d'aller plus loin !" Il y avait bien un trou de souris entre le bras et une voiture rangée le long du trottoir, trou de souris qui était précédé par une petite butte de terre +/- meuble ... J'ai clairement vu des traces de pneus qui indiquaient que ... ça passait tranquille mais, n'écoutant que mon courage, j'ai fait demi-tour. Et en fait, c'est là que ça a commencé à merder ! J'ai tenté de suivre la boussole mais à chaque fois que j'empruntais une direction, les voies empruntées rétrécissaient pour finir en chemins de terre : une fois, deux fois, trois fois (si, si si, si si si !), j'ai repensé à cette épreuve avec Cap Moto où j'avais parcouru près de 350 bornes au lieu de 220-230 je crois, mais, en sautant 1 ou 2 way-points j'ai finalement réussi à me raccrocher au road-book. En même temps, pourquoi n'avertit-on pas l'usager de la route ... que la ... route ... devient, au bout du bout, un chemin de terre, hein ? Une voie sans issue, voyez ?? Bon, sans être grand clerc, ça devient clair après quelques hectomètres mais ... je suis un petit obscur, un clair-obscur et parfois je m'obstine jusqu'à défier la logique voire ... la raison !!
Et toujours personne à l'horizon pour tromper ma solitude ;-)
J'ai le souvenir d'avoir fait le plein quelque part au Luxembourg, une station "Energy" je crois, où la 95 E10 était à 1,22 € soit le prix du diesel chez nous si je ne m'abuse. Il y avait là un couple en Goldwing que je n'ai pas reconnu et qui me le reprochera plus tard ...
Eischen, Gaichel, Guirsch, Bonnert, Lischert, Nobressart, Heinstert, Vlessart, Louffemont, Fauvillers, Sûre et Vaux-sur-Sûre puis arrivée au WP 104 où le choix était laissé de tourner à gauche vers Wideumont ou de continuer tout droit pour une "variante trail". J'ai hésité une fraction de seconde pour rapidement me convaincre que j'irai suivre un stage de trail avant de m'aventurer dans des chemins aventureux ;-)
Un peu plus tard j'étais à Saint-Hubert où je décidai de marquer l'arrêt pour engranger quelques photos pour l'album du jour : entre la place, l'église et la boutique avec les produits artisanaux, il y avait matière !
C'est à ce moment que j'ai vu arriver Dominique (Explorer 1200) et Xavier (R 1200 RS) qui demanda si on buvait un coup ici ou à l'arrivée qui n'était plus qu'à +/- 25 bornes. Je lui rappelai alors qu'on avait des tickets boissons qui n'étaient valables qu'à l'arrivée à Rochefort ! Autant en profiter, non ? Juste, me dit-il !
Ils repartirent et je continuai ma provision d'images. J'ai demandé l'autorisation de prendre des photos dans la boutique et la dame au comptoir a très aimablement accepté. Elle s'est montrée tellement sympa que j'ai presque failli acheter un truc ...
Je les ai rejoints à Rochefort où faute de place disponible, on s'est tous garés anarchiquement sur les trottoirs jusque devant le commissariat de Police ... Pendant que je sirotais mon café "americano" (long) mes acolytes du jour se tapaient sans vergogne une dame blanche et une dame noire, toutes deux de corpulence forte ;-)
C'est à ce moment que Jacky et sa (nouvelle) compagne se sont joints à nous. Jacky c'est le gars qui roule en Goldwing (entre autres) et qui était à la station-service au Luxembourg ... et que j'ai ignoré mais à l'insu de mon plein gré parce que, tout simplement, je ne l'ai pas reconnu !
Il nous a parlé de son expérience avec "Moto Pyrénées", un voyage dont il n'a dit que du bien.
Avec les potes on y avait pensé il y a 2 ou 3 ans mais j'ai été un des premiers à émettre quelques réticences. Pourquoi ? Parce qu'on roule derrière un guide, sans road-books, en convoi, voyez ?? C'est un truc qui me chipote ça. Après, d'après Jacky, on découvre bien plus de choses avec le guide qui connait le "coin" comme sa poche : c'est un local et il n'organise QUE ce trip là, c'est dire s'il peut vous emmener dans des endroits qu'à la limite il est seul à connaître, dans des bistrots typiques qui ne sont pas des pièges à touristes, etc. Peut-être à essayer donc mais ... quand on sera plus vieux encore ;-)
Bon, c'est bien beau tout ça, les potes, les terrasses, le soleil, mais va falloir se décider à regagner ses pénates, non ?
Domicile, voies rapides et zouuuuuuuuuu et 400 bornes en plus au compteur !!

La prochaine sortie, ça va être quelque chose puisqu'on va s'arracher pour 4.000 bornes de bitume, direction la Toscane !
Plus que 3 fois dormir et on est partis : la machine est prête, reste à préparer les bagages et le pilote ce qui, pour ce dernier, n'est pas une mince affaire ...

Ah, les infos définitives et les road-books sont arrivés : les unes sont imprimées, les autres sont transférés sur le Tripy.
Un grand merci par avance à toutes celles et tous ceux qui ont contribué à la confection et à la préparation de ce voyage qui promet énormément sur le "route-livre" et le papier !

09:20 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

28/05/2017

Et ce "Cap Moto Tour" alors ?

DSC04658.JPGC'est déjà loin, une semaine pleine si je compte bien !
Autant dire que ce n'est plus trop frais dans ma tête, comprenez ?
Je vais me concentrer pour mettre ça en boîte ^^
Ainsi donc, le départ était fixé à Wanlin, à la station TOTOL (pas de pub ici, il y en a assez partout ailleurs !) située sur l'autoroute E411 entre les sorties 22 et 22a direction Luxembourg (point GPS en DMS : N 50°08'37.02250 E 5°04'44.20237).
Très belle précision indeed mais quand j'ai demandé au Tripy de m'emmener au lieu de départ, en choisissant "voies rapides" sans autoroute, il m'a affiché "Mission impossible", ce qui eut le don de faire légèrement monter ma tension.
A la réflexion, demander "sans autoroute" alors que la station se trouve SUR l'autoroute, ça ne pouvait pas le faire, n'est-ce pas ?
J'ai donc changé les paramètres mais le Tripy s'est obstiné : "Mission impossible 2" puis "3".
Comme j'avais tapé un oeil sur "Via Michelin" la veille, je suis donc parti sur Philippeville, puis Dinant, puis, à un moment, comme par enchantement, les pictogrammes sont apparus sur l'écran noir et blanc pour me conduire gentiment jusqu'au point de ralliement !!
Lorsque je suis arrivé sur le parking de la station TUTUL, j'ai vu Noëlle qui me faisait de grands signes et je me suis dirigé vers elle. Elle m'a demandé si ça allait et j'ai répondu "Bof !" histoire de faire mon intéressant, je sais pas ...
Qu'au final elle a claqué un bisou sur le coin de mon casque SHOEI, ce qui a suffi à me faire oublier le "Bof" et à m'estimer heureux d'être là. Faut dire que j'ai fait la route tout seul et que, bizarrement, ça m'avait un peu pesé. En même temps, comme disait feu mon père "Il vaut mieux être seul que mal accompagné" !!
J'ai salué quelques participants et suis allé trouver Pierre-Yves pour confirmer ma présence.
Blabla par ci, blabla par là, notamment avec Philippe Le Véto qui était là avec son fiston et sa MT-09 Tracer.
Je suis finalement parti dans les tous derniers, juste derrière Virginie et Didier (Explorer 1200) et devant Philippe, Bob (qui étrennait la 250 Dominator de PYM pour tester si tout était ok) et Pierre-Yves himself sur son vieux scooter 300 aménagé avec un porte-béquille "home made" !!
Voila, le départ est donné ;-)
Y a plus qu'à rouler !!

PS : Claude : t'as des nouvelles des enfoirés ??

23:34 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook

26/05/2017

Pneus, plaquettes, Performance Bike ...

2017-05-26 11.20.00.jpgTout est dans le titre !
Voyez l'album photos du jour ...
J'y étais à 9 heures et j'en suis sorti qu'il était pratiquement midi.
Pourtant, le temps ne m'a pas paru long, dites-donc !
Bon, j'ai bien tourné en rond à un moment ou l'autre mais, dans l'ensemble, entre un tour du show-room TRIUMPH, un tour de celui de SUZUKI, le tour des occasions disponibles, deux ou trois crochets courts du gauche à l'atelier et, comme chacun sait que je n'ai pas la langue dans la poche, quelques échanges avec des clients de passage venus soit pour essayer les Tiger 800 XRT ou 1200 Explorer, soit pour commander des pièces pour reconditionner leur GSX-R ou customiser leur YAMAHA XSR 700 (et oui !), soit pour récupérer leurs machines déposées à l'entretien, soit encore pour discuter d'une reprise et d'un achat, je n'ai finalement pas eu le temps de m'ennuyer ! C'est fou le va-et-vient et la diversité de la demande !!
Par exemple le gars en Yamaha là, un grand black très sympathique, qui a bien personnalisé sa bécane en ressemelant lui-même la selle et le réservoir, il vient de BRUXELLES pour l'accueil et le service qu'il n'a pas dans la capitale. Et oui, les carolos savent recevoir et leur hospitalité n'a pas de frontière.
Quoi ? "Grand black sympathique" c'est stigmatisant ?? Ben alors, vous voulez que je dise que je suis un p'tit tchicho râblé et trop bavard ??? C'est dit ! Décrire quelqu'un succinctement, c'est toujours réducteur !
Si j'avais insisté, ce que je n'ai pas fait, j'aurais même pu m'offrir l'essai du Bobber, histoire de voir de quel bois se chauffait cet étrange véhicule mais je n'ai pas voulu faire perdre du temps à tout le monde !
J'en suis ressorti avec
-deux pneus neufs (des Continental Trail Attack 2)
-des plaquettes avants neuves (4)
-une chaîne plus propre que neuve et retendue comme il faut
-quelques bons conseils et autres tuyaux qui me permettent d'envisager l'avenir en TRIUMPH sereinement : non je n'en dirai pas d'avantage ;-)
-un portefeuille allégé plus que de raison mais ... quand ... on ... aime ... et qu'on ... est aimé ... on compte ... sur ... la compréhension du conjoint !!
En même temps, on n'a rien pour rien, hein ?

14:16 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook

25/05/2017

Pas de nouvelles, ... pas de nouvelles !

toscane-landschap-in-toscane.jpgA une grosse semaine du départ en Toscane, on a encore R-I-E-N ... de véritablement concret à part un programme détaillé mais pas trop.
Pas de "News" sur le site d'Europa Moto : on ne sait même pas si Paul est revenu de la reco !
Pas de photos de la reconnaissance.
Pas l'ombre d'un road-book.
A la limite et ... à la réflexion, ça m'inquiète même un petit peu car ce n'est pas le genre de Paul de faire preuve d'un tel manque de communication !
A l'entame de ce long week-end de l'Ascension, on aurait pu, je sais pas moi, taper un coup d'oeil au tracé, visiter virtuellement les hôtels qui nous sont proposés ou, pour les plus aguerris, peaufiner les road-books pour pouvoir en sortir et visiter des sites non prévus aux alentours, etc.
Au lieu de ça, RIEN. Tôt ce matin j'ai vu un attroupement de motards à la station Esso de Couillet et je me suis demandé ce que ça pouvait être. Puis j'ai vu sur le site qu'aujourd'hui, les amis d'Europa Moto, partaient pour le trip en Forêt Noire. Alors, peut-être n'était-ce pas le lieu de rendez-vous pour le départ mais, ce qui est sûr, c'est qu'on aura aucun élément supplémentaire concernant la Toscane et qu'il faudra attendre encore et encore.
Je ne doute pas que tout cela soit extrêmement compliqué à mettre sur pied et que la volonté y est permanente de satisfaire tout le monde mais ... ce n'est pas en multipliant les intervenants qu'on simplifie les choses, c'est sûr : rien de tel qu'un bon tandem ...
En attendant, c'est un peu frustrant, voyez ?
En plus de ça, croyez-vous qu'on vous envoie un petit truc, histoire de vous faire patienter ? Rien de la part de personne : ni Pierre, ni Paul, ni Jaques, ni Claude, ni Xavier, ni Dominique, nid d'abeille, nid d'hirondelle... et encore moins Henri ou François !
Le seul contact a été pris par l'agence de voyage pour demander un supplément ... pour le kérosène de l'avion sans doute, pfff !

Allez, c'est mon coup de gueule de frustré du jour et surtout, pas de commentaires SVP, du genre : "Si ça te plaît pas, hé, tare ta gueule à la récré" ou alors "T'as qu'à les faire toi-même les road-books, hé patate !"
D'abord, c'est MONSIEUR Patate, un peu de respect, soupe au lait !
Ensuite, on est entouré de "pros" ou pas ?
De passionnés alors ...

En même temps, quel sale type je fais !
Ben ouais !! Pendant la reco là, c'est pas qu'ils aient été avares en news : ils m'ont envoyé des SMS, aussi bien Paul que Pierre.
Le 13 mai à 11:47 : "On prend l'apéro avec Leonardo, pas di Caprio, l'autre ! Todo va bene. Amitio, Paolo"
Le 15 mai à 14:22 : "Paul a parlé avec Linda Rossi en anglais. Il est tout fou ! J'espère rentrer idem. Photo suivra." J'avoue que je n'ai pas bien compris le sens de ce "rentrer idem" mais je n'ai pas obtenu d'éclaircissements malgré ma demande.
Le 16 mai à 12:12 : Bonjour ensoleillé du circuit de Mugello. (signé Paul)
En fait, on n'est pas entourés de pros mais ... d'amis qui nous veulent du bien !!
Ben voilà, je n'ai plus qu'à faire des excuses publiques pour ce coup de gueule de vieux frustré en manque d'action ;-)
N'empêche, je n'ai toujours pas reçu la photo de Linda Rossi, ouiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnn et, depuis le 16, à part Pierre qui a signalé qu'il ne pouvait pas faire le CMT (Cap Moto Tour) du 21 et qu'il devait s'enfermer 5 jours pour terminer les road-books justement, on est sans nouvelles ...
Pour clôturer le sujet (provisoirement), alors que je suis en train de faire mon Calimero là, il y a quelqu'un qui m'a rappelé très judicieusement que ça n'a pas toujours été aussi facile ...
Voyez plutôt ce qu'il m'écrivait pas plus tard que tout à l'heure :
"On croirait voir Louc et ses RB envoyés la veille au soir ! Il y a quand même eu un "net" progrès: jadis tu recevais le RB le matin du départ et chacun avait son rouleau de tape pour coller ses feuilles et les rentrer dans le dérouleur. Je te laisse imaginer la bordée de jurons quand il pleuvait et que tu "nourrissais" ton dérouleur sous la pluie."
Et c'est tellement vrai ...

09:38 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook

23/05/2017

Nicky HAYDEN est parti ... avec d'autres hier et aujourd'hui.

1.jpg
Il n'a pas survécu à ses blessures ...
Même si ce n'est pas la moto qui est en cause ici, on ne répétera jamais assez qu'elle demeure un sport dangereux.
Avez-vous vu la cabriole de MILLER lors des essais au Mans ? Pour le même prix, il finissait complètement disloqué ...
Des images qui font froid dans le dos et qui en ont rappelé d'autres.

Les cancers fulgurants à 89 ans (Roger Moore), les attentats à la sortie des concerts (Manchester 22/05), une voiture à un carrefour (Nicky Hayden 17/05) : la Mort frappe partout, aveuglément, sans discernement. Quand elle est accidentelle ou la conséquence d'une maladie, on l'accepte, comme une fatalité. Mais quand elle est le fait d'êtres sans noms qui se font sauter au milieu d'enfants, elle est intolérable.
J'imagine à peine la douleur, la rancoeur et le sentiment d'injustice que doivent éprouver les familles ainsi détruites ...

21:46 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

21/05/2017

CAP MOTO TOUR 2017

Voici d'emblée les photos de cette sortie organisée par Cap Moto. Du soleil et une relative fraîcheur en roulant mais pas en terrasse, un temps parfait en quelque sorte !
Je vous raconte incessamment !!

23:30 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

A la pooooooooooooooooorte !!!

Xavier SIMEON fait 16ème au grand prix du Mans en Moto 2 et Livio LOI fait ... pareil ... soit 16ème également en Moto 3 : à la pooooooooooooorte des points comme on a l'habitude de dire.
Quand je pense que Blanche en a ramenés 363 en poussant la chansonnette à l'Eurovision, je suis sidéré !!
Bon, les gars, faut les pousser les portes, hein, et pas rester derrière en attendant qu'on vous les ouvre !!!

Et l'autre TGV, là, qu'est-ce qu'il nous a fait aujourd'hui de chuter dans le dernier tour : putain, suffit que je sois pas là pour qu'il fasse des conneries le gamin !!
Du coup, le voilà 3ème au classement général avec 23 points de retard sur son coéquipier Maverick VINALES et derrière Dani PEDROSA qui revient franchement dans la course cette année. Quant au jeune prodige espagnol, Marc MARQUEZ, il a chuté également.
Les positions au classement se resserrent derrière VINALES qui, avec ses 3 victoires sur 5 grands prix prend un peu le large en comptant 85 points, puisqu'on a ensuite
- PEDROSA avec 68 points,
- ROSSI 62,
- MARQUEZ 58,
- ZARCO (!!) 55 et
- DOVIZIOSO, 54.
Si ce dernier n'avait pas été fauché par Aleix ESPARGARO en Argentine, il serait sans doute 3ème au classement général ...
Prochaine course au Mugello, le 4 juin : on se frotte déjà les mains ;-)))

PS : au passage, je signale que je ne dénigre pas la performance de ... Blanche à l'Eurovision ! Une belle quatrième place pour une chanson pas du tout formatée pour ce genre de concours. Tout juste, la trouve-je un peu courte en durée alors qu'elle aurait mérité une envolée finale un tantinet plus percutante mais bon ... c'est un avis personnel que je partage avec moi-même.

21:00 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

20/05/2017

GS, un mot un ges'

Vu sur Moto-Station à l'instant : les 700 et 800 de BMW sont en passe d'évoluer fortement pour 2018.
Bon, faut avouer qu'à ce stade de la compétition comme disait l'autre, on n'en sait guère beaucoup ...
On suppute en quelque sorte. N'empêche, ça promet !!
Je vais de ce pas avertir les gars d'Hinckley pour qu'ils se penchent dans les meilleurs délais sur une évolution tout aussi importante de la Tiger 800, voyez, genre 50 cc et 16 chevaux de plus, un relooking plus qualitatif car la 2ème génération a un peu perdu de ce côté là. En effet, si elle a gagné en technologie, elle s'est un peu japonisée au niveau cosmétique ...

23:32 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

Le Mans, brothers ...

Une FP3 perturbée par la pluie et voilà que, par le hasard des montées sur piste et de l'évolution de celle-ci, des "gros bras" comme PEDROSA, ZARCO, IANNONE, LORENZO et même DOVIZIOSO pourtant bon sur piste humide, se sont retrouvés en Q1 alors que les deux KTM de Pol ESPARGARO et Bradley SMITH et les Ducati d'ABRAHAM et de BAZ par exemple, étaient qualifiées d'office pour la Q2.
Autant dire que la Q1 fut chaude et que les deux places à prendre pour se joindre aux 10 autres pilotes ont été âprement disputées !! BAUTISTA a tenu la corde puis LORENZO, puis BAUTISTA à nouveau, puis ZARCO qui a amélioré 3 fois son temps, puis c'est PEDROSA qui a fait le meilleur temps, puis DOVIZIOSO s'est rappelé aux bons souvenirs de chacun, soufflant la première place à Dani et enfin, alors qu'on croyait l'affaire pliée et alors que ZARCO avait probablement roulé trop longtemps avec ses pneus tendres, il a tout de même réussi à s'intercaler devant l'espagnol pour 69 millièmes : c'est donc DOVIZIOSO et ZARCO qui ont obtenu le visa pour jouer avec les grands ;-)
Quant à la Q2, le même ZARCO a épaté son public une fois encore puisque c'est dans son tout dernier tour qu'il s'est installé sur la 1ère ligne de la grille en devançant Cal CRUTCHLOW de 71 millièmes cette fois.
Voici donc la grille complète pour ce grand prix de France :

1. VINALES (1.31.994) - 2. ROSSI (1.32.100) - 3. ZARCO (1.32.229)
4. CRUTCHLOW (1.32.300) - 5. MARQUEZ (1.32.493) - 6. DOVIZIOSO (1.32.726)
7. REDDING (1.33.119) - 8. P. ESPARGARO (1.33.399) - 9. ABRAHAM (1.33.517)
10. SMITH (1.33.629) - 11. MILLER (1.33.756) - 12. BAZ (1.33.955)
13. PEDROSA - 14. BAUTISTA - 15. FOLGER
16. LORENZO - 17. IANNONE - 18. A. ESPARGARO
19. PETRUCCI - 20. BARBERA - 21. LOWES
22. RABAT - 23. GUINTOLI

Les bleus ont retrouvé leurs couleurs : après la déconvenue de Jerez où VINALES mais surtout ROSSI étaient un peu à la dérive, les voilà revenus au sommet des charts ! J'avoue que je n'ai pas trop suivi ce point particulier mais ce serait dû aux pneus Michelin, revenus aux spécifications de 2016 et par conséquent plus durs, ce qui irait mieux aux Yamaha. La décision avait été mise "aux votes" et 20 pilotes sur 23 auraient choisi cette option.
Pour le reste, je pense que la course vaudra d'être suivie car les dépassements seront nombreux ;-)))
Attention Johann, de ne pas trop te frotter aux "factory" : Lin JARVIS et Valentino n'aiment pas trop ça ...
Perso, je ne pourrai pas la suivre en "direk life" vu que je participe à une sortie organisée par CAP MOTO, le "Cap Moto Tour", une boucle de 266 kilomètres au départ de Wanlin avec retour sur Rochefort : la météo sera de la partie !!
Vous me raconterez la course et je vous raconterai ma sortie, ok ? On se dit quoi ;-)

21:49 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

18/05/2017

Nicky Hayden ...

NICKY HANDEN 2017.jpgVoyez l'article concernant un accident dont il a été la victime ce mercredi dans le nord de l'Italie alors qu'il circulait à vélo.
Le week-end dernier la catégorie SuperBike était à Imola pour le Grand-Prix d'Italie.
Il était resté dans la région et s'entraînait sur son vélo ...
Voilà encore une chose qui n'arriverait pas sur circuit, oui, je sais, c'est pas le propos !

On croise les doigts.

00:17 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

16/05/2017

Plus de pluie ... ni de ... bon temps !!

Suivant cet article relayé par MNC, on court le risque imminent de ne plus voir ces belles ... personnes ... peupler les grilles de départ des courses motos !
Après, on ne les force pas à montrer ainsi leurs charmes, comme d'autres n'obligent pas leurs femmes à se voiler, voyez ?
Vous en pensez quoi vous ?
Une qui a bien joué du pépin, c'est Rihanna avec son "Singing in the rain" des temps modernes ...

21:20 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

13/05/2017

Tracer ... la route !

2017-05-06 12.31.27.jpgAvant de continuer, sachez que ce week-end, c'est au tour du concessionnaire Yamaha d'Arsimont, les établissements Pellegrinelli, de garder ses portes ouvertes, gare aux courants d'air. A l'essai, les Tracer 700 et 900 bien entendu mais aussi la FJR 1300, la XT1200 Ténére, la MT-10 en version "Tourer Edition", les MT-09 et 125, la XV950 Scrambler, la XSR 700, le T-MAX 530 DX et le N-MAX 125.
Sauf erreur, tous ces modèles étaient aussi à l'essai chez Marchandise avec même le scooter à 3 roues, Tricity.
Ainsi donc, le "groupe de Pierre" était revenu de sa ronde de 3/4 d'heure.
Brèves impressions ? "Pas mal, pas mal ! ça roule très bien !!" me dit l'ami Pierre.
Comme souvent, quand je suis confronté à une situation nouvelle, je perds la moitié de mes facultés qui ne sont déjà pas légions. Une fois assis sur la moto, je ne savais pas trop quoi faire : pas de bouton poussoir pour le starter mais un basculeur. Je questionne.
Monsieur Marchandise qui était juste à côté, a mis la clé de contact sur "on", m'a demandé de débrayer, à demandé à Pierre si j'avais déjà conduit une moto (véridique et, je pense, humoristique !) et lancé le bicylindre de la 700 noire qui m'était allouée, gentille allouée ;-))
Comme presque toujours, j'étais le dernier à quitter la concession, suivi du "capitaine-qui-fermait-le convoi" sur une vieille Yamaha Diversion me semble-t-il. J'ai été tout de suite étonné par les vibrations du bicylindre. J'ai perdu ces "good vibrations" depuis que je roule avec le 3 pattes Triumph. Le "stûûûûûûût" avec ça, c'est qu'elles sont présentes à tous les régimes et qu'on a par conséquent jamais vraiment de répit. Pour l'occasion, j'ai relu quelques essais parus ici et là sur la 700 et J-A-M-A-I-S aucun essayeur n'a relevé ce fait là : ça m'étonne car, s'il est en effet plaisant de sentir un moteur vivre sous soi, je me demande si le plaisir persiste tout au long d'une balade de 250-300 bornes voire plus lors d'étapes de liaison au cours d'un voyage par exemple ...
Cela dit, il m'a semblé que ces vibrations ne nuisaient en rien au confort, entendez par là que le reste ne vibre pas, ou à peine : le guidon, les repose-pieds, les rétroviseurs restent parfaitement "stoïques" contrairement à certains autres bicylindres sur des modèles américains ou italiens par exemple ^^
Evidemment, lors d'arrêts feux rouges ou intersections, la circonspection était de mise en ce qui me concerne : pas question de poser les pieds à plat et donc obligation de pencher la machine côté gauche pour prendre appui sur la bonne jambe et de rester débrayé en première, histoire de ne pas devoir redresser la moto pour taper la vitesse quand la voie était libre : tout un art d'être petit ;-)
On n'a pas emprunté de routes spécialement plaisantes mais en 45 minutes dans la périphérie de Charleroi, le contraire eut été difficile. Toutefois, entre les quelques petites routes défoncées et les portions de ring et autoroute, le panaché m'a permis de constater que la 700 avait du répondant, avec un très bon couple dès 2.500 tours environ qui permet de belles reprises, que le confort de suspension et de selle était très correct, que la protection au vent l'était tout autant, malgré un saute-vent malingre, que la boîte permettait de monter les rapports sans débrayer et qu'en usant de "doigté", il était possible de rétrograder pareillement : une bonne boîte japonaise en somme.
Petite digression concernant les saute-vent sachant, entre charentaises, que celui de la 700 est réglable sur + de 6 cm.
Quel est l'effet le plus indésirable du vent sur la progression d'un motard ? 1, 2, 3, ...je compte jusque 10 !
Alors ?
Le B-R-U-I-T... bien entendu. Car pour le reste, le vent contribue à l'impression de vitesse et ça fait partie de la chose motocycliste sinon on n'a qu'à se planquer derrière un pare-brise en verre feuilleté avè le désembuage intégré, voyez ?
Et donc, la solution c'est quoi ?? Je recompte jusqu'à 10 ??? Non, pas un saute-vent "pelle à tarte" comme je l'ai vu sur la 900 de Philippe G. à Beuvardes ni, pire encore, sur la 900 rouge qui était présente aux P.O. du jour. Non, pas un casque prétendument silencieux qui ne fonctionne correctement que si la moto n'est pas équipée ... d'un saute-vent. Dans un cas comme dans l'autre, ce sont des solutions bien plus chères que !! LA SOLUTION !! qui n'est autre que de s'équiper DE BOUCHONS d'oreilles !!!
Hein ? Quoi ?? Qu'est-ce que vous dites ???
Avez-vous essayé d'en porter ???? Vous reviendrez avec vos arguments bidons une fois que vous aurez essayé, ok ?????
Perso, je ne sais plus m'en passer.
Evidemment celui qui a monté un pot AcrapaudinoVitch (adieuuuuuuuu comme le chanterait Mireille Mathieu) à 1000 €, y va pas gâcher son plaisir en se bouchant les portugaises, hein !!
N'importe quoi !! Libre à vous de ne pas l'entendre de cette oreille, on est +/- en démocratie et je ne voudrais pas de malentendus entre nous ...
TRACER 700 TABLEAU BORD.jpgBon, pour en revenir à la 700, trois petits bémols quand même :
-perso, je trouve le tableau de bord plutôt "bon marché" : un petit truc totu riquiqui qui diffuse l'info LCD avec un compte-tours barre-graphe pas très lisible, même si le reste des infos est par contre plutôt clair;
-le commodo gauche m'a aussi semblé totu riquiqui au point que je devais le regarder pour pouvoir "clignoter" correctement;
-les couleurs pas folichonnes de la moto : bleu, rouge et noir et c'est tout ! Aucune fantaisie dans l'approche et le détail, du sérieux, trop sérieux ! La MT-07 dont elle est dérivée est bien mieux servie de ce côté-là ...
Pas trop le temps de tortiller avec l'essai suivant dans la foulée.
Reste qu'on a été un peu retardés car j'ai remarqué qu'un bout de métal s'était invité dans le pneu arrière de la 900.
Petit crochet par l'atelier pour constater que le "plantage" était superficiel et qu'on pouvait reprendre le cours des essais !
Là voilà donc, cette fameuse Tracer 900 dont on ne dit que du bien et qui en donne semble-t-il beaucoup pour son argent ...
Cette fois je n'étais pas le dernier sur la sellette. Au passage et puisqu'on est sur le sujet ^^, sachez qu'elle est réglable mais, au plus bas, on est à 845 mm du sol alors qu'on peut monter à 860 mm. Quoi qu'il en soit, elle m'a semblé plus étroite (et plus fine aussi) que celle de la 700 et, au décompte, je n'étais pas moins "à l'aise" sur la plus grosse. Le capitaine devant, sur sa FJR, moi en 2ème place, Pierre sur la 700 juste derrière et puis les autres ...
Pas de vibrations ici, le 3 pattes ne cogne pas, ça sent l'équilibre parfait. Le commodo gauche est plus ergonomique et comporte, à ce que je sache, un bouton qui permet de naviguer dans la partie droite du tableau de bord qui affiche une série d'informations (au choix) dont le rapport engagé de façon beaucoup plus claire que sur ma Tiger soit-dit en passant.
compteur-yamaha-mt09-tracer_hd.jpgReste qu'une fois encore, j'ai trouvé ce tableau plutôt triste et pas spécialement lisible. Le contraste est moins marqué que sur celui de la 700 dont le fond est blanc plutôt que gris souris ici ... Le compte-tours, barre-graphe est tout aussi peu déchiffrable. Ma Freewind de 1999 avait déjà le même avec, s'il-vous-plaît, une zone ROUGE sur le compte-tours qu'on ne retrouve pas ici :-(
Dommage, dommage, car toutes les infos y sont et même plus qu'il n'en faut apparemment !!
Un bout de droit, le capitaine ouvre en grand, j'en fais autant et là on se rend compte effectivement qu'on est dans un autre monde par rapport au sympathique 700 : le 3 pattes épate (et nan, ça ne lui en fait pas quatte ^^) en grimpant allègrement dans les tours et on sent qu'il a de la ressource : on est sur 115 chevaux dois-je le rappeler ? Et encore, la carto était en mode "soft". Y a un gars qui a joué de la manette avant moi sur la 900 et qui m'a dit que ça dépotait grave en mode A ou B, je sais plus. Entre charentaises pourquoi A, B ou Std plutôt que Rain, Road ou Sport, hein ? Bon, il est clair que le proprio aura vite fait de savoir à quoi correspondent ces modes mais pour un essayeur occasionnel, c'est pas pareil !
Oufti, le capitaine a coupé les gaz, je saisis la manette de frein un peu fort et constate qu'au niveau progressivité, ce n'est pas tout-à-fait ça et que ça plonge pas mal. Mais bon, en compensation, le compromis confort/sport semble très bien calibré, sauf peut-être si on pilote façon trappeur, voyez !
Retour à la concession. Court échange d'impressions. Xème tour du propriétaire : le look de cette Tracer ne me convainc qu'à moitié avec une tête de fourche trop acérée laissant trop d'espace avec le garde-boue, une boucle arrière trop droite et relevée, des couleurs improbables et/ou ternes, l'ensemble faisant penser à une espèce de sauterelle. Je vais me faire lyncher si je continue ! Cela dit, elle figure en très bonne place comme compagne future de voyages car c'est un véritable maître-achat, d'une polyvalence rare.
Dans l'immédiat, direction le buffet où nous attendaient un tas de pizzas. J'en ai mangé facile 3 ou 4 quartiers et puis j'ai bu une chope. Petit tour dans le show-room pour quelques photos encore. Puis je suis parti alors que Pierre restait pour essayer une FJR. Je ne sais pas s'il a eu l'occasion de le faire.
Ben voilà encore un compte-rendu de bouclé !
Finalement, entre le bi 700 de 75 chevaux et le tri 900 de 115, le bon compromis ne serait-il pas un 3 pattes 800 cc de 94 chevaux, mmmhhh ? Bon Dieu, mais c'est bien sûr !", j'ai justement ça à la maison !!!

11:23 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

11/05/2017

Tracer ...

2017-05-06 10.52.25.jpgSamedi dernier, c'était "Portes Ouvertes" chez Marchandise Motos à Fontaine-L'Evêque, concessionnaire Yamaha depuis la nuit des temps ...
Voici les photos de ce jour ensoleillé !
Quelques mots sur les réservations et l'organisation de ces portes ouvertes ... en tous points parfaites !!
Les réservations d'abord !
Si on accepte l'idée que "Facebook" n'est pas un monstre à 8 têtes et 16 testicules tentacules, décrié par tous les intellos en manque de reconnaissance (?), on peut dire que le système de réservation mis sur pied par le concessionnaire était excellent.
A partir du moment où vous aviez "liké" sa page, un lien vous permettait de vous inscrire en déclinant votre e-mail, protégé par mot de passe, suite à quoi vous receviez une confirmation qui vous redirigeait vers un tableau comportant en abscisse les modèles à l'essai et en ordonnée les tranches horaires, subdivisées par "trois quarts d'heure" : il suffisait de cocher une ou plusieurs cases, enregistrer son choix et l'envoyer. Suivait un e-mail de confirmation du (ou des) modèle(s) et de la (des) tranche(s) horaire(s) choisis ainsi que des précisions quant au déroulement de la journée. Il était recommandé de se pointer 1/2 heure avant la réservation, d'amener son équipement (pas de prêt de casque, de gants ou de vêtements adaptés). Il était précisé qu'on serait tenus de suivre un guide et de respecter le code de la route. Enfin, le concessionnaire confirmait qu'il ne pouvait être rendu responsable pour "quelques dommages que ce soient qui pourraient survenir".
J'avais prévenu Pierre (Gull) et comme il n'est pas du tout "Fb", je lui ai directement envoyé le lien vers le tableau de réservation.
Au départ j'avais juste choisi d'essayer la 700. Puis Pierre m'a envoyé un e-mail dans lequel il m'apprenait qu'il avait réservé la 900 à 10h00 ... et la 700 à 11h30. Du coup, alors que j'essayais la 700 à 10h45, je me suis dit que ça serait marrant que, pendant qu'il roulerait sur la 700, j'en fasse autant avec la 900, en même temps voyez ?
Evidemment je redoutais la hauteur de selle, de la 700 comme de la 900 d'ailleurs, car l'une culmine à 835 mm et l'autre à un inaccessible 845 mm !!! Je m'étais de toute façon convaincu que je verrais sur place et qu'il serait toujours possible de me dégonfler ou de me faire plus petit que jamais ;-)
J'en étais même venu à souhaiter qu'il pleuve entre 10h00 et 12h00 pour avoir une espèce de sorte d'excuse pour me défiler : pff pff pff, quel preux chevalier je fais, hein !?!
A 10 heures je prenais la route et j'étais au 142 de la Rue de l'Enseignement à Fontaine-L'Evêque à 10h15, soit pile une demi-heure avant le premier essai. Cette demi-heure m'a notamment permis de grimper sur une 900 qui appartenait à une sympathique motarde. Même si elle avait fait refaire l'assise chez un sellier de Montigny-le-Tilleul, cela m'a conforté dans l'idée de signer au bas du second document pour l'essai de la 900. Faut dire qu'elle a bien vendu le produit : elle m'a dit que c'est elle qui avait rodé la 700 et que, si elle était bien vive, avec la 900 on était "dans un autre monde".
Ok, ok, on va y aller !
Le groupe parti à 10 heures était de retour et ça allait être mon tour !!
A suivre ...

23:25 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook

Lettres de noblesse ...

Il semblerait que Royal Enfield soit intéressé par Ducati ...
Voyez l'article à ce sujet.
Alors ... bientôt ... une Royal Duc

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09/05/2017

Neyla's day !!

Deux boucles étaient prévues ce jour-là.
La boucle longue dessinée le matin avec ses 155 kilomètres entre Courrière et Sart-Custinne avec, en point d'orgue, le repas au Domaine de Boiron. Pour le même prix et si le soleil avait été au rendez-vous, on aurait pu manger dehors, en terrasse, au bord du lac ...
A la réflexion, ç'aurait été compliqué avec la formule buffet, froid, chaud et ... tiède ! Sans compter la pièce toute dévolue au vestiaire et croyez-moi, quand une quarantaine de motard(e)s se dépiautent, même sans aller au bout du geste comme dans 'The Full Monty", ça prend de la place entre les casques, les gants, les cuirs et les gore-tex ainsi que les survêtements de pluie pour les plus frileux ...
Il était près de 15h15 quand on a levé le camp parmi les tous derniers bien évidemment et on a retrouvé tous nos effets dans le "joyeux bordel" qu'était devenu le vestiaire, justement : boucle de 99 km avec Naninne et la Brasserie 830 comme objectif.
Plus prompts au départ que Gull qui démarre souvent façon "diesel", alors que Didier prend la roue sans retard et sans se laisser décramponner, c'est à deux qu'on a roulé tout le reste de l'après-midi.
On est passés par Patignies, Vencimont, Bourseigne-Vieille et Neuve, Felenne, Flohimont, Fromelenne et juste à la sortie de Givet, Didier m'a dépassé et avant de tourner sur Dinant, au T, WP 20 du R-B, il a pris à gauche pour faire le plein à la petite station Total du coin. Il y avait là 4 ou 5 motards dont une machine immatriculée en Espagne : ça voyage aussi du sud au nord, faut pas croire, tout le monde ne voit pas le nooooord comme Galabru dans les ch'tis ;-))
DSC04648.JPGOn a vu passer Pierre qui ne nous a pas vus, lui, et qui a poursuivi sa route. Il nous avait prévenus qu'il n'irait pas au bout du road-book, il m'a d'ailleurs donné son ticket boisson de fin de parcours, et qu'il s'arrêterait à Maredsous.
Avec Didier, on a finalement convenu de ne pas aller au bout non plus et si on a continué sur Agimont puis Gochenée et Morville, au WP 32, plutôt que de continuer sur Falaën, Salet et Ainsi-de-Suite, on est partis sur Ermeton-sur-Biert et quand j'ai plongé à gauche sur Biesmerée, Didier m'a d'abord suivi avant de se rendre compte que ce n'était pas sa route et qu'il a fait demi-tour pour poursuivre sur Saint-Gérard et Fosses et Etcetera ...
Je m'apprêtais à continuer sur Biesme pour voir si ma Dulcinée était chez belle-maman mais je me suis rappelé qu'il y avait un meeting sur le Circuit de Mettet avec "Classic Twenty-one" une radio nationale ...
J'ai donc planté la Tiger sur le parking "Visiteurs" et j'ai fait les quelques hectomètres à pied pour approcher l'esplanade et le circuit. Au hasard de mes pas, j'ai vu le box de Xavier SIMEON, celui du petit Barry BALTUS, un prodige d'à peine 12 ans qui pourrait porter haut nos couleurs s'il trouve les bonnes personnes et les bons sponsors sur sa route, ainsi que la bonne fortune car le talent ne suffit pas toujours à percer, j'en sais quelque chose ;-)))))))))))))))
Plus loin, j'ai vu un petit attroupement vers lequel je me suis tout naturellement dirigé et là j'ai vu cette GSX-R 1000 qui n'était plus qu'une G S X - R 1.0 ... en décomposition : le carénage était en miettes, la boucle arrière arrachée, des fils électriques pendouillaient de partout et le gars qui m'a expliqué ce qui lui était arrivé, avait l'avant bras droit bandé.
En fait, comme souvent, on a le gars devant soi qui loupe sa traj', on voit l'ouverture dans laquelle on est tenté de plonger et puis ... le gars reprend la corde et ... là ... on croise les doigts, on croise les skis, on ferme les yeux et ... comme c'est la "technique du regard" qui fait le reste ... on se vautre !! Voilà qui donne un peu froid dans le dos et moi de penser directement à la sortie du 2 juillet avec la Fédémot sur ce même circuit, et de me demander au final "Est-ce bien raisonnable pour un gars de 60 balais qui roule en trail ?"
Ouais, mais nan, faut arrêter de se poser ce genre de question car, à ce train là, qui n'est pas un train de sénateur ah ah ah, on ne vit plus ... or la moto, c'est vital !!

Voila une belle façon de boucler l'article, n'est-il pas ?

21:56 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : neyla's day 2017 |  Facebook

05/05/2017

Neyla's Day !!!

DSC04623.JPGVoici les photos de la deuxième édition de cette sortie dédiée à Neyla, une jeune motarde partie bien trop tôt, emportée par la maladie, qui avait pris l'habitude de participer aux stages et aux voyages organisés par Cap et Europa Moto ...
Ce "départ" aussi inattendu qu'injuste a convaincu Paul de faire quelque chose pour cette sympathique jeune dame.
Et beaucoup ont répondu présent lorsqu'il a lancé ce "Neyla's Day".
Il l'a voulu particulier ce rendez-vous, en mettant LES MOTARDES à l'honneur, et en les encadrant comme un père ou un grand-père jaloux entoureraient ses filles adorées ...
Il était là le papy, affairé derrière son portable, à charger les road-books sur les divers GPS des nombreux participants.
Il était flanqué de Noëlle qui était à la manoeuvre pour les inscriptions mais "pas que" puisque, sauf erreur, elle s'est occupée du tracé des deux boucles et je pense même qu'elle a été les reconnaître. Elle était là aussi pour mener le groupe des motardes avec une autre capitaine de route expérimentée pour fermer le convoi. Si l'an dernier nous avions eu un buff de couleur orange (couleur préférée de Neyla) en cadeau, cette fois, c'était un bout de tissu de la même couleur pour nettoyer les visières : bien vu et merci à Sacha qui est à l'origine de cette idée.
Finalement, comme Pierre l'avait fait, et Didier l'a décidé sur place, j'ai opté pour la formule "all inclusive" avec petit-déjeuner, repas du midi et verre de fin de parcours, le tout pour 30 € road-books compris bien entendu !! On a invité Henri à faire de même mais apparemment le budget n'avait pas été voté ...
J'avais pris mon petit-déjeuner à la maison, j'en ai pris un second à la Boulangerie Pierson de Courrière : on a que le bien qu'on se fait et la cellulite qu'on mérite, n'est-ce pas mesdames !
Suis parti devant. Je devais faire le plein et il y avait tellement de stations services à droite que passé le premier rond-point, j'ai coupé la ligne blanche pour tanker à gauche, chez Lukoi : pas très malin, j'en conviens d'autant que j'avais encore une belle autonomie. Dans la manoeuvre, on a provisoirement perdu Pierre qui suivait de trop loin. C'est Henri qui a pris la tête du convoi au sortir de la station.
Wierde, Dave, Lustin, Profondeville, Rivière, Arbre, Saint-Gérard, on rattrape quelques autres motards et Henri se lance dans les dépassements alors que Pierre, lui, qu'on avait rattrapé et qu'Henri avait dépassé, reste sagement derrière ce petit groupe. Du coup on a perdu Henri !
Denée, Ermeton-Sur-Biert, Furnaux, Biesmerée, Stave, Rosée, Soulme, Surice, Romedenne, Romerée, Matagne-la-Grande, Vierves-sur-Viroin, Olloy-sur-Viroin, Pierre s'arrête et demande si on boit un coup. Il est pas loin de midi. On a encore de la route Tatayet, or on nous attend au resto, voyez. Du coup, je conseille qu'on poursuive et j'entends Gull grommeler dans son casque. C'est vrai qu'il fait soif mais si on s'arrête, combien de temps ça va prendre, hein ?
Fumay (et pas Buvay, puisqu'on s'est pas arrêtés, faut suiv' aussi !!), Haybes, Hargnies, Monthermé, Bohan, Membre, Petit Fays, Bellefontaine, Houdremont, Gedinne, ... Ben non, Gedinne pas ! Mr Pierre quitte le road-book alors qu'on est à un jet de Saint-Honoré du resto et se perd dans des petites routes, très étroites qui s'enfoncent dans une forêt de plus en plus hostile ;-)
Je commence à bouillir dans le casque pendant que l'heure tourne et que mon estomac se rappelle à mon bon souvenir.
Comme la carotte au bout du bâton, c'est la Tour du Millenaire qui s'offre à nos regards et se dresse devant nous, au bout du chemin.
Comme t'as pas voulu qu'on s'arrête pour boire un coup, tu vas monter là-haut et nous ramener 3 chopes !"
Quand je vous le disais qu'il avait soif, le Gull !!
Avec ce détour par la tour on a, à l'aise, perdu encore une demi-heure et on est arrivés au restaurant les derniers vers 13h40, au point qu'il n'a pas été facile de nous caser et qu'on s'est incrustés à une table de 4 où on s'est donc retrouvés à 5, comme les trois mousquetaires ...
Entre charentaises, les organisateurs ont mis les petits plats dans les grands en réservant le restaurant du Domaine de Boiron, qui vaut assurément le détour et qui, pour 20 €, nous en a donné pour notre argent, voire plus si affinités !!
Queue au buffet pour l'entrée, froide ou chaude au choix.
Re-queue pour le plat ...
On a parlé de l'entretien des 20.000 km de la K1200 GT de l'ami Pierre : une véritable saga avec non moins de 4 devis différents mais je ne vais pas m'étendre là-dessus, il la raconterait bien mieux que moi. Faut dire qu'une moto qui a 10 ans et 20.000 km, ça rentre pas dans les cases, les tablettes et les plannings des constructeurs, voyez ? Les entretiens étant souvent "forfaitaires", il est compliqué de sortir de ces forfaits !!
On a aussi parlé de l'ex-concessionnaire Yamaha de l'ami Didier : le repreneur n'a pas pu devenir un "officiel" pour de sombres raisons que seul le constructeur pourrait donner. Proximité ? Numerus clausus ?? Potentiel de vente ??? Quoi qu'il en soit, voilà le nouveau exploitant contraint à se limiter aux entretiens et à la vente de japonaises d'occasion.
Il a toutefois ajouté une corde à son arc en devenant dealer officiel de la marque INDIAN
indian scout.jpgEt c'est pendant qu'on parlait de la Scout, modèle que Didier aura probablement l'occasion d'essayer lors du prochain entretien de la TDM, que le garçon est arrivé, sans prévenir, furtivement, à pas de loup et en catimini, le plateau chargé de deux cafés et d'un pichet de vin, plateau que j'ai renversé d'un grand geste théâtral. Que voulez-vous : un italien, ça parle aussi avec les mains et si j'ai la jambe courte, j'ai le bras long et ... bardaf, c'est l'embardée !! Confus, je fus et prêt à payer les consommations mais on m'a convaincu que c'était autant ma faute que celle du serveur qui, à partir de là, a mis des manches à mon égard en me contournant largement ;-)
Entre le plat et le dessert, Sacha a fait un court discours qu'on a tous applaudi.

A suivre ...

PS : pour vous faire "patienter", voici l'essai de la Scout dans sa version 1133 cm3 et 100 chevaux. Il existe une "sixty", plus dépouillée et moins puissante également ...

22:44 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : neyla's day 2017 |  Facebook

CAP MOTO : stage de "Remise en Forme" sur le Circuit des Ecuyers, V : épilogue !!

screen Merlemont.jpg
Dans épilogue il y a "happy" et "log" mais tout n'a pas toujours une fin heureuse, vous l'allez voir tout à l'heure ...

Et oui, parce que, pendant que je filais tout droit sans jeter un regard en arrière, Pierre, lui, a continué son petit bonhomme de chemin en empruntant les méandres dessinés par le road-book en passant par Nimy, Dourbes, Villers-en-Fagne, Merlemont, Villers-le-Gambon, Vodecée et Florennes où il s'arrêta pour boire un coup (sans doute) et attendre les autres pour le partager (certainement). Mais, le problème, c'est qu'il est resté là une bonne demi-heure et que, tel Frère Pierre, cousin de Soeur Anne, il n'a rien vu venir. Considérant qu'ils avaient entre temps modifié leur route, il est finalement rentré chez lui.
Ce n'est qu'un peu avant 19 heures que nous avons reçu un e-mail de Jean-Marc qui avait pris la route avec eux au départ de Couvin, vu qu'ils remontaient tous vers le Brabant Wallon et Bruxelles. Voici l'email de J-M qu'il a complété ensuite avec la photo qui sert d'enluminure à la présente note :

A déplorer cet aprèm, un petit accident de la Bmw F800 dans une petite boucle très serrée à droite avant Florennes. il y un mur en belles pierres du pays à l'extérieur opposé de la boucle qui lui faisait de l'oeil et la pilote n'a pas pu refréner son irrésistible envie de s'y frotter..
Patatras!, en moins de deux Madame s'est retrouvée la jambe coincée sous la moto.[...] on l'a dégagée, le luxembourgeois (NDLR : frère de Philippe P.) et moi ainsi qu'un voisin compatissant. Madame x (NDLR : Virginie en fait, épouse de Philippe P.) aura moins souffert que la belle (moto) dont la bulle et le cadran sont out ainsi que la poignée de frein. Finalement, elles (belle & X) ont repris la route tant mal que bien. Pas facile pour la dame qui se prenait désormais tout le vent glacial et les grêlons- en pleine poire. [...] Je les ai quittés à l'approche de Gembloux . Welcome at home à 16h10

Pour être précis, outre la photo, J-M nous a envoyé les coordonnées exactes du lieu où s'est produit l'incident :

suivant la trace46 de mon tripy, l'accident a eu lieu à Merlemont, Rue du Baron Nothomb (printscreen de la boucle en question ci-joint - voir photo) : latitude N 50°10'20.62191 - long. E 4°36'16.48197

Comme quoi, hein, la route reste définitivement plus dangereuse que le circuit : ça pourrait, quelque part, être la morale de cette histoire !
Philippe, si tu nous lis, des nouvelles des belles nous agréeraient !!

13:26 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ecuyers 2017 |  Facebook

01/05/2017

CAP MOTO : Stage de "Remise en Forme" sur le Circuit des Ecuyers ... IV

DSC04604.JPG... LE RETOUR !!
On commence par les images du jour.
Entre charentaises, encore une nuit courte perturbée par un excès de boissons alcoolisées : va falloir que je ménage ma pompe à proton et/ou que je l'inhibe !!
Ce matin là, mardi 25 avril 7h00, au travers des Velux, le ciel était gris, les nuages ayant pris le dessus ou les devants suivant la position qu'on occupe ...
Petit-déjeuner en tête à tête avec Sarah ... et quelques autres. Une fois encore, j'ai essayé de me montrer raisonnable : deux bouts de baguette, deux tranches de jambon, un bout de fromage blanc et un mug de café et ... point barre. Sain et léger, comme ceux de Jane Birkin, pffffff !
La veille on avait plus ou moins convenu de rentrer en compagnie de Virginie, Philippe et son frère Michel, Georges le kiné ainsi que de Sarah et son père, même si elle avait prévenu qu'elle roulerait pépère.
Au final, le moment venu, la pluie s'étant invitée au départ et l'enfilage des combis plastiques s'imposant comme une évidence, nous étions prêts bien avant eux de sorte que nous sommes partis comme les trois mousquetaires : on voyage plus léger à trois plutôt qu'à 8 ou 10, la logistique est bien plus simple et il est plus facile de se caser dans un restaurant et/ou un bistrot !
Bleu,Vert,Rouge, Gris : et donc, le gris c'est la couleur du jour car il pleut ce matin du mardi 26 avril : le positif c'est qu'on aura pas emporté les plastiques pour rien !!
Gouverner c'est prévoir et rouler au sec, c'est pareil !!
Une fois encore, j'ai listé les patelins qu'on a traversés, les voici, les voilà, dans l'ordre d'apparition : Hautvillers, Nanteuil-la-Forêt, Vrigny, Gueux, Châlons-sur-Vesle et Chenay où j'ai marqué l'arrêt devant le monument en hommage à la Résistance Française. On y avait une vue panoramique sur les environs avec un viticulteur qui bichonnait ses ceps et pas ses cèpes qui est l'affaire du myciculteur, comme quoi un "e" muet et un accent grave, ça vous change le monde : vous imaginez la Champagne championne du champignon ?
On a vu passer Philippe, Virginie, Michel et Georges qui ont continué leur chemin jusqu'à ce qu'on les rattrape et ... qu'ils s'arrêtent à leur tour !
On a poursuivi notre route en les snobant ;-) via Courcy, Fresne-lès-Reims, Sault-Saint-Rémy, Saint-Loup-en-Champagne, Avançon, Château-Porcien, Condé-lès-Harpy, Chaumont-Porcien, Rocquigny, Saint-Jean-aux-Bois, Marlemont, Flaignes-Havys et Maubert-Fontaine, WP 43 où, telle une oasis miraculeuse dans un désert aride, sous nos yeux ébahis et assoiffés, est apparu un bistrot providentiel, le "Bar National" qu'il s'appellait. Au lieu de tourner à droite comme l'intimait le Tripy, j'ai filé tout droit et planté la Tiger devant l'estaminet, suivi par Pierre et Jean-Marc. Il faisait soleil et même si les températures restaient largement en dessous des normales saisonnières, je décidai d'enlever les plastiques alors que mes acolytes hésitaient.
On est entré, on a passé commande et, chacun à son tour, on a défilé aux toilettes avant de s'installer.
Nous avons été rejoints quelques minutes plus tard par les 4 précités et c'est finalement Michel qui a gentiment payé la tournée alors que je m'apprêtais psychologiquement à le faire :-)
On a discuté le coup et on a convenu de s'arrêter pour manger un morceau à Couvin qui n'était qu'à 25 bornes environ.
En d'autres temps et sans cette belle compagnie, j'avoue que j'aurais foncé tout droit et que je serais rentré à ma maison ;-)
Rouilly, Régniowez, Cul-des-Sarts, Bruly-de-Pesche et arrivée à Couvin où il ne restait plus qu'à choisir le restaurant car il y en a 2 ou 3 sur la place. C'est finalement à "La Ruche" qu'on a mangé et ... s'il n'y avait pas d'abeilles à l'horizon, il y avait des fourmis qui ont envahi mon casque que j'avais posé dans un coin sur l'appui de fenêtre.
Tout le monde a pris des boulettes/frites sauf Jean-Marc et moi qui avons opté pour une salade thaïlandaise me semble-t-il qui ne nous aura pas laissé un souvenir "imputrescible" surtout à Jean-Marc qui, en sortant de l'établissement, s'est retourné pour vérifier l'enseigne et ne plus y revenir.
Avec Pierre on a embrayé sur la N5 et comme il traînait bizarrement, je l'ai dépassé, me suis calé à 126 km/h au compteur et j'ai filé tout droit jusqu'à la maison. Ce n'est qu'après que j'ai ... réfléchi. Ben ouais, je suis comme ça moi : je fonce et puis je réfléchi !! Je me suis dit, après coup, que j'aurais dû suivre gentiment Pierre et qu'on aurait pu aller boire le dernier en suivant le road-book jusqu'à Spy par exemple plutôt que de rentrer, bêtement, à 14h30 à la maison ...

A suivre pour l'épilogue !!

22:14 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ecuyers 2017 |  Facebook

29/04/2017

CAP MOTO : stage de "Remise en forme" sur le Circuit des Ecuyers ... III

DSC04582.JPGLundi, 24 avril, 6h15 : on l'a pas fait sonner un chouia trop tôt ce put... de bor... de mer... de réveil de mes deux ... aiguilles !!
Quand j'vais bosser, il sonne une bonne heure plus tard, ouais une Trrrrrrès Bonne heure plus tarrrrrrrrd et là ...
Je le sens pas !
Faut vraiment y aller ?
Bah, on va commencer par prendre le p'tit déj, cool, et puis, pareil, on fera les 46 kilomètres 918 mètres qui nous séparent du circuit, cool, en respectant tous les panneaux, limitations, agglomérations, circonspection, concentration, le pétage de plomb ça sera pour plus tard ... ou pas ;-)
Petit-déjeuner avec l'incontournable Philippe (le véto couché tard) ainsi qu'avec Philippe-Le-Grand qui adore que je le cite dans mon blog ;-) et la délicieuse Virginie, son épouse, sans oublier aussi Sarah et son papa, la gamine ^^ (HONDA CBf 600) appréhendant le moment car elle est tombée l'an dernier. Entre charentaises, Virginie (BMW 800 R) était tombée également sur le circuit mais l'année d'avant.
Finalement, ces demoiselles et ces dames y vont fort en piste, n'est-il pas ? Chaudes-boulettes les nénettes, hein ??
Bon, bon ...
Après quelques bornes pour sortir du centre commercial et du centre ville, on a embrayé sur les N51 et N3, toutes deux surnommées "Route historique du Patrimoine Québecquois", chose que je découvre avec vous, en visionnant la carte qui accompagne le road-book sur le logiciel "Road Tracer" livré avec le Tripy. Je n'ai vu ni caribous, ni murs de neige, ni tabernacles, ni Charlebois, ni Céline et René-Charles, ni érables (quoi que ?) sur le bord de la route et ... finalement je ne demande pas mieux qu'on m'explique cette "curiosité" géographico-historico-exotique.
La N3 était bien chargée ce matin-là, notamment en camions plus ou moins longs et plus ou moins dans le rythme, et dans ces cas-là, il ne m'en faut pas beaucoup pour me "chauffer". A ce petit jeu, seul Jean-Marc est resté dans ma roue mais peut-être était-ce parce qu'il n'avait pas pris son Tripy. Il devait l'économiser parce qu'il avait oublié le câble pour le recharger ...
Mareuil-le-Pont, Troissy, Vincelles, Trelou-sur-Marne, Courthiézy et Varennes puis, droite sur la D330, gauche sur la D3, re-gauche sur la D4 jusque Mont-Saint-Père, petite prière et petit signe de croix, le circuit n'étant plus qu'à 4 bornes (le père, le fils et le saint, Esprit !), puis D85, Route de Beuvardes et arrivée dans le Saint du Saint, le paddock des Ecuyers !!
ROUGE, impair et passe : les jeux sont faits, rien ne va plus !!
Et oui, on était à peine arrivés, on avait échangé quelques boutades ou autres avec l'un ou l'autre et puis, chacun à son tour, on s'est dirigés vers Ambie, le Maître des Couleurs, qui m'a tendu un bout de papier autocollant rouge. J'ai hésité à le prendre, je lui ai fait part de cette hésitation, il m'a demandé si je voulais "revenir en arrière" et j'ai finalement répondu : "Bah, on va essayer d'assumer !!"
Pendant que les verts et les bleus se partageaient la boucle de 1.2 km du circuit, nous avons utilisé l'autre boucle, longue de 2.3 km, deux runs au cours desquels je me suis fait déposer par presque tous les autres rouges, plus vifs que moi, et pourtant ce n'est pas faute d'avoir essayé de tenir le rythme : la Tiger raclait de partout, un coup à gauche, un coup à droite et même qu'au deuxième run, entre "Les Chicanes" et le "Grand gauche sans fin", je sais pas si c'est la latérale ou la centrale qui a frotté, mais la moto s'est soulevée pour faire un écart d'au moins 15-20 centimètres, provoquant immédiatement un lâcher de gaz et une frayeur ... qui n'a duré que le temps d'arriver au "Grand gauche" où j'ai repris mes esprits mais en assouplissant le poignet droit, voyez ?
Quand on est arrivés au paddock, un des monos qui roulait sur une YAMAHA MT-03 (un 300cc de 44 chevaux SVP !), et qui avait tourné avec nous en suivant l'un ou l'autre a dit : "Ce n'est pas catastrophique, le rythme n'est pas mauvais, ça va, ça va MAIS, toi, toi (moi quoi !) et toi, si vous continuez comme ça, c'est la gamelle assurée cet après-midi, les gars !! C'est pas la machine qu'il faut incliner, faut bouger le haut et le bas du corps !!!. Pas le temps de se concentrer là-dessus qu'on échange les pistes : les verts et les bleus sur la boucle longue et les rouges sur le tourniquet de 1.2 km.
Attention, il est beaucoup plus rapide, le tourniquet donc ... faites bien gaffe !!
Et là, si presque tous les rouges m'avaient déposés sur la "boucle moyenne", ici ils m'ont tous dépassé.
Franchement les gars, merde quoi ! Un peu de respect pour les rouges pâles que diable !! Faut pas se jeter ainsi à gauche, à droite et pourquoi pas par-dessus ?? Même Philippe qui étrennait sa Tracer 900 "pelle à tarte" pour la première fois et Olivier qui n'était pas peu fier de sa Z 1000 avec les durites aviation et le reste, m'ont fait l'intérieur ou l'extérieur ou les deux, j'sais plus. J'étais à deux doigts (d'honneur) de rentrer chez moi en pleurant et en pestant comme un enfant qu'on lui a piqué son jouet ou un adulte à l'ego piétiné, voyez ??
Cela dit, j'ai quelques excuses, jugez plutôt :
-déjà, la Tiger, toute vaillante qu'elle soit, n'a "que" 94 valeureux chevaux à côté de machines ... rouges ou pas qui en avançaient 115, 125, voire 150 et ça, dans la ligne droite, ça compte;
-lors de l'entretien des 60.000 km, mon concess m'avait dit qu'il fallait surveiller les plaquettes avants et qu'il faudrait les changer dans +/- 3.000 kilomètres. Et là on y était presque, du coup j'osais pas trop ouvrir pour après plonger sur les freins alors que les plaquettes étaient au bout du rouleau, voyez ? Ah ah, l'excuse de la loose qui perd ;-)
Ouais ben, en attendant, sans chevaux et chanfrein (comme on dit chez les limeurs de béquilles ^^), ça le fait qu'à moitié ...
Bon, trêve de considérations à la "mord-moi le disque", c'est l'heure de becqueter et là, j'ai pas beaucoup de concurrence !!
Entre 12h00 et 14h00, silence radio : 120 minutes de silence en mémoire aux riverains qui, entre nous, ne doivent pas être nombreux tant la surface dévolue au circuit et à ses dégagements est conséquente et tant les environs semblent déserts ...
La Loi c'est la Loi, personne ne s'en plaindra et, finalement, le temps est vite passé.
A souligner, la quantité et la variété des sandwiches, leur fraîcheur, idem pour les oeufs, les crudités, les boissons fraîches et chaudes, les fruits frais, franchement rien à dire : plus simple à préparer qu'un BBQ géant et finalement plus sain et plus léger !!
Il est déjà 14 heures et on est plus ou moins tous prêts à répondre à l'appel de la piste. Presque tous car Pierre a de plus en plus mal au dos et, si je ne me trompe pas, il a fait l'impasse sur tous les runs de l'après-midi et je pense que d'autres aussi ont renoncé pour l'une ou l'autre raison, bonne ou mauvaise, en tout cas qui ne regarde qu'eux.
Différence notable et de taille par rapport au matin, on profite chacun à son tour de toute la longueur du circuit : on additionne les 2,3 au kilomètre 200 pour un total, bonjour le calcul mental, de 3,5 bornes si je ne me trompe pas.
Et croyez-moi, ça change la donne. On met au moins un run complet à reprendre ses marques car, si chacun des virages reste "familier", c'est leur succession et leur enchaînement qui ... déroute : on croit qu'on peut ouvrir en grand mais on arrive dans l'épingle, on coupe les gaz alors qu'on a encore 300 bons mètres de ligne droite. On se rend compte que ce circuit, mine de rien, est vachement technique et que sans les cônes, il y a quelques virages qu'on serait bien en peine de négocier correctement. Je pense aussi au "pif-paf" qu'on ne devine justement que grâce aux cônes !!
Tout l'après-midi j'ai essayé de faire abstraction des autres rouges, définitivement plus rapides que moi. Je me suis plutôt appliqué au mieux pour travailler les trajectoires en essayant d'éviter de frotter les cale-pieds et ce n'est que lorsque j'essayais désespérément de suivre un autre motard que je gaffais et me loupais. Il y en a 4 ou 5 qui se sont tirés la bourre et, si je suis sûr que ça doit être excitant, ça doit aussi être relativement dangereux et sans doute qu'on est amené à faire un peu n'importe quoi ... Bah, on remettra ça à une autre fois quand j'aurai gagné du gallon et quelques chevaux ;-)
Le dernier run "normal" terminé à 17h20, je rentre en léger décalé par rapport aux autres furieux et j'entends Philippe qui dit que tous ceux qui le veulent, toutes couleurs confondues, peuvent repartir "direk" pour une dernière salve.
Hélas, je suis en réserve depuis pas mal de tours déjà et je crains la panne sèche : c'est qu'à ces rythmes endiablés, la Tiger descend près de 7 litres au cent je pense ... Mais Philippe, encore lui, me dit qu'Olivier a amené un gros bidon d'essence avec lui (il est venu en camionnette le matin même) et que je n'ai qu'à lui demander. J'hésite. Je pourrais très bien en rester là, raisonnablement, non ? Mais le petit diable ne l'entend pas de cette oreille. Je fonce jusqu'à la camionnette et, sans trop oser, ajoute un ou deux litres tout au plus. Je remonte sur la piste et profite des derniers tours de cet excitant circuit jusqu'au dernier moment, merci Olivier, merci tous mes sponsors et tout le team du staff ;-)
Merci maman, merci papa !! Tous les ans, on voudrait qu'ça r'commence, oukaidi, ouikaida !!
Avec Pierre et Jean-Marc on ne s'est pas éternisés et, juste le temps de récupérer le top-case, qu'on prenait la route du retour vers l'hôtel. A une intersection, je me suis porté à la hauteur de Pierre (il mesure pourtant 30 centimètres de plus que moi !) et je lui ai demandé qu'on s'arrête pour faire quelques photos des vignobles environnants. Passe devant ! qu'il m'a dit, ce que j'ai fait sans sourciller. Un peu plus loin, on a planté les béquilles et complété l'album. Ils sont repartis un peu avant moi qui ai pris mon temps pour profiter du panorama et du silence qui régnait là.
Je les ai rejoint un peu avant l'hôtel et, contrairement à eux, j'ai fait le plein à la Station Leclercq du centre commercial en même temps que Marc et Alain sur FJR et Multistrada.
Le soir, au bar, le patron était de retour : un gars extrêmement jovial qui nous a fait des prix sur les consos et qui a fait tourner du saucisson dans les rangs ...
A table, comme la veille, excellente ambiance, nourriture de très bonne facture et vins de toutes les couleurs, une fois encore.
Rideau sur un deuxième jour parfait en tous points, point !
Y a plus qu'à dormir en espérant que la météo sera avec nous car les prévisions ne sont pas bonnes pour le lendemain ...

21:23 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ecuyers 2017 |  Facebook

28/04/2017

CAP MOTO : stage de "Remise en forme" sur le Circuit des Ecuyers ... II

DSC04555.JPGOn quitte la Chartreuse du Mont-Dieu et 10.744 mètres plus tard, on rejoint les rives du Lac de Bairon.
Le restaurant "Le Panoramic" est ouvert et on s'installe en terrasse.
En cherchant des renseignements sur cet établissement, je suis tombé sur un fait divers qui remonte à 2013 et qui avait vu les gérants (mère et fils) condamnés à 6 mois de prison avec sursis pour travail au noir (9 personnes sans contrat de travail) et détention/utilisation de denrées alimentaires périmées (viande, boudin, yaourt, ...) avec 44 x 50 € d'amende par produit avarié !
Bon, si j'ai trouvé un goût "étrange" à mon américain (steak tartare Outre-Quiévrain) ce n'est pas pour cette raison. D'ailleurs, Pierre qui a pris la même chose n'a rien trouvé à redire et Jean-Marc, qui ne mange plus de viande, a fait l'effort de le goûter et n'a rien relevé non plus. Il y avait sans doute juste un assaisonnement "exotique" par rapport à mes habitudes, toutes simples !!
En milieu de repas, un groupe de joyeux quinquas, sexas, voire septuagénaires, s'est mis à jouer quelques compositions de son cru ainsi que l'un ou l'autre standard français. J'ai essayé de faire un petit film mais n'y suis jamais parvenu, j'en reviens toujours pas d'ailleurs !! Comme souvent, j'ai ponctué le repas par un café serré, pour éviter de m'endormir au guidon pendant la digestion, encore un effet secondaire de l'âge qui avance sans se préoccuper du temps qui passe : ah ah, encore une phrase qui dit bien ce qu'elle veut dire, c'est-à-dire rien ;-)
On est repartis, toujours dans le même ordre et on n'a pas coupé le road-book qu'on a donc respecté au pictogramme près.
Comme d'habitude, les traceurs se sont évertués à emprunter des toutes petites routes mais contrairement à notre pauvre pays, les routes françaises, même les plus reculées, restent tout-à-fait roulantes. D'ailleurs, c'est symptomatique : juste avant la frontière, on était secoués comme des pruniers sur des tronçons pourris et puis est apparu le panneau "France" et tout est rentré dans l'ordre : Vive la France !! Bon, on est un peu secoué, c'est pas non plus le billard, mais ... les boules et la queue restent en place et ne sont pas envahies par les fourmis ;-)
Le Chesne, Tannay, Les Petites Armoises, Belleville et Châtillon-sur-Bar puis Boult-au-Bois, Thénorgues, Champigneulle, Saint-Juvin, Cornay, Autry, Bouconville, Séchault, Ardeuil et Montfauxelles. On est passés devant l'ossuaire de Navarin sans marquer l'arrêt et on a continué, sans désemparer, sur Saint-Hilaire, Mourmelon-le-Grand et -le-Petit, Ambonnay (dont on dit qu'il faut ABSOLUMENT le voir "by night", Ambonnay de Nuit, voyez ?
Ouais, bon, on peut pas toujours être au top, genre "Ambonnay due forme" ou en "Ambonnay H" ce qui prouverait par contre la pleine forme ^^
A partir d'un moment, on s'est mis à chercher après un bistrot mais les villages qui se succédaient à cadence régulière n'en comportaient pas. A quelques encablures de l'arrivée, Pierre m'a doublé et s'est engagé dans le parking d'une station-service. Ce n'était pas pour faire le plein mais plutôt pour faire le vide, voyez ? On s'est soulagés derrière une haie et, tant qu'à faire, j'ai proposé qu'on fasse l'appoint d'essence. On n'était plus qu'à une douzaine de bornes de l'hôtel et je trouvais logique qu'on ne s'arrête pas à nouveau alors qu'on avait ce qu'il fallait, là, sous la main !
On est arrivés à l'hôtel à 18h30 environ : chambre 44, 3ème étage (sans ascenseur), un grand et un petit lit. Vu nos gabarits respectifs, l'affaire était pliée. Et bien non : Pierre a besoin de brancher son "respirateur" et, faute de rallonge suffisante, il a dû prendre le petit. En même temps, petit ou grand, la longueur est la même, non ?
On est descendu au bar et, bonne surprise, il y avait de bonnes bières à la carte : des Rochefort et de la Chouffe entre autres.
On s'est retrouvé sur la terrasse et on a discuté avec 3 motards qui venaient de l'autre côté de la frontière linguistique mais qui s'exprimaient presque parfaitement en français, en tout cas, autrement mieux que moi qui baragouine quelques mots en néerlandais ... mais avec un très bon accent !!
A table, je me suis retrouvé avec l'ineffable Philippe (le véto de l'an dernier - YAMAHA 1200 Ténéré - que j'ai retrouvé lors de la sortie "Offrez-moi la lune") et d'autres. La formule buffet d'entrées, plat à table et buffet de desserts était de mise, comme l'an dernier, et on a pu se féliciter de la qualité de l'offre. Les vins (blanc, rosé et rouge) étaient également compris dans la demi-pension. En fin de soirée, c'est BOB qui a essayé de prendre la parole mais il a eu un peu de mal à s'imposer : n'est pas Pierre-Yves qui veut. Reste qu'il n'y avait pas grand chose à dire si ce n'est insister sur l'heure d'arrivée au circuit.
Sachant qu'il y avait un peu moins de 47 kms à faire et qu'il fallait bien entendu déjeuner, on a convenu de faire retentir le clairon à 6h15, mazette !! Que suis-je venu faire dans cette galère !?!
En plus, avec les Chouffe et les vins de toutes les couleurs que j'ai descendus sans compter, je n'en menais pas large quand je me suis réveillé à 2h30 mais, heureusement, l'Alka Seltzer que j'ai bu m'a permis de replonger dans le sommeil du juste, juste ce qu'il fallait !
Pour compenser tout ce blabla ... INDIGESTE finalement, voici en cadeau les photos du deuxième jour .
On en reparle !!!

22:19 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ecuyers 2017 |  Facebook

25/04/2017

CAP MOTO : stage de "Remise en forme" sur le Circuit des Ecuyers ...

Pour celles, très nombreuses ^^, et ceux (m'en fous) qui s'inquiéteraient de ma petite personne, qu'elles et qu'ils sachent que je suis bien revenu, en forme, de ce stage en Champagne !
Voici les photos du premier jour qui consistait à rejoindre l'hôtel "Bagatelle" à DIZY.

Si je ne m'abuse ça doit faire la 4ème fois que je participe aux stages de remiseS en formeS organisés par CAP MOTO en début de saison motocycliste, un stage qui, pour rappel, consiste en une première journée de balade pour se rendre à l'hôtel, une deuxième journée toute consacrée au stage proprement dit sur le circuit des Ecuyers et une troisième pour rentrer à la maison.
Il est aussi possible d'opter pour la seule journée sur circuit (avec plantage de tente sur le paddock) ou pour deux journées au lieu de trois, avec retour le soir.
Perso, comme à chaque fois, j'ai joint l'agréable à l'agréable en optant pour la formule "longue", histoire de prendre les choses à la cool, voyez ?
J'avais donc rendez-vous à 9h30 devant le Château d'Acoz (WP 8 du road-book qui démarrait de Genappe) avec Pierre alias Gull et Jean-Marc, un gars avec lequel il avait sympathisé lors de son précédent stage en août 2016 je crois.
J'étais au poste à l'heure et j'ai fait connaissance avec lui avant l'arrivée de l'ami Gull. Il m'a raconté qu'il a rencontré un problème de mise en route de sa 1200 RT ce matin-là suite à des soucis de connexions électriques : il a réparé une partie du faisceau sous la selle à cause de coupures intempestives et pensait avoir tout réglé mais apparemment la machine faisait encore quelques caprices ... Cela dit, sa monture a parfaitement fonctionné tout le reste du voyage !
Pierre est arrivé, il a avalé un croissant, m'a demandé si je voulais rouler devant et on est partis comme ça, lui derrière, Jean-Marc au milieu et moi devant.
En pièces jointes à un e-mail, il nous avait envoyé des road-books modifiés, pour l'aller ainsi que pour le retour.
Après examen du tracé originel, il a remarqué qu'à l'aller, il passait tout près de 2 sites touristiques qu'il nous proposait de visiter, qu'on s'arrête ensuite pour boire le coup sur la Place Ducale de Charleville-Mézières et qu'on termine la matinée autour du Lac de Bairon pour y casser la croûte au resto du lac, s'il était ouvert ... Ces crochets rallongeant le tracé de 24 bornes et des poussières, il avait même prévu un raccourci entre les WP 62 et 83 pour rattraper les kilomètres perdus si on le désirait : une organisation sans faille pour laquelle je le remercie chaleureusement et publiquement !!
On est donc partis pour un trajet de 324 kilomètres au total en passant par Morialmé, Florennes, Corenne, Rosée, Romerée, Gimnée, Mazée, Oignies-en-Thiérache, Fumay, Revin, (Gazzzzzzz) Deville, Sécheval (cabré) jusqu'à arriver à Charleville-Mézières où nous avons quitté le road-book pour se diriger sur la Place Ducale qui vaut le détour pour son histoire, son architecture et ... ses terrasses.
On a pris quelques photos et on s'est installés à celle du restaurant "L'Entrecôte". Pierre a pris une bonne bière pendant que Jean-Marc et moi avons préféré un grand café car si le soleil était de la partie il faisait bien froid en ce milieu de matinée, de l'ordre de 5 ou 6° tout au plus, une boisson chaude étant dès lors la bienvenue ! On s'est fait quelques confidences sur nos compagnes et nos déboires respectifs avant de reprendre la route pour un peu plus de 37 kilomètres vers Villers-Semeuse, Les Ayvelles, Flize, Chémery-sur-Bar et plutôt que de continuer sur Le Chesnes on est parti sur Stonne et sa célèbre butte par la D24 pour voir le mémorial 1940 . Pierre ne connaissait pas l'endroit mais, perso, j'y étais déjà venu à l'une ou l'autre occasion avec Henri et les copains. Depuis ma dernière visite, l'escalier qui mène au sommet de la butte a été entièrement refait "en dur", par contre la croix qui était plantée au sommet est dans un sale état et est apparemment en chantier. On y a vu deux parapentistes qui, telles des marionnettes, défiaient le froid et le vent au bout de leurs ficelles.
Sept kilomètres et demi plus loin, on s'est arrêtés au site de la Chartreuse du Mont-Dieu, un endroit que je ne connaissais pas ... si ma mémoire ne me trahit pas ! Pierre nous a avoué qu'il rêvait d'acquérir un tel endroit pour y organiser des festivals de musique qui réuniraient des milliers de motards auxquels il proposerait le camping et quelques chambres d'hôtes dans la très grande bâtisse centrale. C'est beau d'avoir encore de tels rêves ...

A ce propos, je crois que je vais en rester là pour aujourd'hui et que je vais tomber dans les bras de Josée !
A+ ?

23:45 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ecuyers 2017 |  Facebook

20/04/2017

Americas first !

trump a moto.jpgOui mais d'abord un petit lien vers le récit, fort bien torché d'ailleurs, de l'expérience d'un gars qui, comme moi, a eu la CHANCE de partager une tranche de vie avec la sympathique SUZUKI Freewind : le voici .
Cette machine mue par un monocylindre de 650 cc fort de 47 chevaux ne pesait que 162 kgs à sec et tenait le parquet comme un kart ! Un peu haute pour mes guibolles, j'avais fait remplacer les biellettes pour ramener la selle à quatre-vingts centimètres du sol, tout juste pour ma taille. Je me suis bien amusé et, en 4 ans, j'ai parcouru plus de 50.000 km avec les copains : on a été dans tous les recoins de l'Hexagone et par-delà. Fallait pas aller trop bas dans les tours mais, sauf à oublier de descendre un rapport ou deux, elle repartait comme en 40 d'un simple mouvement du poignet :-)
Un peu juste sur les grands axes et les longues courbes à perte de vue, elle était un enchantement dans les virolos et les lacets de montagne ... Pour info, FREEWIND ne veut pas dire "libre comme le vent" mais le "wind" ici est synonyme de serpenter, enrouler, voyez ? Comme la Long and WINDing road chantée par les Beatles !!
Souvenirs, souvenirs : comme cela est déjà loin ...
Après le passé lointain, le futur proche, après la France profonde, l'Amérique superficielle !
Ce week-end c'est à Austin que les cadors de la Moto GP se sont donné rendez-vous pour la 3ème manche du championnat.
Voici les horaires pour la catégorie reine :

Vendredi 21/04
FP1 : 16:55 > 17:40
FP2 : 21:05 > 21:50
Samedi 22/04
FP3 : 16:55 > 17:40
FP4 : 20:30 > 21:00
Q1 : 21:10 > 21:25
Q2 : 21:35 > 21:50

Dimanche 23/04
WUP : 16:40 > 17:00
RACE : 21:00
: les feux rouges s'éteindront et on sera partis pour 21 tours d'un circuit long de 5,5 kms aux innombrables virages (11 à gauche et 9 à droite) exigeant pour les machines comme pour les pilotes.
On s'attend bien entendu à une 5ème victoire de Marc MARQUEZ mais, qui sait ?
N'oublions pas les courses en Moto 3 et en Moto 2 à 18:00 et 19:20.
A souligner la déclaration de Johann ZARCO lors de la conférence de presse qui a quelque part regretté d'être devenu plus célèbre pour les 6 tours qu'il a menés lors du grand prix du Qatar que pour les 2 titres de champions qu'il a décroché en Moto2.
Il a ainsi rappelé l'importance de ces catégories qu'on a effectivement tendance à un peu oublier ...

21:54 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook

15/04/2017

Pépites annonces ? Petites annonces !...

petites annonces.jpgOuais, mais nan, je ne cherche pas encore une remplaçante à la Tiger ...
Au hasard du site de "Moto Doc" de Limal, j'ai trouvé quelques "curiosités" telles :

- une YAMAHA TDM 900 qui afficherait 790.000 kms au compteur : Didier, tu as encore de la marge avec la tienne !

- une SUZUKI V-Strom DL 650 de ... 1959 : Henri, ta DL a encore une longue vie devant elle !

- un scooter Peugeot 50cc avec plus de 40.000 kms au compteur en - de 10 ans, de quoi faire rougir de honte pas mal de motards aventuriers qui ne tiennent pas cette moyenne annuelle !

- une SUZUKI Freweend Freewind , juste pour rappeler que ce fut ma première monture et que si vous êtes à la recherche d'une moto pour débuter ou pour vous y remettre, elle vous tend son guidon : plus polyvalente qu'une petite 300 ou 400, elle permet d'envisager les voyages au long cours également et ça, ça n'a pas de prix. C'est sans doute pour ça que le proprio n'en a pas indiqué ;-)

- une TRIUMPH Daytona 675 pour le circuit, oui !!! 2007 - 21.500 km - 4.800 € avec quelques accessoires, miam, miam !! Ouais, bon, la couleur ... un peu pâlotte certes ...mais c'est ... furtif !!

- une BMW R1200 RS qui, dixit son propriétaire, ne lui convient pas : on se demande bien pourquoi et on se dit qu'à des prix pareils, il faut absolument essayer la moto avant de signer le bon de commande !!

- une BMW 1200 GS ... toute comme celle du Claude , tiens, tiens ? Il n'a pourtant rien laissé filtrer, même pas le café, lors de notre dernière sortie, pas plus tard que dimanche dernier !

Comme François, habitué aux cachotteries, Claude est du même tonneau si je puis dire, un peu comme Diogène qui fut (ben ouais) un grand philosophe "plus cynique que Sénèque" à une époque lointaine dont même Jésus-Christ ne se souvient plus, et pour cause !!
Bon, je suis carrément remonté à la source mais rien n'a filtré non plus chez les gars de Moto Doc. Serait-ce possible alors, qu'il ne s'agisse que d'une coïncidence ? Y a quand même mon p'tit doigt qui m'a dit ...

Et puisqu'on en est aux cachotteries, je ne dirai pas qu'on a d'ores et déjà reçu les road-books pour la descente, la remontée, l'aller-retour hôtel-circuit-hôtel, pour notre sortie en Champagne et notre remise en forme sur le circuit des Ecuyers à Beuvardes. La trace passe littéralement "en bas de chez nous" et on va pour ainsi dire prendre le road-book en marche devant le Château d'Acoz ou l'Administration Communale de Gerpinnes. Pierre a eu à coeur de vérifier les tracés et, en plus de corriger quelques imprécisions, il a ajouté 2 visites culturelles et un arrêt repas de midi au Lac de Bairon.
J'attends cette sortie avec une impatience que j'vous raconte pas l'impatience !!

Cela dit, je ne devrais pas le dire non plus mais tant pis, va falloir que je me remette en forme avant cette remise en forme car, c'est pas top-top pour l'instant. Depuis plus de deux semaines maintenant, je manque de souffle, je me sens oppressé au niveau du haut de la cage thoracique, j'ai des douleurs relativement aiguës dans le bras gauche et parfois aussi dans le bras droit ... au point que je crains l'infarctus, en bon hypocondriaque que je suis.
J'ai été voir le toubib hier : il penche plutôt pour une ... allergie au pollen et à toutes ces choses qui flottent dans l'air ces derniers temps. Me voilà avec un antihistaminique qui m'assomme en soirée. Dans la foulée il m'a prescrit une visite chez le cardiologue et le pneumologue, histoire de tester ma résistance à l'effort et de faire quelques "E.F.R."
Je croise les doigts et j'espère juste que ce n'est qu'un petit creux de vague avant une belle marée haute ;-))

Allez, à votre santé !!!

Tiens, une fois n'est pas coutume, une petite blague qui concerne un cardiologue, histoire de conjurer le sort :


Enterrement d'un cardiologue:
Ça se passe au cimetière, au moment de l'inhumation d'un célèbre cardiologue.
De nombreux confrères sont présents.
Pour la circonstance, l'entrée du caveau a été ornée d'un énorme coeur de deux mètres de haut, fait avec des fleurs, et le cercueil est placé devant.
Après le sermon et les adieux, le gigantesque coeur s'entrouvre, le cercueil est placé à l'intérieur et le coeur se referme.
Tout le monde est silencieux et très triste. Soudain, l'une des personnes présentes éclate de rire.
Son voisin le réprimande d'un air sévère :
- "Chut ! Mais qu'est-ce qui vous prend de rire comme ça?"
- "Désolé.... J'imagine mon enterrement : je suis gynécologue !!!"

Bon, on se quitte là-dessus si vous voulez bien ?

17:35 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook